REGARDS Le journal de La Courneuve l N°306 du jeudi 04/03 au mercredi17/03/2010
ARRÊT SUR IMAGES Haut de page
Au bal masqué
Un air de Venise lors du bal masqué organisé par les seniors du club Marcel-Paul le 18 février.
En actes
Les 14 et 21 février, les Jeunes Musulmans de France ont pour la quatrième année consécutive joué la carte de la solidarité lors de l’initiative Solidarcité.
La tête et les jambes
Non ce ne sont pas les ultimes essais des écuries de Formule 1 à l’aube de la nouvelle saison, plus près de nous les enfants des centres de loisirs s’initient au Push Car, bolides construits de leurs propres mains, pendant trois mois !
L’âme des poètes
Boris Vian, Jacques Prévert, Marguerite Duras et les autres étaient bien là le 19 février sous la houlette du Sens de l’Art.
Informer pour ne pas oublier
Une salle comble ce 20 février pour la projection du film Cortex et le débat autour de la maladie d’Alzheimer organisée par France Alzheimer 93 en partenariat avec le Centre Municipal de Santé.
France-Turquie
Dans le cadre de la saison de la Turquie, une initiative était organisée le 17 février au Centre des Archives diplomatiques de La Courneuve, récital de musique traditionnelle pour la dimension festive mais aussi une visite de l’exposition consacrée aux relations diplomatiques entre les deux pays.
Préhistoire
Sophie Lemort de l’association Palnéolitic est intervenue à la demande des enseignants à l’école Anatole-France pour initier les élèves de CE2 à l’archéologie, à l’art pariétal et au feu préhistorique.
Street urban Wear
Insolite, un défilé de mode dans le hall de la mairie. Loin des espaces habituels où se précipitent les personnalités du show-bizz, l’initiative Banlieusard et alors. a ouvert d’autres horizons à ce lieu institutionnel.
Elle, et Vanity Fair, entre autres, excusés, Regards était, là aussi, présent.
Les hauts des débats
Les 8 comités de voisinages ont réuni près de 200 personnes. Bien sûr il fut question du budget 2010 et des difficultés rencontrées par les communes en général et par La Courneuve en particulier suite à la suppression programmée de la taxe professionnelle, mais les sujets du quotidien évoqués ont suscité des débats parfois animés. Signe que la démocratie locale est bien vivante !
À MON AVIS Haut de page
Gilles Poux, maire
Monsieur le maire, 9 mois après votre dépôt de plainte à la HALDE, ce dossier est de nouveau au cœur de l’actualité, que s’est-il passé ?
Le 22 février la HALDE a délibéré sur la saisine de La Courneuve, alors même que la démarche se prévalait d’un critère de discrimination territoriale non reconnue par la loi. En soi il s’agit d’un pas de géant. La HALDE a conduit son analyse sur deux plans majeurs : une réflexion sur les indicateurs permettant d’objectiver les inégalités d’accès aux ressources publiques de ce territoire et une expertise juridique sur l’éventuelle intégration, dans tout ou partie des textes de lois nationaux, de la référence de l’adresse comme un critère prohibé de discrimination. Cela peut avoir l’air compliqué, mais pour les Courneuviens qui ont le sentiment d’être relégués ou stigmatisés parce qu’ils habitent à La Courneuve, cela va permettre de mettre ce sentiment à l’épreuve du réel en chiffre et d’être plus fort pour réclamer l’égalité à laquelle nous avons droit.
La presse a qualifié cette délibération comme « historique », au départ d’aucuns vous accusaient de faire un coup médiatique, quel est votre sentiment aujourd’hui ?
Pouvoir penser un instant, quand on est maire d’un territoire qui rencontre autant de difficultés, à faire des coups médiatiques est indigne de la fonction ! Les courneuviens ont vite compris qu’il s’agissait d’une véritable bataille pour l’égalité, ils ont été présents, ils ont pu exprimer au président Schweitzer, leurs attentes librement. Oui, ce moment est historique dans la lutte contre les discriminations et pour la promotion de l’égalité, et cette histoire ce sont les Courneuviens qui l’ont écrite. Depuis, les élus du front de gauche du
Nord-Pas-de-Calais, les élus communistes du Conseil Général de la Seine Saint Denis, le Président de ce même Conseil général, ont à leur tour saisi la HALDE, nous ne sommes plus seuls à réclamer justice sociale et égalité pour notre territoire au moment où s’annoncent avec tant de nouvelles réformes ; de nouveaux enjeux et de nouveaux dangers.
L’ACTUALITÉ Haut de page
C’est pour mieux te garder mon enfant
Petite enfance
La crèche inter-entreprises, Les petits Chaperons Rouges-La Courneuve a ouvert ses portes le 25 janvier. Visite d’un établissement modèle.
Paul Chemetov avait dessiné le Foyer Ambroise-Croizat (rue du Docteur-Roux) pour les personnes âgées. Réaménagé, il sied merveilleusement aux tout-petits. « C’est une crèche atypique dont nous sommes très fiers », confirme Jérôme Couly directeur de projet. Et ce n’est pas Marie-Céline Niang, la directrice, 10 ans d’expérience en crèche parentale, municipale ou d’entreprise, comme un poisson dans l’eau, qui le contredira. « L’espace, en sus d’être neuf, est agréable pour les enfants comme pour le personnel. C’est l’avantage d’avoir un service architecture au sein de la société qui connaît notre projet pédagogique et la façon dont on travaille. » Ne comptez pas non plus sur Bernard, le papa de Timeo, programmeur chez Eurocopter, pour trouver quelque chose à redire. « Nous vivons à Gouvieux dans l’Oise. Avec mon épouse, nous tenions à ce que Timeo grandisse en collectivité mais les places sont chères. Alors dès que j’ai su qu’Eurocopter réservait des berceaux, j’ai postulé. Il n’y a pas beaucoup de boîtes qui font ça. C’est vraiment pratique, les horaires (7h30 – 19h30) sont tip-top. » Quant à Timeo, 5 mois, trop petit pour donner son avis, Marie-Celine Niang pense le connaître : « La crèche proche du travail plutôt que proche du domicile revêt notamment un avantage. Les parents sont moins stressés par le trajet et du coup ça se ressent chez les enfants. » Patrons, gestionnaires, personnels, parents, enfants, tous satisfaits, c’est l’heureuse fable des Petits chaperons rouges.
Dossier : Yann Lalande
« Un gestionnaire privé de crèche fait son métier avec de bonnes intentions »
Entretien avec Jérôme Couly, directeur de projet
Regards : Une crèche de personnel comme celle de La Courneuve obéit-elle aux mêmes contraintes qu’un établissement public ?
Jérôme Couly : En France, aucune crèche collective quel qu’en soit le gestionnaire n’a le droit d’accueillir des jeunes enfants sans l’agrément de la Protection Maternelle Infantile (PMI). Nous appliquons donc à la lettre les décrets et textes législatifs relatifs à la petite enfance. L’usager ne verra pas de différence à ce niveau entre un de nos établissements et un établissement public. Hormis la tutelle de la PMI, Les Petits Chaperons Rouges ont fait le choix de passer une convention avec la Caisse d’Allocation Familial (CAF). Nous appliquons le barème de tarification parental de la CAF. Les parents paient donc la même chose que dans une crèche municipale.
R. : Du coup comment Les Petits Chaperons Rouges, gestionnaires privés génèrent-ils des profits ?
J.C. : Chaque crèche est une SARL et c’est ensuite le siège qui gère 70 % de l’administratif (factures, frais de gestion). C’est à ce niveau que nous devons faire du résultat. La centralisation de ces tâches permet de générer des économies d’échelles. Plus largement, un gestionnaire privé de crèche fait son métier avec de bonnes intentions. Il y a des secteurs plus faciles et aux conséquences moins lourdes en cas d’échec, pour faire de l’argent.
R. : D’autre part quel est l’intérêt
d’un tel projet pour les entreprises qui réservent des berceaux ?
J.C. : C’est un moyen d’attirer un
personnel jeune qui cherche de plus en plus à concilier vie professionnelle et vie familiale. Maintenant même s’il y a un véritable essor des crèches de personnel depuis 15 ans, toutes les entreprises ne font pas ce choix et celles qui le font restent innovantes. À mon sens, il s’agit de sociétés qui ont pris la mesure de l’importance de leur capital humain.
