REGARDS Le journal de La Courneuve l N°317 du jeudi 9 au mercredi 22 septembre 2010
ARRÊT SUR IMAGES Haut de page
Paris libéré
Le 29 août le 66e anniversaire de la Libération de Paris a été célébré autour du mémorial de la Résistance des Quatre-Routes.
Forte mobilisation pour les retraites
Alors que débutait à l'assemblée l'étude du projet de loi de réforme, les syndicats sont parvenus à mobiliser 2,5 millions de personnes pour défendre les retraites dans les rue de Paris.
Non à la Xénophobie
50 000 personnes (100 000 dans le reste de la France) ont défilé dans les rues de Paris samedi 4 septembre pour dénoncer la politique xénophobe du gouvernement.
Passation de fonction
Uniformes d'apparat, camions rutilants et ambiance martiale au centre de secours La Courneuve le 1er septembre pour le départ de Christophe Boinville (à gauche) chef de centre depuis 3 ans. C'est son adjoint Sébastien Simplot (à droite) qui lui succède. Les pompiers courneuviens méritant ont été décorés pour leurs actes de bravoure.
La foule au forum
Gros succès populaire place de la Fraternité, le 4 septembre pour les associations courneuviennes. Espérons que les adhésions s'en ressentiront !
Quatre-routes : les riverains entendus
Finis les ramassages des ordures ménagères l'après-midi. Les riverains de l'avenue Paul-Vaillant-Couturier ont été entendus. La nouvelle a été annoncée le 27 août, au cours d'une réunion publique sur le sujet, à partir d'octobre la collecte se fera le matin.
Olympiades
Le 26 août la rentrée n'était encore qu'un lointain mirage pour les enfants du centre de loisirs Robespierre qui se sont confrontés lors d'Olympiades au centre sportif Béatrice-Hess.
8 500
Le 2 septembre 5 000 élèves de maternelles et primaires et 3 500 du secondaire ont fait leur retour sur les bancs des établissements courneuviens. Une rentrée parfois compliquée (manque de professeurs, fermetures de classe) sur laquelle Regards fera le point dans son prochain numéro.
À MON AVIS Haut de page
Gilles Poux, maire
Une belle journée
J'étais mardi dernier dans les rues de Paris pour exiger le retrait du projet de loi du gouvernement sur les retraites. La présence d'un soleil estival n'explique pas à elle seule combien ce 7 septembre fut une belle journée. Voir se rassembler ces centaines de milliers de manifestants, parmi lesquels des centaines d'habitants et de salariés de La Courneuve, tous âges et métiers confondus, avait quelque chose de réconfortant, porteur d'espoir. La bataille des chiffres engagée par le gouvernement sur la participation aux 180 manifestations qui ont eu lieu aux quatre coins de la France, semble dérisoire. Le peuple de France ne veut pas de ce projet de loi. Un point c'est tout.
Certes existent encore des différences d'appréciations sur les moyens de garantir le droit à la retraite à 60 ans et à taux plein, mais la grande majorité des habitants et salariés de ce pays refuse la casse de notre système de retraite, tient à ce droit là, comme un juste retour d'années de travail pendant lesquels ils ont contribué à produire les richesses de notre pays Le ministre du travail, Eric Woerth, peut toujours nous expliquer que le monde a changé, qu'on vit plus longtemps… mais pour qui le monde change t-il ? Pour les 8 millions de français vivant sous le seuil de pauvreté, et qui font malheureusement penser que l'idée de Coluche d'ouvrir des Restos du cœur n'est pas prête de s'éteindre ? Pour notre système éducatif qui – avec celui de la République tchèque – est celui qui en Europe reproduit le plus les inégalités sociales ? Pour ces millions de femmes et d'hommes, parmi lesquels beaucoup de jeunes, qui sont privés d'emplois et de logements ?
C'est pour toutes ces femmes et tous ces hommes que le monde doit changer ! Cela se construit aussi dans des journées comme ce mardi.
Cela se construit ici aussi. Et comme je l'ai dit aux Courneuviens qui m'ont fait le plaisir de participer à ma conférence de rentrée, nous ne manquons ensemble, ni de force, ni d'envies, ni d'idées. Toutes les occasions de se retrouver sont donc bonnes à prendre. Dans les rues de Paris, comme dans les allées de la Fête de l'Humanité où je serai heureux de vous rencontrer le week-end prochain.
A bientôt donc.
L’ACTUALITÉ Haut de page
Environnement
Derichebourg prend un rateau
Quatorze mois, c'est le temps qu'il aura fallu pour que l'entreprise de collecte de déchets de la rue Rateau fasse enfin ses valises. Depuis l'installation de la société en mai 2009, les riverains ne supportaient plus, de jour comme de nuit, le ballet incessant des camions-bennes, les odeurs désagréables et la saleté. « On ne dormait plus. On n'ouvrait plus nos fenêtres, tant le bruit était important et les odeurs nauséabondes. C'était l'enfer » confie Khadija, installée juste en face du géant international (Lire Regards 306). La situation devenant invivable, Khadija et Matilda, fondatrices du comité de défense des habitants, ont décidé de prendre les choses en main et de mobiliser leurs voisins. « Ils étaient plutôt pessimistes, raconte Matilda. Beaucoup disait qu'on n'arriverait jamais à déstabiliser, ne serait-ce qu'un peu, cette société. Mais qu'il vente ou qu'il neige, on est allé sonner chez les gens pour les convaincre, leur faire signer des pétitions, organiser des manifestations. On a alerté plusieurs fois la municipalité qui a transmis nos doléances au préfet. Et ça a marché. Après la condamnation du Tribunal de grande instance, Derichebourg n'est plus là ». Khadija n'arrive toujours pas à réaliser et s'étonne chaque matin de ne pas être réveillée par les vibrations des camions. Matilda reprend le cours normal de sa vie et les riverains de la rue Rateau sont bien décidés à tourner la page.
Isabelle Meurisse
Travaux
Denis-Papin grandit
Les lycéens suivant les cursus professionnels de mécanicien motocycle et maintenance des parcs et jardins commencent à se sentir à l'étroit dans les ateliers du 34 avenue Michelet. Les 300 mètres carrés actuels peuvent accueillir un groupe de dix élèves seulement à chaque cours pratique pour chacune des deux formations, qui nécessitent plus que de simples cahiers et stylos. En effet, le mécanicien motocycle, pour apprendre dans les meilleures conditions, a besoin de motos. Et les tondeuses sont évidemment de rigueur pour les inscrits en maintenance des parcs et jardins. M. Solmy, proviseur de l'établissement, ne voit qu'une solution : l'agrandissement. « Les travaux devraient débuter en septembre 2011. À l'issue du chantier, l'atelier dédié à la filière motocycle sera de 800 mètres carrés et celui des parcs et jardins de 500. Le nombre d'élèves par filière sera multiplié par deux ». Le bâtiment des Bains-douches, situé au cœur du chantier, sera préservé. L'intérieur du bâtiment et l'espace alentour seront réaménagés et serviront de vestiaires, d'atelier de stockage ou de salles de classe pour les lycéens. Ces derniers profiteront également d'un foyer des élèves.
I. M.
Épaves
« Une vingtaine de véhicules enlevés chaque mois »
L'enlèvement des véhicules épaves ou stationnant de manière abusive relève d'une procédure parfois longue et souvent complexe. Entretien avec le lieutenant Peraudeau
du commissariat de Police de la ville.
Regards : Que pouvez-vous répondre à la population qui se plaint de la présence de véhicules épaves en ville ?
Lieutenant Peraudeau : Qu'il s'agisse de véhicules épaves ou en stationnement abusif, l'enlèvement nécessite de suivre une procédure réglementaire complexe qui implique un suivi journalier. Reste que le partenariat étroit et croissant mis en place avec le service prévention de la ville commence à porter ses fruits, avec, en moyenne, une vingtaine de véhicules enlevés chaque mois.
