REGARDS Le journal de La Courneuve l N°315 du jeudi 26 août au mercredi 8 septembre 2010

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L’AGENDA

UN CERTAIN REGARD

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Oubliés des vacances
Le 19 août, 30 000 enfants, dont une délégation courneuvienne, ont investi le Champ-de-Mars, à l'occasion de la journée des oubliés des vacances du Secours Populaire Français.

du producteur au consommateur

Le 19 août, les agriculteurs du Modef ont posé leurs cagettes pleines de fruits et légumes à La Courneuve et ont vendu leur production à prix coûtant. Objectif : dénoncer les tarifs pratiqués par la grande distribution.

Drôle de Fado


Dans le cadre du festival Paris Quartier d'été, la formation lisboète Oquestrada a secoué les plagistes le 4 août.

Marche pour la paix

Sur le chemin de Londres à Genève, Gobi Sivanthan est passé par La Courneuve le 23 juillet. Le militant de la cause tamoule a reçu le soutien des élus courneuviens Anthony Russel, Corinne Cadays-Delhôme et d'Arulananthan Puvanespararajah.

Solidarité Palestine


Une délégation d'enfants palestiniens du camp de réfugiés de Burj el Shemali a pu passer des vacances à l'invitation de la municipalité et du collectif La Courneuve-Palestine. Ils ont été accueillis à La plage par Nabiha Rezkalla, première adjointe et des membres du Conseil communal des enfants.

Les portes du temps

Journée sur l'ancien site de l'Abbaye de Port-Royal-des Champs pour les jeunes des centres de loisirs dans le cadre de l'opération nationale Les portes du temps. Au menu : initiation à l'apiculture et découverte d'un monument historique.

Plein dans le miLle

Le Robin des bois de Ridley Scott, sorti au cinéma avant l'été, a fait des émules à La Courneuve. Encadrés par des animateurs de la Police Nationale, des jeunes ont pu s'essayer au tir à l'arc.

Foire d'empoigne
La base de loisirs des étangs de Cergy a accueilli un grand jeu inter-structures. Centre de loisirs, espaces jeunesses et autres s'en sont donnés à cœur joie.

 

55 000 c'est le nombre d'entrées recensées à La Courneuve Plage 2010. Record de fréquentation battu !

 

Coordination Yann Lalande

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Gilles Poux, maire

Les médias se sont fait écho de l'évacuation de la barre Balzac cet été. Pouvez-vous revenir sur la position de la municipalité ?

Le bâtiment Balzac promis à la démolition a été occupé illégalement par des familles venant de Paris, ce qui nous a fait prendre trois mois de retard. L'Office départemental HLM du 93 les a fait expulser. Ils se sont installé place Braque. Après 14 jours, le préfet les a fait évacuer. À mon initiative, la ville et l'ODHLM93, ont proposé 12 nuits d'hôtel aux familles concernées et des tables rondes se sont tenues avec la préfecture. Nous ne pouvions pas faire plus. Les 1 900 familles de la ville demandeuses de logement sociaux n'ont pas à être pénalisées par des squatters ! Avec plus de 50 % de logement sociaux, la constructions de logements HLM là où nous détruisons des barres est une rénovation urbaine ambitieuse, avec les arrêtés contre les expulsions locatives ou contre les coupures d'électricité, les poursuites contre les marchands de sommeil (1) ; avec notre plainte auprès de la HALDE contre les discriminations urbaines et sociales, notamment pour le logement… à La Courneuve, nous assumons plus qu'ailleurs notre devoir de solidarité et de fraternité. C'est notre fierté ! Mais nous ne pouvons pas tout régler : l'État doit prendre ses responsabilités.

Comment analysez-vous les crispations estivales du gouvernement en matière de sécurité ?

Nicolas Sarkozy a en charge des questions de sécurité depuis 8 ans. Dans notre ville, nous sommes bien placés pour savoir que sa politique sécuritaire est un échec !

Par ailleurs, face à la crise financière, la proximité complice du pouvoir avec les puissances de l'argent ( dont le feuilleton Woerth-Bettancourt est l'illustration ) lui interdit de s'attaquer véritablement aux privilégiés. Alors, le chef de l'État veut faire payer les dégâts de la crise aux milieux populaires et aux couches moyennes. C'est le sens des attaques contre notre système de retraites pour la défense desquelles nous manifesterons le 7 septembre. Du coup, comme d'habitude, le Président fait diversion en multipliant les déclarations tonitruantes et il désigne des boucs émissaires : les Roms, les gens du voyage et même les maires selon le ministre Esrosi. C'est nauséabond. C'est pour cela d'ailleurs que j'ai signé « l'appel citoyen face à la xénophobie et à la politique du pilori », qui appelle à une manifestation le 4 septembre (2)

Selon « le Monde » la Loi va reconnaître le lieu d'habitation comme critère de discrimination à l'embauche. La plainte à la Halde porte ses fruits ?

La législation semble sur le point d'évoluer sur ce point, notamment grâce à notre plainte auprès de la HALDE. Il faut rester prudent… Mais c'est la reconnaissance que nous avions raison d'engager ce combat et un encouragement fort à le poursuivre ! D'ailleurs, lors de ma conférence de rentrée le 6 septembre, j'annoncerai des suites à notre initiative.

(1). Voir Regards n° 313

(2). http://nonalapolitiquedupilori.org/


L’ACTUALITÉ Haut de page

Travaux d'été
Un été constructif

L'été est traditionnellement une saison propice aux travaux. On profite du ralentissement de l'activité et des conditions climatiques favorables pour lancer des travaux ou en mettre un coup sur les chantiers déjà débutés. Il serait fastidieux de vous énumérer la liste des interventions estivales dans l'espace public courneuvien. En effet, des travaux du quartier de La gare qui entrent dans leur phase terminale à ceux du Tramway ( portion Six-Routes / Gare de Saint-Denis) achevés le 20 août, les machines de chantiers n'ont pas arrêté. En voici quatre exemples :

• Rue Georges-Politzer, il reste encore du travail d'ici à la livraison en novembre, mais on devine déjà que la voie va changer de look. (1)

• L'école Joséphine-Baker sera terminée juste à temps (voir page 6) pour la rentrée, mais cet été c'est tout le quartier des Clos qui est sorti de terre avec elle. (2)

• Le rafraîchissement de l'école Langevin-Wallon est terminé et le résultat est saisissant. (3)

• À l'angle de l'avenue Barbusse et de la rue Robespierre, dans la zone dite du « Triangle » (4), les travaux de relocalisation de l'Espace de Proximité Verlaine (Terrains de tennis et football) sont lancés. Livraison prévue : janvier 2011.

Y. L.

 

Conférence de rentrée
Tour d'horizon avec le maire le 6 septembre


Après la délocalisation dans les quartiers Nord en 2008 pour revendiquer le franchissement de l'A1 et la venue de Louis Schweitzer alors président de la Halde en 2009 dans le cadre de la plainte contre les discriminations territoriales portée par la ville, retour à un format plus classique pour cette conférence de rentrée 2010. Dans la salle des fêtes de l'Hôtel de ville, le maire reviendra sur les évènements marquants de l'été avant de dévoiler les grands rendez-vous de l'automne que sera le rendez-vous national contre les discriminations territoriales début novembre et les Rencontres La Courneuve 2010, début décembre. Gilles Poux devrait aussi faire le point sur les suites du récent Conseil municipal des Quatre-Routes. Cette conférence de rentrée aura également des allures de veillée d'arme, la veille de la grande journée de mobilisation contre la réforme des retraites du mardi 7 septembre. Et oui messieurs les ministres pour les Courneuviens et leurs élus aussi les vacances sont finies.

Yann Lalande

infos +
Lundi 6 septembre, 18h30,
salle des fêtes de l'Hôtel de ville.

 

Logement
Six mois de plus pour l'Opah-Ru

Depuis 2001, pour le périmètre de la rue Pasteur et 2003 pour celui des Quatre-Routes, l'habitat privé de ces quartiers est l'objet d'une Opah-Ru, relancée pour 5 ans en juin 2005. Mais en quoi consiste un tel dispositif et pourquoi en avoir prorogé le terme de six mois ? « Dans un premier temps on définit des périmètres d'intervention, détaille Natacha Jannel de l'unité territoriale habitat de Plaine Commune. En l'occurrence les deux quartiers ciblés à La Courneuve sont les deux principales zones d'habitat privé. Ensuite on monte un groupement de professionnels (travailleurs sociaux, architectes…) qui mène des diagnostics et aide propriétaires individuels, copropriétaires et bailleurs privés à monter leurs dossiers de subventions. En effet, l'Opah-Ru permet aux adresses concernées de bénéficier de subventions majorées pour mener à bien des travaux dans les parties communes comme privatives. Avant d'avoir accès aux subsides de l'Agence nationale d'amélioration de l'habitat (ANAH, principal financeur) et du Fond d'intervention quartiers (FIQ) de Plaine Commune et du Conseil général, en amont il a fallu parfois mener un travail de longue haleine dans le domaine de la gestion des copropriétés notamment. » La dernière Opah-Ru a donc concerné 38 adresses représentant 556 logements qui ont bénéficié de travaux d'un coût total de 5,7 millions d'euros (dont 1 million abondé par le FIQ). Le temps a cependant manqué pour de nombreuses adresses, selon Natacha Jannel, d'où la prorogation de six mois : « Pour 22 adresses, dont plus de la moitié sur les Quatre-Routes, les travaux sont en cours ou étaient sur le point d'être votés par les copropriétés les plus en difficulté sur le plan de la gestion. En prolongeant l'action publique nous consolidons la dynamique engagée et optimisons la réalisation des améliorations projetées. » Coût estimé des travaux susceptibles d'être votés d'ici décembre : 2,5 millions d'euros, le FIQ mettant à disposition une rallonge de 360 000 euros.

Y. L.

 

Vie associative
Tous au Forum

Nombre d'associations courneuviennes vous donne rendez-vous le 4 septembre prochain, place de la Fraternité entre 14h à 18h.

