REGARDS Le journal de La Courneuve l N°351 du jeudi 2 au mercredi 15 février 2012
ARRÊT SUR IMAGES Haut de page
Mot d’ordre : expression libre
Plus le temps passe et plus les rendez-vous sous l’escalier de Subes (espace Guy-Môquet) sont riches.
Le dernier vendredi de chaque mois, Les Mots dans l’escalier offrent aux velléités courneuviennes un espace d’expression artistique
aussi vaste que possible. © Virginie Salot
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr
18
janvier :
le maire avait bien choisi la date pour adresser ses vœux aux pompiers courneuviens. © V.S.
Vœux au commissariat
Le lendemain, jeudi 19 (le 17 eût été parfait), Gilles Poux se rendait au commissariat de police pour ses vœux aux forces de l’ordre. © V.S.
Vases communicants
Pendant que l’Union Saint-Denis/La Courneuve
se pavane en 2e position de la Poule I de Nationale 3
avec un bilan de 11 victoires et 3 défaites, l’équipe réserve du Basket-Club courneuvien souffre en
avant-dernière position du championnat Honneur région, avec 3 victoires et 10 défaites au compteur. © Thierry Mamberti
Dans le vent
L’orchestre d’harmonie de La Courneuve, 140 ans et tous ses instruments à vent, s’en est donné à cœur joie, samedi 28 janvier, dans l’auditorium Erik-Satie du Conservatoire. © T.M.
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr
Voyage en mélancolie
À l’occasion de son concert Polysons, António Zambujo a fait voyager à dos de fado le public de la salle Mentor (espace Guy-Môquet),
le samedi 21 janvier. © Héléne Jayet
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr
Le jury, l’écrivain et les lecteurs
Rencontre originale, à la librairie La Traverse, entre Leïla Sebbar, auteur de La confession d’un fou, en compétition pour le Prix littéraire
des lycéens et apprentis,
et une classe de seconde
du lycée Jacques-Brel.
Les habitués de
La Traverse ont aussi pu faire dédicacer leurs ouvrages. © T.M.
Résidence participative
Après avoir partagé leurs trouvailles avec les habitants tout au long de la semaine, Les Bricoleurs d’avenir (compagnie Mood/RV6K), composés d’apprentis de
l’académie Fratellini,
ont exploré chaque recoin du centre culturel
Jean-Houdremont, samedi 21 janvier. © V.S.
À MON AVIS Haut de page
Gilles Poux,
maire
Aux comités de voisinage !
Dans mes discussions quotidiennes avec les Courneuvien(ne)s, j’entends parfois les difficultés à comprendre la crise financière, et surtout les difficultés à percevoir comment faire autrement… Tout le monde comprend au moins une chose : ce sont encore les mêmes qui vont devoir payer pour protéger ceux qui en sont responsables !
Bien sûr, ici, à La Courneuve, voilà bien longtemps que nous dénonçons un système qui ne fonctionne plus que pour une poignée d’individus : ceux-là même qui nous disent qu’il n’existe d’autre solution que l’austérité et de se plier à des logiques financières qui nous ont pourtant menés là où nous en sommes.
Alors, oui, nous dénonçons, nous faisons acte
de résistance.
Mais, surtout, nous nous efforçons de démontrer que d’autres choix sont possibles.
Et, de ce point de vue, le vote du budget pour une collectivité est un moment de vérité : « Dites-moi quel budget vous votez, je vous dirai qui vous êtes. »
Ainsi, quand l’État fait tout ce qu’il peut pour réduire les dépenses d’éducation ou de santé, par exemple, nous, à La Courneuve, nous proposons de continuer la rénovation des écoles, la construction de nouveaux groupes scolaires, ou encore de reconstruire le Centre municipal de santé.
Ainsi, quand le président de la République menace de réduire les dotations de l’État aux communes qui ne seraient « pas sages », on peut se demander de quelle sagesse il s’agit ! Les collectivités territoriales n’ayant pas droit aux déficits, si « sagesse » veut dire « soumission » aux logiques de son gouvernement, je peux lui promettre que nous serons au contraire rebelles, inventifs et déterminés à répondre aux besoins des Courneuviens.
Les Tremplins citoyens de novembre ont montré la voie et, à partir des engagements de 2008, la feuille de route est claire pour les années qui viennent : les Courneuvien(ne)s savent ce qu’ils veulent pour leur ville, et ils nous l’ont fait savoir.
Reste maintenant à accorder les actes aux paroles, à être solidaires et combatifs pour franchir tous les obstacles, à veiller sans faillir à ce que le dernier mot revienne bien aux habitant(e)s.
De ce point de vue, les comités de voisinage, qui se dérouleront du 3 au 8 février, consacrés notamment à la préparation du budget communal 2012, seront une occasion de plus offerte aux Courneuvien(ne)s de débattre et de décider ensemble.
Je serai heureux de vous y retrouver.
photo © Virginie Salot
L’ACTUALITÉ Haut de page
Nouvel an chinois
Xin Nian Hao(1) à tous !
À l’occasion des festivités du nouvel an chinois, éclairage sur la communauté asiatique de La Courneuve, qui avait mis les petits plats dans les grands.
Miaoouuuu ! », miaule Roger Petit, 90 ans, en guise de bonjour à la chinoise. Et la Vietnamienne, Mme Ta, 65 ans, dont 35 à La Courneuve, de le corriger gentiment en prononçant doucement les syllabes de l’expression appropriée : « Ni hao, Ni hao. » C’est jour de fête, aujourd’hui, à la maison Marcel-Paul. La communauté asiatique a mis les petits plats dans les grands pour célébrer l’année du Dragon, symbole de puissance, d’intelligence et de fertilité : rouleaux de printemps, salade vietnamienne, nouilles sautées, mandarines porte-bonheur, bouteilles de saké. Soixante personnes ont fait le déplacement, dont 17 d’origine asiatique. « On est venus pour faire la fête avec nos amis français à Marcel-Paul, s’enthousiasme Mme Ta.
On est en famille, ici. »
Depuis quelques mois, la communauté asiatique prend pied à la maison Marcel-Paul. Tout a démarré avec les ateliers de danse country de M. N’Guyen, 68 ans. Le bouche-à-oreille des amis a fait le reste. Nombre d’entre eux viennent aujourd’hui au ping-pong et, nouveauté, participent aux sorties. Une belle intégration sur le papier, nuancée néanmoins par M. N’Guyen, qui regrette que « beaucoup d’Asiatiques paient 100 euros pour aller danser dans le 13e, alors que cela coûte 20 euros par an grâce au club Cachin ». D’après Qian Chen, médiatrice pour l’association franco-chinoise Pierre Ducerf, « les Chinois ont tendance à rester entre eux, en raison de la barrière linguistique. La plupart viennent de la communauté Wenzhou2 et ont arrêté l’école très tôt en Chine. Beaucoup ne parlent même pas le mandarin. Les boutiques, les supermarchés et les médecins asiatiques ne facilitent pas non plus l’apprentissage ».
La majorité des Asiatiques qui fréquentent les Ateliers sociolinguistiques (ASL) de l’association Synergie Plus sont des retraités. « La plupart sont des femmes retraitées qui cherchent à occuper leur temps libre. C’est le noyau dur des ateliers, explique Corinne Prézélus, la formatrice des ASL. Elles sont très soudées, toujours prêtes à donner un coup de main. On travaille beaucoup la phonétique, mais il faudrait presque travailler avec un orthophoniste, car il y a certains sons qu’elles n’entendent pas. Elles ne viennent pas uniquement pour le côté linguistique, mais aussi pour sortir de chez elles, voir leurs amis. Ce sont des gens discrets, assez repliés sur eux-mêmes. Je les force à s’ouvrir, mais ce n’est pas facile. On ne ressent pas vraiment une réelle envie d’apprendre, car elles n’en ont pas vraiment besoin. »
À son rythme, la communauté asiatique sort de sa chrysalide. La chenille deviendra-t-elle bientôt papillon ?
Julien Moschetti
1. « Bonne année » en chinois.
2. Ville portuaire de la province du Zhejiang, située à 400 kilomètres au sud de Shanghai.
photo : Les femmes des Ateliers sociolinguistiques de Synergie Plus avaient préparé un buffet copieux pour célébrer le nouvel an chinois. © Virginie Salot
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr
Marché des 4 routes
Les commerçants du Marché de La Courneuve vous accueillent chaque mardi, vendredi et dimanche.
Logement
Oméga deux en un
Située au 209, av. Paul-Vaillant-Couturier, la résidence Oméga accueille d’un côté les étudiants et de l’autre les jeunes salariés. Un bon équilibre.
Cette fois, l’entrée de ville, côté Bourget, est achevée. Après les trois restaurants et l’hôtel, la résidence Oméga, du groupe Espacil, a été inaugurée le mercredi 25 janvier. Abusivement décrite comme une résidence étudiante, le bâtiment comprend, en fait, 65 logements pour jeunes salariés (de 18 à 30 ans) et 94 logements étudiants. Des T1 ou T1bis, tout équipés, de 20 à 32 m2 selon que l’on vit seul ou en couple. Élégant dehors, plus modeste dedans, l’édifice, planté entre RN2, A86 et RER B, est surtout parfaitement insonorisé et plutôt bien situé. Avec des mensualités d’environ 440 € toutes charges comprises (y compris Internet) avant Aide personnalisée au logement (APL), le gestionnaire n’a eu aucun mal à trouver des locataires. Preuve du besoin en la matière, Espacil a recensé 1 300 demandes d’information et enregistré 460 candidatures. Parmi les heureux élus de la résidence sociale jeunes salariés, 20 % sont courneuviens. Ousmane bénéficie, pour sa part, d’un logement étudiant et ne dissimule pas son soulagement : « J’étais en colocation avec une personne qui n’était plus dans les études et ne voyait pas les choses comme moi. J’ai longtemps cherché une location dans le parc privé, sans succès. Dès que j’ai entendu parler de ce projet, j’ai sauté sur l’occasion. Espacil n’exigeait pas de garant physique, ne demandait pas de loyer d’avance. Désormais, je peux payer mon loyer modéré grâce à mon petit boulot et me focaliser sur mon master quand je suis à la maison. » Un témoignage qui fait dire à Gilles Poux que « l’utilité de ce type d’investissement est patente, ainsi que l’urgence à les démultiplier ». Et le maire de conclure : « Nous sommes donc fiers d’y avoir contribué. Par ailleurs, ce programme s’inscrit dans un aménagement plus global, qui confère à La Courneuve une entrée de ville positive. » Reconquête urbaine et petite victoire dans la crise du logement, Oméga joue la carte du deux en un jusqu’au bout.