R. : Qu’adviendrait-il de l’équipement en cas de défection des entreprises ?
J.C. : En règle générale, une entreprise qui réserve des berceaux n’a pas l’intention de déménager dans un proche avenir. Subsiste malgré tout une petite incertitude. Pour nous l’objectif est de maintenir en activité l’établissement malgré tout. Au pire, Les Petits chaperons rouges ne sont que locataires. Si nous partons, la crèche restera.
En chiffres
607 000 €
Le coût total des travaux de
réaménagement du foyer Ambroise-Croizat, dont 330 000 €
à la charge de la municipalité.
82
Le nombre d’établissements gérés par Les Petits Chaperons Rouges, dont le premier a ouvert ses portes en 2005 à Rungis.
45
Le nombre de berceaux sur le site courneuvien : 15 pour Alsthom Power, 12 pour Eurocopter, 5 pour les employés courneuviens de la municipalité et 13 en cours de
négociation.
2%
La part des places en crèche d’entreprises au niveau national, sur le nombre total de places en crèche.
Un vote unanime pour l’avenir
Plaine Commune
Les 10 années qui viennent de s’écouler ont permis à la communauté d’agglomération et aux 8 villes qui la composent d’élaborer ensemble un véritable projet de territoire pour celles et ceux qui y vivent. Elles ont aussi permis, au fil des transferts de compétences et de l’élargissement de l’intercommunalité, de construire et de stabiliser un outil exemplaire, arrivé aujourd’hui à maturité, capable de porter une politique économique et urbaine dynamique. Cette volonté de cohésion et l’engagement de tous dans la défense d’un projet commun ont permis lors du Conseil Communautaire du 26 janvier dernier, un vote unanime du Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) de Plaine Commune, d’un montant de 570 millions d’euros pour les six ans à venir.
Quelques grands axes
L’espace public occupe une place privilégiée puisque ce sont près de 200 millions d’euros qui lui seront consacrés, répondant à une demande forte des habitants. Opérations de voirie, travaux d’assainissement, mais également opérations liées aux espaces verts ou à la propreté ainsi qu’à l’accompagnement des projets de transports. Avec 24 quartiers en rénovation urbaine, ce secteur constitue une priorité puisque près de 100 000 habitants sont ou seront concernés par ces travaux, sur les 350 000 que compte aujourd’hui le territoire. Plus de 130 millions d’euros seront investis jusqu’en 2015. L’aménagement est au cœur du projet d’agglomération. C’est à la mise en œuvre d’une véritable stratégie de développement urbain que les 93,4 millions d’euros sont prévus. 26 opérations sont concernées. S’il arrive en 4e position, l’habitat n’en est pas moins considéré comme prioritaire puisqu’il bénéficie de moyens très supérieurs à ceux qui lui étaient attribués jusqu’alors. 58,7 millions d’euros seront dédiés à la création de nouveaux logements et à la lutte contre l’habitat insalubre. Transférée à Plaine Commune en 2005, la lecture publique voit les perspectives de création de nouveaux équipements se concrétiser, avec un investissement évalué à plus de 50 millions d’euros. Six nouvelles médiathèques et un équipement mutualisé complèteront l’actuel réseau. Mobilisée pour accueillir des entreprises nouvelles, mais aussi pour que les emplois créés bénéficient à la population de ses 8 villes, Plaine Commune consacrera 18 millions d’euros au développement économique et à l’emploi. Ils permettront de finaliser le réseau des espaces «Maison de l’Emploi»
Dominique Duclos
Indemnisation
Recensement des orphelins de guerre et pupilles de la Nation
Si vous en faîtes partie et que vous logez en Ile-de-France, vous pouvez bénéficier d’une indemnisation grâce aux décrets de juillet 2000 et juillet 2004. Celui du 13 juillet 2000, concerne les enfants dont les parents ont été victimes de «persécutions antisémites» morts en déportation. Celui de 2004 concerne les enfants dont les parents ont été victimes «d’actes de barbarie» au cours de la seconde guerre mondiale. Si dans votre entourage vous connaissez des orphelins et pupilles de la Nation, informez-les car ils ignorent peut-être leurs droits. Renseignements :
M. Mascio, 06 23 76 25 58, a.pn.vg.93.mascio@gmail.com
Petite enfance
Nouvelles activités
À partir du 15 mars, la crèche familiale, la halte jeu Arc-en-Ciel et le relais petite enfance proposent de nouveaux ateliers développant la motricité des plus petits. Les enfants de 18 mois à 3 ans seront accueillis les mardis matins de 10h à 11h à la Maison de l’enfance et jeudis matins de 9h à 11h au gymnase
Béatrice- Hess. Renseignements au 01 49 92 64 13
Voirie
Les numéros changent
Depuis le 5 février, les numéros de voirie pour le programme de construction de 82 logements et commerces d’Arc Promotion Ile-de-France situés boulevard Pasteur et rue Suzanne-Masson ont été modifiés. Le 44 bd Pasteur devient le 42, 44, 46, et le 26 rue Suzanne Masson devient le 4 et 6.
Circulation
Autoroute A1
En raison du démarrage des travaux d’amélioration de la sécurité du tunnel du Landy de l’autoroute
A1 à Saint-Denis, la mise en service d’une voie réservée aux véhicules effectuant un service régulier de voyageurs et aux taxis est temporairement suspendue depuis
le 15 février. www.tunnels-idf.fr/Landy
Place Rosenberg
Un ralentisseur trapezoïdal est aménagé depuis le 1er mars, la vitesse est donc limitée à 30 km/h.
Avenue de la République
Depuis le 22 février, un sens unique a été instauré autour du Parc Jean-Moulin, dans le sens Nord-Sud, du côté des numéros impairs et dans le sens Sud-Nord du côté des numéros pairs.
Allée du Progrès
Depuis le 15 février, la circulation est interdite sauf aux véhicules de secours pouvant accéder depuis l’avenue Gabriel-Péri. L’allée est fermée à la circulation des véhicules du côté de la rue de la Convention et de l’Allée Philippe-Roux.
Quatre-Routes
Boutique de quartier
Jours et heures des permanences
• Club Cachin : lundis de 9h à 12h30 et vendredis de 9h à 11h45.
• CNL (Confédération Nationale du Logement) : lundis de 14h30 à 18h.
• CRAMIF : premier lundi du mois de 14h à 16h.
• O.P.A.H (opération programmée d’amélioration de l’habitat) : les mardis de 9h à 12h30.
• Association AFRICA : cours de français les mardis et jeudis de 13h30 à 16h.
• Association italienne GENS : cours gratuit d’italien les mardis de 18h30 à 20h30.
• Permanence cadre de vie et propreté : mercredis de 10h à 12h
• Association franco-chinoise Pierre Ducerf : mercredis de 10h à 12h.
• Bureau du comité de voisinage Rateau : mercredis de 17h à 18h30
• Les Ailes de l’Espoir : vendredis de 14h à 18h.
Musique au collège
Association Zebrock
Depuis 20 ans, Zebrock au Bahut est entré dans la vie des collégiens de banlieues. Cette année, le collège Jean-Vilar profitera de cette expérience musicale.
L’objectif principal de ce projet est d’intéresser les jeunes, à travers la chanson française, aux différents styles musicaux» explique M. Merlin, professeur de musique. En début d’année scolaire, Patrick Winzelle, journaliste musical et conférencier pour Zebrock a rencontré les élèves de 5e/3 du collège Jean-Vilar, pour leur proposer de vivre l’expérience. S’est alors amorcé un travail commun entre le professionnel, les adolescents et leurs professeurs. Depuis la première rencontre, les jeunes ont sélectionné un texte parmi les vingt «Chansons Majeures» proposées dans le livret offert à chaque participant et ont eu la charge d’en faire une chronique et/ou une parodie. Mardi 16 février, Patrick Winzelle est revenu voir comment le travail avançait. «On est passé à la réalisation du projet. Je leur montre comment décortiquer une chanson et j’essaie de leur donner la parole. Les jeunes sont très intéressés. Ça fait dix ans que je «traîne» dans les établissements scolaires, je peux dire que c’est une bonne classe. Ils sont frais !» confie l’intervenant. Les élèves n’en sont pas moins satisfaits. Avec calme et sérieux, les petits groupes (composés par affinités) éparpillés aux quatre coins de la salle de musique échangent et proposent leurs idées. «On aime donner notre avis et travailler en groupe» disent Hakim, Mohammed et Junior, timidement. Les filles, Myriam et Nawelle sont encore indécises quant à la chanson qu’elles choisiront, mais une chose est sûre, Zebrock au Bahut pourrait leur «permettre de rencontrer de grands artistes». La prochaine étape sera de mettre en ligne sur le webzine de l’association les diverses chroniques et parodies. Au mois de mai, les jeunes Courneuviens… entourés des
18000 élèves participants, assisteront à une cérémonie de clôture pleine de surprises, de concerts et de rencontres. De quoi faire briller les yeux de nos jeunes banlieusards…
Isabelle Meurisse
infos+
www.zebrockaubahut.net
Solidarité
Du 17 au 28 février, Saint-Denis, Aubervilliers et La Courneuve accueillent la 1re édition d’un rendez-vous fédérateur.