Soixante, c'est le nombre d'associations courneuviennes attendues ce 4 septembre. Sociales ou éducatives, sportives, culturelles ou de jardinage, elles présenteront leurs activités et feront découvrir leurs projets à venir à travers des animations, des démonstrations et des initiations. Véritable vivier de citoyenneté et de solidarité, ce Forum constitue comme chaque année, le rendez-vous majeur de la vie associative courneuvienne. Le Conseil local de la jeunesse, le Conseil des sages, les services de Plaine Commune, l'unité Démocratie participative, les Francas, le Conseil communal des enfants seront également au rendez-vous. L'OMS ( Office municipal des sports ) et l'EMEPS ( École municipale d'éducation physique et sportive ) démarreront leurs inscriptions 2010-2011. Au fil de l'après-midi, les visiteurs assisteront à des démonstrations de danse, de karaté et bien d'autres encore. Afin de favoriser la rencontre et l'échange, une nouveauté pointe son nez pour cette nouvelle édition : un espace citoyenneté ayant pour thématique «Comment construire ensemble». Rappelons que, comme l'an passé, le Forum des associations sera précédé, la veille en mairie de 19h à 21h par une rencontre-débat sur le thème « comment faire sens collectivement ». Parmi d'autres intervenants, Eugène-Henri Moré, adjoint au maire délégué à la Vie associative et Robert Turgis, directeur de la Fédération des œuvres laïques mèneront le débat.

Isabelle Meurisse

 

Insertion
L'innovation récompensée


Plaine Commune a reçu un prix international pour son projet Pass'Sport pour l'emploi mené à La Courneuve.

À l'occasion du 2e colloque international « Welfare to work » ( Insertion professionnelle ) organisé par la ville de Rotterdam ( Pays-Bas ) fin mai, la politique d'insertion de Plaine Commune s'est soudain retrouvée sur le devant de la scène. C'est plus exactement une expérience innovante menée à La Courneuve en décembre 2009, qui a permis à la Communauté d'agglomération d'obtenir le prix du meilleur projet 2010, décerné par un jury composé de politiques et d'universitaires et de devancer par la même occasion 19 autres programmes issus de 11 pays. Le Pass'Sport pour l'emploi a donc séduit et pourrait même être source d'inspiration, selon Hadjira Farzad responsable de la maison de l'emploi de La Courneuve et qui s'est rendue à Rotterdam fin mai : « Ce colloque a pour but d'engager une réflexion sur l'impact de la crise sur l'emploi des jeunes et sur les politiques d'insertion à mener. On compare les expériences et les projets récompensés le sont pour leur caractère innovant, leur faible coût et leur duplicabilité. Le Pass'Sport pour l'emploi répondait plutôt bien à ce cahier des charges. » Un projet dont il convient de rappeler le principe. « Il s'agit d'un parrainage de projet professionnel entre 15 jeunes bénéficiaires du RSA et 15 entreprises, explique Hadjira Farzad. Une rencontre sportive servait de cadre afin de faciliter l'échange et de rompre la glace. Deux jours de coaching étaient au programme. Ensuite charge au parrain d'ouvrir son réseau professionnel et personnel pour aider le parrainé. Au bout de trois mois, 13 des 15 parrainés avaient trouvé un emploi. » Efficace, peu coûteux, duplicable, il n'en fallait pas plus pour obtenir la consécration.

Yann Lalande

 

Handicap
« 300 kilos de bouchons collectés »

Entretien avec Razika Kerchouni*, après l'opération Bouchons d'amour sur La Plage.

Regards : Quel est le bilan de l'opération et pouvez-vous nous en rappeler l'objectif ?

Razika Kerchouni : Sur La Plage, 300 kilos de bouchons plastiques ont été collectés par les Courneuviens et le personnel communal. C'est pas mal. On doit y ajouter les 100 kilos collectés tout au long de l'année scolaire par l'école Charlie-Chaplin. Maintenant l'opération continue jusqu'en juin 2011, avec quatre points de collecte au bâtiment administratif (rue Gabriel-Péri), au Super U des Quatre-Routes, au Centre Municipal de Santé et à l'accueil de l'Hôtel de ville. Pour une tonne de bouchons recyclés l'association reçoit 200 euros. Ca peut sembler dérisoire, mais il s'agit d'un geste structurant qui sensibilise au handicap et c'est une vraie démarche solidaire en faveur de Rafik Arabat. Le but est, je le rappelle, de financer un fauteuil roulant de compétition (coût 7 000 euros, non pris en charge par la Sécu) pour notre jeune haltérophile handisport dans la perspective des jeux paralympiques de Londres en 2012. La fondation jeunesse Feu Vert nous apporte son soutien, tout comme la fédération handisport qui participera au financement du matériel à hauteur de 1 800 euros. Rafik devrait aussi bénéficier du Projet J.

R. : Au delà des Bouchons d'amour, où en est la politique handicap de la ville ?

R. K. : Une commission municipale handicap a vu le jour en novembre 2009. Elle s'appuie sur le milieu associatif directement concerné par ces questions et siège tous les trimestres. Elle soutient des opérations telles que les Bouchons d'amours mais se veut aussi un outil de revendication auprès du Medef local notamment, ou pour réclamer l'accessibilité aux distributeurs automatiques de billets de La Poste. Depuis la loi cadre de 2005 sur la prise en compte des situations de handicap, les régressions s'accumulent et les dérogations se multiplient, il convient donc d'être vigilant.

Propos recueillis par Y. L.

* Conseillère municipale déléguée aux droits des personnes handicapées


Rentrée scolaire
La ville construit, l'État détruit

Malgré les réformes rétrogrades de l'État, la municipalité continue d'œuvrer pour le bien-être de chaque élève.

Complexe scolaire Joséphine-Baker

Cet équipement neuf, composé d'une école maternelle, d'une élémentaire, d'un centre de loisirs et des locaux de l'inspection de l'Éducation nationale de La Courneuve, ouvrira partiellement pour cette rentrée 2010. Par la suite, le groupe scolaire accueillera les enfants qui emménageront progressivement dans les nouveaux logements du quartier. Dès cette rentrée, l'école accueillera 8 à 10 classes. Daniel Dubois, ancien enseignant à Joliot-Curie, prendra la direction de l'établissement. Coût des travaux : 12,5 millions d'euros.

Travaux

Plusieurs groupes scolaires ont pris un coup de neuf cet été. L'école Paul-Doumer voit s'installer sur son toit des panneaux photovoltaïques, Anatole-France a gagné en sécurité, Robespierre/Vallès a pris quelques coups de pinceaux, l'école Langevin-Wallon ( voir photo p. 4 ), grande gagnante des travaux, après Joséphine-Baker, s'est agrandie de quelques mètres carrés et l'isolation ( thermique et phonique ) a été totalement remise aux normes.

Réformes ministérielles

La Courneuve est en colère. Malgré certaines écoles déjà surchargées, Luc Chatel voudrait augmenter le nombre d'élèves par classe afin de réduire le budget. Ce dernier, qui réduit de plus en plus, vise la suppression pure et simple de la scolarisation des enfants de 2 ans. La ville continue de les inscrire et les scolarisera en fonction des places disponibles à la rentrée. Mais le compte n'y est pas, en 2009 plus de 180 enfants n'ont pu trouver de place. Autre suppression : l'IUFM ( Institut universitaire de formation des maîtres ). Cela signifie qu'en cas de remplacement, les élèves pourraient se retrouver face à un étudiant en début de cursus, c'est-à-dire sans formation. De nombreux mouvements de grèves, à La Courneuve et ailleurs, ont dénoncé cette pratique, l'an dernier.

Isabelle Meurisse

 

Travaux et circulation
Rue de Verdun

À partir du 30 août, pour des raisons de sécurité, la voie sera une impasse, dans la mesure où un sens unique de circulation a été créé entre l'avenue de la Division-Leclerc située sur la commune du Bourget, jusqu'au numéro 21 de la rue de Verdun situé sur la commune de La Courneuve. Le stationnement sera limité aux places autorisées.

 

CAF
Pensez à l'ARS

L'allocation de rentrée scolaire est versée sous condition aux familles aux revenus modestes dont les enfants de 6 à 18 ans sont scolarisés ou en apprentissage. Pour l'obtenir : il faut un justificatif de scolarité. Les apprentis doivent percevoir moins de 55% du Smic. Pour les familles ayant un seul enfant à charge : envoyer à la CAF le formulaire « Déclaration de situation pour les prestations familiales et les aides au logement » accompagné des justificatifs demandés.

infos +
Formulaire disponible sur www.caf.fr, onglet Particuliers, puis Métropole, puis Allocations familiales.

 

Logement
Non au surloyer !

Le projet Convention d'utilité sociale (CUS) que le conseil d'administration de Plaine Commune Habitat a voté, comporte deux refus : non aux nouveaux barèmes de surloyers qui devraient être mis en place par l'État et qui auraient pour conséquence de multiplier par dix le nombre de ménages soumis au surloyer. Ce dernier passerait de 70 à 428 euros par mois. Plaine Commune Habitat refuse également la vente de logements HLM afin de ne pas augmenter la pénurie de logements sociaux. Ces refus ont été transmis au préfet le 30 juin.

 

Tourisme
Recherche greeters !

Les greeters sont un réseau de volontaires bénévoles, amoureux de leur ville ou de leur quartier, qui souhaitent les faire découvrir à des visiteurs. C'est une nouvelle forme de tourisme basée sur la gratuité, la rencontre et le contact humain. Si vous souhaitez intégrer ce réseau, vous pouvez vous inscrire.

infos +
CDT 93 au 01 49 15 98 98 ou par mail à c.guizard@tourisme93.com.
Tous les renseignements sur www.parisgreeter.fr

 

Séjours seniors
Il reste des places !

Dans le cadre des activités loisirs et vacances proposées aux seniors la Municipalité, en partenariat avec l'ANCV (Agence nationale pour les chèques vacances) organise un séjour, du 18 au 25 septembre à Saint-Genies en Dordogne. Il reste encore quelques places.

infos +
Inscriptions : Maison Marcel-Paul 77, avenue de la République.
Tél : 01 49 92 80 61 ou 62.