R. : Concrètement, comment procède-t-on à l'enlèvement de ces véhicules ?
L.P. : La Police rassemble la liste des véhicules à retirer via ses patrouilles sur le terrain et sur signalement des ASVP*. Après constatation de l'infraction, les épaves stationnées sur voie publique partent pour la « casse », tandis que les véhicules en stationnement abusif sont mis en fourrière. Dans le domaine privé, la procédure doit être engagée par le bailleur ou le syndic. Une fois missionnée, la Police doit rechercher le propriétaire, puis lui demander de retirer son véhicule dans les 8 jours. Mais cette procédure est souvent longue à mettre en œuvre, d'autant que c'est au maître des lieux de payer la facture de l'enlèvement… À noter également que les fourrières débordent, et que de notre côté, nous ne disposons pas toujours des effectifs suffisants pour agir vite.
R. : Comment signale-t-on une épave ou un stationnement abusif ?
L.P. : Le plus simple est de contacter le service Prévention de la ville, en prenant soin de noter l'adresse exacte, et s'il y a lieu, la plaque d'immatriculation du véhicule. Selon les effectifs disponibles, l'intervention pourra avoir lieu entre 72 heures et
3 semaines après le signalement.
Propos recueillis par Mylène Sacksick
* Agents de surveillance de la voie publique
Info +
Pour signaler une épave, contactez
le service prévention de la mairie au :
01 49 92 66 15
Transports
Le ras-le-bol des conducteurs du RER B
Colère et inquiétude : voilà les sentiments qui prédominent chez les conducteurs de la ligne B du RER, suite à l'agression « ciblée » et organisée de deux jeunes d'une bande rivale, par une cinquantaine d'individus en gare de La Courneuve. Parmi les revendications majeures des chauffeurs de la ligne, la mise en sécurité du personnel et des voyageurs. Ceux-ci réprouvent l'insuffisance des effectifs présents en gare après 20 heures. Également critiqué, le manque d'accompagnement psychologique de la part de la direction de la SNCF, pour les agents en difficulté.
Plus largement, le malaise ambiant vient également du fait de la « suppression de la relève* » qui a abouti à la suppression de 30 emplois, et du report sine die du projet de réalisation d'un nouveau tunnel qui permettrait d'améliorer la régularité des deux lignes. Les conducteurs attendent aussi impatiemment la réalisation des travaux d'aménagement prévus en gare de La Courneuve, avec notamment le rehaussement des quais et la mise aux normes du matériel existant. Soutenue par la municipalité, la CGT -syndicat majoritaire de la ligne B du RER- sera reçue en mairie d'ici à la fin du mois.
M. S.
* Afin d'éviter un changement de conducteur à gare du Nord - limite entre le territoire RATP et SNCF - les trains sont désormais conduits par un chauffeur unique.
Conférence de rentrée
Nourrir le sursaut citoyen
Face à une salle des fêtes presque pleine, le maire est revenu sur une actualité estivale chargée avant d'échanger avec le public et de se projeter vers le prochain trimestre.
« Un été excessivement préoccupant »
Pendant qu'à La Courneuve on faisait vivre les valeurs d'accès aux loisirs et de droit aux vacances, le gouvernement n'a pas chômé, au grand désarroi de Gilles Poux : « C'est un été excessivement préoccupant qui a vu l'abandon de ce qui fonde notre République. Les discours xénophobes du gouvernement n'ont pour objectif que de détourner le regard des vrais sujets de fonds. Il faut continuer de nourrir le sursaut citoyen en retour. »
Rentrée scolaire : « on marche sur la tête »
« On marche sur la tête, attaque Gilles Poux. Pendant que nous investissions 17 millions d'Euros dans des écoles cet été de l'autre côté le gouvernement envoie des professeurs sans expérience au casse-pipe et supprime encore 16 000 postes d'enseignants. » Des mesures qui trouvent une traduction concrète à La Courneuve avec l'obligation de lutter pour obtenir des postes à Joséphine-Baker ou pour ouvrir une classe à Joliot-Curie maternelle.
Grand Paris : « deux conceptions s'affrontent »
Alors que la commission de débat publique sur le Grand Paris débutera son travail le 1er octobre, Gilles Poux rappelle les enjeux : « Deux conceptions s'affrontent. La première gouvernementale aspire à développer des pôles d'excellence en première couronne pour attirer des populations nouvelles et pour reléguer toujours plus loin du centre les classes populaires. La seconde celle que je défends est le développement harmonieux de l'agglomération. »
5 novembre : les rencontres nationales contre les discriminations
Avant de prendre congé Gilles Poux avait deux grands rendez-vous à annoncer. « Suite à notre plainte déposée auprès de la Halde, la discrimination à l'adresse sera bientôt inscrite dans la loi. Nous voulons aller encore plus loin en interpellant les pouvoirs publics via un Manifeste signé par des représentants de ces 20 % de territoire relégués socialement en France. »
4 décembre : les rencontres La Courneuve 2010
Lancées en décembre 1999, les rencontres La Courneuve 2010 arrivent à leur terme. « A l'époque nous voulions poser des exigences pour les dix prochaines années. Les promesses en l'air ne sont pas ma conception de la politique alors le 4 décembre je vous invite à regarder le chemin parcouru ainsi qu'à poursuivre la réflexion pour continuer à avancer. »
Yann Lalande
Marché des 4 routes
Votre marché en fête!
Dimanche 12 Septembre - C'est la rentréé 10000 € de bons d'achat à gagner *
Le marché de LA COURNEUVE vous accueille les mardis, vendredis et dimanches
* sur le principe d'un jeu questions-réponses
Restauration
Chez Quick le profit n'est pas haram*
Le Quick des Six-Routes, à l'instar de 21 autres fast-foods du même groupe, propose des viandes exclusivement certifiées Halal. Cette absence de diversité irrite Gilles Poux qui dénonce une stratégie purement commerciale.
Après avoir testé son offre dans huit restaurants entre novembre 2009 et mai 2010, quatorze nouveaux Quicks dont celui de La Courneuve sont passés au tout halal depuis le 1er septembre. Jacques-Edourard Charret président du directoire du groupe français revient sur ce choix. « Dans les restaurants choisis, les ventes de burgers au poisson étaient deux fois plus élevées, les burgers avec bacon partaient moins bien et les ventes chutaient autour du Ramadan. Dans les huit premiers fast-foods halal testés la hausse des ventes a été de 100% et le ticket moyen a augmenté fortement du fait de la venue de familles. » « Business is business » en somme, le reste et les autres ont s'en fout, la motivation de Quick c'est le profit. Mais le reste et les autres Gilles Poux s'en préoccupe et s'est fendu d'un courrier adressé le 31 août dernier à Jacques-Edouard Charret dans lequel il s'émeut de la situation : « Si je comprends que vous offriez cette possibilité aux consommateurs, je ne me reconnais pas dans le choix d'en faire une exclusivité (…) Ce choix est uniquement guidé par une stratégie commerciale et financière. » L'introduction dans la gamme d'ici la fin 2010 d'un club saumon et d'un hamburger classique précuit et préemballé n'est pas de nature à rassurer le maire. « De fait, vous créez des ''restaurants à part''. Ce qui revient à considérer que des consommateurs sont '' mis à part '', autant d'ailleurs ceux qui sont concernés par la viande Halal que ceux qui ne le sont pas. (…) C'est donc une mauvaise nouvelle pour toutes celles et ceux qui à La Courneuve, comme ailleurs, et là encore dans toute la diversité des appartenances et pratiques religieuses, sont attachés au vivre ensemble et au respect de leurs propres différences dans le respect des différences de l'autre. Je souhaiterais donc que vous réexaminiez la possibilité d'introduire une vraie diversité dans votre offre. » En attendant sur la terrasse baignée de soleil du fast-food, fréquentée essentiellement en cette fin de Ramadan par des non musulmans ou des musulmans non pratiquants, la question ne déchaîne pas les passions, même si les avis semblent partagés. « Je n'étais pas au courant, s'étonne Laurence courneuvienne, venue avec son fils. Je ne suis pas musulmane mais pour moi Halal ou pas ça ne change rien. Ma sœur est mariée à un Algérien et chez eux on mange Halal. Du moment qu'il y a la qualité je ne suis pas regardante là-dessus. » « Je ne savais pas que c'était Halal (la signalétique est pour le moins discrète dans l'établissement), confie également Muriel habitante de Pierrefite accompagnée de ses enfants. Et si j'avais su je n'en n'aurais pas pris. Ce n'est pas une question de goût. Il y a tellement de sauces on en sent pas la différence. C'est juste embêtant pour ceux qui ne veulent pas de Halal et qui n'ont pas le choix. (Le directeur de Quick estime que la pluralité existe puisqu'un restaurant classique est toujours accessible à moins de 10 minutes en voiture). Il faudrait qu'on prenne les transports et qu'on aille plus loin ! Tout ça pour attirer des gens et se faire de la pub… » Au moins les clients ne sont pas dupes.
