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Disparition
Maurice Bernard, un homme de convictions
Il nous a quittés. Qui ne l'a pas vu arpenter les rues du Grand ensemble ?
Qui ne le connaissait pas dans son quartier du Mail de Fontenay? Qui ne l'a pas écouté lors de ces interventions au Conseil des sages, aux ateliers de La Courneuve 2010 ou aux débats du cinéma l'Etoile? Ses yeux pétillaient lorsqu'il affûtait ses arguments pour mieux expliquer sa vision des choses, pour enrichir une pensée progressiste qu'il avait fait sienne depuis sa jeunesse, en côtoyant les travailleurs.
Communiste? Il l'était. Mais un communiste ouvert, curieux des évolutions de la société, révolté des aliénations. Humaniste, il voulait une autre société qui puisse mettre l'humain au centre de toutes les préoccupations. Maurice Bernard avait sa ville chevillée au corps. Habitant, parmi les tout premiers de la cité des 4000, il fut le témoin de sa grandeur et de sa décadence. Mais il ne désespérait pas, apportant sa pierre à chaque réunion de quartier.
" Il y a des morts qui ne disparaissent jamais " affirmait le révolutionnaire nicaraguayen Tomàs Borge. Tant que les vivants agissent pour poursuivre leurs combats. C'est peut-être cela la " vie éternelle ", celle qui donne chair au mouvement pour la justice, la liberté, l'égalité et la fraternité, auquel tant de communistes, tant de gens de gauche, comme Maurice Bernard, ont consacré leur vie.
Eric Bacher
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