Les télévisions du monde entier ont détourné leurs objectifs et pourtant le plus dur commence peut-être maintenant pour le peuple haïtien : reconstruire Port-au-Prince et ses environs, suite au terrible séisme qui a ravagé l’île le 12 janvier dernier, tuant plus de 220 000 personnes selon les derniers bilans. Dans les jours qui ont suivi la catastrophe, le conseil municipal avait voté une dotation exceptionnelle de 3 000 € au Secours Populaire Français (SPF) à destination d’Haïti et 1 545 € avaient été récoltés directement auprès des Courneuviens par les volontaires du SPF. Bien, mais pas suffisant sans doute aux yeux des membres de l’association Tempo, à l’initiative de ce Gala de solidarité avec le peuple haïtien. Entraînant dans son sillage, l’Office Municipal des Sports, le Secours Populaire Français, Musik Art’n Co, La Courneuve Palestine, l’Ahphad, ainsi que quelques individualités, c’est une programmation éclectique, copieuse et prestigieuse (Alibi Montana est espéré) qui sera proposée. De quoi sustenter tous les sens et soulager votre porte-monnaie pour la bonne cause. à noter, en marge de cette manifestation que le Centre dramatique de La Courneuve a décidé de reverser la recette d’une de ses représentations de l’Homme qui rit, au bénéfice du gala.
Yann Lalande
infos +
Samedi 6 mars, de 18 à 22h, en mairie.
Entrée 5€. L’intégralité de la recette de la soirée sera reversée au Secours Populaire Français, pour des projets en Haïti.
L'Anru de la fortune ?
Aménagement
Dans le cadre de la rénovation des quartiers Nord, le maire interpelle l’Anru quant aux financements restant à débloquer pour finaliser l’ensemble du projet. Extraits de son courrier.
Avant de tomber, la ‘’barre Ravel - Presov‘’ affichait sur sa façade une belle volonté : ‘’La Courneuve s’invente un autre avenir‘’. Depuis, du temps a passé, les quartiers Ouest du grand ensemble se sont profondément transformés… Le temps a aussi permis de mieux mesurer ce qu’il restait à faire, a creusé des inégalités entre ces quartiers Ouest et ceux du Nord…
En réalité, la distance qui les sépare ne se mesure pas en quelques centaines de mètres, mais en années… Les Courneuviens entendent suffisamment dire que ‘’leur cité‘’ est un symbole, pour avoir le droit de considérer qu’aucun ‘’plan de rénovation urbaine‘’ ne sera crédible en France si il ne prend pas en compte l’ensemble de ce qui est encore appelé les 4000
de La Courneuve. Et comme à La Courneuve, nous savons cultiver cette ‘’pédagogie de la durée‘’ - qui d’après le cabinet missionné par l’ANRU pour évaluer notre
projet urbain, mérite le respect, nous n’avons pas perdu notre temps. Nous l’avons utilisé à construire un beau projet pour les quartiers Nord, à l’appui d’une longue et intense concertation avec les habitants et le bailleur dans le cadre notamment d’Ateliers de travail urbain…
Je pourrai redire qu’il serait bon que l’Etat honore ses engagements pris dans le cadre de la Convention de rénovation urbaine de La Courneuve, signée en février 2006.
Je préfère seulement affirmer que les
100 millions d’euros qu’il reste à investir dans ce projet seraient en réalité cent raisons supplémentaires de croire que cette République peut encore produire de l’égalité entre les Hommes et les territoires. »
infos + [regard n° 212 - Quoi de neuf ]
L’AGENDA Haut de page
5 mars
Vernissage, exposition
« Expression intérieure » par Nabaloum Boureima, artiste de Yako (Burkina Faso).
Jusqu’au 21 mars (ouvert de 14h à 18h).
Galerie le Sens de l’art, 50 av. Gabriel-Péri, à partir de 18h
5 mars
Le maire reçoit sans rendez-vous
Boutique quartier Quatre-Routes, 42 av. Paul-Vaillant-Couturier, de 16h à 18h30.
6 mars
Solidarité avec Haïti
Gala de solidarité avec le peuple haïtien suite au seisme.
Hôtel de ville, salle des fêtes, de 18h à 22h.
Entrée solidaire 5e
[lire]
6 mars
Football américain championnat de France élite :
Flash - Templiers
Stade Géo-André, 20h
7 mars
Festival Hip Hop au féminin
rencontre et exposition
Cette journée marquera le lancement des nombreuses initiatives autour de la journée internationale du droit des femmes. De 14 à 17h rencontre protéïformes ( film, pièce de théâtre, quiz, débat ). 17h, vernissage de l’exposition, Rendez nos droits universels.
18h, festival Hip Hop au féminin
Centre culturel Jean-Houdremont, de 14h à 20h
[lire]
9 mars
Visite de quartier : Quatre routes Rateau
Parcours : av. Paul-Vaillant-Couturier, Parking Lénine, rue Maurice-Lachâtre, rue Jean-Vernet, av. Paul-Vaillant-Couturier, rue Colbert, rue M. Bureau, villa des Iris.
Rendez-vous 16h15, Boutique quartier des Quatre-Routes, 42 av. Paul-Vaillant-Couturier
9 mars
Conférence d’histoire d’art contemporain
Pour cette soirée, le thème est la Fondation Gulbenkian de Lisbonne.
Conservatoire de musique,
av. Gabriel-Péri, à 19h30
9 mars
Buffet international
Dans le cadre du programme du 8 mars.
Le lieu de rencontre des femmes, 3 rue C.-Debussy, à 12h.
[lire]
10 mars
Grand nettoyage
Ménage de printemps avant l’heure pour les rues de Bobigny, Docteur Calmette, Cristino Garcia et Lépine par les agents du service propreté de Plaine Commune.
Quatre-Routes, de 9h30 à 12h30
10 mars
Le nuage amoureux
Le conte du grand poète turc Nazim Hikmet est mis en scène et interprété par la compagnie La Belle Indienne. Dès 6 ans.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 14h30.
Entrée 5€, réduit 2,5€
12 mars
Comptines de la bonne nuit
Françoise Pecchuira, la conteuse en pyjama, prépare le coucher des poupées Pipo et Popi. Les berceuses et comptines de Corinne Albaut les inviteront après moult péripéties au pays des rêves. Pour les 0-3 ans.Maison de l’enfance,
rue Anatole-France, à 10h,
entrée gratuite.
13 mars
Clôture de la saison de la Turquie
Trois spectacles dans la même journée pour clore la programmation courneuvienne de la Saison de la Turquie : L’Éléphant de la noir (spectacle jeune public), L’Epopée de Cheikh Bedrettin (théâtre musical) et Mahmut Demir chante pour Bedrettin (concert polysons).
Centre Culturel J.-Houdremont, représentations respectivement à 16h, 19h et 20h30. Entrée 5e, réduit 2,5e pour le spectacle jeune public et 10e, réduit 5e, entrée jumelée pour les deux spectacles du soir.
[lire]
13 mars
Volley-ball, régionale 3 féminine : La Courneuve – Sarcelles
Gymnase Béatrice-Hess, 19h30
14 mars
Élections
1er tour de scrutin des élections régionales. Les bureaux de vote sont ouverts de 8h à 20h.
14 mars
Volley-ball, régionale 3 masculine :
La Courneuve – Cergy
Gymnase Béatrice-Hess, 15h
14 mars
Football, 1re division, -17 ans : La Courneuve – JA Drancy (C)
Stade Nelson-Mandela, 15h30
16 mars
Visite de quartier : Centre-ville
Parcours : rue Louise-Michel, av. de La République, rue de la Convention, rue Edgar-Quinet, rue Villot, rue de la Convention, allée du Progrès, av. Gabriel-Péri.
Rendez-vous 16h15, devant l’école maternelle Louise-Michel
18 mars
« 47 »
Pièce de théâtre de l’auteur malgache Raharimana qui interroge sur les rapports entre colonisés et colonisateurs à partir de l’insurection du 29 mars 1947 à
Madagascar.