Yann Lalande
infos +
Résidence Oméga : 01 48 38 00 30
photo : Le 25 janvier, Gilles Poux a inauguré l’équipement, d’un montant de 10, 2 millions d’euros, cofinancé par l’État, la région et le département. © Virginie Salot
Associations
Deux outils en gestation pour être dans l’action
Afin de répondre aux inquiétudes grandissantes du milieu associatif et de rassurer les esprits, la municipalité a tenu une réunion le 25 janvier.
Depuis la loi sur la réduction des dépenses publiques, les dents citoyennes grincent. Et le monde associatif est au diapason. Comment pallier le manque de locaux ? Comment améliorer, étendre et optimiser le soutien scolaire ? Comment être productifs et efficaces ?
À toutes ces questions, une réponse unanime : être solidaires. Car l’individualisme régnant nourrit la concurrence. « Pourquoi Fête le mur a de beaux locaux, et pas nous ? » Voici un raisonnement pas si rare que ça, d’après le maire de notre ville.
D’aucuns diront que se connaître est primordial. Connaître les actions des uns et des autres est nécessaire, car allier les forces est souvent un gage de réussite.
Et pourquoi pas faire fusionner les idées, afin de « porter tous ensemble les projets, un par un » ? suggère un représentant des Jeunes Musulmans de France.
La proposition de la municipalité tombe à pic : créer un conseil de la vie associative. Appelés à être bénévoles, les intervenants auraient pour but d’apporter des solutions concrètes et de les structurer. En effet, certains regrettent qu’il y ait trop de palabres. « Les gens prennent souvent la parole pour se plaindre, sans jamais apporter de solutions. À la dernière réunion de travail, nous n’étions que trois ! » rapporte un représentant de Face. être davantage dans l’action, tel est le leitmotiv de la municipalité, avec la volonté de renforcer la démocratie citoyenne.
C’est aussi en ce sens qu’une Maison des citoyens ouvrira ses portes en 2013.
Le maire assure de sa volonté politique à lutter contre « la désespérance ambiante » et rassure les esprits : l’augmentation souhaitée du budget annuel de 120 000 à 150 000 euros sera votée en mars. Aux deux heures de réunion, il a mis fin en précisant : « S’il y a une dynamique, la ville s’efforcera d’être à la hauteur. »
Charlotte Bocquenet
Festival
attention, zone art !
La 3e édition du festival Banlieusard et alors ? célébrera, du 9 au 20 février, la culture urbaine.
Si vous avez participé à l’édition précédente, vous avez eu la chance d’écouter Dry et Sexion d’Assaut dans un gymnase El-Ouafi rempli à ras bord. Une fois encore, l’association CDB (Culture de banlieue) vous a concocté une programmation riche et variée sur onze jours à La Courneuve, Saint-Denis et Aubervilliers. Pas de concert, cette année, dans notre ville, mais une exposition photo street-art collective, à l’espace Jeunesse Guy-Môquet, ainsi que des rencontres avec les écrivains Emmanuel Arnaud (Arthur et moi et Le théorème de Kropst), à La Traverse, et Rachid Santaki, avec les élèves du lycée Jacques-Brel, à l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Des chiffres et des litres.
« Nous désirons nous implanter dans les établissements scolaires, comme le fait l’association Zebrock, avec l’appui des médiateurs culturels, pour créer des passerelles entre les associations de terrain, comme Muzik’n Co et Skwere, et les structures municipales dans un second temps, explique Thierry Grone, président de l’association CDB. Nous avons privilégié une rencontre avec les lycéens de Jacques-Brel pour que les jeunes prennent la parole et deviennent acteurs de leurs projets. » L’objectif ? Susciter des vocations pour ces jeunes en mal de rêves, cette « génération zapping, dont les seules idoles sont des joueurs de foot et des pseudo-stars de la téléréalité », selon Thierry Grone. D’autres événements culturels devraient prolonger le cycle en avril et en juin à La Courneuve.
Julien Moschetti
infos +
La Courneuve
Rencontre avec Emmanuel Arnaud, à la librairie La Traverse, le 9 février, à 14h.
Rencontre avec Rachid Santaki, au lycée Jacques-Brel, le 16 février.
Exposition photo street-art Terrains vagues, à l’espace Jeunesse
Guy-Môquet, tout le mois de février.
Saint-Denis
Concert Urban Circus le 10 février (5€)
et Swift Guad le 17 février (10€) au 6B.
Rencontre avec Berthet One,
au lycée Bartholdi, le 14 février à 10h.
Aubervilliers
Projection du film Donoma, de Djinn
Carrenard, au Studio, le 9 février à 18h30.
Exposition street-art Traits, au lycée
D’Alembert, du 12 au 16 février.
Immobilier
Le choix de la coopérative
Devenir propriétaire et investir un appartement neuf : la coopérative est une option originale et avantageuse.
Sur l’ancien site des usines Babolat (quartier de la gare), les programmes du Fiac-SA HLM (99 logements locatifs) et d’Intercoopérative (accession à la propriété) ont pris un peu de retard. Néanmoins, la société coopérative Babolat est sur le point d’achever la commercialisation de ses 19 logements. Les premiers retours des sociétaires propriétaires, impatients d’emménager, sont positifs : « J’apprécie l’esprit coopératif. On finit par se connaître avec les autres sociétaires et nous avons la possibilité de coopter les nouveaux membres, se réjouit Brigitte Croissy. J’ai pu aménager la composition de mon T2 (42 m2) sur mesure avec les architectes de l’agence Carril. Le contrôle des charges, qui plombent souvent les projets dans le collectif, m’a rassurée. Et puis, moi qui habite déjà le quartier et qui souhaite rester parce que j’apprécie La Courneuve, je me suis rendu compte que c’était un peu en dessous des prix du marché. Sinon, je crois que je n’aurais pas pu accéder à la propriété. Or, le projet est beau, le promoteur est charmant et investi. C’était ce qu’il me fallait. » Un miracle, dans le contexte actuel de l’immobilier, qui s’explique, selon François Lebard, responsable Interconstruction Ouest : « Nos appartements sont 15 % moins chers, car nous parvenons presque à vendre à prix coûtant. Pas de marge promoteur, pas de frais financiers et pas d’honoraires de commercialisation, la différence est là. »
Yann Lalande
Trois appartements encore disponibles
Les travaux du programme Interconstruction sur l’ancienne friche Babolat devraient débuter en avril pour une livraison à l’été 2013. Trois appartements cherchent encore acquéreur : un T2 de 50 m2 (RDC) avec rez-de-jardin, un T3 de 65 m2 (1er étage) avec loggia et un T4 duplex de 98 m2
(2e étage) avec terrasse. Prix moyen :
2 950 € le mètre carré habitable.
infos +
Renseignements : François Lebard au 01 46 99 59 16 ou au 06 13 46 52 90.
ill. : Le projet en 3D de la coopérative Babolat, rue émile-Zola, dans le quartier de la gare.
Prévention
Évincez le doute
Une journée de sensibilisation au dépistage des cancers du sein et colorectal avait lieu le 20 janvier.
Le dépistage m’a permis de dépasser mes peurs, de vivre rassurée. On a tendance à se dire “je ne le ferai pas, pour ne pas savoir”. Mais quand on se dit “peut-être que je l’ai”, on se fait peur pour rien. » Les témoignages des personnes dépistées défilent sur l’écran. Projeté à la demande du groupe de prévention courneuvien Femmes d’avenir, le mini-reportage permet à l’assistance de relativiser ses angoisses et ses préjugés. Notamment par rapport à la sensation de douleur liée au dépistage du cancer du sein, décrite comme « passagère ». Responsable de l’atelier Prévention des chutes, Jacques Murcia enfonce le clou en rappelant les chiffres : 52 500 nouveaux cas et 11 500 décès annuels pour le cancer du sein, 36 000 nouveaux cas et 16 000 décès annuels pour le cancer colorectal. À peine 33 % des Courneuviens font le dépistage du cancer colorectal et 49,7 % celui du sein. Insuffisant. Et Jacques Murcia de rappeler : « Plus le cancer est diagnostiqué tôt, plus les chances de guérison sont importantes. Elles avoisinent les 100 % si le dépistage est précoce pour le cancer colorectal, qui est un cancer à développement long. Ces chances de guérison passent à 97 % pour le cancer du sein, quand on est dépisté la première année. » Vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Julien Moschetti
infos +
Comité départemental des cancers de la Seine-Saint-Denis (CDC 93).
N° Vert : 0 800 504 237.
photo : Venus en nombre, les Courneuviens écoutent les recommandations de Jacques Murcia, responsable de l’atelier Prévention des chutes, et de Natalie Ortholan, du CDC 93. © Fabrice Gaboriau
Forum des métiers 2012
Jeudi 16 Février de 9h à 17h Hôtel de ville
découvrir un métier, une filière...