Yann Lalande
* interdit
Lycée Jacques-Brel
Trois admis à Sciences-Po
Marie Le Jean, Rachel Hyacinthe et Souleymane Wague ont intégré le 2 septembre l'Institut d'études politiques de Paris (IEP). Depuis 2001, le lycée Jacques-Brel bénéficie d'une convention avec l'Institut parisien permettant d'aider les élèves des ZEP (zones d'éducation prioritaire) à entrer à Sciences-Po (Lire Regards 309).
Concours photo
« J'aime ma résidence »
Pour la première fois, le bailleur Domaxis, propose à ses locataires du 7 rue de l'Union de participer à un concours photo. Ce dernier comprend deux catégories : vie dans la résidence et architecture dans son ensemble ou en détail. Par catégorie, chaque gagnant remportera un appareil photo numérique.
info +
Plus d'informations sur www.domaxis.fr ou 01 43 92 25 08.
Agenda 21
Blog en marche
Depuis le 6 septembre, le blog de l'Agenda 21 de Plaine Commune est mis en ligne. Elaboré par la communauté d'agglomération, en partenariat avec le Bondy Blog, il vous propose de participer à la réflexion sur ce que seront nos villes demain.
info +
www.yahoo.bondyblog.fr
Travaux et circulation
Rue Parmentier
À partir du 13 septembre, la rue sera en sens unique, depuis le boulevard Pasteur, jusqu'à la rue Beaufils. La rue Parmentier sera en impasse, depuis la rue Honoré-de-Balzac vers la rue Claude Debussy.
Le stationnement sera interdit dans son tronçon compris entre le boulevard Pasteur et la rue Beaufils, du côté des habitations et dans son tronçon compris entre la rue Saint-Just et la rue Honoré-de-Balzac, sauf sur les places engravées prévues à cet effet.
Boulevard Pasteur
Du 13 septembre au 12 novembre, entre 21h et 5h du matin, la SNCF va effectuer des travaux de nuit afin de remettre en état le pont situé boulevard Pasteur.
Nouvelles impasses
À partir du 13 septembre, les rues de Normandie, Carême-Prenant, Claude-Debussy, la villa de l'Avenir et la villa du Bel Air deviendront des voies en impasse.
ÉCHOS CITOYENS Haut de page
Forum des associations
Ensemble contre l'individualisme
Comment faire sens collectivement ? » était le sujet d'un débat rassemblant associations, habitants et élus à la veille du Forum des associations du 4 septembre.
Face à la politique gouvernementale, de sécurité et de division, la Ville a décidé de mettre en avant le vivre ensemble. Durant les deux jours du Forum des associations des thèmes tels que : « comment faire sens collectivement ? » et « comment construire collectivement ? » ont été abordés. Le 3 septembre, associations et habitants étaient conviés par les élus, pour en discuter. Le débat était animé par le directeur de la Fédération des œuvres laïques, Robert Turgis. Pour ce dernier, une des définitions de « faire sens collectivement » est peut être « construire pour mieux vivre ensemble ». Pour Marianne Bureau, de l'association Jade (insertion), il est difficile de nos jours de faire collectivement : « la politique et la société actuelles nous poussent à être individualistes ». Un habitant s'interroge « quel est notre intérêt à être ensemble ? ». « Faire sens ensemble c'est avoir un objectif commun qui doit être la revendication du droit et de la justice pour toutes personnes lésées, » répond Jacques Richard, du comité
La Courneuve-Palestine. Pour beaucoup faire sens ensemble correspond à venir en aide à l'autre, et donc faire du bénévolat. « Que signifie être bénévole ? Comment passer d'une action de charité à une action de solidarité ? » sont les questions soulevées par l'assemblée. Pour Eugène Henri Moré, adjoint au maire, « l'engagement bénévole est une question de choix, de valeur et de conviction individuelle. Souvent le bénévolat se résume à l'assistanat car on a du mal à reconnaître la valeur de cet engagement ». En conclusion, Robert Turgis soulignait que « les services sociaux tels que la Sécurité sociale sont les réalisations des personnes qui ont travaillé ensemble ».
Le succès populaire du Forum le samedi aura rassuré les inquiets et réconforté les optimistes. Le collectif semble encore avoir un peu de sens.
Gülay Erdogan
Grand Paris
Le débat relancé
Après la rencontre organisée le 31 mai dernier dans notre ville (Regards n°312/313). Le projet de Grand Paris a pris un nouveau cap. Changement de ministre de tutelle, puisque Michel Mercier a remplacé Christian Blanc, après la fameuse affaire des cigares, et lancement d'une consultation publique à partir des deux projets, du gouvernement et de la Région Ile-de-France. Une nouvelle phase dans un processus jusque là bien complexe et clivé. Ainsi, la consultation publique va permettre aux Franciliens de se prononcer du 1er octobre prochain jusqu'au au 31 janvier 2011 sur chacun des deux projets. L'enjeu n'est pas mince puisque selon le choix retenu l'addition oscille entre 14 et plus de 23 milliards d'Euros. Alors que les plus optimistes envisagent l'aboutissement du projet retenu pour… 2025, Regards reviendra sur les enjeux, les formes et les contenus de ce débat qui, comme le réclamait Gilles Poux doit avoir l'ambition «d'une métropole solidaire, conforme à l'attente des gens mobilisés dans l'action. »
Saraniya Suntharampillai, de la santé à la politique
Le Conseil municipal du 30 septembre accueillera une nouvelle conseillère municipale en remplacement de Leila Azouz* démissionnaire.
Saraniya d'origine Sri Lankaise mais Courneuvienne depuis son plus jeune âge a décidé de s'investir dans des actions pour sa ville en prenant la fonction de conseillère municipale. À 29 ans, cette diplômée en Marketing et communication a déjà accumulé trois années d'expériences comme chargée de mission à l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Sa rencontre avec le maire et l'équipe municipale s'est faite à l'époque du Tsunami de 2004, dans l'Océan Indien. « Je ne pouvais pas rester les bras croisés, j'ai donc fait appel à la mairie qui a voté un budget pour aider cette population. De là est née notre collaboration en quelque sorte ! Nous nous sommes rendus sur place avec des élus pour amener du matériel scolaire, et avons acheté des bateaux de pêcheur » explique la nouvelle conseillère. De la prévention pour la santé à l'action municipale, il n'y a qu'un pas, que Saraniya n'a pas hésité à franchir lors des dernières élections. « Deux ans après notre mission au Sri Lanka, on m'a proposé d'être sur la liste Communistes et personnalités citoyennes, proposition que j'ai accepté, plus dans un rôle de soutien que de conseillère. Ce n'est que récemment suite à la démission d'une élue que cet engagement a réellement pris un sens. » La jeune conseillère n'a pas encore de mission définie. Mais elle « veut participer aux actions de la ville car j'ai grandi ici. Comme je travaille dans la prévention, j'aimerais pouvoir mettre mon expérience à disposition pour aider les jeunes, par exemple. Mon regard se porte aussi sur la communauté tamoule très présente à La Courneuve, étant bilingue, je pourrais facilement faire de la médiation avec eux. » Pour ce qui est de son quotidien à la Courneuve, la toute nouvelle conseillère ne tarit pas d'éloges. « Entre la programmation éclectique du Centre culturel, les associations ultra dynamiques, les politiques tarifaires permettant une accessibilité à tous et les installations industrielles, cette ville possède de nombreux atouts. Si je peux aider les gens à améliorer leur cadre de vie, je serais satisfaite ! Même si ce n'était pas programmé, cette expérience ne peut être qu'enrichissante ».