Centre culturel Jean-Houdremont à 19h, entrée 10€, réduit 5€.
(lire)
19 mars
Commémoration de la fin de la guerre d’Algérie
Cimetière des Six-Routes à 11h
19 mars
Le maire reçoit sans rendez-vous
Boutique quartier Centre Ville,
1 passage de la Croix-Blanche, de 16h à 18h30
19 mars
« 47 »
Centre culturel Jean-Houdremont, 20h30, entrée 10e, réduit 5€.
20 mars
Football américain, championnat de France élite :
Flash – Dauphins
Stade Géo-André, 20h
21 mars
Élections
2e tour de scrutin des élections régionales. Les bureaux de vote sont ouverts de 8h à 20h.
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Une journée de cent ans
Le 8 mars sont célébrés les cent ans de la journée internationale des femmes à travers le monde. A La Courneuve, on prépare cet anniversaire dans différents lieux de la ville.
Un anniversaire, par définition, c’est plutôt gai. Celui-là apparaît, aux dires de nombreuses personnes (intellectuelles, chercheuses, femmes dans leur quotidien) en demi-teinte. La journée de la femme ? Un anniversaire joyeux au regard des droits acquis ces cent dernières années, mais une joie nuancée devant les inégalités et les violences qui persistent.
Si la condition des femmes a connu de réelles évolutions en Occident, la vigilance est de rigueur. A La Courneuve, on est bien conscient de cette réalité. C’est pourquoi on fêtera cet anniversaire, mais avec « la volonté d’en faire plus qu’une journée, explique Joëlle Courtel, chargée de mission aux droits des femmes pour la ville. La Courneuve est depuis longtemps engagée dans les luttes, à travers son histoire. Dans les années 70, des entreprises de main d’œuvre féminines faisaient déjà parler d’elles dans les luttes sociales. L’exemple de Sonolor est significatif. Cette entreprise employait de nombreuses Courneuviennes, dont Muguette Jacquaint (ndlr : ancienne députée, aujourd’hui adjointe au maire), O.S à l’époque. » Quelques années plus tard, le CIDF (Comité d’Informations des Droits des Femmes et des Familles d’Ile-de-France) installera son siège départemental dans la ville.
Le Lieu de rencontre des femmes a ouvert ses portes au 3, rue Claude-Debussy en 1982. Créé à l’origine pour permettre aux femmes de se rencontrer, le lieu propose aussi bien une aide administrative que des rendez-vous de loisirs et culturels, ainsi que des cours d’alphabétisation. Et, si entre les années 1980 et 1998, on a constaté une petite amélioration dans la condition des femmes sur
La Courneuve, notamment en termes de libertés, de gestion de temps et de mieux-être, le discours n’est plus le même aujourd’hui. « Il y a une véritable dégradation ces dernières années : les femmes seules avec enfants sont plus nombreuses, elles sont également de plus en plus précaires et on voit s’installer la misère » estime Joséphine Ripa, du lieu de rencontre des femmes.
En 2004, la ville a mis en place un Comité de promotion du droit des femmes (CPDF).
Ce comité, composé de citoyen(ne)s, de représentants institutionnels et associatifs ou des services sociaux, a pour but de mettre en œuvre des politiques publiques pour réduire inégalités et violences dont les femmes sont victimes. Mais aussi de faire dialoguer des gens qui travaillent sur le même sujet, mais ne communiquent pas. Véritable outil de mise en commun des travaux et des initiatives, le Comité reste ouvert aux femmes de la ville, qu’elles soient dans des associations ou non. Pour qu’elles prennent plus de place en tant que personnes ressources.
Dossier réalisé par Laurence Wurtz/Ressources Urbaines
Photos Yslane Aïda
« Les années 70, une véritable rupture »
Entretien avec Michèle Riot-Sarcey, professeure d’histoire contemporaine à l’université Paris-VIII, historienne du XIXe siècle, du politique, du féminisme et des utopies. Elle est notamment l’auteure d’Histoire du féminisme.
Regards : Quelles sont les dates clés des combats féministes ?
Michèle Riot-Sarcey : L’émancipation des femmes s’est faite en plusieurs étapes. La Révolution Française engendra un bouleversement dans toute l’Europe. Ce n’est pas une date propre au féminisme, mais à partir de là, l’accès à la liberté est possible. Hommes et femmes ne sont plus assignés à un statut social limité et peuvent imaginer un autre avenir. Les femmes peuvent aspirer à un autre statut. Mais en 1804, le Code civil légalise l’infériorité des femmes, qui restent sous tutelle paternelle et maritale. Et, même si pendant la Troisième République, des lycées de jeunes filles voient le jour, l’ouverture reste sélective : elles sont éduquées et instruites en tant que mères de futurs citoyens. Et non en tant que futures citoyennes.
R. : Quand cette tutelle prend-elle fin ?
M.R-S. : En 1965. Une date clé qui met un terme à la dépendance patente des femmes. Pour la première fois, les femmes peuvent exercer un métier, sans l’accord marital. Les années 70 ont introduit une véritable rupture. La vision des femmes et de leurs aspirations à la liberté a été modifiée, notamment grâce à des intellectuelles comme Simone de Beauvoir. A travers Le Deuxième Sexe , sorti en 1949, mais redécouvert après 1968, les femmes ont compris que la Liberté passait par la liberté privée. Le grand mot d’ordre de ces années, « le privé est politique », permet aux femmes de se réapproprier leurs corps. Les années 70 ont apporté cette prise de conscience fondamentale de reconquête de soi. Quelles que soient les régressions, cet acquis est irréversible.
Bien plus qu’une simple journée
La Comme chaque année à La Courneuve, la journée internationale du droit des femmes dure bien plus d’une journée.
Du côté de l’Etoile, le cinéma dédié aux femmes dure tout un mois, avec le concours du Comité courneuvien de promotion des droits des femmes. Au programme : documentaires, comédie populaire, film d’auteur…
L’Etoile cherche l’éclectisme quand il s’agit de condition féminine*. Avec un parti pris : montrer des femmes combattantes. Cette année, la thématique « Portraits de femmes d’ici ou d’ailleurs » permettra de visiter, par le prisme féminin, de nombreux pays, de la France au Maroc, en passant par le Liban, l’Asie ou la Palestine.
Côté journée de la femme, le programme est dense, lui aussi. Se rencontrer, échanger, s’informer, prendre du bon temps : de nombreuses initiatives sont proposées par les service municipaux comme par les associations investies toute l’année sur le terrain. Projections de films réalisés par les jeunes de La Courneuve (7, 8 et 9 mars), ou encore une pièce de théâtre, « Capoti Capota », sur le thème des violences. Mais aussi un débat, autour d’une question essentielle : « 100 ans de féminisme, ça a servi à quoi ? », avec la participation de Muguette Jacquaint, Maya Surduts et Mimouna Hadjam, de l’association Africa. Enfin, une exposition de l’association Femmes solidaires sur le thème des droits sera ouverte au public dès le 7 mars, tandis que le lieu de rencontres des femmes ouvre ses portes pour un buffet international
le 9, à la mi-journée. Ce qui devrait vous laisser le temps d’aller ensuite vous faire une toile puisque Africa propose, les 8 et 9, deux journées ciné version féminine.
infos +
Africa : 3 place Georges Braque.
Le lieu de rencontres des femmes : 3 rue Claude Debussy
*le Jeudi 11 mars à 14h et le Mardi 16 mars à 20h, projections débat autour du documentaire de Patric Jean, « La domination masculine ».
18 564
c’est le nombre de femmes habitant à La Courneuve.
Les hommes, quant à eux, sont 18 470 à résider dans la ville.
VOUS AVEZ DIT ?
Françoise, hôtesse d’accueil, quartier Barbusse.
La journée des femmes est une avancée
« On reconnaît les luttes qu’elles ont menées. Les grands moments ? La pilule, l’avortement, le droit de vote, le droit d’ouvrir un compte, de travailler sans l’autorisation du mari. Nos mères et nos grand-mères se sont battues. Cet héritage, je l’ai transmis à mes enfants, à travers l’éducation que je leur ai donnée. Ma mère avait trop souffert de ces inégalités. Dans sa famille les garçons ont fait des études, appris un métier. Elle a été retirée de l’école à 14 ans. Aujourd’hui, je suis fière de mes enfants – j’ai trois garçons et une fille, de 32 à 21 ans. Mais je suis assez pessimiste sur la situation d’égalité en général. »
Karim, 42 ans.