... avec des professionnels des secteurs secondaire et tertiaire.
ECHOS CITOYENS Haut de page
Illettrisme
Écrivains
en herbe
Décidément, l’association Face (French Association for Creative Exchange) de Monte Laster est sur tous les fronts. L’été dernier, la résidence, au Centre culturel, de la légende du hip-hop, Abiodun Oyewole, avait marqué les esprits. Cette année, c’est l’engagement de Face dans la prévention de l’illettrisme que la Fondation SNCF a récompensé par un prix et un chèque de 4 000 euros, le 18 janvier. Le projet Contes de fées urbains a séduit le jury. Durant un an, 44 élèves de CP de l’école Joliot-Curie ont travaillé sur l’écriture de contes liés à l’histoire de la barre Balzac. Les élèves ont également échangé par mails, en anglais, avec un groupe de jeunes de Harlem, notamment grâceà la réalisation de films de présentation.
La deuxième phase du projet est consacrée, cette année, à « l’après-Balzac ».
J. M.
Comités de voisinage
Du 3 au 8 février
Avant le vote du budget, en mars, les comités de voisinage offriront l’occasion aux habitants de débattre de cet acte déterminant de la
politique municipale. Plus largement, les questions autour de la dette publique et ses conséquences pourront être soulevées, alors que la Ville refuse la fatalité et prépare, pour sa part, un budget de résistance. Pour les quartiers de la gare, du centre-ville et des Quatre-Routes, une information sur le futur plan de stationnement sera donnée.
Vendredi 3 février, à 19h
Verlaine/Six-Routes : école élémentaire Robespierre (44-46, avenue Roger-Salengro)
Quatre-Routes/Rateau : espace jeunesse Guy-Môquet (119, avenue Paul-Vaillant-Couturier)
Lundi 6 février, à 19h
Centre-ville : salle Philippe-Roux
(58, rue de la Convention)
Rochet/Quinet/Cachin : école maternelle Rosenberg (29, avenue Waldeck-Rochet)
Mardi 7 février, à 19h
Quatre-Routes/Anatole-France :
école élémentaire Anatole-France
(68, rue Anatole-France)
Braque/Orme-Seul/Moulin-Neuf : boutique de quartier Les Clos (7, av. du Général-Leclerc)
Mercredi 8 février à 19h
La Tour : boutique de quartier Les Clos
(7, avenue du Général-Leclerc)
La Gare : école élémentaire Charlie-Chaplin (13, rue Émile-Zola)
Forum jeunes
Appel à participation
Afin de préparer le Forum jeunes du 10 mars, la municipalité propose aux jeunes volontaires d’apporter leur pierre à l’édifice.
Jeunes, militants associatifs, élus de la ville, ensemble, nous vous invitons à préparer avec nous un grand forum pour les droits des jeunes. École, formation, orientation, emploi, sécurité, loisirs, santé… Depuis des années, les politiques gouvernementales ont accentué l’échec scolaire, le chômage. […] C’est pourquoi nous vous proposons, dans notre diversité d’âges, de situations, de responsabilités, de préparer ensemble un grand forum […] pour faire le point sur la situation des jeunes, sur leurs attentes, sur ce qui a été fait et sur ce qui devrait être fait maintenant », annoncent les jeunes signataires dans leur appel à participation. Avant le jour J, les volontaires peuvent donner leur avis et dialoguer sur la page Jeunesse La Courneuve du réseau social Facebook. Les jeunes ont également la possibilité, jusqu’à fin février, de participer à l’enquête audiovisuelle, qui se présentera sous la forme d’interviews, de micros-trottoirs. « Il y a déjà 200 inscrits sur la page Facebook, la dynamique commence vraiment à prendre corps, se félicite Gilles Poux. C’est la preuve que les jeunes s’intéressent à leur avenir. Ce forum permettra à tous les participants de s’impliquer dans la société et sera une opportunité pour construire leur avenir. » Pour cela, la jeunesse est attendue le 10 mars à l’Hôtel de ville.
Isabelle Meurisse
Regards cherche des volontaires
Pour son 353e numéro, à paraître
le 1er mars, Regards prend la jeunesse à témoin. L’équipe du journal cherche une quinzaine de jeunes, âgés de 15 à 30 ans, désireux d’apporter leur regard sur des thèmes d’actualité. Les volontaires, s’ils s’engagent à participer, devront commenter en quelques lignes l’un des sujets traités par les journalistes. Leur portrait sera accolé à leur commentaire. Si vous êtes volontaire, vous avez jusqu’au 10 février pour vous faire connaître.
infos +
Pour nous contacter : 01 49 92 61 42 ou regards@ville-la-courneuve.fr
Salima Bitout : le cœur et l’esprit
Elle n’est pas une maman comme les autres. En plus de ses nombreuses activités, Salima Bitout vient de publier sa sixième comédie romantique.
Elle a commencé, comme beaucoup de petites filles, avec son journal intime. Plus tard, elle a raconté, dans 13 cahiers de 96 pages, l’histoire romancée d’une adolescente de 15 ans. Elle a continué d’écrire et de lire ses histoires à ses amies, ses proches. Puis elle a décidé, à 40 ans, de faire tout ce qu’elle n’avait pas fait jusqu’alors. Parmi ses résolutions : publier, pour partager. Malgré une certaine méfiance à l’égard du monde de l’édition, elle découvre et rencontre les éditions Amorosa, qui ne publient que des auteurs francophones. C’est un, puis deux ouvrages qui trouvent écho jusque sur le Web. Ses cinq premiers livres constituent une sorte de saga. Le quiproquo est l’un des outils de Salima pour se jouer des étiquettes : « C’est le fruit d’une réflexion aussi sur les sentiments, les apparences. » Son sixième ouvrage, Le roman de la Saint-Valentin, est à peine débarqué dans les rayons. Un coup marketing ? « Vous imaginez qu’il parle d’amoureux ? Eh bien, pas vraiment. Il parle de surprise et de nostalgie. Quand on est seul, à la Saint-Valentin, on réfléchit pas mal. C’est la fête de l’amour. Mais l’amour, ce n’est pas que ce jour-là, c’est tous les jours. C’est ce qu’il y a entre deux frères ou deux amies. Cet amour-là aussi est important, surtout quand vient la Saint-Valentin. » Salima souhaite que ses ouvrages « soient accessibles, tant au niveau de l’écriture qu’au niveau du prix. Une comédie romantique, ce n’est pas du roman sentimental, c’est plus moderne, plus proche de la vraie vie ». Et, dans la vraie vie, Salima Bitout travaille depuis quinze ans dans le secteur marketing et communication, elle qui a grandi à Debussy, un bâtiment des 4 000 détruit en 1986, puis au mail de Fontenay.
À La Courneuve, Salima est surtout reconnue pour ses talents de danseuse. Ce qu’elle a reçu de la danse, elle souhaite le redonner à son tour, en enseignant le sport au sein de l’association Tempo. Elle a inventé le Full Dancing, un mélange d’arts martiaux et de danse, deux genres pour lesquels elle s’est passionnée. Depuis quelques années, à La Courneuve-Plage, elle monte des chorégraphies avec les jeunes. Pour la soirée de clôture, en 2011, sa danse spéciale a été reprise par ceux qui l’avaient apprise durant l’été. Salima : un esprit généreux dans un corps sain.
Naïma Amiri
infos +
Le roman de la Saint-Valentin, éd. Amorosa, 4,30€.
photo © Virginie Salot
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La quadrature
du cercle
Afin d’éviter une surcharge de collégiens dans les établissements,
la ville milite pour la construction d’un 4e collège aux Quatre-Routes.
À l’heure actuelle, le terrain mis à disposition par la municipalité ne satisfait pas Mathieu Hanotin, vice-président du Conseil général en charge de l’Éducation et de la Jeunesse. Le parking situé rue Anatole-France, jouxtant le lycée Arthur-Rimbaud, ne permettrait pas la construction d’un équipement sportif propre à l’établissement. « Mais il y a déjà un gymnase existant à proximité, à côté de la Maison pour tous, informe Gilles Poux.
Ce qui, de mon point de vue, ne nécessite pas la construction d’une salle supplémentaire. Je pense que le terrain que l’on propose mériterait davantage de considération. » De plus, le vice-président du Conseil général stipule, dans un courrier envoyé au maire de La Courneuve, « qu’il n’y a pas de pression démographique sur la commune » qui justifierait la construction d’un 4e collège. Or, au 1er janvier 2012, l’Insee * enregistrait à La Courneuve une progression annuelle
de 2,2 %, l’une des plus fortes du département. En réponse à ce courrier, Gilles Poux n’a pas oublié de rappeler le vaste programme de rénovation urbaine, visant à construire de nombreux logements (1 125 à venir d’ici à la fin 2013), ce qui contribuerait à gonfler davantage les effectifs scolaires. Corinne Cadays-Delhôme, adjointe au maire en charge des Droits de l’enfant, souligne qu’« il y a déjà deux gros groupes scolaires [NDLR : Anatole-France et Paul-Doumer] aux Quatre-Routes, plus un à venir d’ici à 2013 [NDLR : sur le stade Daniel-Féry], alors qu’il n’y a aucun collège » Et l’adjointe au maire de rappeler qu’actuellement un enfant habitant le secteur doit obligatoirement prendre les transports pour se rendre soit au collège Jean-Vilar, soit à Politzer. Alors, la proposition du Conseil général de placer les collégiens dans les établissements des villes voisines, déjà surchargés pour certains, et plus précisément au Pont de Stains, dans un futur collège Aubervilliers-La Courneuve qui se veut intercommunal, est inconcevable pour la municipalité. D’autant plus que la ville aimerait limiter les établissements à 550 élèves pour créer les conditions de la réussite. Malheureusement, suite à l’annonce de Claude Bartolone, président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, visant à instaurer « un moratoire de trois ans concernant les subventions aux communes pour les investissements », la municipalité voit ses chances d’obtenir un 4e collège s’éloigner.
« Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où les collèges de la ville sont quasiment à saturation. Si nous ne sommes pas dans une démarche prospective, nous serons très vite en grande difficulté. Je suis entièrement conscient que le Conseil général a des difficultés et des contraintes financières. Mais, au vu des besoins de la ville, je souhaiterais que le Conseil général et la municipalité adoptent une démarche de travail commune, afin d’obtenir des aides dérogatoires de l’État », conclut Gilles Poux.
Dossier réalisé par Isabelle Meurisse
* Institut national de la statistique et des études économiques.
« Le collège, c’est le début de la course d’obstacles »
Entretien avec Olivier Cousin, sociologue et chercheur associé au Cadis (Centre d’analyse et d’intervention sociologiques).
Regards : En quoi le collège
est-il si différent
de l’école primaire ?
Olivier Cousin : Le collège, c’est l’enjeu de la compétition et de la sélection. Les élèves savent très bien qu’au fur et à mesure, ils devront choisir leur orientation. Qui jouera sur leur destin, en quelque sorte. Être embarqué dans une filière implique le fait de ne pouvoir en découvrir d’autres. Une certaine pression, inexistante à l’école primaire, commence à se faire sentir. Une autre forme de pression naît également au collège : celle du groupe de copains. La manière de se comporter, de s’habiller change énormément. En primaire, le désir de plaire au maître est supérieur à l’idée de plaire aux amis. Au collège, c’est l’inverse.
R. : Quel est, selon vous,
le principal problème du collège ?
O. C. : Les 15 à 20 % d’élèves qui sortent du système scolaire sans ou avec très peu de qualification. À une époque, le marché du travail absorbait la quasi-totalité des gens qui sortaient du système scolaire avec peu de qualifications. Aujourd’hui, l’école fabrique plus d’individus très faiblement qualifiés que le marché du travail ne peut en absorber. Le collège, c’est le début de la sélection, de la course d’obstacles. À chaque épreuve passée, un élément de plus vient soit favoriser l’élève, s’il la franchit allègrement, ou au contraire le pénalise pour l’obstacle suivant. En quelque sorte, la besace du collégien s’alourdit en cas de difficultés.
C’est au collège que les risques de décrochage scolaire se jouent. Un élève pris individuellement, qu’il soit issu de La Courneuve ou du centre-ville de Saint-Étienne, n’est pas plus ou moins intelligent. C’est la concentration d’élèves en difficulté qui provoque des stigmatisations.
C’est ce qu’on appelle la ségrégation.
R. : En d’autres termes, le collège est une période à ne pas rater…
O. C. : Complètement. À la fin de la troisième, le choix du collégien sera essentiel. C’est sans doute la période où le jeune a le plus besoin de suivi et d’accompagnement. Trois autoroutes lui sont proposées à la fin du collège : la voie générale, la voie technique et la voie professionnelle. Mais, contrairement à l’autoroute, il n’y a pas beaucoup de bretelles qui lui permettront de faire demi-tour.
photo : À Politzer,
le nombre d’élèves explose. La Courneuve
a besoin
d’un 4e collège. © Virginie Salot
VOUS AVEZ DIT ?
Johan Janssens, élève de 3e à Jean-Vilar
« Je préfère l’alternance à une seconde générale »
« Le collège, c’est très différent de l’école primaire. Je me souviens qu’à mon arrivée à Jean-Vilar, la principale n’était pas très appréciée. Les toilettes ont été brûlées, des pétards explosaient dans la cour, et la principale s’est pris un pot de mayonnaise dans la figure. Quand on sort du primaire, ça choque un peu ! Heureusement, maintenant, ce n’est plus le cas. Concernant l’orientation, les professeurs nous ont vraiment bien aidés. La conseillère d’orientation nous propose ce qui s’offre à nous. Je sais que, si je ne suis pas pris à l’internat militaire, je ferai de l’électromécanique en alternance dès la seconde. Je préfère l’alternance à une seconde générale. Je pense que je trouverai plus facilement un travail. »
Propos recueillis par I. M.
Kaïna Farhat, élève de 6e à Georges-Politzer
« On est un peu forcés de grandir »
« Le collège n’a rien à voir avec l’école primaire. Déjà, pour entrer dans l’établissement, je suis obligée de présenter mon carnet de correspondance. Deuxièmement, à toutes les heures, on change de salle. C’est vraiment dur de s’y faire. Troisièmement, on ne joue plus à rien en 6e. L’année dernière, je jouais à la corde à sauter ou à chat. Là, ce serait vraiment la honte de faire ces jeux. On est un peu forcés de grandir. Maintenant, on assiste à trois ou quatre bagarres par semaine. Parfois, des menaces graves s’échangent. Mais les surveillants font attention. Sinon, en classe, on nous met la pression dès la 6e. On a beaucoup plus de contrôles et de devoirs qu’en primaire. Les profs nous parlent déjà du brevet, alors que je le passerai dans quatre ans seulement. J’ai peur que ce soit dur. »
Propos recueillis par Manon Mouzaia-Grolier
Handicap
Pour une deuxième Ulis
À La Courneuve, la seule Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) se trouve à Poincaré. Faute de places, la ville souhaite l’ouverture d’une autre unité.
Depuis 2004, les collégiens en situation de troubles cognitifs et du langage ont l’opportunité de suivre leur scolarité au sein d’une classe spécialisée du collège Raymond-Poincaré. De dix au départ, les élèves sont aujourd’hui treize à suivre les cours personnalisés de Karina Belkebla, professeure de l’Ulis. « Chaque élève, de la 6e à la 3e, a un emploi du temps spécifique. Avec Rachida Mammry, l’auxiliaire de vie scolaire, nous essayons de mettre en place une pédagogie répondant aux besoins de chaque élève. En plus de ce Projet personnalisé de scolarisation (PPS), les collégiens de l’Ulis intègrent au cours de la semaine les classes ordinaires pour une ou deux matières, selon leurs capacités. Mais, par manque de places, six familles ont dû, cette année, laisser leur enfant en Clis (Classe pour l’inclusion scolaire), l’équivalent des Ulis à l’école primaire », déplore Karina Belkebla.
« Il faut que l’Éducation nationale se bouge, ajoute Gilles Poux. Cette situation est extravagante. Plutôt que de laisser ces enfants s’enfermer dans leurs difficultés, il faut les accompagner. Une deuxième classe au moins, à Jean-Vilar par exemple, permettrait de scolariser ces élèves en difficulté. »
Olivier Dupuch, principal du collège Jean-Vilar, est entièrement favorable à la création d’une Ulis dans son établissement, car « cette classe constitue un véritable enrichissement d’un point de vue humain. Tout l’intérêt de l’Ulis réside dans le fait que les élèves ne sont pas cantonnés dans leur classe, mais intégrés aux autres classes existantes. Ça évite qu’ils ne se replient sur eux-mêmes. Ces relations humaines seront probablement bien plus efficaces que le meilleur des cours d’éducation civique sur le refus des discriminations ou le vivre-ensemble ». Il ne reste plus qu’à attendre la décision de l’éducation nationale.
I. M.
photo : Un programme personnalisé est établi pour chaque élève de l’Ulis. © V.S.
771
C’est le nombre d’élèves au collège Georges-Politzer de La Courneuve. Ils sont 753 à Raymond-Poincaré et 577 à Jean-Vilar.
késako ?
Collège
Le terme vient du latin collegium. Il signifie confrérie ou groupement. Dès le XIIe siècle, on appelle collèges les associations formées de gens d’une même profession, ou exerçant le même emploi, ou se rassemblant au même endroit. Il y avait, dans la civilisation gallo-romaine, des collèges de prêtres (ou congrégations), des collèges d’artisans (ou corporations de métiers). Les collèges étaient aussi des hôtelleries pour les étudiants pauvres ou étrangers. Puis, ces hébergements ont assuré des fonctions d’enseignement, en complément de celui de l’université. Petit à petit, ces collèges deviennent autonomes et leur enseignement tend à se suffire à lui-même. Il devient un établissement assurant une formation de base à des élèves issus de la bourgeoisie ou de la noblesse. Jusqu’à ce qu’il devienne l’établissement scolaire que l’on connaît aujourd’hui.
ill. : Dessin exécuté à l’occasion des Tremplins citoyens, qui se sont tenus les 17, 18 et 19 novembre, à La Courneuve. © zarz
NOUVEAU À LA COURNEUVE Haut de page
Réunion publique d’information - Projet résidentiel Alizarine
En accord avec la ville de La Courneuve, présentation en avant première
du nouveau programme immobilier Samedi 11 février 2012 à 14h.
Salle municipale Philippe Roux, 58 rue de la convention à La Courneuve.
SPORT, CULTURE, LOISIRS Haut de page
Les sportives attaquent
Football, boxe, musculation, basket : on constate, depuis une dizaine d’années, une augmentation régulière de la pratique sportive chez les femmes. Qu’en est-il vraiment ?
Avec la féminisation de la société, les femmes ont désormais accès à toutes les activités sportives. Un sport comme la boxe, qui, jusqu’en 1999, était interdit aux femmes en France, fera sa première apparition aux JO de 2012. La Courneuve n’est évidemment pas extérieure à ce phénomène. Des sports fortement connotés masculins comme la boxe, la musculation, le basket ou encore le football font aujourd’hui la part belle aux Courneuviennes. Bien que minoritaires, en comparaison de leurs homologues du sexe opposé, elles sont chaque année plus nombreuses à pratiquer un sport. Ainsi, pour cette saison 2012, le service des Sports recense 2 232 femmes sur 6 476 adhérents, soit 952 licenciées de plus que l’an dernier (1 280 sur 4 439 pratiquants).
