Conseil municipal > Un budget volontaire

Les élus ont voté le budget 2006. Malgré une dotation de l’État en baisse, l’équipe municipale a choisi de maintenir le cap en mettant l’accent sur la solidarité, la lutte contre les inégalités et la citoyenneté.

"Les choix ont été guidés par le respect des engagements pris devant et avec la population, notamment lors du bilan de mi-mandat ». En préambule au débat sur le budget 2006 qui a été voté lors du conseil municipal du 15 décembre dernier, le maire, Gilles Poux, a tenu à souligner l’accent mis sur la solidarité et la lutte contre les inégalités. « Sur 46 millions d’euros de dépenses de fonctionnement, 25 millions ont été alloués à des services incontournables, qui travaillent sur le terrain au contact de la population : la petite enfance, l’éducation, la santé, la culture, la jeunesse, les sports ». Ces orientations sont d’autant plus légitimes que de nombreux courneuviens subissent de plein fouet les effets de la politique menée par le gouvernement. « Nous avons affaire à un État chapardeur, qui va regarder dans les poches des autres pour régler ses propres dettes », a souligné Daniel Goldberg, président du groupe socialiste. La ville n’est pas épargnée par cette attitude prédatrice. « La dotation de l’État pour l’année 2006 est en baisse, a tenu à rappeler Gilles Poux. Si l’on ajoute à cela le transfert de la taxe professionnelle à Plaine commune, nos marges de manoeuvre sont réduites"

Plus de 16 millions de dépensses d’investissement
Afin de tenir ses engagements, l’équipe municipale a choisi de faire progresser les dépenses plus vite que les recettes, plutôt que d’augmenter les taux d’imposition de la fiscalité locale. « La Courneuve est très peu endettée, a rappelé François Nivet, président du groupe communiste. Cela nous permettra de soutenir les services publics de proximité et de poursuivre la politique d’investissements ».
En 2006, ce poste représentera presque 10 millions d’euros. Avec 6,5 millions supplémentaires en provenance de Plaine commune, les dépenses d’investissement dépasseront les 16 millions. La réhabilitation du gymnase Langevin-Wallon, la construction d’un nouveau dojo sur le stade Jean-Guimier, la rénovation des écoles et des bâtiments communaux, la poursuite des projets en matière d’habitat et d’aménagement urbain : voici quelques-uns des axes pour 2006.
« La ville est en pleine mutation, elle a besoin d’équipements de qualité », a expliqué Gilles Poux. Le maire a également défendu l’effort consenti en matière de communication et de relations publiques. « Les actions qui permettent d’aller vers une plus grande participation de la population à la vie de la commune et de renforcer la citoyenneté, sont nécessaires et demandent qu’on y consacre des moyens », a-t-il expliqué en réponse aux interrogations du groupe socialiste.

Nicolas Reynaud