Pour une véritable égalité
« L’égalité hommes-femmes, je suis pour. J’ai été élevé dans une famille pratiquante. Ma mère ne pouvait pas travailler. Moi, je ne suis pas d’accord. Ma femme travaille, a des amis, sort. C’est normal. A la maison, les tâches ménagères sont partagées et nous nous occupons tous les deux de nos enfants - trois garçons et une fille. Et c’est vrai que nous les éduquons de la même façon… Mais ma fille, je la préserve plus, elle est plus vulnérable. Au niveau des combats à mener, il reste des choses à faire, mais de grands pas ont déjà été faits. »
Késako ?
Violence
Fruit du travail d’une commission, cosignée par la totalité des groupes politiques de l’Hémicycle une loi a été adoptée à l’unanimité par les députés le 25 février dernier. Elle marque une étape importante dans la lutte contre les violences faites aux femmes au sein du couple. Les dispositions que cette loi comporte -création d’une ordonnance de protection, mise en œuvre d’un délit de violences psychologiques, nouveaux droits pour les femmes étrangères, nouvelles mesures relatives à l’autorité parentale, obligation pour les bailleurs sociaux de réserver des logements aux femmes victimes de violences et des chambres en cités universitaires pour les étudiantes concernées- doivent permettre une meilleure protection des femmes, une plus grande répression des auteurs de ces violences et des progrès réels pour prévenir des phénomènes qui représentent le plus brutal de l’inégalité existant dans notre société.
À La Courneuve, dix rues ou équipements publics portent des noms de femmes. Depuis 2004, Suzanne-Masson, Rosa-Parks, Myriam-Makéba, Geneviève-Anthonioz-De-Gaulle ou encore Béatrice Hess, et bientôt Joséphine-Baker, féminisent les rues et les équipements.
ÉCHOS CITOYENS Haut de page
Non à Derichebourg
Nuisances
Les riverains sont remontés contre la société Derichebourg Polyurbaine qui a installé son dépôt de camions-bennes, rue Rateau. Malgré les promesses de la direction, la mobilisation reste de mise.
Le 20 février, les riverains de la société Derichebourg, forts de 800 signataire, organisaient une manifestation demandant à l’entreprise de plier bagages. Ils ont bloqué la rue et la sortie des camions-bennes jusqu’à obtenir un rendez-vous avec le patron de l’entreprise. « Nous n’en pouvons plus, nous ne dormons plus en raison du va-et-vient des camions. Nos logements sont infestés de rats, nous craquons. Nous n’en n’avons pas après les salariés qui font leur travail, mais après leur patron qui a installé une entreprise qui génère de graves nuisances au mépris des habitants » résumait Khadija qui habite juste en face de l’entreprise. Derichebourg s’est installé ici, sans aucune concertation. « La ville a été mise devant le fait accompli. Les riverains aussi » s’insurgeait Leila. « Nous avons travaillé toute notre vie pour acheter un pavillon. Nous voulons vivre tranquille et pouvoir ouvrir les fenêtres, ce qu’on ne peut plus faire en raison du bruit, des mouches et des odeurs » enchaînait Matilda, co-fondatrice avec Khadija, du comité de défense des habitants. « La ville leur a proposé des terrains à Mermoz, qu’ils y aillent ! » Suite à cette manifestation, une délégation d’élus et de riverains était reçue deux jours plus tard. Lors de cette rencontre, Gilles Poux a rappelé que Derichebourg s’était installé sans prévenir ni les services de la Ville, ni ceux de Plaine Commune et avait entrepris des travaux sur le site sans demande préalable. « Derichebourg a obtenu un marché de 200 millions d’euros pour la collecte des poubelles de Paris. Le patron a reconnu que, pressé de trouver un terrain, il n’a pas pris le temps de prévenir la ville » confirme Matilda. « nous, Courneuviens, nous n’avons pas à en faire les frais. Nous ne sommes pas la poubelle de Paris». L’entreprise s’est engagée à couper l’alarme et à régler l’éclairage . Mais pour les riverains, cela ne suffit pas. « Elle a proposé de payer des doubles vitrages au voisin direct. Mieux vaut qu’elle garde son argent pour déménager » reprend Matilda qui souffle, hors d’elle : « Un responsable a eu le culot de nous demander d’enlever nos banderoles sous prétexte que le patron nous a fait ces promesses ! »
« Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas riches que nous allons nous laisser faire ! » concluent Matilda et Khadija qui tiennent à remercier tous les habitants qui les ont soutenues en signant la pétition et en se joignant à leur manifestation, le 20 février.=
Marie-Hélène Ferbours
infos : nonaderichebourg@gmail.com
Chronologie
• Juillet 2009 : envoi au maire d’une pétition concernant les nuisances relatives à l’activité de la Société Derichebourg , rue Rateau.
• 9 juillet : transmission d’un courrier au Préfet à ce sujet.
• 15 juillet : rappel à l’ordre de la Ville concernant l’obligation d’une autorisation d’urbanisme pour l’installation des bâtiments modulaires. La Ville soulève la problématique posée par l’utilisation des locaux à des fins de stationnement de bennes.
• 29 juillet : arrêté municipal de cessation de travaux
• 3 août : la société annonce sa volonté de régulariser la situation pour les travaux.
• 4 août : prise d’un arrêté municipal interdisant l’accès aux camions de plus de 3,5 tonnes, rue Rateau entre 22 h et 7 h du matin.
• 17 septembre : le préfet fait savoir que l’activité ne relève pas des installations classées. La demande de permis de construire est déposée et acceptée au bout d’un mois de manière tacite au vu de la réglementation en vigueur au titre du PLU : Zone industrielle. Le maire rencontre les représentants de la société.
• Le 22 février : le maire demande à Thomas Derichebourg de rechercher une solution de re-localisation du site sur le territoire de la commune (Zone Mermoz) ou sur Plaine Commune. Le propriétaire du terrain (Derichebourg est locataire) disposant d’autres lieux sur l’agglomération.
Raharimanana, faiseur d’histoire
Auteur malgache, professeur éphémère au lycée Jacques-Brel, il verra sa dernière
création « 47 » reprise les 18 et 19 mars au Centre culturel Jean-Houdremont.
Il était arrivé pour une bourse d’étude d’un an après que sa première œuvre a été interdite par le pouvoir malgache et voilà désormais 18 ans qu’il a quitté sa grande île. « La liberté d’écrire, je l’emmène partout avec moi, en revanche en France j’ai trouvé la bonne distance pour observer plus froidement Madagascar, j’y ai aussi rencontré un public pour mes œuvres et des éditeurs pour me publier, » résume Raharimanana qui a passé neuf de ces 18 années françaises en tant que maître-auxiliaire. À la fin des années 90, il pose son cartable de professeur de Français au lycée Jacques-Brel. « J’ai fait un remplacement de 7 mois. On m’avait promis l’enfer à propos de la Seine-Saint-Denis et finalement c’est peut-être le poste que j’ai préféré. Pouvoir passer des grands textes aux élèves c’est la quintessence du plaisir d’enseigner. » De ces années passées à sauter d’un établissement scolaire à l’autre il a conservé une véritable sympathie pour le 93. « Ça a été ma porte d’entrée dans la société française finalement. À mes yeux la Seine-Saint-Denis est une sorte d’expérimentation d’une société à l’épreuve de l’Histoire et des identités. Dans le 93, la France confronte l’image qu’elle se fait d’elle à ce qu’elle est déjà et qu’elle va devenir. » Pour Raharimanana ce n’est donc pas tout à fait un hasard si la plus longue tournée de « 47 » a lieu en Seine-Saint-Denis. « Cette pièce interroge le rapport à l’Histoire. Hier la France était présente à Madagascar, aujourd’hui des Malgaches et d’autres vivent ici. La question est de savoir : pourquoi nous restons ? Pourquoi nous pouvons rester ? » Et l’auteur d’apporter des pistes de réponses. « Je ne crois pas à la seule explication économique. Si nous émigrions seulement pour trouver du travail alors nous pourrions tout aussi bien aller en Arabie Saoudite ou aux Etats-Unis. Hormis mes cousins comoriens et réunionnais, pour moi Malgache, l’étranger le plus proche c’est la France. La réciproque n’est pas vrai. Mais c’est logique. Dans toute cette histoire coloniale, le point de stabilité c’est la France. » « 47 » est aussi le fruit du dépit et d’une réaction épidermique suite au projet de loi sur les effets bénéfiques de la colonisation. « On se déchire toujours, y compris entre malgaches à propos des questions de mémoire. Il y a un déni de notre propre histoire, nous vivons en marge de celle-ci. Alors 50 ans après l’insurrection, j’ai voulu rappeler quelques éléments de cette histoire dans Madagascar 1947, le livre dont est tirée la pièce. » Raharimanana rappelle ainsi à certains que l’histoire s’écrit aussi au théâtre.