Une charte pour la restauration scolaire


Dans le cadre du Projet éducatif local, une Charte que vous êtes invités à soutenir, a été élaborée.

Parents d'élèves de primaire ou de maternelle, si vous ne l'avez pas déjà reçue, vous trouverez bientôt dans votre boîte aux lettres la Charte de la restauration scolaire. Une charte pourquoi faire, vous demanderez-vous peut-être ? Pour Corinne Cadays-Delhôme, adjointe au maire déléguée aux Droit de l'enfant, ce document qui lie Ville, parents et différents partenaires permet « d'insister sur la reconnaissance de la restauration comme un temps important pour les enfants : un temps éducatif et de partage privilégié. » C'est aussi l'occasion pour les différents contractants de réaffirmer leur adhésion à des valeurs telles que la laïcité, le choix du Service public ou encore l'accessibilité pour tous à un repas. « La municipalité souhaite confirmer sa politique de solidarité et veille constamment à rendre le meilleur service aux Courneuviens », résume l'adjointe. Améliorer le service passe donc par des engagements ( chaque école doit formaliser un projet pédagogique du temps de restauration ) et des innovations. « Les nouveautés de la rentrée sont, en primaire, la mise en place d'un premier self à l'école Joséphine-Baker, puis sur plusieurs années, dans tous les établissements, ce qui permettra d'instaurer plus systématiquement le double choix des menus ( il s'applique ponctuellement aujourd'hui ), se réjouit Corinne Cadays-Delhôme. En maternelle, l'encadrement des temps de restauration sera désormais effectué par les ATSEM, personnel communal qui possède une formation spécifique et de bonnes connaissances du milieu de l'enfance. » Alors, à table les enfants !

Yann Lalande

 

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Environnement
L'Agenda 21 est lancé

Graines d'avenir est officiellement en marche depuis le 8 juillet. Après plusieurs mois de réflexion, les huit municipalités de Plaine Commune se sont décidées à dessiner ensemble

un avenir plus prometteur pour la planète.

L'Agenda 21 vise à mettre en œuvre progressivement et de manière pérenne le développement durable à l'échelle d'un territoire. Ce plan d'actions pour le XXIe siècle est mené par la collectivité en concertation avec tous les partenaires : élus, habitants, associations, entreprises, etc. L'idée générale est de remédier aux dégâts vis-à-vis de la nature, dans le respect des générations futures et en préservant les ressources naturelles de la planète. Que faire contre le changement climatique ? Comment consommer autrement ? Comment se sentir bien dans sa ville ? Organisée autour d'un film, d'ateliers pour les enfants et de débats, la soirée de présentation du 8 juillet a fait la part belle à une multitude de sujets déterminants pour l'avenir de la société que les habitants veulent pour demain : logement, transports, nature, tranquillité, alimentation, bien-être, culture. Des réalisations concrètes dans les villes sont déjà en cours et sensibilisent à leur façon enfants comme adultes au développement durable. Saint-Denis a travaillé sur les éco-gestes, La Courneuve, par le biais d'une exposition réalisée par les centres de loisirs, a insisté sur le gaspillage d'eau, de papier, d'énergie, Villetaneuse s'est penchée sur la question de l'éco-habitat et la gestion de l'eau. « Les gens ne sont plus seuls. Ils sont ensemble sur le territoire et ils le construisent. Donner à chacun la capacité de réussir sa vie individuellement et collectivement, c'est ça l'enjeu de Graines d'avenir » explique Pierre Radanne, ancien président de l'Ademe ( Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie ). Dorénavant, c'est aux villes de se mettre au diapason.

Isabelle Meurisse

Évènements à venir
• 6 septembre : le blog « Graines d'avenir », hébergé par le Bondy Blog sera opérationnel afin de permettre aux jeunes de s'exprimer. Un appel à bloggeurs sera lancé dans les espaces jeunesse.
• 12 octobre : un atelier de concertation réunira les acteurs de la ville pour établir un diagnostic des problématiques du développement durable.
• Fin octobre : un forum aura lieu à l'échelle de Plaine Commune.

 

Retraites
Objectif 7 septembre

Lors de la journée d'action du 24 juin dernier, des centaines de milliers de manifestants ont affirmé leur opposition au projet de réforme du gouvernement, notamment au report des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise les salariés ayant commencé à travailler jeunes. Les organisations syndicales* dénoncent la campagne médiatique du gouvernement qui travestit la réalité du projet. Elles appellent à une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre prochain, au moment où s'ouvrira le débat parlementaire.

* CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

 

Sébastien Lagrave,l'excellence artistique pour tous

Le nouveau responsable du spectacle vivant du Centre culturel Jean-Houdremont, aspire à mener une action ambitieuse sans tomber dans l'élitisme.

Sinueux mais cohérent », c'est ainsi que Sébastien Lagrave qualifie son propre parcours. L'ex-professeur de philosophie, ex-chanteur lyrique professionnel, ex-administrateur d'une compagnie d'opéra de rue, ex-pianiste de jazz et ex-responsable de projet à Actar 77 ( démocratisation culturelle en Seine-et-Marne), trace en effet sans peine une ligne conductrice entre toutes « ses vies ». « En tant que ténor, j'ai très vite été dérangé en constatant que l'art lyrique était réservé à un certain public. Rapidement j'ai donc voulu construire plutôt qu'interpréter, dans le but de mettre l'excellence à la portée de tous. C'est le sens de ma reconversion. » À 42 ans l'envie d'un poste de direction s'est faite sentir mais pas n'importe où cependant. « Je n'aurais pas postulé partout. J'avais déjà travaillé en Seine-Saint-Denis et en banlieue lyonnaise et j'habite depuis 10 ans à la Goûte d'or (Paris XVIIIe). J'aime ces quartiers populaires où l'on rencontre des gens qui manifestent une véritable volonté d'agir en matière de culture en gardant comme préoccupation première : touche-t-on le public par notre action ? » Si la saison culturelle qui débutera en octobre n'est pas entièrement de son fait pour cause de prise de fonction tardive, elle a été construite en fonction de cette approche de l'action culturelle. « D'une part, je voulais respecter ce qui se faisait déjà et qui marchait bien, d'autre part je tiens à rassurer ceux qui s'inquiètent éventuellement : ce n'est pas parce que j'ai été ténor que je vais programmer du lyrique. D'autant plus que Le Centre Houdremont dispose d'une des scènes les plus intéressantes du département. Sa pluridisciplinarité est assez unique. C'est une vraie richesse et c'est à nous acteurs culturels de l'exploiter au mieux en fonction de la réalité sociologique de la ville. Je veux que les habitants s'approprient le lieu et que, dans quelques années, ils se demandent naturellement : tiens qu'est-ce qu'ils font ce week-end au Centre culturel ? »

Yann Lalande

infos +
Du 15 au 30 septembre, Sébastien Lagrave, tiendra une permanence dans le hall d'entrée du Centre culturel entre 12h et 13h afin d'expliquer au public la programmation 2010-2011.

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L'Humanité en son jardin courneuvien


Née le 7 septembre 1930, parc Sacco et Venzetti à Bezons dans le Val-d'Oise, la Fête de l'Humanité n'est pas de ces dames pudiques quant à leur âge. Elle s'apprête à fêter fièrement ses 80 ans du 10 au 12 septembre prochains. Pas de complexe donc. Il faut dire qu'on a connu octogénaire moins pimpante. Le succès populaire, s'il a fluctué tout au long de sa longue histoire, ne se dément pas, faisant du rendez-vous un incontournable du calendrier hexagonal. « Le succès chaque année confirmé de cette fête est l'incarnation de cette affirmation que le peuple existe, selon Valère Staraselski, journaliste et écrivain auteur de « La Fête de l'Humanité, 80 ans de solidarité. » C'est tout le peuple qui y vient et pas seulement le peuple communiste. En ce sens elle est une grande fête républicaine. Elle est une spécificité française et donc appartient au patrimoine national, si bien qu'il faut y avoir été une fois dans sa vie. »

Si aujourd'hui pour certains visiteurs, elle est aussi et avant tout une sorte de gigantesque festival de musique, la Fête de l'Huma est restée fidèle à la raison d'être de sa première édition : défendre le journal éponyme. « En 1930 le gouvernement décide de s'attaquer à l'Humanité en raison d'un ton trop violent quasi insurrectionnel, relate Valère Staraselski. Il fait donc occuper les locaux de la Banque ouvrière paysanne à laquelle l'Huma doit de l'argent et fait exiger du journal le paiement de ses dettes. En réaction 150 Comités de Défense de l'Humanité se constituent ( CDH, futurs Comité de diffusion de l'humanité ) et, à l'issu de leur premier congrès, une fête champêtre est organisée le dimanche. Par la suite l'Humanité sera toujours en lutte pour sa survie. Les moments où le journal sera tranquille seront rares et, à défaut de toujours pouvoir le soutenir financièrement, la Fête contribuera à sauver l'image du journal ». À Garches, puis sur la Pelouse de Reuilly au bois de Vincennes, la fête draine rapidement la grande foule, ainsi qu'intellectuels et artistes.

Mais elle gène également et en 1957, elle est contrainte à l'exil. « Après l'invasion de Budapest par les troupes soviétiques, le Conseil de Paris ne veut plus de la Fête de l'Huma sur la pelouse de Reuilly, explique Valère Staraselski. Les Communistes gênent politiquement. En 1957, la Fête part au Parc Montereau, à Montreuil. Des trombes d'eau s'abattent sur la Fête et le terrain n'est pas adapté. Des torrents de boue se forment. En 1958, on revient bon gré mal gré. En 1959, direction les terrasses de Meudon, mais le terrain est trop petit. En 1960, la fête atterrit finalement au Parc des sports de La Courneuve. » Même si les organisateurs rêvent encore un temps de Paris* et sont autorisés à retourner dans le bois de Vincennes de 1966 à 1970, c'est le début d'une grande histoire entre la Fête de l'Humanité et La Courneuve qu'elle retrouve en 1971. Au point que pour beaucoup de Français aujourd'hui encore La Fête de l'Huma c'est La Courneuve et La Courneuve c'est la Fête de l'Huma.