Jennifer Semet
*Elue du Parti ouvrier indépendant
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Première rentrée pour Joséphine-Baker
Le 2 septembre, 5000 écoliers courneuviens ont fait leur rentrée scolaire. Pour 250 d'entre eux, la nouvelle école Joséphine-Baker, située dans le quartier des Clos, a ouvert ses portes. Elle sera inaugurée officiellement le 20 novembre.
Star de la rentrée, le groupe scolaire orange et blanc à l'allure moderne est le sujet de toutes les conversations. Jeudi 2 septembre, sur le parvis de l'école, parents et enfants, ne cessent de parler de la petite nouvelle du quartier. Zineb, la maman d'Aya, est impatiente de découvrir ce nouvel espace éducatif qui sera « l'endroit où Aya passera la plus grosse partie de son temps. Ce n'est pas négligeable ». Colleen, elle, entre au CP cette année. « Je n'ai pas peur d'aller à la grande école. Je l'ai vue de l'extérieur, dit-elle. Maman a regardé la liste de noms de ma classe et il y a plein de copains qui étaient avec moi à Langevin ».
Pour M. Dubois, le directeur, comme pour Aya, Colleen et les autres, cette rentrée a quelque chose d'inédit. « Pendant quinze ans, j'ai été instituteur à Joliot-Curie. C'est la première fois que je prends les fonctions de chef d'établissement. C'est enthousiasmante et compliqué car les travaux ne sont pas terminés et que professeurs comme enfants découvrent un nouvel endroit qu'ils vont s'approprier au fil du temps, mais il est clair que ce cadre est idéal pour y apprendre et y grandir ». L'ensemble du bâtiment frôle les 4 400 m2. La petite nouvelle du quartier est plutôt imposante. Rares sont les écoles de Seine-Saint-Denis à bénéficier d'autant de surface (1 550 m2 d'espace de jeux pour les maternelles et 1 800 pour les élémentaires). L'école à treize millions d'euros (co-financée par la Ville et l'ANRU), a traversé une rude période hivernale qui a ralenti les travaux. Elle ne sera donc que partiellement ouverte jusqu'à la Toussaint (fin des travaux). À terme, Joséphine-Baker englobera une école maternelle, une élémentaire, un centre de loisirs et les locaux de l'Inspection de l'Éducation nationale.
Investir dans l'éducation
Pour le moment, onze classes (4 maternelles et 7 élémentaires) sur seize, réparties sur le rez-de-chaussée et le 1er étage du bâtiment réservé aux élémentaires, sont d'ores et déjà occupées.
Les autres devraient accueillir des enfants en fonction des emménagements progressifs dans le quartier. Construite pour réduire la surcharge d'élèves dans certaines écoles de la ville, Joséphine-Baker permet d'alléger de manière significative les groupes scolaires Langevin-Wallon et Louise-Michel. Malgré les réformes menaçantes de l'Etat, visant à réduire le nombre de professeurs et la baisse croissante du budget dédié à l'éducation, La Courneuve, au nom de l'égalité des chances, continue d'investir dans l'éducation. Le meilleur moyen de lutter contre les problèmes sociaux. La Ville, en construisant cette nouvelle école, bouscule les choix nationaux et offre le meilleur équipement possible aux 250 élèves qui ont fait leur rentrée (une fois les travaux terminés, l'école pourra accueillir jusqu'à 450 enfants).
Car en plus d'être agréable, l'établissement innove en matière de technologie. L'école sera dotée de capteurs solaires (dispositif conçu pour recueillir l'énergie provenant du soleil), et disposera de lumières intelligentes (systèmes d'éclairage qui permettent de consommer l'énergie et de contrôler la lumière en fonction de la luminosité naturelle). Esthétique et moderne, Joséphine-Baker augure d'un bel avenir pour le quartier des Clos.
Isabelle Meurisse
« Construire un petit joyau »
Regards : Etes-vous fier de votre
réalisation ?
Dominique Coulon : Je suis assez fier d'avoir réalisé ce bâtiment à La Courneuve, un lieu qui mérite qu'on y déploie autant d'énergie. L'objectif était de construire un petit joyau dégageant une véritable force plastique à l'intérieur comme à l'extérieur.
R. : Quels principes ont guidé vos choix au moment de penser ce
bâtiment ?
D. C. : On a refusé la monotonie en fabriquant des espaces qui ont une âme. Nous avons fui le registre orthonormé pour les parties communes, joué avec les couleurs, travaillé la diversité dans la cohérence en somme. Pour énumérer les autres axes majeurs, nous n'avons pas voulu d'une école bunker en conservant des transparences sur le quartier. Les salles de classes bénéficient d'une double orientation qui offre des arrivées de lumières multiples et une ventilation naturelle. Nous avons prêté une attention particulière à l'invisible : l'acoustique et l'inertie (qualité ressentie du bâtiment comme la sensation de fraicheur par exemple). Pour ces deux raisons nous avons pensé une école assez « épaisse ». Nous l'avons voulu dense également en aménageant le toit pour consommer moins de territoire. Enfin c'est un bâtiment de très grande qualité environnementale même si cette performance n'est pas affichée et s'appuie sur la notion de confort. Cet édifice a un rôle pédagogique au sens large.
R. : De quelle façon avez-vous tenu compte du contexte urbain et social ?
D.C. : On ne pouvait pas faire abstraction du contexte. Le dessin de la périphérie de l'édifice était imposé par le Plan d'urbanisme. Ensuite nous étions tenus de respecter la trace urbaine laissée par l'ancienne barre Ravel. L'école est donc construite à cheval sur cette trace qui persiste via une bande inconstructible. A la demande des élus nous n'avons pas fait table raz du passé et fabriqué une particularité dans le tissu urbain. Vue du ciel, la barre a laissé une empreinte un peu comme le font les anciens murs de fortification dans certaines villes.
Propos recueillis par Yann Lalande
VOUS AVEZ DIT ?
Aya Eddam, élève de CM1
Je suis plutôt heureuse d'intégrer cette école
« L'année dernière j'étais à l'école Henri-Wallon. Lorsque j'ai appris que je devais aller à Joséphine-Baker, l'idée ne m'a pas fait plaisir. La première chose que je me suis dit c'est que j'allais devoir quitter mes instituteurs, mes copines, ça me rendait vraiment triste. Mais quand j'ai vu à quoi ressemblait la nouvelle école, j'ai un peu changé d'avis. Elle est vraiment très belle et en plus je connais quelques maîtresses qui étaient à Henri-Wallon. Finalement, je suis plutôt heureuse d'aller à Joséphine-Baker. En revanche, je ne sais absolument pas si certains de mes copains y seront. C'est la surprise ! » Propos recueillis par Isabelle Meurisse
Christian Chaudun, IEN* en charge de La Courneuve
Elle est au cœur d'un quartier en devenir
« Je pense qu'il est indispensable de saluer le travail des services municipaux. Tout le monde s'est démené pour que Joséphine-Baker puisse ouvrir ce 2 septembre dans les meilleures conditions. Cette école est vraiment une réussite. Elle est belle et elle est au cœur d'un quartier en devenir. Joséphine-Baker est le premier service public ouvert dans ce quartier. La démarche est exceptionnelle dans le sens où construire un établissement scolaire avant le quartier est chose rare. Je pense qu'avoir fait ce choix est quelque chose d'intelligent car l'école va faire vivre un quartier. »*Inspecteur de l'Éducation Nationale
késako ?