Yann Lalande
LOISIRSHaut de page
Eh bien mon vieux !
Affluence record au gymnase Antonin-Magne avec 850 convives sur deux jours pour le banquet des seniors. Immuable, le rendez-vous n’en reste donc pas moins incontournable pour des anciens qui n’ont pas toujours l’âge de leurs artères. Chaud devant !
Jean Cid, de la rue Corneille, ça ne s’invente pas ! L’ancien imprimeur, accompagné de Mireille sa femme, 91 printemps dont 50 passé à La Courneuve, doyen du banquet du jeudi.
850 convives en deux jours, le gymnase Antonin-Magne en avait accueillis près de 200 de moins l’an passé. Quel succès !
Serveurs, orchestre, captation vidéo, la mairie met les petits plats dans les grands.
Bon appétit, mesdames !
L’important, c’est de danser.
« Padam, padam, padam, des je t’aime de 14 juillet… », l’accordéoniste et la chanteuse passent de table en table et trouvent sans peine des choristes pour les accompagner.
Rachel-Victoire Rouas, 95 ans, courneuvienne depuis 1964 et un bel accent pied-noir : doyenne du banquet du jeudi.
Luisa et Eladio Martin, respectivement 94 et 95 ans, les doyens du repas du vendredi, honorés pas Razika Kerchouni adjointe au maire.
Gilles Poux, entouré de ses adjoints, en tant qu’hôte a ouvert les deux banquets par un discours.
On porte un toast avant d’attaquer un déjeuner, raffiné et copieux.
SPORT Haut de page
Une salle de musculation prête à l’emploi
Équipement sportif
Utilisée depuis le mois de décembre, la salle d’entretien physique du Centre sportif Béatrice-Hess change de dirigeant.
Claude Verdier, responsable des activités aquatiques du CNC ( Cercle des nageurs courneuviens ) prend désormais la responsabilité de cette salle de musculation récemment aménagée et accessible aux personnes à mobilité réduite. Les sportifs fréquentant les associations sportives de la ville vont être contents. Les clubs, s’ils possèdent un éducateur, titulaire d’un Brevet d’Etat, susceptible d’emmener un groupe de jeunes à la salle, pourront réserver gratuitement un créneau directement auprès du service des Sports. Ce nouvel équipement bénéficiant d’une dizaine de machines neuves est exclusivement réservé aux adhérents d’associations sportives courneuviennes, au Pôle espoir et aux agents communaux désireux de se muscler sur les temps du midi ( lundi et jeudi ). « Cette salle est un outil supplémentaire pour accompagner les sportifs et établir un suivi pointu de chacun. De plus cette préparation physique peut aider à l’insertion professionnelle. Certains métiers comme sapeur-pompier demandent une grande condition physique qui peut être atteinte grâce à cet équipement » explique le coach. Mis à part les séances destinées aux agents communaux prévues à la pause déjeuner, les créneaux horaires n’étant pas encore totalement définis, un coup de fil aux services des Sports sera judicieux pour tout renseignement.
Isabelle Meurisse
infos +
Service des Sports,
57 rue du Général-Schramm,
01 49 92 60 81
Dansez, dansez Joséphine
1% artistique
Le 3 février, le Comité Artistique pour l’école Joséphine-Baker a procédé à la commande d’une œuvre d’art originale dans le cadre légal du 1% artistique.
Juchées en haut de mats en inox de 2,50 à 3 mètres, les silhouettes ondoyantes aux couleurs vives, inspirées du personnage de Joséphine Baker dans le film d’animation Les triplettes de Belleville ont des faux airs de sucettes géantes Pierrot Gourmand, à lécher avec les yeux cependant. L’œuvre ludique et légère, intitulée Quatre pas de danse, de Marylène Negro, a donc été préférée à celles d’Ibaï Hernandorena et de Krijn de Koning (lire Regards 293). « La qualité de l’ensemble des projets a été soulignée par le Comité, rappelle Caroline Marnay. Il ne s’agit donc pas d’un choix par défaut. C’est l’œuvre la plus consensuelle qui a été retenue. » Et la chargée de mission arts plastiques au service Culture de la ville, de détailler les nombreuses qualités du projet de l’artiste parisienne de 53 ans. « Il y avait une demande forte que l’œuvre choisie soit reliée au contexte local et s’adresse à l’ensemble des riverains et usagers. De par leurs couleurs notamment, ces figures totémiques d’accueil, puisqu’elles seront situées à l’entrée du groupe scolaire, sont proches de l’univers des enfants et délivrent un message positif à tous. Elles offrent aussi des opportunités de prolongement pédagogiques autour de la décomposition du mouvement.» D’un coup total de 67 000e, les deux sucettes seront installées dans le courant de l’été.
Yann Lalande
Mât en inox et silhouettes en aluminium découpées au jet d’eau et reliées entre elles par de discrètes entretoises, tel est la technique utilisée par Marylène Negro pour son œuvre Quatre pas de danse.
Le Flash change de staff
Football américain
Le Flash nous avait habitués à plus de stabilité. La dernière fois qu’un coach n’avait pas terminé la saison à la tête de l’équipe élite, c’était en 2000. Dexter Davis et Terence Thomas les deux nouveaux entraîneurs américains ( voir Regards 303 ), arrivés en remplacement de Patrick Esume, n’auront donc pas fait de vieux os à La Courneuve. Pas à la hauteur techniquement, l’erreur de casting a rapidement sauté aux yeux, de tous y compris des principaux intéressés. En conséquence, la séparation à l’amiable s’est imposée. Le Flash qui s’est incliné à domicile ( 10-28 ) face aux Spartiates d’Amiens lors de la 2e journée de championnat, doit désormais repartir de l’avant derrière Robert Hunt, coordinateur offensif, dont les compétences devraient être élargies. Conclusion : « L’été prochain on préparera le recrutement, directement sur place aux États-Unis, ça évitera de se fier simplement au CV et de boucler les dossiers dans la précipitation », assure le manager Bruno Lacam-Caron.
Yann Lalande
Résultats sportifs
Mercredi 17 février
Futsal
• Seniors excellence, La Courneuve-Rosny : 5-3
Week-end du 20 et 21 février
Basket-Ball
• Seniors masculins, promotion excellence régionale, La Courneuve-Fresnes : 62-72
Football
-15 ans, division excellence,
La Courneuve-Championnet : 3-2
CULTUREHaut de page
Le cinéma russe et soviétique
Tous les cinémas du monde
Le cinéma russe, le cinéma soviétique plus précisément fut à bien des égards un des cinémas du monde les plus dynamiques, inventifs, et importants du 20e siècle.
La première représentation cinématographique publique en Russie eut lieu le 4 mai 1896 à Saint-Pétersbourg au théâtre d’été « L’Aquarium ». Elle fut réalisée par des envoyés des frères Lumière. C’est donc une longue histoire. Certains des réalisateurs les plus connus sont issus de ce pays continent ( Vertov, Eisenstein, Poudovkine… ). Certains films sont parmi les plus connus, les plus beaux, les plus mythiques ( Le cuirassé Potemkine, La Terre, La mère… ). Un spectre ahurissant et enveloppant tout le cinéma dans son ensemble, du film muet au parlant, du film de guerre au mélo en passant par l’animation et les films pour les plus jeunes. Partout le cinéma russe est pris en exemple, il est une des matrices du cinéma, entendons par là, du langage cinématographique.
Quand passent les cigognes
De Mikhail Kalatozov,
URSS, 1957, 1h37, VO
Moscou 1941. Boris et Veronika s’aiment d’un amour juvénile mais profond. Mais Boris se porte volontaire pour aller au front. Les parents de la jeune fille meurent dans leur appartement lors d’une attaque aérienne. Elle est recueillie par les parents de Boris qui la considèrent comme leur fille. Sans nouvelles de son fiancé, Véronika finit par céder au désir de Mark, le cousin de Boris, qui lui aussi vit chez les parents de ce dernier : elle l’épouse dans la douleur.
infos +
Dans le cadre de Portraits de femmes d’ici ou d’ailleurs
Tarif 3€ pour les spectatrices
La séance sera suivie d’un débat avec Nadia Meflah, critique de cinéma
Dimanche 21 mars 2010 à 17h :
Tarif unique de 3 euros
Attention séance unique !!