Cette féminisation est d’autant plus prononcée à l’École municipale d’éducation physique et sportive (Emeps), où l’on constate un boom, cette année, avec plus de 200 nouvelles adhérentes. Le nombre de petites filles a plus que doublé (346 filles en 2012, contre 141 en 2011) et dépasse actuellement celui des garçons. Afin de favoriser cette tendance, la municipalité mène une politique visant à promouvoir la mixité dans le sport. « Pour encourager les clubs à recruter des femmes, nous avons fait de la mixité l’un des principaux critères d’attribution de subventions », confie Eugène-Henri Moré. La volonté municipale fait écho au désir de l’ASC de développer sa section féminine, qui compte 16 licenciées. « Nous souhaitons créer, à l’instar de ce qui se fait pour les garçons, plusieurs sections qui iraient de 7 ans jusqu’à l’équipe senior. Notre but est également de féminiser notre staff, afin de mettre une coach à la tête de ces équipes. C’est pour cette raison que nous envoyons dès la fin du mois deux joueuses en formation d’entraîneur », explique Michael Naïnan, responsable de l’équipe du futsal féminin à l’ASC. Ce dernier pointe ainsi du doigt le problème de la sous-représentation de la gent féminine dans l’encadrement.
Les instances dirigeantes sont très masculines et les places y sont très chères. Par ailleurs, de nombreuses femmes se détournent du métier d’entraîneur, car il est difficilement conciliable avec leur vie de famille. Néanmoins, certaines femmes comme Djamila ont fait ce choix.
Après avoir été entraîneuse de handball, elle s’attaque désormais au football. « J’éprouve autant de plaisir à jouer qu’à coacher, affirme-t-elle. Il est vrai que lorsqu’on entraîne un groupe de garçons c’est plus difficile, car ils nous testent. Il faut savoir s’imposer dès le départ. » Car, même si les femmes s’approprient les sports masculins, il subsiste néanmoins des réticences. Certains clichés misogynes ont la dent dure. Ainsi, afin d’attirer plus de pratiquantes, mais aussi les médias, certaines fédérations lancent des campagnes dans le but de féminiser leur image. « Au moment de la coupe du monde de handball féminin, la fédération avait sorti une affiche où l’on voyait un talon aiguille et une chaussure de basket. L’objectif étant de casser l’image masculine du sport, afin d’être plus médiatisé et d’attirer plus de femmes. Tout est une question de perception. Aux États-Unis, par exemple, le football est intégré au cursus universitaire. Les filles jouent avec des maillots moulants et des shorts sexy, contrairement à la France », analyse Anthony Mette, psychologue du sport. Alors, l’avenir se conjuguera-t-il au féminin ?
Dossier réalisé par Siham Bounaïm
Jusqu’au 8 mars, Regards vous propose une série de sujets relatifs à la condition féminine, dont voici le 2e volet.
photo : Le futsal
(football en salle)
a sa section féminine à La Courneuve.
Et même ses tournois. Ne manquez pas
celui du dimanche
4 mars, de 9h à 18h, au gymnase
Béatrice-Hess. © Maradi Magassa
« L’émergence du sport loisir féminin »
Entretien avec Jacques Cortie, auteur du livre L’année du sport féminin et organisateur de La nuit du sport féminin.
Regards : Qu’est-ce qui explique la sous-médiatisation du sport féminin ?
Jacques Cortie : N’oublions pas qu’à l’origine le sport est masculin, et l’histoire des médias tourne autour de cette pratique. La sous-médiatisation du sport féminin s’explique aussi par le fait que le public s’y intéresse peu, ou alors seulement à certaines disciplines, comme le tennis, le basket-ball ou le handball. Nous sommes actuellement dans une phase de construction et d’installation du sport féminin, avec des figures telles que Lucie Décosse, triple championne du monde de judo, ou encore les handballeuses ou les footballeuses françaises, qui mettent en avant le sport féminin. Ce sont elles qui lui permettront de franchir un cap. À l’exception de quelques figures célèbres, l’émergence des femmes dans le sport est un phénomène récent. Je ne sais pas si, un jour, on arrivera à une égalité de traitement et de notoriété, car il existe deux modèles distincts : l’un, très masculin et professionnel, et l’autre, féminin, qui est moins axé sur la performance et la compétition.
R. : Comment caractériseriez-vous cette pratique féminine du sport ?
J. C. : Les femmes qui pratiquent une activité sportive ne le font pas forcément dans un club et elles n’ont pas majoritairement pour objectif de gagner des médailles. Plusieurs milliers de femmes participent à des courses comme La Parisienne ou à des marches caritatives. Ce sont des femmes ordinaires qui n’ont pas de prétention de performances. Elles voient le sport comme un divertissement. Après, bien sûr, il existe des sportives professionnelles qui sont sur le même modèle que leurs homologues masculins. Mais le véritable élément nouveau, c’est cette émergence du sport loisir féminin, qui est en forte augmentation dans la société.
photo : Le CDFA 93 a ouvert, depuis septembre, une section féminine de football américain et propose, chaque mercredi soir, des entraînements au stade de La Motte, à Bobigny. © S.B.
Football américain
Le 10e commandement
Cette saison, un 10e casque de Diamant ne suffira pas au bonheur du Flash, qui vise le titre européen.
Revenus aux affaires en 2011 après une saison d’errance, les footballeurs courneuviens se sentent déjà à l’étroit dans leur royaume de France. Les glorieux anciens ont décidé de prolonger l’aventure, et 10 recrues ont rejoint l’invincible armada jaune et noire. Du jamais vu. « Il va y avoir beaucoup de concurrence dans le groupe élite, se réjouit d’avance Bruno Lacam-Caron, le manager. Surtout si l’on ajoute les joueurs qui viennent des rangs de nos groupes de 3e division ou juniors. On a vraiment une très belle équipe défensivement et offensivement. En France, je ne vois guère que les Spartiates pour nous chatouiller. » L’éternel adversaire amiénois est attendu le 25 février, à Géo-André, pour le premier gros test. Mais la grande affaire de la saison, c’est l’ambition européenne retrouvée du Flash, avec comme carotte une finale de l’Eurobowl organisée à Paris, si les Courneuviens se qualifient. « Le Flash a une des meilleures organisations du continent. Je voulais coacher et avoir l’opportunité de gagner l’Eurobowl. Voilà pourquoi je suis là, et je pense être parfaitement réaliste », lance tranquillement Jim Nendel, le nouvel entraîneur principal, débarqué des Porvoo Butchers (Finlande), avec son compatriote américain, le quaterback Mckenzie Mc Grady. L’absence de coordinateur offensif pour le début de saison, les bizarreries du calendrier français et européen : rien ne semble atteindre le moral du Flash, à l’aube d’une saison excitante.
Yann Lalande
infos +
Le Flash à Géo-André
Flash-Molosses d’Asnières, 4 février ; Flash-Spartiates d’Amiens, 25 février ; Flash-Black-Panthers de Thonon-les-Bains, 10 mars ; Flash-Argonautes d’Aix-en-Provence, 31 mars ; Flash-Blitz de Londres (Eurobowl), 7 avril ; Flash-Cougars de Saint-Ouen-l’Aumône, 14 avril.
Le calendrier
des Pom-pom girls
Le Flash et la nouvelle association de cheerleaders (Pom-pom girls) Feeling Dance Team ont publié un calendrier 2012, foot, sexy et funny (drôle). Vous pouvez vous le procurer contre la somme de 10€.
photo © Pascal Dacasa
Multisports
Transpire durant les vacances !
Du 20 février au 2 mars (sauf week-end), le programme des vacances d’hiver du service des Sports propose des animations sportives originales aux détenteurs de la carte sports-loisirs 2012. Au programme : basket, rugby, futsal, escalade, karting, badminton, équitation, hockey, water-polo…
Animations sportives de proximité (10h à 12h)
• Trampoline, badminton et sports collectifs à Béatrice-Hess
• Escalade, badminton à El-Ouafi
• Handball, futsal et trampoline, la
1re semaine, à Jean-Guimier
• Compétitions de mini-trampoline et hockey (1re semaine) et badminton et handball (2e semaine) à Anatole-France.
Découverte sports olympiques
• Handball, basket, athlétisme, rugby, basket de 14h à 17h, sur les terrains de proximité, ou Béatrice-Hess, El-Ouafi, Anatole-France et Jean-Guimier en cas de mauvais temps.
• Natation et initiation water-polo, les mardis, mercredis, jeudis et vendredis, de 16h à 17h, à Béatrice-Hess.
Nouvelles pratiques au féminin
• Fitness de 10h à 12h, danse et sports
collectifs de 14h à 16h, piscine de 16h à 17h, à Béatrice-Hess.
• Escalade et badminton, de 18h à 20h,
au gymnase El-Ouafi.
Animations diverses
• Trampoline, parcours sportifs, maquillage, jeux traditionnels sur le jardin du mail de Fontenay, le 21 février, et sur l’espace de proximité de l’Orme-Seul, le 1er mars.
• Sans oublier des activités et sorties karting, équitation ou escalade.
infos +
Renseignements au service des Sports :
01 49 92 60 80.
