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Regards, le magazine de la ville .. .

n°278 - du vendredi 2 au mercredi 14 janvier 2009

 L'actualité




Démocratie locale 


Au conseil municipal



De nombreuses questions étaient à l’ordre du jour de la séance du 18 décembre 2008 qui s’est terminée assez tard dans la nuit.



Les thèmes traités au conseil municipal paraissent souvent trop techniques aux habitants qui boudent ces séances publiques. Néanmoins, le 18 décembre, des membres de la communauté comorienne de La Courneuve avaient fait le déplacement pour assister au vote d’une délibération visant à améliorer l’alimentation en eau potable de Koimbani. Il s’agit par le biais, d’une subvention de 12 000 euros, accordée à l’association de la communauté koimbanienne d’Europe, de cofinancer un projet de réparation des citerne, l’achat d’un camion citerne, le recouvrement des citernes, la mise en place d’un comité de gestion des points d’eau (supplément Regards n°258). Cette action de solidarité à l’égard d’une ville avec laquelle La Courneuve a des liens étroits, a fait l’unanimité.

Grand Paris :
La Courneuve veut participer aux débats


Le Grand Paris est un sujet qui peut paraître ardu et lointain. Pourtant, il peut avoir plus vite que prévu des conséquences sur le quotidien des Courneuviens. En effet en 2008, le président de la République a nommé un secrétaire d’Etat au développement de la région capitale et dix cabinets d’architectes ont été mandatés pour travailler sur ce sujet. Ils devraient remettre leurs conclusions début 2009.
Par ailleurs, un syndicat mixte ouvert d’études, nommés Paris Métropole a été créé. Il réunit des élus des collectivités territoriales (communes, départements) et des intercommunalités. Alors que Plaine Commune a déjà adhéré à cette structure, le Conseil municipal devait se prononcer sur l’adhésion de La Courneuve. « Cette structure doit permettre à la ville de participer au débat, et d’éviter que ce projet se fasse de façon concentrique, en faisant reculer les couches populaires mais au contraire qu’il se construise dans respect des populations et sur la base de solidarité financière » argumentait Gilles Poux.
L’adhésion au syndicat mixte a été approuvée après de longues discussions. Extraits :

Laurent Santoire, majorité municipale
« Je vote contre. Les élites veulent faire un grand projet parisien face à la compétition auxquelles se livrent les capitales européennes. La réponse, c’est le grand Paris. Il faut le combattre à sa racine et ne pas donner l’impression que l’on peut l’accompagner (…) Dans ce syndicat, La Courneuve, ne va pas peser lourd ».

Nabiha Rezkalla, majorité municipale
« Le grand Paris est une aventure qu’il faut vivre pour être acteur et défendre les intérêts des Courneuviens ».

Leila Azouz, majorité municipale:
« Je suis pour la défense et la solidarité et pour les prérogatives aux communes, je m’abstiens. »

Stéphane Troussel, groupe PS:
« Le pire pour les élus serait d’attendre que le secrétaire d’Etat et le président de la République annoncent une série de décisions. Ce syndicat peut nous mettre en mesure de peser sur certains choix. Je vote pour. »

Gilles Poux, maire:
« Je ne dis pas que c’est un outil magique. C’est un outil qui parle de solidarité financière au niveau de l’Ile-de-France, avec Paris et les Hauts-de-Seine qui cumulent la plus grande partie des richesses. »

Kamel Hamza, groupe UMP :
« Je suis pour le grand Paris et contre le syndicat. Le président de la République a parlé d’un campus à Aubervilliers et du développement de Saclay. Je m’abstiens de voter. »

Et aussi

Quotient familial
Le conseil municipal a approuvé la réactualisation du quotient familial. Cette réforme a pour objectif d’élargir davantage l’accès aux prestations municipales par un effort solidaire accru de la collectivité. Elle propose un mode de calcul, unique et simplifié du quotient familial, gommant ainsi les effets de seuils. Ce nouveau mode de calcul entrera en vigueur au 1er septembre 2009.

Urbanisme
Le Conseil municipal a approuvé l’acquisition par la ville des biens immobiliers situés au 5-7 rue Jollois, pour pouvoir réaliser une opération de logements sociaux sur l’îlot formé par les rues Jollois, Valmy et la ruelle du Pressin.

Relais Petite Enfance
L’ouverture d’un relais Petite Enfance a été approuvée par l’assemblée. Ce lieu viendra compléter l’offre de service petite enfance sur la ville. Son ouverture est prévue au premier trimestre 2009.

Centres de loisirs et culture
Une convention de partenariat avec le centre Georges-Pompidou permettra aux enfants des Centres de loisirs de découvrir ce Centre national d’art et de culture. La convention concerne 48 enfants qui bénéficieront de 6 visites et de 3 ateliers.

Le vœu du conseil
Le conseil a approuvé un vœu relatif au financement des associations d’éducation populaire. Extraits : « Comme nous l’avons demandé pour les établissements scolaires, nous demandons au ministre de l’Education Nationale d’annuler le projet de réduction des moyens aux associations d’éducation populaire, moyens essentiels à la préparation de l’avenir de la jeunesse. »

Nom d’une rue !
Une partie des nouvelles rues ou équipements publics ont désormais un nom. Certaines appellations devront toutefois être ratifiées par la population, par Plaine Commune ou encore par le gestionnaire de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, l’Ehpad
L’école des Clos sera l’école Joséphine Baker ; la médiathèque portera le nom d’Aimé Césaire ; l’ancien gymnase Langevin-Wallon devrait être appelé Béatrice-Hess, l’Ehpad le Merle Moqueur ; le prolongement de la rue St-Just, Geneviève Anthonioz-de-Gaulle et le parvis face à la Poste, Myriam-Makeba.

Marie-Hélène Ferbours

Tarifs et études dirigées

Le Conseil municipal a approuvé la revalorisation des tarifs des services publics communaux dont les études dirigées. A cette occasion, Corinne Cadays-Delhome a été interrogée par l’assemblée sur l’articulation du quotient familial au plan Espoir Banlieue de l’Etat. L’élue a expliqué que cette disposition gouvernementale était venue télescoper le plan « réussite éducative » lancé par la ville, l’an dernier. Le plan Espoir Banlieue étant qualitativement inférieur au dispositif local (un enseignant pour 12 à 15 enfants pour l’état, contre un pour dix pour la ville), la municipalité a fait le choix après un travail avec les directeurs des écoles élémentaires d’un mixage entre les deux dispositifs. Ainsi, l’Etat prend à sa charge 14 000 heures d’enseignement par an, le reste est payé par la ville, et facturé aux familles en fonction du quotient familial.



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