Ce que confirme en partie Gilles Poux qui a découvert La Courneuve en 1973, à l'occasion justement de la Fête : « Que notre ville soit associée à ce grand rendez-vous populaire et festif a permis à beaucoup d'appréhender La Courneuve avec un autre regard que celui qui prévaut habituellement. La Fête de l'Huma est très positive en terme d'image. » Plus à son aise dans le plus grand espace dont elle ait jamais disposé, la Fête se développe et développe de nouvelles activités. Après l'avoir longtemps cherché, la Fête de l'Humanité a donc trouvé un écrin à sa mesure et qui lui ressemble.

Yann Lalande

infos +
Pour tout connaître sur l'histoire : La Fête de l'Humanité 80 ans de solidarité par Valère Staraselski aux éditions du Cherche midi.

*« Nous réclamons et nous réclamerons toujours Vincennes, parce que c'est Paris et parce qu'il est normal que la plus grande fête de France se tienne dans la capitale (…) mais les travailleurs seront chez eux à la Courneuve et tout laisse à penser qu'ils tiendront à relever le défi en assurant à notre fête un succès énorme » L'Humanité 7 août 1971.


« C'est la Fête de la défense des libertés »

Entretien avec Patrick Le Hyaric, directeur du journal L'Humanité, député au Parlement européen et ancien conseiller municipal de La Courneuve.

Regards : La Fête de l'Humanité existe depuis 1930. Près d'un siècle plus tard, en quoi cet événement est-il toujours important ?

Patrick Le Hyaric : Dans un climat difficile, inquiétant pour les populations et leur famille, il sera bon de se retrouver ensemble à une fête conviviale, de fraternité, de solidarité. Elle sera le lieu de convergence de toutes les colères contre l'austérité, la mal vie imposée ou le projet de casse des retraites. Elle sera aussi le lieu d'expression pour la défense des valeurs de notre République, contre les discours de haine, de division du pouvoir. C'est la fête de la défense des libertés.

R. : Son succès populaire ne se dément pas. Selon vous, quelle en est la raison ? Qu'apporte la Fête de l'Humanité ?

P. L. H : Cet événement peut permettre à des milliers de personnes très diverses de se faire entendre ensemble, au même moment, ce qui donnera de la force à leurs aspirations au changement. La Fête de l'Huma permet également de faire vivre les journaux L'Humanité et L'Humanité Dimanche. Les bénéfices, quand il y en a, permettent de les améliorer, de continuer à être toujours au service des gens qui en ont et en auront de plus en plus besoin.

R. : Après 80 ans d'existence, la Fête de l'Huma a connu quelques évolutions. Quels sont les changements fondamentaux?

P. L. H : Ce rendez-vous annuel est un événement « total », c'est-à-dire qu'il est à la fois la fête d'un journal et comme le journal, la Fête de l'Humanité est pour le peuple, citoyenne, culturelle et politique. Elle est devenue de plus en plus grande, mais surtout plus ouverte, avec plus de deux cents débats. Elle permet à la population de Seine-Saint-Denis et particulièrement à celle de La Courneuve de découvrir les plus grands artistes pour un prix qui reste raisonnable.

Propos recueillis par Isabelle Meurisse

 

VOUS AVEZ DIT ?

Charles Trochaud, 82 ans
« Je ne me souviens pas d'années où je n'y étais pas »

« Je me rends à la Fête de l'Humanité depuis 1936. J'ai quasiment vu la naissance de cette fête populaire. Mon père était militant, il m'y emmenait chaque année. Avant la guerre, c'était la sortie familiale. On se retrouvait tous là-bas. L'ambiance y était agréable. Depuis, il y a eu du changement. La fête a pris de plus en plus d'importance au niveau de sa renommée, de la diversité des stands et des discussions. Cette année, je serais encore de la partie. J'aime m'y retrouver avec mes amis et entamer des discussions politiques. C'est intéressant. Même pour les jeunes qui ont accès à plusieurs concerts en tout genre. Il est clair que cet événement marque par ces nombreux débats politiques mais il faut rappeler également que ces discussions ne constituent pas l'essentiel de la fête. »

Nassor Ahmed, 19 ans
« Je vais m'y rendre pour la première fois »

« La Fête de l'Huma représente pour moi un grand événement politico-culturel d'échanges et de débats importants qui permettent de réunir des associations et un nombre important de militants communistes, présents pour soutenir leur journal. Rendez-vous de rentrée, il permet d'achever l'été en beauté avec un moment festif et musical. Cette année, je vais m'y rendre pour la première fois. Je vais donner un coup de main sur quelques stands, me rendre utile. J'ai beaucoup entendu parler de cette fête et je m'en fais une image positive. Je pense qu'elle est plus qu'un rendez-vous politique. Elle permet de s'amuser en famille ou entre amis. Pour moi, la Fête de l'Humanité s'est transformée aujourd'hui en quelque chose de plus ouvert. Tout le monde peut s'y retrouver, communiste ou non . »

Propos recueillis par Isabelle Meurisse

 

Le combat de Zebrock

Malgré un budget en nette diminution, l'association Zebrock, associée à la Fête de l'Humanité depuis 6 ans, continue de faire vivre la musique populaire en banlieue parisienne.

La Fête de l'Huma, c'est une programmation musicale de qualité qui attire des milliers de personnes. Depuis 6 ans maintenant, c'est aussi la scène Zebrock, petite sœur de la grande scène, où toutes les plus belles découvertes font leurs premiers pas. Elle permet de faire jouer de jeunes artistes motivés dans des conditions de haut niveau » se félicite Edgar Garcia, responsable de l'association et directeur artistique de la Fête. Les 10, 11 et 12 septembre, aux côtés d'artistes confirmés tels qu'Agnès Bihl ou Volo, la « petite » scène accueillera les lauréats du Grand Zebrock 2010 : Ell, groupe de pop folk jouera le 11 septembre à 14h20, Mamienco, plutôt rock klezmer se produira le même jour à 15h50 et Aschehoug, branché hip hop, le 12 septembre à 15h40. En plus d'être une scène, Zebrock est avant tout une association, née il y a 20 ans en Seine-Saint-Denis pour faire vivre les musiques populaires. Pour cette raison, elle multiplie les actions en direction des établissements de banlieues, tels que Zebrock au Bahut qui fait ou parfait la culture musicale des élèves, souvent scolarisés en zones sensibles. Ces derniers, grâce à Zebrock, s'emparent non seulement des textes de Diam's ou NTM mais des chansons de Jean Ferrat ou Clarika. Malgré tous ces beaux projets, l'association Zebrock est en danger. « Nous nous attendons à une année 2011 extrêmement difficile. Nos subventions, indispensables pour perpétuer nos actions, risquent d'être supprimées d'un moment à l'autre à cause de la Révision Générale des Politiques Publiques. On va se battre » conclut Edgar Garcia.

Isabelle Meurisse

infos +
Programmation complète de la scène Zebrock sur www.zebrock.net

 

késako ?
L'Humanité

C'est l'un des neuf quotidiens nationaux et le second en terme d'ancienneté. Créé en 1904 par Jean-Jaurès, l'Humanité s'est défini comme l'organe central du parti Communiste Français de 1920 à 1994. Après avoir tiré jusqu'à 400 000 exemplaires dans l'immédiate après-guerre, sa diffusion décline pour atteindre 50 000 exemplaires aujourd'hui. La survie du titre, dont le siège est situé à Saint-Denis, a été plusieurs fois menacé. Sympathisants et lecteurs voleront régulièrement au secours du quotidien au point d'entrer au capital en 2001 via la Société des lecteurs de l'Humanité et La Société des Amis de l'Humanité.

600 000


le nombre de visiteurs lors de l'édition 2009. Le record en la matière date de 1945, avec 1 million de visiteurs pour fêter l'Huma et la Libération.

 

Pour ce 80e anniversaire, le spectacle sera partout dans la fête et l'affiche de la grande scène sera éclectique et prestigieuse. Rendez-vous sur http://humanite.fr/fete_huma/concerts, pour le détail complet.

 

Dossier réalisé par Isabelle Meurisse

 

TRIBUNES POLITIQUEHaut de page


Les textes de ces tribunes, où s'expriment les groupes représentés au Conseil municipal, n'engagent que leurs auteurs.

Élus communistes et personnalités citoyennes

L'art de la diversion

Le gouvernement Sarkozy n'en finit plus de creuser l'écart avec les attentes réelles des Français. Loin de répondre aux inquiétudes et aux préoccupations quotidiennes, l'Etat préfère détourner l'attention en désignant chaque fois de nouvelles cibles, responsables provisoires du déclin de notre pays, victimes de ce sport favori qu'est devenu pour notre président, la stigmatisation.

Après avoir imposé un débat sur l'identité nationale qui n'a finalement trompé personne, encore moins les Courneuviens, et visait surtout à diviser les Français autour d'une conception figée et réductrice de notre culture commune, voilà que la troupe UMP s'en prend aux Roms. Après des communiqués à tout va sur les évacuations de campements, une centaine de Roms viennent d'être «rapatriés» vers la Roumanie, avec une discrétion inhabituelle.

Depuis plusieurs années, avec d'autres élus, nous demandons la tenue d'une conférence régionale sur la gestion des Roms, pour ensemble, trouver des solutions pérennes, quand notre gouvernement, incapable de réfléchir à des solutions adaptées et durables, « chasse » des citoyens, pourtant Européens. Pour dire « NON » et faire les alternatives de nos élus et de notre population aux projets gouvernementaux, soyons déterminés et donnons-nous rendez-vous le 7 septembre pour la grande mobilisation citoyenne et syndicale contre le projet de réforme des retraites, puis les 10, 11 et 12 septembre à la Fête de l'Humanité !=

Corinne Cadays-Delhome
Adjointe au maire
déléguée aux droits de l'enfant

 

ÉLUS Lutte Ouvrière

Tous dans la rue le 7 septembre

Nous sommes appelés à manifester Mardi 7 Septembre contre les attaques sur nos retraites. Non seulement on veut nous faire travailler plus longtemps mais on partira avec de moins en moins d'argent. Déjà depuis 1993, le pouvoir d'achat des retraités a baissé de 20%. Ici, à La Courneuve, des hommes et des femmes retraités sont obligés de travailler pour vivre. Dans le pays, il y a plus de 4 millions de retraités pauvres, dont près de 3 sur 4 sont des femmes !