Surveillant de baignade
Une formation de surveillant de baignade sera mise en place pour les jeunes d’au moins 18 ans, du 20 février au 3 mars.
photo : Des compétitions de trampoline seront organisées durant les vacances d’hiver. © Virginie Salot
Football
Ted Bolongo, ce héros
Pour la deuxième année consécutive, la JA Drancy (CFA) se qualifie pour les 8es de finale de la coupe de France. Une victoire arrachée en fin de match contre Limoges
(CFA 2), grâce à deux buts de Ted Bolongo, rentré en jeu à la 59e. Avec Karim Chahboune, actuellement blessé, les deux Courneuviens
de l’équipe avaient perdu leurs 8es, l’année dernière, face à Nice, au stade Marville. « Me retrouver sur le banc, c’était compliqué à vivre », confiait Ted au Parisien, après le match. La rage de vaincre aura finalement fait la différence. Prochain défi : le 7 ou le
8 février, sur l’île de Beauté, contre GFCO Ajaccio (national).
J. M.
Résultats sportifs
Week-end des 21 et 22 janvier
Football américain junior
• Championnat de France junior, Flash-Gladiateurs : 58-00
Football
• -19 ans, 1re division, Clichy-sous-Bois– La Courneuve : 1-3
• -17 ans, division Excellence, La Courneuve – Saint-Denis : 5-1
Futsal
• -17 ans, division régionale,
La Courneuve-Torcy : 8-7
Basket-ball
• Seniors masculins, National 3 : Gouvieux – Saint-Denis/La Courneuve : 82-70
• Seniors masculins, Honneur région,
La Courneuve B – Champs-sur-Marne : 56-66
• Promotion Excellence départemental,
La Courneuve C – Ile-Saint-Denis : 78-70
Volley-ball
• Seniors masculins, régional 3,
AS Voltaire-La Courneuve : 0-3
Tennis
• Seniors masculins, Honneur région,
La Courneuve-Aubervilliers B : 3-0
• Seniors masculins, 1re division,
La Courneuve B-JA Drancy : 2-1
Week-end des 28 et 29 janvier
Basket-ball
• Seniors masculins, Honneur région, Paris-Levallois – La Courneuve B : 77-37
• Promotion Excellence départemental,
La Courneuve C-Villepinte B : 64-73
Football
• Seniors, 3e division, Paris Gaels
AI-La Courneuve : 2-3
• -19 ans, 1re division,
Paris 19e-La Courneuve : 3-1
• -17 ans, division Excellence,
La Courneuve-Aulnay : 6-2
Futsal
• Seniors,1re division,
AS Paris-La Courneuve : 6-9
• -19 ans, division régionale
(résultats non parvenus)
• -17 ans, Drancy-La Courneuve
(résultats non parvenus)
Natation
• Championnats de France fédéraux FSGT hiver petit bassin
• Minimes : Mickaël Nemtsev, médaille d’or en 200 m nage libre et 100 m 4 nages
• Poussines : Manel Kebdi, médaille d’or
200 m dos
Tennis
• Seniors féminines, 1re division,
La Courneuve-Stains : 2-1
• Seniors masculins, 1re division,
La Courneuve B-AS Gaziers de Paris : 2-1
Sur un air
de voyage
Vous rêviez de mettre un jour les pieds à Madagascar ? Bingo ! Le Centre culturel a lu dans vos désirs les plus fous en invitant Ny Malagasy Orkestra. L’orchestre réunit tous les styles musicaux de l’île, à travers la crème de ses musiciens.
Le résultat est décoiffant. Un arc-en-ciel d’identités musicales, un kaléidoscope de sonorités, à la hauteur de la riche diversité culturelle de « Mada ». Le chant polyphonique traditionnel et les mélodies fantaisistes qui oscillent entre binaire et ternaire devraient faire le bonheur des tympans en mal de voyage. « Quand les gens nous écoutent, on leur donne envie de voir le pays », expliquait d’ailleurs, au journal Mondomix, Justin Vali, l’initiateur du projet.
J. M.
infos +
Samedi 11 février, à 20h30, espace Guy-Môquet.
Tarif plein : 10€. Tarif réduit : 5€.
Tarif groupe à partir de 5 personnes : 5€.
Matalon & Buñuel
Désireux de « donner une identité forte à la musique contemporaine » (Regards n° 348), le professeur et compositeur en résidence au CRR 93 Martin Matalon a choisi le format ciné-concert pour illustrer sa musique. Trois films engagés seront projetés à L’Étoile le 17 février : Un chien andalou, chef d’œuvre surréaliste (1928) coécrit avec Salvador Dali, qui inaugurait la carrière du grand Luis Buñuel ; Las Hurdes (1932), le troisième film du réalisateur espagnol, documentaire sans concession sur la misère sordide de l’une des régions les plus arriérées d’Espagne ; et, en bonus, Aubervilliers, d’Eli Lotar (1945), centré sur les conditions d’existence des habitants des îlots insalubres des grandes villes. Des élèves musiciens et des comédiens du CRR 93, accompagnés d’artistes professionnels, interpréteront en direct la musique de Martin Matalon.
J. M.
infos +
Ciné-concert Martin Matalon & Luis Buñuel, le 17 février, à 20h30, à L’Étoile, 1, allée du Progrès.
Réservations au 01 43 11 21 00.
Théâtre
Vérité contre mensonge
Centré sur le thème des relations familiales, le spectacle Tout contre Léo s’adresse à tous les publics.
Comment vos parents réagiraient-ils, s’ils apprenaient que votre grand frère est atteint du sida ? Vous mettraient-ils dans la confidence ? Vous cacheraient-ils la vérité pour mieux vous protéger ? La pièce Tout contre Léo part de la découverte de la maladie pour étudier les rapports parents-enfants. Le directeur du Centre culturel, Sébastien Lagrave, avait eu le coup de foudre pour cette pièce, lors du festival d’Avignon, il y a un an et demi : « C’est le plus beau spectacle que j’avais vu là-bas. Le talent des comédiens est incroyable. Les relations familiales, les angoisses fondamentales des jeunes, mais aussi la vérité du mensonge sont abordées. » La pièce se situe dans la continuité de la programmation intergénérationnelle du Centre culturel en janvier. « On a vu des enfants de 2 à 3 ans, accompagnés de leur nounou, lors du spectacle Ma, à l’école Joliot-Curie, se souvient Sébastien Lagrave. On a conscience que la mission de démocratisation culturelle et d’accès à la culture passe par la réunion de plusieurs personnes de la même famille autour d’un spectacle. Cela permet à des membres issus d’horizons différents de découvrir des centres d’intérêt similaires, un sens commun. Cela facilite donc le dialogue et le vivre-ensemble. »
Dans Tout contre Léo, P’tit Marcel surprend une conversation de grands qu’il n’était pas censé entendre et bascule de but en blanc dans le monde des adultes. Pour Thomas Gornet, l’un des comédiens, « si un parent évoque avec son enfant un sujet qu’il n’avait pas prévu d’aborder à la fin du spectacle, on aura gagné. On va aussi au théâtre pour se poser des questions ensemble. Ce n’est pas une pièce pédagogique sur le sida. C’est une pièce sur le secret de famille. Tout est vu à travers les yeux d’un enfant à qui l’on cache la vérité. Les parents choisissent de faire comme si de rien n’était. Mais les enfants sont des personnes comme les autres. Il faut peut-être plus de temps pour leur expliquer les choses, mais ils finissent par comprendre. » À trop vouloir surprotéger les enfants, on prend le risque de les priver de leurs défenses naturelles.
Julien Moschetti
infos +
Tout contre Léo. Centre culturel
Jean-Houdremont, le 15 février à 10h et 14h, le 16 février à 14h. Entrée : 2,50€.
photo © Thierry Laporte
Futsal
You are the Champion
La Champions League des quartiers compte bien faire de l’ombre à son illustre aînée.
Après le succès de la Coupe du monde des quartiers, en 2010, le service des Sports de la municipalité lance la Champions League des quartiers. Destiné aux 15-18 ans, ce championnat de futsal devrait réunir les meilleures équipes des quartiers du
20 février au 28 avril. Les inscriptions seront closes le 11 février. Il y aura six joueurs sur le terrain, plus quatre remplaçants, soit dix joueurs par équipe. « On attend une douzaine d’équipes, soit une centaine de personnes détentrices de la carte sports-loisirs 2012, explique Omar Naïnan, du service des Sports. Les jeunes iront à la rencontre des autres quartiers. Cela leur permettra de partager des valeurs différentes, de découvrir d’autres sites. » Seront représentés les secteurs proches des gymnases Anatole-France, Béatrice-Hess et Jean-Guimier. Durant la première phase de poule (du
20 février au 17 mars), les équipes de chaque secteur s’affronteront. La deuxième phase (du 26 mars au 21 avril) verra s’opposer les meilleures équipes de chaque quartier avant les finales du 23 au 28 avril.
Les organisateurs réfléchissent à une récompense de taille. Les lauréats pourraient se voir offrir un voyage à Munich pour assister aux finales de la célèbre Champions League. Il faudra participer pour le croire ou le voir.
J. M.
infos +
Inscriptions gratuites
(jusqu’au 11 février) et compétitions
dans les gymnases suivants :
Anatole-France, mardi et jeudi de 20h à 22h, samedi de 14h à 16h.
Béatrice-Hess, mercredi de 18h à 20h, vendredi de 18h à 22h.
Jean-Guimier, mercredi, jeudi,
vendredi de 18h à 20h, samedi de 14h à 16h.
Antonin-Magne, mercredi de 20h à 22h30.
Renseignements au service des Sports :
01 49 92 60 80.
À l’Étoile
Tous les films du 2 au 15 février
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel de ville
Tous les films sur répondeur au 01 48 35 23 04
et sur www.ville-la-courneuve.fr
D Soirée découverte, tarif unique 3€
J Film Jeune public
(*) Entrée libre et gratuite
AD Films d’actualités démocratiques en avant-programme d’un film par semaine
Prix : tarif plein 5,50€ - tarif réduit 4,50€
tarif abonné 4€- tarif abonné jeune public, groupes 2,40€ - associations 3,50€
Tarif unique : 4,55€ à toutes les séances du
mercredi et celles de 15h et 18h le vendredi.
