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Regards, le magazine de la ville .. .

n°259 - du jeudi 13 au mercredi 26 mars 2008

 L'événement




 


Chercheur d'art



François Taillade (photo 1/2) est chargé de l'inventaire des oeuvres d'art de la ville. Un travail de titan qui s'effectue à pas de fourmi.



Voici près d'un an que François Taillade a commencé à rechercher les oeuvres d'art, achetées voici des années par la ville. Certaines ont pu être oubliées dans un bureau ou remisées par des non initiés à l'art moderne dans des lieux insolites. D'autres se sont volatilisées. Pour retrouver leurs traces, ce diplômé en art contemporain, tisse des réseaux auprès de tous ceux qui sont susceptibles de lui apporter une aide appréciable. Il explore à la lumière d'une torche les recoins insoupçonnés des bâtiments communaux. On le retrouve en train de décortiquer les archives municipales dans l'espoir du moindre indice lui permettant de pister une sculpture, un tableau ou une tapisserie. Il épluche les factures municipales à la recherche de traces attestant de l'achat d'une oeuvre ou passe ses journées en bibliothèque pour croiser les données collectées sur une oeuvre. " C'est un travail de recherche et de vérifications " précise-t-il. Certaines pièces ont été trouvées dans des lieux insolites, des greniers ou caves des bâtiments communaux. D'autres dormaient tranquillement derrière une armoire. Une fois que notre détective a mis la main sur les précieuses oeuvres d'art, son premier réflexe est de les protéger. Pour cela, il a aménagé un centre de stockage, véritable lieu de transition pour les oeuvres qui sont emballées et dans l'attente d'un éventuel réaccrochage. Il dresse également un constat qui renseigne sur l'oeuvre et l'état dans laquelle elle se trouve. À sa grande surprise, le fil conducteur du patrimoine artistique acheté par la ville est la résistance. " Une grande partie du fonds est constituée d'oeuvre de républicains espagnols, de juifs déportés ou encore de résistants " commente-t-il. Le travail de François Taillade est loin d'être terminé. " Il reste encore des oeuvres à trouver " estime-t-il. D'autres, toutefois, ont disparu. Elles feront l'objet d'une déclaration au commissariat. " Cela fait aussi partie de mon travail et donne l'assurance que le jour où la trace de ces oeuvres sera retrouvée, elles seront rendues à La Courneuve, car c'est un bien public, acheté avec de l'argent public et l'on ne badine pas avec l'argent des citoyens " conclut–il.

M. -H. F.

La fondation Maeght abrite dans sa collection le Perroquet dans la haie céramique de Fernand Léger réalisée par Roland Brice (photo 2/2). La Courneuve a une relation particulière avec ce céramiste qui poussa Fernand Léger à passer à la 3e dimension. Après la guerre, elle a soutenu R. Brice via des expositions et des commandes. On trouve ses oeuvres en céramique au groupe scolaire Langevin-Wallon, au square Guy-Môquet, dans l'escalier de la mairie, ses gouaches dans les bureaux et au Centre de santé. La ville a accueilli à la fin des années 70 une donation de l'artiste.



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