Sectorisation
L'affectation d'un élève dans une école maternelle ou une école élémentaire relevant de l'enseignement public obéit à la sectorisation scolaire : les élèves sont scolarisés dans l'établissement correspondant à leur lieu de résidence. Le territoire communal est découpé en plusieurs secteurs. Les habitants doivent inscrire leurs enfants dans l'école située dans leur secteur. C'est une décision du conseil municipal. Celui-ci définit les différents secteurs. La création de l'école Joséphine-Baker a entrainé un glissement des secteurs pour permettre de désengorger d'autres groupes scolaires saturés, du centre-ville ou des quartiers nord. Ainsi l'école Joséphine-Baker accueille non seulement des enfants du quartier des Clos mais aussi certains de la Résidence du Parc, du Mail de Fontenay, de la rue Michelet et de l'avenue Leclerc. Ce glissement de secteur a donc eu des répercussions sur les écoles Robespierre, Langevin et Louise-Michel et pour principale conséquence le renforcement de la sécurisation de certains cheminements.
13 millions €
C'est le coût total (travaux, mobilier et personnel technique) du groupe scolaire C'est l'équivalent de la retraite chapeau d'Henri Proglio, patron d'EDF.
Tomate farcie ou Cabillaud ?
A Joséphine-Baker on ne mange plus à la cantine mais au self. Dans les prochaines années ce devrait être le cas de toutes les écoles de la ville.
L'école Joséphine Baker innove à bien des égards et notamment sur le temps du midi. Pour les élèves d'élémentaires, finie la cantine où l'on se fait servir à table, place au self-service. « On peut se servir tout seul, s'enorgueillissent Nicolas et Julie, élèves de CE1 et anciens de Romain-Rolland. Ce n'est pas compliqué. » C'est d'autant moins compliqué que des animatrices veillent au grain. En effet, « le passage au self a permis de décharger les instituteurs de la surveillance de cantine, ils sont ainsi plus disponibles pour les aides personnalisées sur ce même temps du midi» se réjouit Daniel Dubois le directeur de l'école. Les personnels de service aussi accueillent positivement le passage au self à l'image de Nadir préposé au plat chaud ce midi : « J'ai travaillé dans toutes les cantines de la ville et c'est beaucoup mieux ici. Les tables sont plus propres après le passage des enfants. On économise beaucoup d'énergie. Et niveau bruit c'est tellement plus calme !» Le restaurant qui, à plein régime, pourra servir 120 couverts en élémentaires et 70 en maternelles est, à l'image des élèves, encore en rodage ces premiers jours puisque le choix du plat chaud n'a pas encore été introduit. Mais rapidement cette cantine qui préfigure le futur de la restauration scolaire courneuvienne devrait atteindre les trois objectifs que rappelle Sonia Lemloum responsable du service Éducation : « Augmenter les capacités d'accueil (+15 %) et répondre ainsi aux évolutions des effectifs sur le temps de restauration. Améliorer l'accueil des enfants en fluidifiant leur arrivée et leur permettre ainsi de déjeuner dans des conditions plus sereines. Enfin développer l'autonomie et renforcer l'objectif d'éveil au goût grâce à la mise en place du double choix. » Si l'essai est concluant le prochain self devrait voir le jour en septembre 2011 à l'école Langevin.
Yann Lalande
Le nouveau groupe scolaire Joséphine-Baker préfigure la reconstruction du quartier des Clos. L'époque des barres Ravel et Présov est bien révolue. Aujourd'hui, place aux opérations de construction de logements.
À VOTRE SERVICEHaut de page
Travaux
ça sent le neuf !
Échafaudages, tranchées, bétonneuses, grues, filets de protection, brouettes, ciment frais, palissades, goudron chaud…vue sous cet angle la ville a, ces derniers mois, l'allure d'un grand chantier à ciel ouvert.
Le maire à l'occasion de sa tournée du 25 août a pu le vérifier. Revue de travaux (publics et privés) non exhaustive.
Le projet Sopic avance avenue Paul-Vaillant-Couturier, sur les anciens délaissés de l'A86.
Le ravalement des immeubles Plaine Commune Habitat (Tilleuls, Pommier-de-Bois, République) du Centre-Ville est terminé. Le rafraîchissement est saisissant.
Les travaux de la maison des Fêtes familiales rue Rosa-Parks sont terminés. Ne reste plus qu'à choisir un gestionnaire dans le cadre de la concession de service public. Ouverture en octobre.
La nouvelle toiture de Paul-Doumer installée cet été est dotée de panneaux photovoltaïques qui génèreront à l'avenir 50% de l'énergie nécessaire à l'école.
Sacré coup de jeune pour l'espace jeunesse Guy-Môquet aux Quatre-Routes. L'équipement est désormais accessible aux personnes à mobilité réduite.
Rue de la Convention les 49 logements sociaux de la SA HLM Plaine-de-France, poussent. Reste, encore un an de chantier
Le parvis d'entrée du collège Jean-Vilar a été terminé juste à temps pour la rentrée.
De l'extérieur, le groupe scolaire Langevin-Wallon est comme neuf. 14 mois de travaux et 4,3 millions d'Euros d'investissement pour le ravalement, la peinture, l'isolation et l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
Petit à petit le nouveau quartier de la Gare prend forme.
CoordinationYann Lalande
LOISIRSHaut de page
Soirée festive pour la nuit du Ramadan
Le 24 septembre, musulmans et non-musulmans sont invités à célébrer la nuit du Ramadan au Centre culturel Jean-Houdremont.
De ses origines en 2003, grâce à l'association SERT, à sa version actuelle, la nuit du Ramadan a bien évolué. « C'est devenu un temps fort dans l'année pour les Courneuviens, auquel les associations participent, mais également les habitants» assure Evré Isikli, chargée de la vie associative et organisatrice de cette nuit du Ramadan. Autrefois organisée la dernière semaine du jeûne, elle réunissait les Courneuviens autour d'un repas offert par les associations. S'il n'était pas possible cette année d'organiser la soirée au moment de la fin du jeûne, associations et habitants ont émis le souhait de réitérer ce moment d'échange et de partage le 24 septembre. « La nuit du Ramadan se déroulera un peu après la fin de ce dernier, car l'agenda des initiatives de rentrée est bien chargé, comme partout, sans doute. Vient ensuite L'Aïd el-Fitr, la fête musulmane marquant la rupture du jeûne du mois de Ramadan. Il nous faut prendre en compte le fait que beaucoup préfère célébrer de manière intime, en famille ». Pour cette édition chacun met la main à la pâte, « libre aux participants de ramener un encas, on ne proposera pas de dîner comme cela était l'habitude mais quelques collations, l'important étant de se retrouver » explique Evré Isikli.
Et pour que la soirée soit un moment convivial, les organisateurs l'ont prévu en deux temps : d'abord un moment d'échange et de discussion autour de thé, de samossas et autres mets culinaires, et pour conclure des musiciens locaux autour desquels le public sera invité à danser. Cette manifestation organisée par la municipalité en collaboration avec les associations courneuviennes se déclinera autour de la solidarité avec le peuple Pakistanais. Si le Ramadan est un moment de jeûne et de prières, il s'inscrit fortement dans une démarche de partage. Pour Evré Isikli, « cette soirée n'est pas uniquement destinée aux musulmans. Ouverte à tous, comme les autres initiatives locales, c'est un événement rassembleur, au delà des convictions et des croyances. Les fonds recueillis au cours de la soirée seront reversés à une association qui œuvre au Pakistan. »
Jennifer Semet
Info +
Centre culturel Jean-Houdremont
Vendredi 24 septembre,à partir de 19h.
Entrée libre.
Buffet soumis à participation au profit du Pakistan
« C'est ouvert à tous »
Entretien avec Farid Bag musicien adepte du folklore moderne kabyle à l'affiche de la nuit du Ramadan.
Quel est votre parcours ?
Farid Bag : J'ai fait de la danse, du théâtre, de la musique puis, en 2000, j'ai commencé à sortir des albums. Au total j'en ai fait quatre. Depuis, je me produis pour des événements comme la nuit du Ramadan, ici ou en Algérie. Participer à ces soirées en tant qu'artiste est pour moi un honneur.
Quel sens a pour vous cette nuit du Ramadan ?
F. B. : Les nuits du Ramadan sont pour nous l'occasion de sortir, de faire une veillée et de partager un repas entouré de famille, de proches. On invite des gens et on se fait inviter. On se retrouve pour un bon moment.
