COMMUNIQUÉ DU 28 JUILLET 2010
« Depuis le 8 juillet, date de l’expulsion des familles qui occupaient illégalement des logements de la barre Balzac, le quartier de la place de la Fraternité vit au rythme du bras de fer que ces dernières ont engagé avec les services de l’Etat, de l’Office départemental HLM et de la municipalité.
Nous ne partageons pas ce choix de faire de notre ville le lieu de rassemblement de tous les « mals logés » de la région parisienne.
En effet, La Courneuve ne porte aucune responsabilité dans la situation de ces familles qui sont originaires pour l’essentiel de Paris ou d’autres départements.
Au contraire, dans notre ville et au quotidien, ce sont les valeurs de solidarité, celles du droit au logement qui sont mises en œuvre.
Avec plus de 50 % de logements sociaux, des projets ambitieux de rénovation urbaine, notre ville a mis au cœur de ses engagements l’amélioration de la vie des Courneuviens.
C’est avec cette ambition, face aux politiques publiques inégalitaires auxquelles nous sommes confrontés, que
nous avons décidé de saisir la HALDE(*), pour discrimination sociale et territoriale, afin qu’un vrai débat de société permettant de dégager de véritables solutions s’instaure.
Toute attitude venant mettre à mal les efforts déployés au quotidien pour porter ces projets d’aménagement pour ce quartier et attendus par les habitants, ne sera pas tolérée.
Il y a au contraire urgence à ce que les travaux de construction avancent, comme ceux de l’aménagement et de la réhabilitation de la place Braque, ceux de l’opération de démolition de la barre Balzac, afin que les dynamiques qui commencent à transformer ce quartier, aboutissent.
C’est pourquoi nous n’acceptons pas l’attitude de ces familles et de l’association Droit au Logement (DAL) qui veulent nous imposer des décisions de relogement, qui, de fait, pénaliseraient les 1900 familles Courneuviennes en attente de solution pour un logement.
Dés le 8 juillet, la municipalité a favorisé la prise en charge de nuitées d’hôtel et l’obtention de la tenue d’une table ronde avec le Préfet pour que s’engagent des négociations.
Mais celles-ci ne peuvent concerner que les familles qui occupaient la barre Balzac et non tous les « mals logés » de la région parisienne comme on tente aujourd’hui de nous l’imposer.
L’esprit de responsabilité doit donc maintenant l’emporter.
Les troubles à l’ordre public ainsi que les dégradations de l’espace public doivent cesser. La municipalité n’acceptera pas qu’il en soit autrement.
(*). Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. »
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COMMUNIQUÉ DU 21 JUILLET 2010
« Depuis le 8 juillet, jour de leur évacuation du bâtiment Balzac, une vingtaine de familles occupait l’espace public.
La municipalité regrette l’attitude de ces personnes qui en refusant toute proposition d’hébergement provisoire, n’ont pas permis de répondre aux conditions émises par la Préfecture pour la tenue d’une table ronde proposée par le maire de La Courneuve.
Devant ce refus, la Préfecture de Seine-Saint-Denis a décidé de procéder à l’évacuation de l’espace public, ce matin même.
Nous considérons que s’il est regrettable d’en arriver à de telles solutions, la situation ne pouvait perdurer dans l’intérêt même des enfants et des familles concernés, et au regard des désagréments subis par les habitants du quartier, déjà en butte à des difficultés sociales.
Souhaitant que l’Etat puisse trouver des solutions à la suite de l’hébergement mis provisoirement en place, la municipalité réaffirme son attachement à la rénovation urbaine engagée, et continuera à exiger une autre politique du logement social en France, permettant de répondre durablement à ce besoin essentiel d’accès à un logement pour tous. »
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COMMUNIQUÉ DU 12 JUILLET 2010
« Suite à l’évacuation des logements illégalement occupés dans le bâtiment de la rue Balzac, voué à la démolition dans le cadre du programme de rénovation du quartier, la moitié des familles concernées (soit une vingtaine) ont décidé de rester sur place et d’occuper l’espace public.
Le maire, Gilles Poux, a demandé immédiatement au préfet de Seine-Saint-Denis, l’organisation d’une table ronde.
Il revient en effet à l’Etat de proposer des solutions alternatives raisonnables pour sortir d’une situation dont ni les habitants du quartier qui en subissent les désagréments, ni la municipalité ne sont responsables.
Le principe de cette table ronde a été retenu par la préfecture sous condition que les familles concernées acceptent de quitter les lieux préalablement.
Pour favoriser cette issue, la municipalité et l’OPH93 ont décidé dans l’immédiat de prendre en charge un hébergement provisoire d’une douzaine de nuits.
Espérant que la raison l’emporte, y compris dans l’intérêt des personnes concernées – dont des enfants –, la municipalité continuera à agir pour que soit mis fin à cette situation. »
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COMMUNIQUÉ DU 8 JUILLET 2010
« Ce jeudi 8 juillet 2010, la préfecture de Seine-Saint-Denis a procédé à l’évacuation des logements illégalement occupés dans le bâtiment situé rue Honoré-de-Balzac à La Courneuve
Cette évacuation demandée par l’Office Public de l’Habitat de Seine-Saint-Denis est rendue nécessaire par la démolition programmée de ce bâtiment dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier engagée depuis de longues années.
Sans doute est-il utile de rappeler que des filières de squats organisés, sur des appartements vides dévolus à la démolition, ont essayé de tirer profit de situations humaines difficiles liées à la crise du logement.
Nous avons bien évidemment demandé que cette évacuation se fasse dans le respect des personnes et familles concernées.
La rénovation de ce lieu, tant attendue par les habitants, va permettre de l’ouvrir sur l’ensemble du quartier et sur la ville, de construire de nouveaux logements sociaux, de reconstruire le groupe scolaire, d’aménager l’espace public, d’améliorer le cadre de vie.
»
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DERNIÈRE MINUTE (9 juillet 2010) :
Le maire a obtenu de la préfecture une table ronde sur la situation des 21 familles occupant la place Braque ; elle se déroulera le 10 juillet 2010 au matin.
Il a par ailleurs contacté l'OPH93 pour que des nuitées d'hôtel soient prises en charge pour ces familles dont l'évacuation de la place Braque a été décidé par la préfecture et qui devrait avoir lieu dans les prochaines heures.
De un Communiste,
Je vous réponds, c'est pas moi là responsable, mais l'Etat qui est responsable et qui fait appliquer les lois, pas moi.
désolée
je clos le sujet.