FILMER LE POLITIQUE/5
Comment j’ai appris à surmonter ma peur et à aimer Ariel Sharon
Israël, 1997, 1h01 (VO). D’Avi Mograbi. Ven.3 à 20h30 D + débat avec Stratis Vouyoucas.
FILMER LE POLITIQUE/6
Le dictateur J
États-Unis, 1940, 1h45 (VF). De Charlie Chaplin, avec Charlie Chaplin, Paulette Goddard. Dim.5 à 14h30 D + débat avec Nadia Meflah, spécialiste de Charlie Chaplin.
J. Edgar
États-Unis, 2012, 2h15 (VF, VO). De Clint Eastwood, avec Leonardo DiCaprio, Naomi Watts. Ven.3 à 14h D, sam.4 à 16h (VF) et 20h30 (VO), dim.5 à 17h30 (VF), lun.6 à 18h (VO), mar.7 à 20h30 (VO).
Take Shelter
États-Unis, 2011, 2h (VO). De Jeff Nichols, avec Michael Shannon, Jessica Chastain. Grand prix Semaine de la critique, festival de Cannes 2011. Ven.3 à 17h, sam.4 à 18h30, lun.6 à 20h30 D, mar.7 à 18h30.
La colline aux coquelicots (J)
Japon, 2011, 1h31 (VF). De Goro Miyazaki. Mer.8 à 14h30, sam.11 à 14h30, dim.12 à 14h30
D + goûter.
Sport de filles
France, 2012, 1h41. De Patricia Mazuy, avec Marina Hands, Bruno Ganz, Josiane Balasko. Mer.8 à 20h30, ven.10 à 16h30, sam.11 à 18h30, lun.13 à 18h30, mar.14 à 20h30.
L’amour dure trois ans
France, 2012, 1h38. De Frédéric Beigbeder, avec Gaspard Proust, Louise Bourgoin. Mer.8 à 16h30, ven.10 à 12h D, sam.11 à 20h30, dim.12 à 18h30, mar.14 à 18h30.
Les nouveaux chiens de garde
France, 2012, 1h44. De Gilles Balbastre et Yannick Kergoat. Mer.8 à 18h30, ven.10 à 18h30, sam.11 à 16h30, dim.12 à 16h30, lun.13 à 20h30 D.
7e festival LA RESISTANCE
AU CINEMA
Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures
France, 2001, 1h35. De Claude Lanzmann. Ven.10 à 20h30 D + débat avec Loïc Damiani, historien.
Un monstre à Paris J
France, 2011, 1h22 (3D, 2D). D’Éric Bergeron, avec les voix de Vanessa Paradis, M. Mer.15 à 14h.
Sur la planche
France, 2011, 1h50 (VO). De Leïla Kilani, avec Soufia Issam, Mouna Bahmad, Nouzha Akel. Quinzaine des réalisateurs, festival de Cannes 2011. Mer.15 à 18h30.
Duch, le maître des forges de l’enfer
Cambodge, 2011, 1h43 (VO). De Rithy Panh. Festival de Cannes 2011, hors compétition. Mer.15 à 20h30.
Millénium : les hommes qui n’aimaient pas les femmes
États-Unis, 2012, 2h35 (VF). De David Fincher, avec Daniel Craig, Rooney Mara. Mer.15 à 16h.
BLOC-NOTES Haut de page
Naissances
Décembre
15 • Zakarya Chanfi Soihili
15 • Kayla Guéant-Laforest
15 • Kimy Guéant-Laforest
15 • Borhan Jebali
16 • Yanis Haddad Benyettou
16 • Kévin Somle
18 • Mariame Konate
18 • Karim Saïd Habibssa
19 • Redha Bekkaoui
19 • Stanislaw Boratyn
19 • Nahïssa Lambert Tacita
19 • Lyncia Loial
20 • Emile Nikolic
20 • Issa Vincent
21 • Luc Fang
21 • Loqman Maïza
21 • Emmanuela Shamoyan
21 • Myriam Youdarene
22 • Ismaïl Dibba
23 • Harishmi Arulampalam
23 • Hadda Boumedien
24 • Nizar Arradi
24 • Yolhan Remir Davagnar
25 • Yun Fang
25 • Ridwane Mujeebur Rahman
26 • Fiona Dong
26 • Aya Shoul
27 • Assiya Ba
27 • Ella Jin
28 • Layna Boughrara
28 • Eyal Levy
28 • Wiem Mouhcine
28 • Armand Solma
29 • Aayushman Arumugam
29 • Cylia Benmansour
29 • Muhammad Haroon
29 • Adile Nazeer Ahamed
30 • Rim Khiraoui Gharmoul
31 • Ketsia Zeka Sabala
Mariages
• Noura Gomidh et Aymen Bouaicha
Décès
• Robert Jégou
• Hayath Khan
Numéros utiles
Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison :
Hôpital Fernand-Widal
Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins :
24h/24 et 7 jours/7
Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer
de La Courneuve :
06 21 21 39 35
ou 06 21 21 39 38
Solitude écoute (pour les plus de 50 ans) N° Vert 0 800 47 47 88 (gratuit depuis un fixe)
Commissariat
de police :
place du Pommier-de-bois
Tél. : 01 43 11 77 30
Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00,
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute,
au
0 800 54 76 98 (appel gratuit).
Permanences des élus
• M. le maire,
Gilles Poux,
reçoit sur
rendez-vous au
01 49 92 60 00.
• M. le député Daniel Goldberg reçoit en mairie sur rendez-vous au
01 40 63 93 26,
ainsi que sans rendez-vous tous les 2e vendredis du mois de 16h à 18h ( après 17h, entrée côté square Jean-Moulin)
• M. le conseiller général, Stéphane Troussel, reçoit sur rendez-vous au
01 43 93 93 53 et sans rendez-vous tous les mercredis de 14h à 18h.
Plaine
Commune
21, av. J.-Rimet 93 218 Saint-Denis cedex
Tél. : 01 55 93 55 55
Marché couvert
des Quatre-Routes
Les mardis, vendredis et dimanches matin
Dépannages
EDF : 0 810 333 093
GDF : 0 810 433 093
Pharmacie
de garde
Tous les dimanches et jours fériés 2012: Bodokh.
74, av. Jean-Jaurès
à Pantin
Tél. : 01 48 45 73 71
Collecte des déchets : Allo Agglo 0 800 074 904
Assurance retraite : depuis le 1er juillet un nouveau numéro est à votre disposition : 39 60 (2,8 centimes d’euro en heures pleines).
Fermeture
exceptionnelle
des services
municipaux
Pensez à anticiper vos démarches : exceptionnellement, tous les services municipaux seront fermés le lundi 13 février, de 9 h à 11 h.
L’AGENDA Haut de page
Du 3 au 8 février
Comités de voisinage
+infos
3 février
Présentation du projet de logements Le Bellevue
Découverte, en avant-première, de la nouvelle réalisation de Kaufman et Broad.
30-34, av. Lénine, à 12h15.
3 février
Ciné-thé
Projection, en direction des seniors, du film J. Edgar, de Clint Eastwood.
Cinéma L’Étoile, 1, allée du Progrès, à 14h.
3 février
Musique et peinture
Concert-conférence autour de Brahms, Ravel et la peinture. Sarah Hassid, élève du CRR 93 et étudiante à l’école du Louvre, présentera la soirée.
Conservatoire de La Courneuve, auditorium Erik-Satie, à 19h30.
Jusqu’au 4 février
Droits de l’enfant
Exposition de la soixantaine d’affiches lauréates du concours 2011 de Seine-Saint-Denis. Une affiche courneuvienne en fait partie. Réception officielle le
4 février à 15h.
Bourse départementale du Travail de Bobigny. Possibilité d’emmener un groupe d’enfants en vous inscrivant au 01 41 60 13 00.
4 février
Inauguration
des Jardins de Presov
Départ au 8-20, rue Joliot-Curie, à 11h, passage à la résidence
Les Jardins de Presov, au 6-8, rue des Clos, puis cocktail au centre culturel Jean-Houdremont.
4 février
Festi’Canailles
Première édition de ce festival destiné aux 2-7 ans. Projection de Courts de Russie, programme unique de courts-métrages d’animation russes.
Cinéma L’Étoile, 1, allée du Progrès, à 14h30. Tarif : 3€.
4 février
Futsal
Seniors masculins, 1re division,
La Courneuve-Montreuil.
Gymnase Béatrice-Hess, à 16h.
4 février
Football américain
Pour le premier match du championnat de France élite, le Flash affrontera les Molosses.
Stade Géo-André, à 19h.
+infos
4 et 5 février
Annulation de Shadipur,
un monde en soi
Annoncé dans le précédent Regards, ce spectacle familial est finalement déprogrammé.
5 février
Filmer le politique
Projection du film de Charlie Chaplin
Le dictateur, suivie d’un débat avec Nadia Meflah, critique de cinéma.
Cinéma L’Étoile, 1, allée du Progrès, à 14h30. Tarif : 3€.
5 février
Basket-ball
Seniors masculins, honneur région,
La Courneuve-Coudray.
Gymnase Antonin-Magne, à 15h30.
5 février
Atelier scrap nature
Venez vous initier à cette technique originale et créer vous-même une œuvre de scrapbooking sur le thème de la nature au parc.
Parc Georges-Valbon, de 13h30 à 17h. Renseignements/inscriptions : 01 43 11 13 00.
7 février
Diversités musicales, culture commune
Organisée par l’association Zebrock, cette journée réunira des intervenants de grande qualité et d’une belle diversité. Conférences, débats, tables rondes et musique rythmeront la journée.