Qui participe à ces nuits du Ramadan ?
F. B. : C'est ouvert à tous, aux personnes qui font le Ramadan et aux personnes qui ne le font pas. Ils viennent découvrir une autre culture. Il faut que chacun respecte la culture de l'autre. Dans ceux qui font le Ramadan, il y a tous les âges, on ne peut forcer personne à le faire, chacun est libre de ses choix.
Propos recueillis par J. S.
SPORT-CULTUREHaut de page
Basket-ball
L'union fait la force !
À l'image de certains grands clubs de l'Hexagone, le Basket club courneuvien (BCC), section adulte, s'est uni avec celui de Saint-Denis (SDUS) pour atteindre de nouveaux sommets.
Il y a cinq ans déjà, une association entre les deux clubs a eu lieu avec les jeunes. Le succès de cette entente, a motivé entraineurs et joueurs à faire de même chez les seniors. « La réussite de l'union du club de Poitiers, qui évolue en Pro A (Première division nationale), nous a donné l'idée de faire de même avec nos clubs » reconnait Christophe Corbisé. L'entraineur du BCC ajoute : « Les petits d'hier, qui jouent ensemble depuis cinq ans, devaient choisir aujourd'hui entre l'équipe de La Courneuve ou de Saint-Denis. Cette dernière étant mieux classée les joueurs ont rapidement fait leur choix. Cette union va permettre à certains joueurs courneuviens d'évoluer en Nationale 3 et ainsi nous éviter la fuite des meilleurs d'entre eux, dans les grandes formations.» Par ailleurs, Christophe souligne « Il est vrai que cette alliance offrira au club des avantages financiers, tels que les frais de déplacement divisés par deux, mais l'intérêt principal reste l'évolution de tous nos joueurs. Ce projet aussi passionnant soit-il n'effacera pas notre propre identité. » En effet, même si les meilleurs joueront dans l'équipe de l'union, tous les autres licenciés du club se battront, sous le maillot du BCC, notamment pour le championnat régional. L'Union SDUS-BCC disputera, le 19 septembre prochain son premier match de l'année, face à Cergy-Basket. Courneuviens et Dionysiens sont invités à les encourager !
Gülay Erdogan
Multisports
Sport en famille revient
Pour la 7e année consécutive l'initiative nationale Sport en famille s'invite à la Rotonde du Parc départemental Georges-Valbon le dimanche 26 septembre de 13h à 19h. Le principe reste le même, après s'être inscrit ( gratuit ) à la Maison du Parc, parents et enfants pratiquent ensemble tennis, football américain, judo, athlétisme, et autres jeux. Pour l'occasion toutes les associations sportives de la ville seront mobilisées afin de faire découvrir leurs disciplines respectives.
Yann Lalande
Sens de l'Art
Première expo au féminin
L'artiste peintre Florence Davoult est la première de la saison 2010-2011. Jusqu'au 26 septembre, la galerie courneuvienne exposera ses œuvres, très inspirées par les végétations opulentes et variées du continent africain. D'ordinaire le vendredi, le vernissage de l'exposition se fera exceptionnellement ce jeudi 9 à partir de 18h en raison de l'ouverture de la Fête de l'Humanité, vendredi 10 septembre.
I. M.
infos +
Galerie Le Sens de l'Art
50, av. Gabriel-Péri
Contact : 06 84 15 25 72
CULTURE-LOISIRS Haut de page
La Malédiction du Calame
Les jeunes se mettent au 7e art
Le court-métrage fantastique réalisé par le pôle image du service Jeunesse sera projeté le 22 septembre à 14h au cinéma l'Étoile.
Chaque mercredi et pendant toutes les vacances scolaires, vingt-cinq jeunes de 10 à 13 ans ont assisté à des ateliers théoriques et pratiques encadrés par Jésus De Carlos, référent du projet et d'autres animateurs du pôle image. « Le but de ce projet était de sensibiliser les jeunes au patrimoine local. Avec la participation de Christian Gaboriau, archéologue, le groupe a pu visiter divers sites tels que la crypte mérovingienne de l'Eglise St-Lucien, l'ancien abreuvoir situé au stade Nelson-Mandela ou même Trilbardou, qui ont évidemment servi pour les séances de tournage explique Jésus. La Malédiction du Calame reste un film d'atelier mais c'est la première fois que nous en faisons un de cette envergure et avec autant de partenaires ». Du scénario aux personnages, des lieux à la bande-annonce du film, tout a été décidé collectivement. Les professionnels du Centre dramatique, l'unité Patrimoine et Arts visuels de la Ville, l'école Henri-Wallon et le centre de loisirs Romain-Rolland ont, chacun avec leurs compétences, apporté leur pierre à l'édifice.
Isabelle Meurisse
Maison de l'enfance
Venez en famille
Depuis le 8 septembre les activités ont repris à la Maison de l'enfance, qui l'année de ses 40 ans se tourne délibérément vers les familles.
Les structures évoluent parfois plus vite que le vocable qui les désigne. C'est le cas de la Maison de l'enfance dont les activités s'adressent aujourd'hui à un public bien plus large. « L'enjeu est de faire venir les familles, lance Marie Locquen la responsable. La structure dans son fonctionnement se veut vraiment intergénérationnelle. On doit venir à la Maison de l'enfance pour suivre des activités en famille et rencontrer d'autres familles. » L'offre d'activité étoffée doit permettre d'atteindre cet objectif. Les mardis et jeudis après l'école ( « Pas besoin de repasser par la maison on peut venir prendre son goûter dans notre cuisine à partir de 16h30, » dixit Marie Locquen) de 17h à 18h30 et les mercredis après-midi, l'équipe d'animateurs proposent trois ateliers spécialisés ( arts visuels, science et technique, citoyenneté et multimédias ) et un atelier ludique et créatif. L'entrée est libre dans la limite des places disponibles. Le choix ne s'arrête pas là : un atelier cuisine et couture s'adressant notamment aux mamans sera ouvert les mardis et jeudis de 14h à 16h. Un atelier arts visuels réservé aux adultes pourrait aussi voir le jour. « En plus des activités régulières on espère aussi pouvoir proposer des projets ponctuels afin de créer une véritable dynamique culturelle, » conclue Marie Locquen.
La Maison de l'enfance n'a donc pas attendu les travaux de rénovation programmés dans deux ans pour trouver un nouveau souffle.
Yann Lalande
infos +
Maison de l'enfance Youri-Gagarine, 56 rue Anatole-France. Inscription sur place. Adhésion 2,30€ pour l'année.
À l’Étoile
tous les films du 9 au 22 sept.
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel de ville
Tous les films sur répondeur au 01 48 35 23 04
et sur www.ville-la-courneuve.fr
D Soirée découverte, tarif unique 3 euros
J Film Jeune public
(*) Entré libre et gratuite
AD Films d’actualités démocratiques en avant-programme d’un film par semaine
FF : Film dans le cadre de «Portraits de femmes d’ici ou d’ailleurs» – Tarif /3e pour les spectatrices
Prix : tarif plein 5,50 euros - tarif réduit 4,50 euros
tarif abonné 4 euros- tarif abonné jeune public, groupes 2,40 euros- associations 3,50 euros
Tarif unique : 4,55 euros à toutes les séances du
mercredi et celles de 15h et 18h le vendredi.
Comme chiens et chats, la revanche de Kitty Galore
(À partir de 7 ans)
États-Unis, 2010, VF. De Brad Peyton.
Sam. 11 à 14h/Dim. 12 à 14h
L'arbre
France/Australie, 2010, 1h40, VO. De Julie Bertucelli, avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies.
Ven. 10 à 12h D, 18h/Sam. 11 à 16h/Lun. 13 à 18h/Mar. 14 à 20h30
Copacabana
France, 2010, 1h45. De Marc Fitoussi, avec Isabelle Huppert, Lolita Chammah.
Ven. 10 à 16h/Sam. 11 à 21h/Dim. 12 à 16h/Mar. 14 à 18h30
Carlos, le film
France, 2010, 2h45, VO. D'Olivier Assayas, avec Edgar Ramirez,Christoph Bach.