De l'argent, le gouvernement en trouve pour aider les patrons et les milliardaires. On l'a vu avec Liliane Bettencourt (rien à voir avec Ingrid), une des plus grosses fortunes françaises qui a reçu 30 million d'Euros de l'Etat au titre de réductions d'impôts liées au bouclier fiscal. Et ce n'est qu'un cas parmi d'autres. Les riches n'ont jamais été aussi riches malgré la crise.

Alors pas d'accord pour s'enfoncer dans la misère, alors qu'une poignée s'enrichit toujours plus. Le 7 Septembre, crions dans la rue notre colère. Cette journée doit être suivie d'autres étapes, pour entrainer les hésitants et aller vers une lutte d'ensemble du monde du travail, qui permettra d'inverser la vapeur. Pour détourner notre colère et draguer les électeurs de Le Pen, le gouvernement se livre à des rafles contre femmes et enfants Roms. Le 7 septembre, protestons contre ces actes odieux.

Cécile Duchêne,
06 10 92 44 77


ÉLUS VERTS ET APPARENTÉS

15 août

Après une hausse de 2,3% en août 2009, les prix de l'électricité augmentent de 3,4% le 15 août. Cumulée à l'importante hausse des tarifs du gaz (15% en 2010), cette augmentation pèsera lourd dans les budgets. Pour la justifier, le gouvernement invoque les investissements dans les réseaux et le parc de production ainsi que dans les énergies renouvelables.

Pourtant, selon le rapport d'activité d'EDF pour 2009, ce ne sont pas les énergies vertes mais le nucléaire et les acquisitions à l'étranger qui pèsent lourd dans son budget. En 2009, le nucléaire représentait 64% de puissance installée en France par EDF contre 0,012% seulement pour les énergies renouvelables (hors hydraulique). Les retards dans les chantiers EPR pèsent également très lourd. Les surcoûts s'élèvent à chaque fois à environ 2 milliards d'Euros alors que les problèmes techniques et le manque d'anticipation font craindre de nouvelles dépenses. Il est clair que les ménages vont devoir de nouveau payer pour des erreurs stratégiques d'EDF qui transfère sur eux le coût de ses ambitions internationales et des dépenses astronomiques liées à la domination du nucléaire dans le bouquet énergétique français. Le gouvernement et EDF doivent rendre des comptes et changer de stratégie industrielle pour sortir de l'entêtement nucléaire.

Didier Schulz
Conseiller Municipal – Les Verts / Europe Ecologie
http://www.ecologielacourneuve.fr

 

ÉLU DU PARTI DE GAUCHE

Pas de boucs émissaires !

Le gouvernement a profité de l'été pour engager le débat sécuritaire, choisissant de désigner des boucs émissaires tout en pratiquant amalgames et stigmatisations. C'est ainsi que nous avons été confrontés sur la ville à la question des Roms. Notre position est claire, les Roms sont avant tout les victimes d'un pays d'origine qui les rejette. Je condamne Hortefeux et la droite qui les désignent comme des boucs émissaires. Il faut se poser la question de la méthode à employer pour que ce peuple retrouve sa dignité, ses libertés et l'accès aux droits fondamentaux. C'est ainsi que notre nation doit aborder ce problème, plutôt que de jeter en pâture des milliers de personnes en raison de leur origine. Rien ne pourra se régler si chacun ne prend pas ses responsabilités. L'Europe d'abord, pour trouver une solution globale. Sur le terrain ensuite, en pratiquant des politiques d'intégration plutôt que de stigmatisation et de rejet. Sur le territoire de Plaine Commune il existe deux villages d'insertion qui permettent de traiter correctement ces populations. Je rappelle, (même s'il ne faut pas faire d'amalgame) que les villes doivent construire des terrains d'accueil pour les gens du voyage et que La Courneuve a rempli son obligation ; tout le monde ne peut pas en dire autant surtout à droite ! Une fois de plus c'est la gauche qui ouvre le chemin de l'approche humaniste d'un problème.

Laurent Thibaut
Adjoint au maire
Thibaut.laurent@wanadoo.fr


Élus socialistes

Refaire de l'École une priorité !

Dans une semaine, les élèves reprendront le chemin de l'École. Attendue par les uns, redoutée par les autres, la rentrée suscite espoirs ou interrogations. Cette rentrée est marquée à La Courneuve par l'ouverture d'une nouvelle école maternelle et élémentaire dans le quartier des Clos. Cela a nécessité une révision des secteurs scolaires qui suscite des interrogations, voire des inquiétudes chez les familles concernées. Il faut être attentif aux conséquences concrètes et envisager, si nécessaire, des ajustements. Après les travaux de rénovation et d'agrandissement du collège Poincaré l'an dernier, ce sont aussi le restaurant et la section SEGPA du collège Politzer qui ont été totalement rénovés.

Mais la suppression de milliers de postes d'enseignants rend la scolarité des élèves plus difficile, en particulier dans une ville comme la nôtre : des postes non pourvus dès la rentrée, des enseignants absents non remplacés, des réseaux d'aide aux élèves en difficultés qui disparaissent… Il nous faut être rapidement mobilisés pour défendre l'École publique face à ceux qui sont prêts à la sacrifier.

Si l'École ne peut pas tout, la place qui lui est accordée montre la direction que prend une société. Il y a urgence à refaire de l'Éducation Nationale une priorité.

Stéphane Troussel
Vice-président du Conseil général
Conseiller général de La Courneuve
www.stephanetroussel.fr
Pour tout contact : 01 43 93 93 75

 

ÉLUS UMP

Le Gouvernement engage une phase décisive dans la guerre contre la criminalité

A La Courneuve, Nicolas SARKOZY avait promis une lutte implacable, une guerre contre la criminalité et il avait prévenu qu'il s'y engagerait personnellement. Ces nouvelles annonces courageuses qui brisent des tabous démontrent toute sa détermination. Parce qu'il sait que la lutte contre la délinquance est un combat incessant, le Chef de l'Etat a annoncé des mesures fortes et fermes qu'il souhaite voir mises en œuvre. Ces mesures marquent une étape décisive dans le combat contre l'insécurité. A ceux qui, à gauche, fustigent le Gouvernement, je tiens à rappeler que ce sont les mêmes qui ont fait preuve d'une naïveté coupable dans la lutte contre l'insécurité, dans le recul de l'autorité parentale, la dégradation de l'Ecole de la République, et aujourd'hui tentent de donner des leçons en matière de sécurité. Ils sont passés de la naïveté à l'angélisme. C'est pire ! Ce sont toujours les mêmes qui refusent dans notre ville l'installation de plus de caméras de surveillance, l'instauration d'une police municipale et d'un policier référent dans les établissements scolaires. Manifestement pour les socialistes et les communistes, la violence se combat avec des mots dans les salons, pour nous, la lutte contre la délinquance se gagnera dans la rue.

Kamel Hamza
hamza_la_courneuve@yahoo.fr


CULTUREHaut de page

Deux jours sur la piste de l'héritage artistique
Les Journées européennes du patrimoine constituent chaque année le grand rendez-vous culturel de la rentrée pour un public qui, peut (re)découvrir le patrimoine proche de son environnement quotidien.

Les Grands Hommes : quand femmes et hommes construisent l'Histoire ». Voici le thème national de cette 27e édition. Sur cette même thématique, le service Culturel de La Courneuve a choisi de faire découvrir au public l'histoire des œuvres d'art disséminées aux quatre coins de la Ville. Jean-Michel Roy, historien responsable de l'unité patrimoine et Caroline Marnay, chargée de mission arts visuels, proposent aux jeunes curieux, aux passionnés d'art ou tout simplement aux Courneuviens intéressés par le passé de leur Ville deux circuits de visites entièrement gratuits (voir encadré). Après ces deux balades éducatives, aucun détail lié à l'Histoire de la commune ne vous échappera. Vos guides parleront des artistes tels que Mentor, Selinger ou Tasliltsky qui ont marqué d'une manière ou d'une autre le passé de La Courneuve. Mais il sera également question d'immigration, de guerre, d'industrie et de politique. « Par exemple, il me semble indispensable de parler de Paul Faber, industriel qui fut directeur de l'usine Mecano pendant plus de 30 ans ou de Jean Rollin, Conservateur en chef du musée d'Art et d'Histoire de Saint-Denis, critique d'art à l'Humanité, aux Lettres françaises, ancien résistant et conseiller municipal à La Courneuve » explique Jean-Michel Roy. À ce poste, Jean Rollin suscita des achats d'oeuvres d'art par la Ville et des commandes d'envergure comme la Conquête du bonheur, de Mentor (400 m2), l'escalier de Subes, des sculptures monumentales à la Cité des
4 000 (Constant, Collamarini, Salmon). Depuis 2004, la commune participe à ces journées afin de faire connaître le patrimoine courneuvien au plus grand nombre. « Ces manifestations sont également l'occasion de montrer aux visiteurs, le travail fait en commun entre les historiens, les historiens d'art et les archéologues » conclut Jean-Michel Roy. = Isabelle Meurisse

Info +
Inscriptions et renseignements
au 01 49 92 62 81.
Ces deux manifestations sont gratuites.

 

Programme des visites
• Samedi 18 septembre de 14h à 16h. Départ de la Mairie, avenue de la République.
De Boris Taslitzky à Marylène Négro : l'homme et la société depuis la Seconde Guerre mondiale. Une mise en lumière des représentations qu'incarnent le « grand homme » et les espoirs qui lui sont attachés en tant qu'acteur de la société.

• Dimanche 19 septembre de 14h à 16h. Départ de la Maison du Peuple Guy-Môquet, 119 av. Paul-Vaillant-Couturier.
De Mentor à Selinger : l'homme face à l'histoire. Cette animation interroge la figure du « grand homme » inscrit dans une histoire longue, du rêve de l'émancipation de l'individu à son inscription dans une mémoire collective.