Espace Jeunesse Guy-Môquet,
de 9h à 19h. Entrée libre sur inscription par mail à info@zebrock.net.
Programme complet téléchargeable sur www.zebrock.net.
Contacts : Manon Fenard/Hélène Pons au 01 55 89 00 60.
9 et 15 février
Atelier Prévention routière
Instaurée par le Conseil des sages, session de remise à niveau en direction des seniors.
Maison Marcel-Paul,
de 14h à 16h.
Du 9 au 20 février
Festival Banlieusard
et alors ?
+infos
Du 9 février
au 22 mai
Exposition 1912-2012 :
cent ans de logement social
Salle de la Légion-d’Honneur,
6, rue de la Légion-d’Honneur, à Saint-Denis. Entrée libre du mardi
au dimanche, de 10h à 18h.
10 février
Festival La Résistance
au cinéma
Projection de Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, de Claude Lanzmann, suivie d’un débat en présence de l’historien Loïc Damiani.
Cinéma L’Étoile,
1, allée du Progrès, à 20h30. Tarif : 3€.
11 février
Présentation du projet résidentiel Alizarine
Salle Philippe-Roux, à 14h.
11 février
Futsal
Seniors masculins, promotion honneur, La Courneuve – Vitry-sur-Seine.
Gymnase Béatrice-Hess, à 16h.
11 février
Volley-ball
Seniors masculins, régionale 3,
La Courneuve-Gournay.
Gymnase Béatrice-Hess, à 19h.
11 février
Ny Malagasy Orkestra
Concert Polysons : musique de Madagascar.
Espace Jeunesse Guy-Môquet, à 20h30. Tarifs : 10€ (plein) et 5€ (réduit). +infos
Du 11 février
au 11 mars
Femmes et mers : exposition photographique
Une exposition qui témoigne aussi bien du rôle des femmes que de l’exploitation par l’Homme des richesses de la mer.
Parc Georges-Valbon
Renseignement : 01 43 11 13 00
12 février
Football
-19 ans, 1re division,
La Courneuve-Le Bourget.
Stade Géo-André, à 13h30.
14 février
Karaoké
Initiative organisée pour les seniors.
Maison Marcel-Paul, à 14h. Inscriptions au 01 43 11 80 62.
14 février
Pose de platanes dans
la cour des Maraîchers
Cour des Maraîchers, à 14h.
14 février
Conseil communal
des enfants
Séance plénière consacrée aux problèmes de l’école.
Salle Philippe-Roux,
de 18h à 19h30.
15 et 16 février
Tout contre Léo
Spectacle théâtral à voir en famille.
Centre culturel Jean-Houdremont, le 15 fév, à10h et 14h, et le 16 fév, à 14h. Tarifs : 10€ (plein) et 5€ (réduit). +infos
16 février
Atelier Prévention
des chutes
Espace Jeunesse Guy-Môquet à 8h15, maison Marcel-Paul à 9h45
ou 11h. Rens. au 01 43 11 80 62.
16 février
Forum des métiers
Venez découvrir un métier ou une filière en présence de professionnels.
Hôtel de ville, de 9h à 17h.
17 février
Séminaire de l’alternance
Organisée par la Maison de l’emploi, cette journée sera rythmée par des opportunités d’emplois en alternance proposées par les entreprises présentes, ainsi que par des ateliers thématiques
et des témoignages.
Salle du conseil de Plaine Commune, 4e étage, 21, av. Jules-Rimet, à Saint-Denis, de 9h à 17h. Renseignements : mama.kanoute@plainecommune.fr. S’inscrire avant le 12 février.
17 février
Vernissage de l’exposition Pop Art
Sculptures de Jean-François Rigaudin. Jusqu’au 5 mars.
Galerie Le Sens de l’art, 50, av. Gabriel-Péri, à 18h.
17 février
Ciné-concert
Projection des films Las Hurdes-Terre sans pain et Un chien andalou, de Luis Buñuel. La musique de Martin Matalon sera jouée en direct par les élèves
du CRR 93 et d’autres artistes.
Cinéma L’Étoile, 1, allée du Progrès, à 19h30.
+infos
Du 17 au 19 février
Stage Manipulation chorégraphique d’objets
La Maison des jonglages propose ce stage aux amateurs de jonglage et/ou de danse.
Centre culturel Jean-Houdremont. Inscriptions au 01 49 92 60 54, maison.jonglages@gmail.com.
Tarif : 90€.
19 février
Basket-ball
Seniors masculins, honneur région, La Courneuve-Sartrouville.
Gymnase Antonin-Magne, à 15h30.
UN CERTAIN REGARD Haut de page
Cannibal Smith, compositeur musical
« Je souhaite tenter ma chance aux États-Unis »
À 31 ans, la réputation de Cannibal Smith n’est plus à faire dans le milieu du rap hexagonal. Il est, en effet, l’un des beatmakers (concepteur musical) les plus prisés du moment. Coédité par le label Golden Eye Music et la maison de disques Warner Chappell Music France, il collabore depuis plus de huit ans avec la crème du hip-hop français. Il a ainsi composé des « sons » pour Booba, Rohff, Kery James, La Fouine, 113, ou encore Alibi Montana. Pour Regards, Cannibal Smith revient sur sa carrière, qui a démarré, il y a quinze ans, à la cité des 4 000.
J’ai toujours eu envie de faire de la musique, et cela, depuis tout petit. J’ai toujours eu ça dans le sang et c’est plus tard, en rencontrant mon père à l’âge de 13 ans, que j’ai compris que c’était héréditaire. Il chantait dans un groupe de kompa [NDLR : musique originaire d’Haïti] et je pense qu’il a transmis le virus de la musique à ses enfants, vu que ma sœur est chanteuse et mon frère bassiste. Ma passion pour la composition musicale est venue plus tard. C’est à l’âge de 15 ans que j’ai découvert, grâce à mon cousin rappeur, cet univers. Il m’avait emmené avec lui chez son compositeur et j’avais profité de l’occasion pour lui poser plein de questions. Je me souviens avoir été surpris de voir qu’il n’avait besoin que d’un ordinateur et d’un synthétiseur pour travailler. De là, je me suis promis que, dès que j’aurais les moyens, je m’achèterais mon propre matériel et je deviendrais compositeur. Mon père m’avait proposé de m’inscrire à des cours de solfège, mais j’avais refusé car, à l’époque, je ne me voyais pas en faire mon métier. Mon rêve était de devenir gardien de but professionnel. Je pratiquais le football en club depuis l’âge de 7 ans. Je ne vivais que pour ça et j’ai même intégré le centre de formation du Red Star. Parallèlement à cela, je continuais à réaliser mes “instrus”.
Quand mes coéquipiers me voyaient faire du beatbox [NDLR : composer des sons avec sa bouche] et enregistrer mes mélodies sur un dictaphone, ils me prenaient pour un fou. Ce n’est qu’à la suite de ma blessure que j’ai décidé d’arrêter ma carrière, afin de me consacrer à la musique. J’avais alors 17 ans et cela coïncidait avec mon emménagement à la cité des 4 000. Nous avions quitté l’lle-Saint-Denis pour suivre mon beau-père, qui était gardien d’immeuble. Il venait d’être muté à la barre Balzac. J’avais beaucoup entendu parler en mal de ce quartier, mais, au final, j’en garde de bons souvenirs, car c’est ici que j’ai démarré ma carrière en rejoignant le groupe
d’Effet nocif, en 1997. L’un des membres du groupe vivait dans mon immeuble. Nous avions pour but de sortir un disque et de monter notre label, mais nos projets ne se sont jamais concrétisés. Finalement, au bout de six ans de collaboration, nous avons décidé de partir chacun de notre côté. Mais, jusqu’à aujourd’hui, je garde de très bons rapports avec deux des membres, Jolly et Esta. Parallèlement, je me suis occupé du groupe de chanteuses Character Soul. J’ai travaillé durant plusieurs années avec elles à l’espace
jeunesse Guy-Môquet.
« Je réalise la chance que j’ai
de pouvoir vivre de mon art »
C’est ma rencontre, en 2004, avec certains rappeurs de la Mafia K’1 Fry qui a donné un premier tournant à ma carrière. J’ai composé quelques sons pour leur compile Street Lourd, dont notamment le morceau réunissant Booba et Kery James. Ce fut mon premier titre diffusé nationalement en radio. De là, tout s’est enchaîné. Mon manager de l’époque m’a introduit dans le milieu et, de collaboration en collaboration, je me suis fait un nom. C’est ainsi qu’en 2006 j’ai touché mon premier cachet dans la musique. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que j’ai commencé à voir la production comme un métier.
Trois ans plus tard, ma carrière a pris une autre dimension, quand j’ai rejoint mon actuel label, Golden Eye Music, qui, à l’époque, était composé de deux producteurs musicaux. Travailler avec eux est stimulant et oblige à ne jamais dormir sur ses acquis. De plus, nous partageons la même vision de la musique et la même envie de retravailler l’image du compositeur musical en France. Notre souhait était de le sortir de l’ombre et de lui redonner de l’importance, au même titre que les interprètes. Nous avons donc commencé à apparaître dans les clips et à assister aux séances de mixage, afin d’être associés à toutes les étapes. Notre travail et le mien, par extension, ont fini par payer et, en 2010, j’ai signé en coédition chez Warner Chappell. Je réalise la chance que j’ai de pouvoir vivre de mon art. C’est pour cette raison que je ne cesse de me remettre en question, car je ne veux pas décevoir ceux qui croient en moi. Aujourd’hui, j’aimerais m’ouvrir à d’autres genres musicaux, mais aussi tenter ma chance aux États-Unis, afin d’y tester mon niveau. D’autres Français l’ont déjà fait, alors, pourquoi pas moi !
Propos recueillis par Siham Bounaïm