Ven. 10 à 20h/Sam. 11 à 18h/Dim. 12 à 18h/Lun. 13 à 20h30 D
Toy Story 3
(À partir de 5 ans)
États-Unis, 2010, 1h40, VF. De Lee Unkrich.
Mer. 15 à 14h/Sam. 18 à 14h/Dim. 19 à 14h
Inception
États-Unis, 2010, 2h30, VO. De Christopher Nolan, avec Leonardo Di Caprio, Marion Cottillard.
Mer. 15 à 20h30/Ven. 17 à 18h/Sam. 18 à 18h30/Dim. 19 à 16h/Lun. 20 à 20h30 D
Crime d'amour
France, 2010, 1h44. D'Alain Corneau, avec Ludivine Sagnier, Kristin Scott Thomas.
Mer. 15 à 18h30/Ven. 17 à 12h D, 16h/Sam. 18 à 21h/Lun. 20 à 18h/Mar. 21 à 20h30
Poetry
Corée, 2010, 2h10, VO. De Lee Changdong, avec Yun Junghee, Lee David.
Mer. 15 à 16h/Ven. 17 à 20h30/Sam. 18 à 16h/Dim. 19 à 19h/Mar. 21 à 18h
La malédiction du Calame
France, 2010, 45'. Pôle image, Espace jeunesse La Tour,
Mer. 22 à 14h (Voir ci-contre)
Un transport en commun
France/Sénégal, 2010, 48mn, VO. De Dyana Gaye, avec Naïma Gaye, Marième Diop, Adja Fall.
En complément de programme : Deweneti (15mn)
Mer. 22 à 18h30
Des hommes et des dieux
France, 2010, 2h. De Xavier Beauvois, avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale.
Mer. 22 à 16h, 20h30
BLOC-NOTESHaut de page
Numéros utiles
Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison :
Hôpital Fernand-Widal
Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins :
24h/24 et 7 jours/7
Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer
de La Courneuve :
06 21 21 39 35
ou 06 21 21 39 38
Commissariat
de police :
place du Pommier-de-bois
Tél. : 01 43 11 77 30
Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00,
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute,
au N° vert
0 800 54 76 98 (appel gratuit).
Permanences des élus
• M. le maire,
Gilles Poux,
reçoit sur
rendez-vous au
01 49 92 60 00.
• M. le député Daniel Goldberg reçoit en mairie sur rendez-vous au
01 40 63 93 26,
ainsi que sans rendez-vous tous les 2e vendredis du mois de 16h à 18h (après 17h, entrée côté square Jean-Moulin)
• M. le conseiller général, Stéphane Troussel, reçoit sur rendez-vous au
01 43 93 93 53 et sans rendez-vous tous les mercredis de 14h à 18h.
Plaine Commune
21, av. J.-Rimet 93 218
Saint-Denis cedex
Tél. : 01 55 93 55 55
Marché couvert des Quatre-Routes
Les mardis, vendredis et dimanches matin
Dépannages
EDF : 0 810 333 093
GDF : 0 810 433 093
Pharmacie
de garde
Tous les dimanches et jours fériés 2010 : Bodokh. 74, av. Jean-Jaurès à Pantin
Tél. : 01 48 45 01 46
Collecte
des déchets
Allo Agglo : 0 800 074 904 / 6 jours/7 :
du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30
et le samedi de 8h30 à 12h30
Numéro vert. L’appel est gratuit depuis un fixe,
50 centimes depuis un mobile
État civil
Naissances
Juillet
20 • Jade Abbassi
21 • Saahil Dasmunshi
21 • William Liu
21 • Sarah Mmadi
21 • Amine Moroni
21 • Laxmini Thayaparan
22 • Inayah Mayouf
23 • Bakir Bessa
23 • Hélène Chen
23 • Inès Khelifa
24 • Kenji Monlouis-Felicite
24 • Betelhem Teame
25 • Kemie Mpasi Malamba
26 • Nisrine Arradi
26 • Dieneba Diaby
27 • Sarah Benchettah
29 • Lila Pelmar
29 • Mathusha Sellar
30 • Abdoulaye Sow
31 • Mehdi Chafai
31 • Emmanuella Mbabuike
Août
1er • Rafik Benkhelfa
1er • Baba Kone
2 • Anis Benmansour
2 • Ilana Izabachène
3 • Kacim Boukoum
3 • Arnika Kirupaharan
4 • Halim Larbi Aissa
4 • Andrei Toma
4 • Ibrahim Zelloufi
5 • Adam M'Barki
6 • Rayane Hamas
Mariages
• Supa Amirthalingam et Kaviratnasingam Pankajan
• Magali Amouroux et Isidoro De Freitas Pestana
• Shiyamini Balasingam et Jeyathas Gunasegaram
• Julie Bascop et Stéphane Nikolic
• Mireille Dengabe et Joseph Hervé
• Gowridevy Manikkavasagar et Anbamuthan Nagaratnam
• Mirline Michaud et Jean Rocher
• Manal Sardi et Youness Jouhari
Décès
• Joëlle Bel épouse Sanchez
• Marcel Besson
• Lucien Bourgois
• Geneviève Brancquart veuve Robbe
• Charles Clerc
• Harouna Diarra
• Maurice Jannetta
• Preethi Kennedy
• Nicolle Lobbe
• Foued Nassah
• Selvamany Srimohan
• Mokrane Tifaoui
Disparition
Qui ne connaissait pas Gérard Thomas ? À la fois discret et omniprésent au moment d'aider, de donner le petit coup de main, sans la moindre contre partie. La maladie a eu raison du courage qu'il a manifesté jusqu'au bout. Ses voisins, ses amis -du Sens de l'art notamment-, ses camarades du Parti communiste ont perdu un des leurs. Ses obsèques ont eu lieu le 3 septembre dernier. La rédaction de Regards partage la peine de celles et ceux qui ont apprécié ses talents de fraternité. Salut « Choupet »
L’AGENDA Haut de page
10, 11 et 12 septembre
Fête de l'Humanité
La fête a 80 ans cette année.
Parc départemental Georges-Valbon de La Courneuve ( accès RER B Le Bourget ). Entrée : 19e les 3 jours en prévente, 25e sur place.
11 septembre
BAABA MAAL
Le chanteur sénégalais, célèbrera la fin du korité ( Ramadan ) lors de son concert prévu dans le cadre du Festival d'Île-de-France.
Académie Fratellini ( Saint-Denis ), restauration africaine à partir de 19h30, concert à 20h45.
Entrée : 10€.
Réservations au 01 58 71 01 01ou www.festival-idf.fr
12 septembre
Bons d'achat
Une animation questions-réponses se déroulera sur le marché des Quatre-Routes. 1 000 bons seront à gagner pour les vainqueurs.
Marché des Quatre-Routes dans la matinée.
+ infos
14 septembre
Coopération
La municipalité va signer une convention avec la CAF. Cette démarche vise à identifier les besoins prioritaires des habitants, leur faciliter l'accès aux droits et aux services et contribuer ainsi à l'épanouissement de la vie familiale.
Salle des fêtes de l'Hôtel de ville à 17h30.
15 septembre
Vaccinations
Les séances de vaccinations ont repris. Elles sont ouvertes aux enfants à partir de 6 ans et aux adultes.
Centre municipal de santé Salvador-Allende, 20 av. du Général-Leclerc. Salle de PMI au 2e étage de 13h45 à 16h.
15 septembre
Nouvelle résidence étudiante
Pose de la première pierre des futurs logements étudiants.
Av. Paul-Vaillant-Couturier à 11h30.
16 septembre
Rencontres pour l'emploi
L'ensemble des partenaires vous convie à cette 14e édition des Rencontres pour l'emploi. N'oubliez pas vos CV et lettres de motivation.
Les ateliers Christofle, 112 rue Ambroise-Croizat à Saint-Denis de 9h30 à 17h.
17 septembre
Le maire reçoit sans rendez-vous
Boutique de quartier La Tour/Les Clos, 7 av. du Général-Leclerc de 16h à 18h30.