 

SPORT-CULTUREHaut de page

Judo
Tatami sous Pain de sucre…


Du 6 juillet au 6 août, une douzaine de jeunes adhérents de l'association du judo courneuvien (AJC) a bénéficié d'un stage exceptionnel au Brésil.

L'histoire commence en 2009, lorsque le club courneuvien ouvre une section de jiu-jitsu brésilien. Hakim, l'entraîneur en charge de la nouvelle discipline propose à Christiane Chaussé, présidente de l'AJC, d'emmener les jiu-jitsukas en herbe à Rio, afin d'effectuer un stage de perfectionnement. Très vite, les volontaires s'impliquent dans le projet et l'échange à dominante sportive entre l'Instituto Reação et le club courneuvien se met en place. Après
8 500 kilomètres de vol, le groupe dépose ses valises à Copacabana où il séjournera un mois. À peine installé, direction le complexe sportif flambant neuf de la Rocinha, la plus importante favela d'Amérique du sud, pour l'entraînement. La surprise est de taille. Champions internationaux et amateurs s'affrontent sur le même tatami. Incroyable ! Mieux encore, Flavio Canto, médaillé olympique en 2004, sera leur Shihan (leur maître) tout au long du stage. Les Courneuviens rencontrent -à raison d'une heure trente par jour- leurs homologues cariocas et améliorent leur technique. « C'était magique de faire combattre nos jeunes avec des champions, confie la présidente de l'AJC. Je ne sais pas si en France, on peut imaginer ça. Les champions ne s'entraînent pas naturellement dans les 4000 ! Le seul hic était la langue. On ne parlait pas brésilien. Mais les cours se sont admirablement bien passés. On se débrouillait toujours pour se faire comprendre soit avec des gestes, soit avec l'espagnol. C'était parfois un peu burlesque, mais ça a été une belle expérience. » La vie est difficile à Rio. La pauvreté est partout. « On a apporté 80 judojis (tenue des jiu-jitsukas), du matériel scolaire et sportif. C'est notre petite contribution pour les remercier de leur accueil » ajoute Christiane Chaussé. Mais au fil du séjour, ils découvrent une ville où le sport, et pas seulement le football, est roi. En effet, depuis 10 ans, grâce à Flavio Canto et son Institut, le judo et le jiu-jitsu brésiliens sont les moyens principaux pour se sortir de la favela. Les jiu-jitsukas Courneuviens ont profité pleinement de cette aventure humaine et attendent déjà l'arrivée de leurs confrères brésiliens, prévue pour juillet 2011.

Isabelle Meurisse


Sens de l'Art
Le pouvoir des femmes

La saison 2010-2011 ne manquera pas de sensualité. La galerie courneuvienne a décidé de célébrer l'art au féminin.

Une seule journée dans l'année dédiée aux femmes n'est pas suffisante. Elles ont toute leur place dans le monde artistique. L'année sera donc placée sous le signe de l'engagement au féminin. Et la marraine de cette saison ne sera autre que la figure tutélaire de Berty Albrecht, résistante française et image de l'émancipation, assassinée par les allemands en 1943», explique Anthony Russel, artiste-adhérent à la galerie. Côté expositions, Florence Davoult ouvrira le bal le 9 septembre. Son travail s'oriente sur le rapport de l'homme avec la nature. Marquée par les grandes étendues de la végétation africaine, l'artiste aime porter un regard sur le ciel à travers les feuillages des grands arbres. Jusqu'au 26 septembre, son exposition Arborescence, comme toutes celles qui suivront, sera ouverte entre 14h et 18h. Le 5 octobre, ce sera au tour de Martine Glomeron,
psychologue à La Courneuve et écrivain, de présenter son recueil de poèmes contemporains intitulé Attention travail. Ce livre recense les problèmes actuels, tels que le harcèlement, le mal-être ou même le suicide, rencontrés sur nos lieux de travail. Du 1er au 17 octobre, Mila Moussakova, peintre bulgare proposera son exposition D'ici et d'ailleurs. Ses œuvres oscillent entre classique et contemporain. Par le biais de ses peintures, elle parvient à trouver sa place dans une société bulgare où l'art féminin n'est pas facilement reconnu. Le Sens de l'Art n'a pas choisi cette artiste par hasard. Mila Moussakova représente toutes les femmes, Courneuviennes ou non, qui ne parviennent pas à exercer leur passion, simplement parce-qu'elles sont femmes…

I. M.


Équitation
Second meilleur club de France


Douze podiums ! Quelle razzia pour les cavaliers du club hippique de l'an V (Centre équestre UCPA de La Courneuve), à l'occasion des championnats de France poney
(7 000 participants) au mois de juillet à Lamotte-Beuvron. Un butin qui permet au club courneuvien de se maintenir au deuxième rang dans la hiérarchie nationale. Bravo donc au 47 cavaliers et à leurs montures. Voici le tableau d'honneur.

Médailles d'or : Joshua Eskenazi-Thibault sur Orpin (Dressage, club poney benjamin), Celia Roux sur Danseuse III (Dressage, club 2 junior excellence), Arnauld Seux sur Kesberoy de Liberty (Concours complet, ponam B1), Charlotte Kerlan sur Lescouley Lescouley (Concours complet, ponam B2 excellence).

Médailles d'argent : Solenne Monclerc sur Ovaline (Dressage, ponam D excellence), Amandine Torquet sur Fearl du Thy Merais (Concours complet, club 2 jeune senior), Arnauld Seux sur Kesbroy de Liberty (Dressage, ponam B), Clémence Schirck sur Portos (Concours complet, club poney 2 B), Equipe UCPA La Courneuve (Saut d'obstacle, club 2 équipe).

Médailles de Bronze : Léa Samuel sur Danseuse III (dressage, club 1 jeune senior), Nicolas Jouanne sur Lily de liberty (Saut d'obstacle, club A2 poussin 2), Claire-Marine Seux sur Quinoa Fly (Concours complet, club poney 2 B).

Y. L.

 

Voile Record pour Gavignet

Le Courneuvien Sidney Gavignet, à la barre de son maxi trimaran Oman Air Majan, a battu mardi le record du Tour des Îles Britanniques et d'Irlande en solitaire en 4 j 15h 09' 47». Le précédent record était la propriété de Thomas Coville, qui le détenait depuis le 14 août 2006, avec un temps de 6 j 06 h 40' 31». Le marin des Quatre-Routes s'annonce donc comme l'un des favoris de la prochaine Route du Rhum qui partira de Saint-Malo le 31 octobre prochain.

 

CULTURE-LOISIRS Haut de page

Cinéma
Hors les murs


Les 16 et 23 juillet, le cinéma l'étoile s'est invité dans les quartiers pour deux projections aux succès retentissants, «Neuilly sa mère» et «Slumdog Millionaire».

20h dans la cour de la maison de l'enfance, il y règne un air de vacances. Les familles discutent, attablées en attendant la projection du film. Pendant que les uns partagent un repas, les plus jeunes profitent de cette aire de jeu temporaire mise à disposition par l'Espace-jeux des 4000. Les discussions fusent, les rires résonnent alors que toute l'équipe de médiateurs de la ville est aux petits soins avec les participants. Isabelle, accompagnée de son fils et habitante de la cité des Fleurs est ravie de l'initiative : « L'arrivée du cinéma en plein air au pied de ma tour est positive. Ça permet de se retrouver entre voisins. Sans oublier que ce film a l'air très intéressant.» Neuilly sa mère et Slumdog Millionaire font partie de la cuvée 2010 des séances en plein air. L'initiative, inaugurée en 2003, se veut comme l'explique Malika Chaghal, directrice du cinéma l'étoile, « un événement
festif et culturel ». Chaque année les lieux de projection changent. Après avoir investi la place de la Fraternité, le grand écran s'est retrouvé pour l'ultime séance de cette édition dans le quartier des Quatre-Routes. Une fois l'endroit choisi, reste à savoir quel film diffuser ? Au milieu des tables installées pour l'occasion, Malika Chaghal explique la démarche. Le premier critère et pas des moindres est « l'accessibilité au film. Il doit s'adresser à toutes les catégories d'âges : des enfant aux grands-parents. Le choix se fait également selon le lieu de projection. Le film Neuilly sa mère, une comédie légère avec un jeune de quartier était la bienvenue après les tensions qu'on a connues ces derniers temps. Pour Slumdog Millionaire , c'est un clin d'œil à la communauté indienne présente dans le quartier des Quatre-Routes ». Non loin de là, un jeune occupé à jouer au football à bille (jeu en bois) s'exclame : « j'ai vu la bande annonce plein de fois à la télé, ça a l'air génial ». à la tombée du jour, assis devant l'écran, tous sont aussi impatients d'embarquer pour le pays de Bollywood.

Jennifer Semet

 

CRR
Le conservatoire ouvre une classe de composition…

Cette classe, animée par le compositeur Martin Matalon, permettra aux étudiants de bénéficier de son expérience, aussi bien dans les domaines de la musique de chambre et d'orchestre que dans celui de la musique mixte.

… et une d'art dramatique !
Les étudiants intéressés pour intégrer cette classe devront être âgés de 16 à 24 ans et avoir un niveau équivalent au cycle 2 du cursus art dramatique. Formation musicale souhaitée. Le concours d'entrée aura lieu début octobre.

Le dossier de candidature ainsi que toutes les informations supplémentaires au www.conservatoireregional93.fr, rubrique concours d'entrée.=

Info +
Inscriptions musique et danse
Les 13 et 14 septembre de 14h à 20h. Elles concernent uniquement les nouveaux inscrits. Les anciens recevront des convocations à leur domicile. Conservatoire d'Aubervilliers-La Courneuve,
41 av. Gabriel-Péri, 01 43 11 21 10.

 

En bref

 

Culture
Le 1er octobre à 18h au centre culturel Jean-Houdremont, tous les acteurs de la culture seront présents pour présenter la saison 2010-2011.

