Transports > Percée difficile pour la ligne 12

L’annonce de la remise en cause du prolongement de la ligne 12 a mis, à juste titre, en émoi élus et habitants d’Aubervilliers ainsi que leurs voisins de La Courneuve. Leur mobilisation a permis de remettre le projet sur rail. Mais la vigilance s’impose.


Le 8 avril, c’est une pétition de 3000 signatures, collectée par l’association Métro’auber, que Pascal Beaudet, maire d’Aubervilliers, Gilles Poux, maire de La Courneuve, Muguette Jacquaint, députée, Daniel Goldberg, conseiller régional et d’autres élus et usagers ont porté au directeur du STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France). Cet organisme avait, suite à cette mobilisation, remis à l’ordre du jour, la prolongation de la ligne 12, tant attendue depuis de nombreuses années. Le directeur du STIF confirmait que ce projet faisait désormais l’objet d’un calendrier de financement permettant le percement du tunnel de la porte de la chapelle jusqu’à la mairie d’Aubervilliers, ainsi que l’ouverture d’une première station (Proudhon –Gardinoux) au premier trimestre 2010. Si cette décision a été accueillie avec soulagement, la vigilance reste de mise pour que ce projet qui concerne les Albertivillariens et certains de leurs voisins Courneuviens. Il est vrai que les raisons invoquées par les services de l’Etat pour déprogrammer ce projet, n’ont convaincu ni les élus, ni la population: « l’Etat impose de nouvelles normes pour le métro. Il refuse d’en assumer le surcoût et décide de retirer le projet. C’est ubuesque » commentait Bernard Orantin, adjoint au maire d’Aubervilliers. De son côté Gilles Poux, solidaire de son homologue d’Aubervilliers, réaffirmait auprès du ministre des Transports, l’utilité du prolongement de la ligne 12 tant pour les albertivillariens que pour les Courneuviens résidant dans les quartiers voisins. Il rappelait également, par courrier, à Gilles de Robien les attentes des habitants en terme de transports publics (interconnexion ligne 12 et RER B, tangentielle Nord, prolongation de la ligne 7 de métro vers le Bourget).

Marie-Hélène Ferbours