19 septembre
Basket-Ball
Seniors masculins, honneur régional, La Courneuve-Bezons.
Gymnase Antonin-Magne à 15h30.
21 septembre
Réunion du Conseil communautaire
De même que le Conseil municipal, celui de la Communauté d'agglomération est ouvert au public.
Siège de Plaine Commune,
21 rue Jules-Rimet Saint-Denis à 19h30
22 septembre
Vaccinations
Centre municipal de santé Salvador-Allende, 20 av. du Général-Leclerc. Salle de PMI au 2e étage de 13h45 à 16h.
22 septembre
La Malédiction du Calame
Court-métrage fantastique réalisé par le pôle image en partenariat avec le centre de loisirs Romain-Rolland, l'école Henri-Wallon, l'unité Patrimoine/Arts visuels, le centre dramatique et le service Culture d'Argenteuil.
Cinéma l'Étoile, 1 allée du Progrès à 14h. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
+ infos
22 septembre
Futsal
Seniors excellence, La Courneuve-Villetaneuse.
Gymnase Béatrice-Hess à 20h30.
24 septembre
Nuit du Ramadan
Deux semaines après la fin du ramadan, cette soirée sera un moment musical à partager autour de quelques boissons et friandises. Les fonds récoltés lors de cette soirée seront entièrement envoyés au peuple Pakistanais.
Centre culturel Jean-Houdremont à partir de 19h.
+ infos
24 septembre
Donoma
Le cinéma l'Étoile, dans le cadre de sa soirée de lancement du prochain Festival Les Pépites du Cinéma qui se déroulera le premier week-end de décembre, propose le film de Djinn Carrénard, Donoma. Le réalisateur et les comédiens seront présents.
Cinéma l'Étoile, 1 allée du Progrès à 20h30. Tarif unique : 3€.
26 septembre
Journée Sport en famille
Venez profiter de cette journée pour partager un moment sportif en famille.
Parc départemental Georges-Valbon de La Courneuve de 13h à 19h.
+ infos
26 septembre
Brocante
Autour de la mairie de 9h à 19h. Réservations des places à l'Hôtel de ville, service des Relations publiques, rez-de-chaussée les lundis et vendredis de 9h à 11h30 et de 13h30 à 17h. Les mercredis de 13h30 à 17h. 15e les 2 mètres.
Informations complémentaires au 01 49 92 61 18.
26 septembre
Football
1re division, - de 17 ans,
La Courneuve-Montreuil.
Stade Géo-André à 13h30.
26 septembre
Un dimanche en Afrique
Le cinéma l'Étoile propose deux projections : Ciné-conte africain avec Makéna Diop à 11h et Un transport en commun de Dyana Gaye à 15h.
Cinéma l'Étoile, 1 allée du Progrès. Tarif pour les deux films : 3€.
27 septembre
Forum petite enfance
Informations sur les différents modes d'accueil des enfants de 3 mois à 3 ans, les modalités d'inscription et les aides financières.
Salle Philippe-Roux
58 rue de la Convention, de 15h à 16h30 et de 17h à 18h30
UN CERTAIN REGARDS Haut de pageDiandra Tchatchouang, basketteuse internationale
« Là-bas je suis d'abord vue comme une Française »
Avant son entorse à la cheville, la Courneuvienne (18 ans) devait disputer du 23 septembre au 3 octobre, le championnat du monde féminin de basket avec l'équipe de France en République Tchèque. Précoce et talentueuse, à sa sortie de l'Insep l'été dernier, Diandra a préféré partir aux États-Unis parfaire sa formation basket et poursuivre ses études au sein de l'université de Maryland plutôt que de répondre d'emblée aux sollicitations des clubs professionnels européens. Un choix qui honore l'un des plus grands espoirs du basket mondial.
J'ai grandi à La Courneuve dans le quartier de la gare. J'ai découvert le basket au BCC à 8 ans et j'y ai joué cinq saisons. Dès l'âge de 12 ans, je suis partie en internat pour suivre une scolarité sport étude au pôle espoir d'Ermont-Eaubonne. Ensuite j'ai passé quatre ans à l'Insep ( Institut National du Sport de l'Expertise et de la Performance ) à Vincennes. On y mène de front basket et études, la fatigue des études entraîne parfois des blessures. Au début c'est dur de suivre le rythme, mais je me suis accrochée ( Diandra a obtenu son Bac STG avec mention assez-bien finalement ). La motivation, on la trouve dans l'opportunité de pratiquer le sport qu'on aime dans les meilleures conditions. On se doit donc de profiter de ces années et puis par rapport à d'autres pensionnaires, j'avais la chance d'avoir ma famille toute proche. Je revenais régulièrement à La Courneuve.
À ma sortie de l'Insep j'ai décidé d'aller aux États-Unis, d'abord pour les études. Il n'y aucune structure en Europe qui te garantisse de pouvoir simultanément jouer au basket professionnellement et suivre des études supérieures. En Europe, quand tu joues à haut niveau le basket devient ton métier et les clubs n'acceptent pas que tu fasses autre chose en parallèle. Il faut attendre la fin de sa carrière pour reprendre son cursus. Les États-Unis en revanche m'offraient ce compromis entre les études et le sport.
J'ai reçu deux propositions officielles d'universités américaines : Maryland et Duke. Je me suis décidée pour Maryland parce que c'était l'équipe que je connaissais le mieux. Maryland se trouve près de Washington DC. Je m'y suis installée en juillet 2009. Je parlais un Anglais scolaire, je me suis donc de suite plongée dans des cours de langue. J'étais seule au début, mes parents m'ont rejoint le mois suivant. J'ai une chambre sur le campus, où la plupart des 36 000 étudiants habitent, ainsi qu'une famille d'accueil. L'équipe féminine de basket, les Terapins (les tortues) a été championne universitaire et jouit d'une très bonne image. On joue dans une salle de 20 000 places devant 7 000 spectateurs en moyenne, mais ils ont été jusqu'à 16 000 fans à venir nous voir. Le sport universitaire est très populaire. Le championnat universitaire intéresse plus les Américains que la NBA. J'ai encore trois saisons à faire pour aller au bout de mon cursus. Et l'an prochain, niveau études, je me spécialiserai en sciences politiques. Mon emploi du temps est très bien aménagé et j'arrive à tout faire. Je bénéficie d'un autre avantage non négligeable en tant que sportive de haut niveau : une bourse complète qui me permet de prendre en charge l'hébergement, la nourriture et les frais de scolarité.
« Dans un coin de la tête, les Jeux Olympiques »
L'été pas de vacances : je rentre pour jouer en équipe de France. J'ai hâte à chaque fois de porter ce maillot. Cette fois ce sera ma première compétition avec les A en ayant dans un coin de la tête les Jeux Olympiques de Londres en 2012. Depuis les États-Unis, je me suis rendue compte de la très relative importance de la France pour les Américains. Beaucoup, parmi les sportifs ne connaissent rien de notre pays au point de se montrer incapables de le situer sur une carte. C'est malheureusement aussi la preuve qu'aux États-Unis certains rentrent à l'Université uniquement grâce à leurs dons de sportifs.
Je suis un peu comme une personne neuve là-bas. On ne m'a jamais demandé de quelle origine j'étais. Je suis d'abord vue comme une Française. On me surnomme « Frenchie » dans l'équipe. Les Américains savent qu'il y a beaucoup de noirs en France et ils ne sont pas choqués. Par contre la société américaine a les mêmes a priori que la société française sur les populations issues des quartiers difficiles. Un des thèmes qui m'est le plus cher en sciences politiques c'est justement la bataille pour l'égalité des chances. Dans le monde du sport, je n'ai rencontré aucune barrière en rapport avec mes origines, mais quand je regarde autour de moi je constate que l'égalité n'est que théorique par moments. Aux États-Unis je crois que les gens ont tendance à mieux assumer les différences de « races ». Elles subsistent donc, mais les opportunités pour les minorités me semblent aussi plus nombreuses.
Propos recueillis par Yann Lalande