Arts Plastiques
Les cours de Klairy Korelis reprennent
Ils sont destinés aux différentes tranches d'âge enfants, adolescents, adultes, aussi bien débutants, que pratiquants chevronnés ou jeunes en quête d'une vocation professionnelle.
Les cours se développent autour d'une thématique annuelle, dans une ambiance conviviale et dans l'objectif de communiquer et partager des expériences.
Le matériel pour la réalisation des travaux est fourni. Reprise le 22 septembre.

Info +
Renseignements et inscriptions : 01 49 92 61 61 ou au Centre culturel Jean-Houdremont, 11 avenue du Général Leclerc.

À l’Étoile


tous les films 26 aout au 8 septembre 2010

1, allée du Progrès - Tramway Hôtel de ville
Tous les films sur répondeur au 01 48 35 23 04 et sur www.ville-la-courneuve.fr

D Soirée découverte, tarif unique 3 euros
J Film Jeune public
(*) Entré libre et gratuite
AD Films d’actualités démocratiques en avant-programme d’un film par semaine
FF : Film dans le cadre de «Portraits de femmes d’ici ou d’ailleurs» – Tarif /3e pour les spectatrices

Prix : tarif plein 5,50 euros - tarif réduit 4,50 euros
tarif abonné 4 euros- tarif abonné jeune public, groupes 2,40 euros- associations 3,50 euros
Tarif unique : 4,55 euros à toutes les séances du mercredi et celles de 15h et 18h le vendredi.

Toy Story 3 (A partir de 5 ans)
États-Unis, 2010, VF. De Lee Unkrich.
Mer. 25 août à 14h / Ven. 27 à 14h / Sam. 28 à 14h30 / Dim. 29 à 14h30/Lun. 30 à 14h / Mar. 31 à 14h30.

Twilight, chapitre 3 : hésitation
États-Unis, 2010, 2h10, VF. De David Slade.
Mer. 25 août à 16h / Ven. 27 à 18h / Sam. 28 à 20h30 / Dim. 29 à 16h / Lun. 30 à 16h / Mar. 31 à 18h30.

Tournée
France, 2010, 1h51. De Mathieu Amalric.
Mer. 25 août à 20h30 / Ven. 27 à 16h / Sam. 28 à 18h30/Dim. 29 à 18h30/Lun. 30 à 20h30 D / Mar. 31 à 16h30 / Mer. 1er septembre à 20h30 / Ven. 3 à 16h30 / Sam. 4 à 18h30 /
Mar. 7 à 18h30.

Tamara drewe
Royaume-Uni, 2010, 1h49, VO. De Stephen Frears.
Mer. 25 août à 18h30 / Ven. 27 à 20h30 / Sam. 28 à 16h30 / Lun. 30 à 18h30 / Mar. 31 à 20h30.

Le voyage extraordinaire de Samy (À partir de 5 ans)
Royaume-Uni, 2010, 1h25, VF. De Ben Stassen.
Mer. 1er septembre à 14h30 / Sam. 4 à 14h30 / Dim. 5 à 14h30.

L'épine dans le cœur
France, 2010, 1h26. De Michel Gondry.
Mer. 1er septembre à 18h30 / Ven.3 à 18h30/Lun. 6 à 20h30 D

Petits meurtres à l'anglaise
Royaume-Uni, 2010, 1h38, VO. De Jonathan Lynn.
Mer. 1 er septembre à 16h30 / Ven. 3 à 12h D/Sam. 4 à 20h30/Dim. 5 à 16h30 / Mar. 7 à 20h30.

Yo tambien
Espagne, 2010, 1h43, VO. D'Alvaro Pastor.
Ven. 3 à 20h30 / Sam. 4 à 16h30 / Dim. 5 à 18h30 / Lun. 6 à 18h30

Comme chiens et chats, la revanche de Kitty Galore
(A partir de 7 ans)
États-Unis, 2010, VF. De Brad Peyton
Mer. 8 à 14h

L'arbre
France/Australie, 2010, 1h40, VO. De Julie Bertucelli, avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies.
Mer. 8 à 21h

Copacabana
France, 2010, 1h45. De Marc Fitoussi.
Semaine de la critique
Festival de Cannes 2010
Mer. 8 à 19h

Carlos, le film
France, 2010, 2h45, VO. D'Olivier Assayas.
Mer. 8 à 16h

 

BLOC-NOTESHaut de page

Numéros utiles

Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison : Hôpital Fernand-Widal Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins : 24h/24 et 7 jours/7 Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer de La Courneuve : 06 21 21 39 35 ou 06 21 21 39 38
Commissariat de police : place du Pommier-de-bois Tél. : 01 43 11 77 30

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00,
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute, au N° vert 0 800 54 76 98 (appel gratuit).

Permanences des élus
• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous au 01 49 92 60 00.
• M. le député Daniel Goldberg reçoit en mairie sur rendez-vous au 01 40 63 93 26, ainsi que sans rendez-vous tous les 2e vendredis du mois de 16h à 18h (après 17h, entrée côté square Jean-Moulin)
• M. le conseiller général, Stéphane Troussel, reçoit sur rendez-vous au 01 43 93 93 53 et sans rendez-vous tous les mercredis de 14h à 18h.

Plaine Commune
21, av. J.-Rimet 93 218
Saint-Denis cedex
Tél. : 01 55 93 55 55

Marché couvert des Quatre-Routes
Les mardis, vendredis et dimanches matin

Dépannages
EDF : 0 810 333 093
GDF : 0 810 433 093

Pharmacie de garde
Tous les dimanches et jours fériés 2010 : Bodokh. 74, av. Jean-Jaurès à Pantin
Tél. : 01 48 45 01 46

Collecte des déchets
Allo Agglo : 0 800 074 904 / 6 jours/7 :
du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30 et le samedi de 8h30 à 12h30
Numéro vert. L’appel est gratuit depuis un fixe, 50 centimes depuis un mobile

État civil

 

Naissances

Mai

15 • Melvin Mayingidi Babakiladio

Juin

1er • Eyline Mahieddine
2 • David Obretkovic
2 • Naïla Youdarene
4 • Noham Lagneaux
4 • Sanuya Sivakumar
5 • Raed Hadj
6 • Afalkay Hamadi Saïdou
8 • Zakaria Bire
8 • Kyamani Tavares Miranda
9 • Tilia Alik
9 • Mohamed Benayad
9 • Cassandra Corriolan
9 • Armaane Kumar
9 • Melis Tirtir
13 • Louis Arumugam
14 • Stephan Anghel
14 • Axel Fuentes
14 • Nicolas Wang
15 • Selma El Moumni
16 • Ibrahim Burot
16 • Ajar Dghim
16 • Zoulhat Mlamali
17 • Télyana Anors
17 • Lilia Benhamida
17 • Isaad Ismael
17 • Khalid Radouane
18 • Oumy Diouf
18 • Gabriel Nedelcu
18 • Adam Raquin
18 • Louis Zhan
19 • Mohamed-Ismael Bouzamoucha
19 • Lucas Chen
19 • Abdelillah Salmi
19 • Kilyan Sissoko
20 • Zélal Bozkurt
20 • Fiona Chen
20 • Malyk Mbo
21 • Chirine Chelbi
21 • Deepika Sivaharan
22 • Hivda Kaya
22 • Mostapha Khardi
23 • Aurélie Alcema
23 • Houdaïf Ghabbara
23 • Raphaël Jiofack Dongmo
24 • Yassine Baalla
24 • Indhoim Hassani
25 • Dina Baïker
25 • Lora Suka
25 • Haby Sylla
25 • Wacim Tabibou Ourango
26 • Aboubakar Sy
27 • Lya Liu
28 • Divine Louyabi
28 • Naomie Mahendraraj
28 • Andrea Mihajlovic
28 • Harouna Saounera
29 • Pharell Romain
30 • Taous Saoudi

Juillet

1er • Hazem Abd El Ghany Ahmed Ayyad
1er • Lina Hedhli
1er • Florent Hu
1er • Tijana Miletic
2 • Saule-Endo Klein
3 • Lylian Alexandre
5 • Cheick Diomande
5 • Sirine Mouffok
6 • Ilian Lammari
8 • Adam Bouziane
8 • Sofia Hani
9 • Djibril Diarra
9 • Souleymane Doumbia
9 • Mayra Moreira Fernandez
11 • Laïna Kadri
11 • Luna Monteleone
12 • Fatima Ait Bouiramouin
12 • Zonaira Mohammad
12 • Liyâth Sitbon
13 • Mohamed Bah
13 • Zayna Kerlan
14 • Youmna Bourhani
14 • Ayah Kremer
15 • Zakaria Adouni
15 • Abd-Allah Gherbi
15 • Hefic Li
15 • Pierre Pages-Rolland
16 • Nelly Dolcine
16 • Amina Soukouna
17 • Dylia Bouarar
17 • Amira El Bana
17 • Wellen Yakouben
18 • Mohammed-Idriss Antar
18 • Tchatat Kameni
18 • Jacques Ye
19 • Kadiatou Drame
19 • Zeïnab Karamoko
20 • Virginie Labonte
21 • Jessiya Swampillai
21 • Oumar Sy

Mariages

• Sabrina Ait Meddour et Farouk Balit
• Rita Allig et Kenneth Anikpe
• Bouchra Baali et Mohamed Bahri
• Ikram Benabderrahmane et El Mustapha El Amri
• Josiane Chaouat et Gérard Camelio
• Widline Desire et Gladly Pierre
• Florinda Donga et Jacob Hauser
• Korotoum Fofana et Gain-Yo Neumsi
• Ilham Jabli et Adil Mekkaoui
• Irène Lambert et Mesmin Mambert
• Médina Madi et Faride Ouchache
• Pascaline Mandal Komby et Gustave Guy
• Marie-Thérèse Mendouga et Sebastian Ouseph
• Malar Subramaniyam et Masilamany Ratheeswaran

Décès

• Alizah Atteq-Ur
• Belgacem Ben Romdhane
• Françoise Bisson épouse Derbal
• Marcelle Chemin veuve Boyadjoglou
• Michel Deschereux
• Denise Didelet épouse Mercan
• André Hardy
• Elie Hus
• Marcel Jorrot
• Romain Laduree
• Christiane Le Rigoleur veuve Brocard
• William Lecocq
• Ildefonso Mollon
• Régine Ricou
• Odette Valet épouse Duclos
• Yinqiu Zhu épouse Xu

Disparition
C'est avec une très grande tristesse que nous avons appris le décès, le 29 juillet dernier, à près de 94 ans, de Mme Yvonne Collot, née Karman, déportée au camp de Ravensbrück, officier de la Légion d'honneur, médaille de la Déportation, médaille militaire, croix de guerre avec palme, croix du combattant et croix du combattant volontaire de la Résistance.Regards avait retracé son parcours et celui de son mari, fusillé au Mont Valérien, dans un article consacré à son fils Claude. La rédaction adresse à ce dernier et à sa famille toutes ses condoléances.