Saison de la Turquie
Trois spectacles à l’affiche du Centre Culturel Jean-Houdremont le 13 mars pour clore en beauté la saison de la Turquie.
Spectacle jeune public, théâtre musical et concert Polysons : tous les âges et toutes les sensibilités sont conviés à un voyage artistique en Anatolie samedi 13 mars. Dès 16h, L’Éléphant dans le noir ( à partir de 6 ans ), mènera les jeunes spectateurs sur les traces de Nasreddin Hodja, personnage emblématique de l’Asie mineure, célèbre pour ses « âneries ». La compagnie du Théâtre de l’ombrelle déclinera ces contes persans et autres histoires sous la forme d’un théâtre d’ombres agrémenté de musique et vidéo.
À 19h, rendez-vous est pris avec le grand poète turc Nazim Hikmet ( 1901-1963 ) et l’une de ses plus belles œuvres L’Épopée de Cheikh Bedrettin, interprétée et mise en musique par Stéphane Gallet, seul sur scène. Ce conte a valu au poète d’être condamné à 28 ans de prison pour incitation à la révolte. L’Épopée de Cheikh Bedrettin, fait en effet référence à une grande révolte populaire qui secoua l’empire Ottoman au XVe siècle. Bedrettin, théologien au sens aigu de la justice sociale et de la liberté avaient rallié de nombreuses personnes à ses conceptions politiques modernes, résumées en un slogan : « Partagez tout, hormis les joues de votre bien aimée. »
Enfin à 20h30, c’est le grand joueur de Saz Mahmut Demir, héritier de la tradition des musiciens itinérants, qui ponctuera la journée d’un récital riche et chaleureux.
Yann Lalande
infos +
Samedi 13 mars
Centre Culturel Jean-Houdremont,
11 avenue du Général-Leclerc
16h : L’Éléphant dans le noir. (Tarifs : 5€, réduit 2,5€)
19h : L’Épopée de Cheikh Bedrettin, de Nazim Hikmet.
20h30 : Mahmut Demir chante pour Bedrettin, concert Polysons.(Tarifs pour ces deux spectacles : 10€, réduit 5€)
Réservations : 01 49 92 61 61
TRIBUNES POLITIQUESHaut de page
Les textes des groupes suivants :
• Parti Ouvrier Indépendant
• Parti de Gauche
• UMP
ne sont pas parvenus à temps à la rédaction du journal ( lundi 17h précédant sa parution) pour paraître dans cette édition.
Les textes de ces tribunes, où s’expriment tous les groupes représentés au Conseil municipal, n’engagent que leurs auteurs.
Droits des femmes, le combat continue !
Élus communistes et personnalités citoyennes
Alors que nous fêtons les 100 ans de la Journée internationale pour les droits des femmes, le combat pour l’égalité entre les sexes et l’émancipation de celles-ci est toujours d’actualité.
Si le siècle dernier a permis de nombreuses conquêtes dans notre pays (droit de vote, droit à l’avortement, contraception, droit de travailler, indépendance économique, condamnation de la violence faite aux femmes ici et dans le Monde…), de nouvelles formes de régressions apparaissent. Ces reculs, nous les devons à un gouvernement qui renonce au progrès social et creuse tous les jours un peu plus les inégalités.
Cela se traduit notamment par une coupe sèche dans les budgets d’organismes utiles tels que les planning familiaux qui accusent une baisse de 42% de leurs subventions. L’allongement de l’âge de la retraite pénaliserait aussi nombre de femmes qui, pour garder leurs enfants, ont dû à un moment donné arrêter leur activité professionnelle. Cette mesure contestée par la gauche progressiste va précariser encore davantage celles qui occupent déjà 83% des emplois à temps partiels.
Ajouté à cela, la disparition de centres IVG, un manque de personnel accru dans les hôpitaux et les crèches, toutes les conditions sont réunies pour que nos revendications soient entendues. Il en va de l’avenir de nos enfants, des femmes et de la santé publique.
Dans ces luttes à construire, le Comité de promotion des droits des femmes à La Courneuve sera présent le 8 Mars dans les différentes manifestations.
Muguette Jacquaint
Conseillère municipale déléguée aux Droits des femmes
Urgence chômage !
Élus verts et apparentés
Un million de chômeurs se retrouveront en fin de droits d’ici fin 2010 : c’est une catastrophe sociale. L’Etat doit mettre en place une mesure d’urgence pour prolonger les droits de ces personnes afin de leur éviter de « couler », de perdre leur logement, leur employabilité éventuelle, leur vie de famille…
Économie verte créatrice d’emplois, réduction du temps de travail, abrogation des exonérations sur les heures sups, soutien à l’économie sociale et solidaire créatrice d’emplois d’utilité sociale et non délocalisables, pourraient contribuer à régler le problème du chômage.
Il faut réserver en priorité les emplois créés aux chômeurs en fin de droits et leur assurer une reconversion rémunérée pour les former à ces nouveaux métiers. Pour cela, l’argent n’est pas un problème : les exonérations d’heures supplémentaires coûtent 4 milliards d’euros à l’État, la baisse de la TVA pour les restaurateurs 2,8 milliards.
On voit bien qu’il ne s’agit pas moyens mais de volonté politique.
Marie-Line Clarin
Conseillère municipale
http://www.ecologielacourneuve.fr
Le monde du travail a les moyens de se défendre
Élus Lutte Ouvrière
Une femme qui attend depuis plusieurs heures d’être reçue pour son RSA au centre de la CAF de la tour Pleyel s’exclame : « s’il manque du personnel, pourquoi est-ce qu’ils ne m’embauchent pas ? ». Des ouvriers de PSA-Citroën à Aulnay obligés de venir travailler le samedi alors que des centaines d’intérimaires ont été remerciés… On voit bien que d’un côté des salariés crèvent au travail et de l’autre des salariés subissent le chômage. Pourtant il serait possible de partager le travail entre tous, sans perte de salaire. Les actionnaires des grandes entreprises et des grandes banques ont fait des profits colossaux : 5,8 milliards pour la BNP, plus de 8 milliards pour Sanofi, presque autant pour Total ! Il faut que cet argent serve à faire vivre ceux qui font tout tourner dans la société, ceux dont le travail a produit ces milliards. Au lieu de cela, les patrons spéculent toujours plus et continuent à licencier. Total a osé annoncer la fermeture d’un de ses sites. Les ouvriers du site se sont mis en grève et ont été rejoints, dans un premier temps, par ceux de toutes les raffineries. Nous sommes tous menacés. C’est un mouvement général, de toutes les entreprises, qui permettra de nous opposer aux attaques des patrons et du gouvernement. On aura l’occasion de manifester en participant à la journée du 23 mars prochain, sur les retraites.
Cécile Duchêne, jean-Michel Villeriot, Liliane Lecaillon
Permanence à la Mairie les lundis de 18h à 19h
(entrée par le jardin)
Derichebourg : une mobilisation citoyenne exemplaire
Élus socialistes
Depuis plusieurs mois, les riverains de la rue Rateau sont gênés par le ballet continu de camions-poubelles entrant et sortant à toute heure du jour et de la nuit du dépôt. Circulation, bruits et prolifération de rongeurs ont rendu leur vie infernale. Face à cette dégradation de leur cadre de vie, les habitants se sont mobilisés.
Solidaire de leur démarche, j’étais présent avec Daniel Goldberg et d’autres élus à la manifestation qui s’est tenue samedi 20 février pour bloquer l’accès au site et exiger une rencontre avec le directeur de Derichebourg. J’ai ainsi accompagné, à leur demande, les riverains en délégation le 22 février.
Cette rencontre aura permis d’établir le dialogue mais les avancées devront être vérifiées. Une telle activité n’aurait jamais dû s’implanter en zone pavillonnaire. Je regrette que le travail sur une autre localisation n’ait pas été engagé plus tôt. Seule la mobilisation citoyenne aura permis cette première avancée.
Si notre commune peut accueillir des éco-industries, celles-ci doivent, comme Paprec, s’insérer de manière responsable dans notre ville. L’entreprise Derichebourg doit trouver un emplacement plus adapté. Défendre la qualité de vie des Courneuviens, c’est le sens de notre soutien à cette mobilisation.
Stéphane Troussel
Vice-président du Conseil général
Conseiller général de La Courneuve
Tél.: 01 43 93 93 75
www.stephanetroussel.fr
C’ÉTAIT
En Le cross country international ou l’espoir déçu des Jeux Olympiques à La Courneuve.
En 1922, alors que le conseil municipal de Paris et le Comité Olympique Français discutent de l’implantation du stade qui accueillera les Jeux Olympiques de 1924 et que le site de La Courneuve retient toutes les attentions, se dispute, sur l’hippodrome, le cross country international de La Courneuve. Sur un parcours d’environ 11 kilomètres qui emprunte les pistes de steeple, les champions de France et d’Angleterre se livrent à une belle bataille qui voit la victoire des clubs français et la défaite des clubs anglais. Gaston Huet (41), surnommé le « Crack du métro », car sociétaire du Métropolitan Club, gagne en déposant facilement, à 3 kilomètres de l’arrivée, les anglais, Blewitt (1) et Freeman (4) du club Birchfield Harriers. Un autre Français, Louis Cortet, est deuxième. Le journal Le Miroir des Sports consacre sa page de couverture à cet événement qui se déroule dans notre ville et une double page intérieure avec pas moins de 13 photographies des protagonistes et des équipements. Malgré les feux de la rampe, La Courneuve est délaissée au profit de Colombes où l’on construit le premier village olympique qui accueille les Jeux Olympiques de 1924.
Jean-Michel Roy
BLOC-NOTESHaut de page
État civil
Naissances
Décembre 2009
26 • Tiago Villers
29 • Adam Tayeb
Janvier
1 • Yacine Chanfi Soilihi
2 • Adam Amghar
2 • Sofia Sumboo
5 • Djawé Elenga
7 • Issra Ben Jemaa
7 • Tiasing Khay
7 • Nour Meskine
8 • Maïmouna Dia
9 • Julie Dang
10 • Rokia Bazongo
11 • Louay Laouaj
12 • Dounia El Dahrawi
13 • Mohamed Ayari
13 • Hichem Lalimi
13 • Dana Siméon
13 • Don Siméon
14 • Samy Abou Galila
15 • Aminata Koundio
17 • Anthony Guervil
17 • Kibili Konate
17 • Hani Lamri
17 • Rami Lamri
18 • Nour Moussa
18 • Shali Nanthabalan
19 • Haroun Jaber
19 • Ilyès Mahdjoub
21 • Umut Akdemir
21 • Edouard Eyilingou--Boundio
21 • Deyven Floricourt
22 • Lenny Soulez
24 • Abdelrahmane Abdellah
24 • Yanis Dinc
25 • Uday Sethi
25 • Eric Tshibambe
25 • Nicolas Tshibambe
26 • Batoura Diakhaby
26 • Sarah Tahir
27 • Waniya Mohamma Naveed
28 • Israa Toumi
29 • Ali Berraïria
29 • Prethiksha Ganeshan
29 • Tisya Jourdain-Harkou
29 • Assia Souare
29 • Aswin Subramaniam
30 • Yasmine Boussoualem
31 • Mouhamed Diakite
31 • Harone Maatoug
31 • Damjan Maksimovic
31 • Harish Vijayarajan
Février
1 • Hussain Iqbal
Mariages
• Geeththa Thavarajah et Paranakurunathan Kirupakaran
Décès
• Henri Bavencove
• Sadok Ben Maiz
• Odette Brouste
• Adrienne Debryne
• Marcel Mézière
• Robert Paillard
• Boumediene Sirat
• Mario Staiano
• Tran Thi Su
Numéros utiles
Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison :
Hôpital Fernand-Widal
Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins :
24h/24 et 7 jours/7
Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer
de La Courneuve :
06 21 21 39 35
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du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute,
au N° vert
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• M. le maire,
Gilles Poux,
reçoit sur
rendez-vous au
01 49 92 60 00.
• M. le député Daniel Goldberg reçoit en mairie sur rendez-vous au
01 40 63 93 26,
ainsi que sans rendez-vous tous les 2e vendredis du mois de 16h à 18h (après 17h, entrée côté square Jean-Moulin)
• M. le conseiller général, Stéphane Troussel, reçoit sur rendez-vous au
01 43 93 93 53 et sans rendez-vous tous les mercredis de 14h à 18h.
Plaine Commune
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Les mardis, vendredis et dimanches matin
Dépannages
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Pharmacie
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et le samedi de 8h30 à 12h30
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UN CERTAIN REGARDHaut de page
Patric Jean, cinéaste
« Je suis moi-même un hyper dominant »
La quarantaine passée, ce réalisateur lucide originaire de Belgique impose à l’écran les plus grands problèmes de société. Son dernier film en date, La Domination Masculine sorti en novembre 2009 sera projeté les 11 et 16 mars au cinéma l’Étoile, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme. Conscient des inégalités entre hommes et femmes, Patric Jean dénonce avec ce documentaire cinglant et provoquant un abîme d’injustices quotidiennes que certains ne veulent voir. Courneuviens comme parisiens huppés, Français comme Québecois sont soumis consciemment ou inconsciemment à un problème mondial vieux de la nuit des temps : la domination masculine.
«Après une réflexion politique, j’en suis arrivé à aborder ce sujet et à travailler sur le rapport entre les hommes et les femmes. Je me rends compte que moi-même je suis sociologiquement un hyper-dominant : je suis un homme blanc, hétérosexuel et en bonne santé. À l’âge où l’on conduit la Berline avec les deux enfants à l’arrière, ma position sociale est plus que favorable. Il est plus facile d’être un homme blanc de quarante ans plutôt qu’une vieille femme noire et obèse. Là déjà s’installe un rapport d’inégalité complètement injuste car je n’ai aucun mérite d’être né comme ça. L’inégalité entre les sexes me gêne. Cette sensibilité vient incontestablement de mon milieu très populaire, partiellement ultra-conservateur, très chrétien où la souffrance des autres m’a été transmise. À quatre ans, je rendais visite, accompagné de ma mère, à ma grand-mère malade hospitalisée. Un jour, en me rendant à sa chambre, un des malades me bouscule et renverse alors son café chaud sur son pyjama. Ma mère me demande « es-tu responsable de l’incident ? » . Ce n’était pas le cas. Mais soucieuse du malheur de cet homme, elle me redemande encore « tu es sûr que ce n’est pas ta faute ? Ce n’est pas grave mais c’est juste que si tu es coupable, il faut que je rembourse ce monsieur. C’était peut-être son unique pièce » me dit-elle. J’ai mis trente ans à me demander si c’était sa dernière pièce. Je fais des documentaires car j’ai des obsessions. Je travaille à partir de questions personnelles. De manière microscopique, si mon film peut faire douter ou nourrir un débat, c’est formidable. Mais la démarche est plus égoïste que ça. Celui qui prétend créer pour le bien-être des autres est un menteur. J’ai compris avec le temps que voir les gens réagir, renifler après la projection me procurait un plaisir immense. Avec la Domination Masculine, entre autres, certains se prendront une gifle monumentale, se mettront en colère et ça me plait.
À La Courneuve, les gens issus de l’immigration sont sur représentés. Mon film montre pour une fois que le problème du patriarcat ne concerne pas les « méchants arabes », mais les gens du monde entier et de toutes classes sociales. Il faut refuser d’en faire une question ethnique ou religieuse. C’est ce que j’aurai envie de dire aux Courneuviens. C’est une question globale.
« La question du patriarcat concerne tout le monde »
Ce qui m’intéresse est de décrypter de manière systémique comment fonctionnent ces rapports de domination et comment idéologiquement on peut les déconstruire, voire les abolir. On avance très lentement mais on n’a pas le choix. Il faut commencer par accepter que les hommes ont des privilèges. En tant qu’homme je suis bâti avec des réflexes conditionnés. De manière caricaturale, l’homme est plus habile pour le bricolage et face à une casserole il sera démuni. Il faut casser ces habitudes ancestrales et répartir les tâches ménagères. Quel intérêt y a t-il à vivre avec une « bonniche » ? C’est arrangeant dans l’immédiat mais à long terme c’est ennuyant et loin d’être enrichissant. Après, il ne faut pas se mentir. Un jeune de banlieue sans formation, sans avenir professionnel, sur qui la structure sociale s’essuie les pieds au quotidien aura beaucoup de mal à laisser tomber ses privilèges. Sa femme, un échelon social en dessous sera encore plus à plaindre car elle n’a même pas de privilèges à négocier. Je pense qu’on progresse et qu’on progressera encore mais ce sera long. Il faut changer les mentalités et ce n’est pas une mince affaire. Ce n’est pas demain que le dominant cèdera sa place au dominé.
Propos recueillis par Isabelle Meurisse
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Jeudi 11 mars à 14h et mardi 16 mars à 20h au cinéma l’Étoile, 1 allée du Progrès