L’AGENDA Haut de page

27 août
Propreté
La propreté est toujours une préoccupation du côté des Quatre-Routes. Dès la rentrée, une réunion publique sera consacrée à ce problème.
Boutique de quartier, 42 av. Paul-Vaillant-Couturier à 10h.

29 août
66e anniversaire de la Libération de Paris
Mémorial de la Résistance,
place du 8-mai-1945 à 11h. Transport en car assuré depuis l'hôtel de ville. Départ 10h30.

1er septembre
Passation de fonction
L'adjudant-chef Christophe Boinville cèdera sa place de chef de centre de secours de La Courneuve à l'adjudant Sébastien Simplot lors d'une cérémonie de passation de fonction.
Centre de secours La Courneuve, 24 rue de la Convention à 16h.

1er septembre
Inscriptions aux cours d'informatique seniors
Du 1er au 24 septembre, Bruno Glanny se chargera des inscriptions aux cours d'informatique destinés aux seniors. Les cours débuteront le 4 octobre.
Maison Marcel-Paul, 77 av. de la République, 01 43 11 80 62

2 septembre
Rentrée des classes
Les vacances sont terminées, il est grand temps de rejoindre les bancs de l'école. + info page 6

3 septembre
Les Hors la loi
Le cinéma l'Étoile ouvre la saison 2010-2011 avec le film de Tewfik Fares, Les Hors la loi, réalisé en 1968. En prison dans l'Algérie coloniale, peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, trois compagnons de cellule indigènes se font la belle.
Cinéma L'étoile, 1 allée du Progrès, à 16h30.

3 septembre
Débat citoyen
Dans le cadre du Forum des associations, l'ensemble des Courneuviens est invité à une rencontre sur la thématique « Comment faire sens collectivement ? »
Hôtel de ville, de 19h à 21h.
+ info

4 septembre
Forum des associations
Cette journée sera l'occasion pour tous de (re)découvrir les diverses activités de la vie associative courneuvienne. Au programme, démonstrations sportives, spectacle de danses, inscriptions.
Place de la Fraternité, de 14h à 18h. Entrée libre.
+ info

5 septembre
Le rucher ouvre ses portes
Ce dimanche, l'apiculteur du Parc départemental ouvrira quelques ruches. L'occasion de découvrir de près une activité méconnue.
Un équipement spécial est prévu pour les visiteurs. Les abeilles, très douces du rucher, font d'ailleurs un miel excellent que vous pourrez déguster.
Parc départemental Georges-Valbon de La Courneuve, de 11h à 17h30. Entrée libre.

6 septembre
Conférence de rentrée du maire
Hôtel de Ville, av. de la République, à 18h.
+ info

7 septembre
Tremplin pour les Rencontres pour l'emploi
Plaine Commune propose aux Courneuviens de participer gratuitement à un atelier de technique de recherche d'emploi. Objectif : préparer les candidats à rencontrer les employeurs présents lors de la 14e édition des Rencontres pour l'emploi le 16 septembre prochain (Ateliers Christofle, 112 rue Ambroise-Croizat à Saint-Denis de 9h30 à 17h).
Objectif Insertion, 63 rue de la Convention, de 9h30 à 12h. Renseignements au 01 71 89 66 20.

9 septembre
Vernissage de l'exposition « Arborescence »
Le Sens de l'Art fait sa rentrée et exposera du 9 au 26 septembre les œuvres picturales de Florence Davoult. L'artiste peintre s'inspire de l'opulence de la végétation.
Galerie Le Sens de l'Art, 50 av. Gabriel-Péri. A partir de 18h.
+ info

10,11,12 septembre
Fête de l'Humanité
L'événement phare de la rentrée fête ses 80 ans.
Parc départemental Georges-Valbon de La Courneuve (accès RER B Le Bourget). Entrée : 19€ les 3 jours en prévente, 25€ sur place.
+ info

11 septembre
Fin du ramadan
Baaba Maal, chanteur Sénégalais, célébrera la fin du Korité (fin du Ramadan) lors de son concert prévu dans le cadre du Festival d'Ile-de-France.
Académie Fratellini (Saint-Denis), restauration africaine à partir de 19h30, concert à 20h45.
Entrée : 10€. Réservations au 01 58 71 01 01 ou www.festival-idf.fr

12 septembre
Bons d'achat
Une animation questions-réponses se déroulera sur le marché des Quatre-Routes. 1 000 bons seront à gagner pour les heureux veinards.
Marché des Quatre-Routes. Matinée du dimanche 12 septembre

 

UN CERTAIN REGARDS Haut de pageElio Di Tanna, pianiste et compositeur
« à mon tour de donner l'envie »



Courneuvien depuis toujours, ce pianiste de 31 ans a commencé ses études musicales à l'âge de 4 ans au CRR d'Aubervilliers-
La Courneuve. Après avoir obtenu trois premiers prix, il entre au prestigieux Conservatoire national supérieur de musique de Paris, d'où il sort en 2003, diplôme de formation supérieure de piano en poche. Elio se produit alors en Europe et sort lauréat de plusieurs concours internationaux (Brest, Arcachon, Barcelone). Actuellement professeur-accompagnateur au Conservatoire de ses débuts, le musicien commence à avoir une carrière professionnelle intéressante. Du 27 au 30 août, Elio jouera Chopin à l'Église St-Ephrem de Paris et jusqu'au 2 octobre, on le retrouvera aux côtés de Francis Huster et Lisa Masker dans Sacha Le Magnifique.

Je ne me destinais absolument pas à une carrière de musicien. La musique classique demande une certaine discipline que je n'avais pas forcément. En entrant au lycée parisien Racine qui proposait un cursus CHAM (classes à horaires aménagés de musique), une professeure a senti un certain potentiel en moi et a remué ciel et terre pour me donner le plus de cours possible. À ce moment précis, j'ai pris un énorme coup de pied aux fesses. Sans elle et sa persévérance, je n'aurais sûrement pas fait de la musique mon métier. Elle, et par la suite d'autres professeurs, m'ont poussé à continuer. Du coup, j'ai été pris dans le vortex et aujourd'hui, j'en suis ravi. Tout a commencé à La Courneuve lorsque j'avais à peine 4 ans.

Ma sœur, de 6 ans mon aînée, prenait des cours de piano au CRR de La Courneuve. Déjà, je faisais une comédie pas possible pour aller l'écouter jouer. Mes parents, des immigrés italiens, m'ont donc mis très tôt au Conservatoire. J'ai débuté par le solfège, car il n'y avait pas encore de place libre pour commencer le piano. Mais le prof me donnait gratuitement des cours de cet instrument. C'est une belle histoire à mes yeux. Elle venait une heure avant le début de ses cours les mercredis matin pour m'enseigner son savoir.

« Tout a commencé à La Courneuve »

Du coup, à 8-9 ans, je jouais déjà sur mon petit synthé lors des fêtes qui réunissaient les Italiens de La Courneuve. Certains faisaient des petites saynètes et moi, je m'occupais des intermèdes musicaux. Grâce à ces expériences, je n'ai jamais eu d'a priori musical, car je passais sans arrêt d'un style à un autre sans problème. Je travaillais au CRR ma musique classique et lors des fêtes familiales je jouais les airs traditionnels italiens. Ça m'a donné une certaine facilité dans l'approche de la musique. Je pense que c'est ce qui m'a amené aujourd'hui au théâtre musical. Je commence à avoir pas mal de projets. J'ai contribué à la création de la comédie musicale retraçant l'univers de Boby Lapointe, j'ai rencontré pour mon plus grand plaisir, le temps d'un spectacle, le grand comédien Jean-Claude Drouot . Et aujourd'hui, je suis sur les planches au théâtre de la Gaîté dans Sacha le magnifique aux côtés de Francis Huster et Lisa Masker, une enfant du CRR de La Courneuve, tout comme moi. On était tous les deux au Conservatoire. J'étais déjà accompagnateur et elle faisait partie du cœur d'enfants. Depuis, j'ai continué dans la musique et elle s'est tournée vers le théâtre. Du coup, lorsque Francis a eu l'idée et l'envie d'ajouter un pianiste à son spectacle, Lisa m'a immédiatement proposé. J'ai sauté sur l'occasion.

C'est un honneur pour moi de travailler avec elle, qui, du haut de ses 20 piges, est sacrément professionnelle ! Sacha le Magnifique s'est monté en quelques semaines. J'avais carte blanche pour la musique. L'expression « illustration sonore » n'est pas galvaudée. Francis Huster fait une causerie dans laquelle il se dédouble en Sacha Guitry. J'essaie modestement de ponctuer des atmosphères, des ambiances. Je ne suis pas dans le respect total de la partition, ni dans le récital figé : je coupe, je réarrange…

Et cette part de risque est vraiment passionnante. C'est ce qui donne tout le piment à la pièce. J'ai vraiment trouvé mon compte avec le théâtre musical. Je pense qu'il me fait progresser tant musicalement que dans les postures que je peux adopter en jouant. Aujourd'hui, en tant que professeur-accompagnateur, j'essaie de glisser quelques conseils aux élèves de La Courneuve. Certains ont un avenir prometteur. Si je n'avais pas été poussé, je n'en serais pas là aujourd'hui. À mon tour de donner l'envie.

Propos recueillis
par Isabelle Meurisse