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REGARDS Le journal de La Courneuve l N°355 du jeudi 29 mars au mercredi 11 avril 2012

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Intransigeance et impatience
Jusqu'au 30 mars, Antigone et son âme de révoltée hantent le Centre culturel. Mise en musique par le guitariste Marc Sens, la tragédie de Sophocle, revisitée par la compagnie Eltho et la rappeuse Casey, donne la chair de poule.
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr

50 ans pour les accords d'Évian
Cette année, les accords d'Évian ont été l'objet de deux commémorations. La première au cimetière des Six-Routes, comme le veut la tradition, et la seconde, place du 19-Mars-1962, aux Quatre-Routes (photo ci-dessus).

Square Guy-Môquet : les travaux sont lancés
La requalification du square Guy-Môquet (Quatre-Routes) a débuté par des travaux de démolition et de nivellement. Suivront les opérations d'aménagement de l'espace vert. Le square sera doté d'aires de jeux, de pique-nique et de fitness. Coût de l'opération : 470 000€. Livraison programmée pour la mi-juillet.

Le printemps est arrivé
Vous n'avez sans doute pas attendu de lire Regards pour y penser.
Avec ce soleil printanier, le parc départemental est l'endroit rêvé pour se prélasser.

2,48
tonnes de denrées ont été déposées à l'antenne courneuvienne des Restos du cœur, les 9 et 10 mars, à l'occasion de la grande collecte nationale. La campagne d'hiver de l'association a pris fin le 23 mars.

Mail, côté pile : nouvelle voirie
Abîmée, ces dernières années, par les travaux du nouveau quartier des Clos, la rue Paul-Langevin présentera bientôt un nouveau visage, avec ses trottoirs pavés et arborés.

Mail, côté face : coupe d'été
Le côté paysager du mail de Fontenay fait l'objet d'un débroussaillage jusqu'au 13 avril. Une pelouse ornementale remplacera les barrières et les plantes couvre-sol pour un montant de 40 000€.
Les rats devraient quitter le navire.

Bingo !
Le 16 mars, la tombola et le loto organisés par l'association des parents d'élèves du groupe scolaire Paul-Doumer ont cassé la baraque.
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr

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Gilles Poux, maire

Les tueries de Montauban et de Toulouse ont indigné l'ensemble de la nation

On ne peut, à La Courneuve, que rendre hommage à l'ensemble des proches des enfants, de l'enseignant et des militaires assassinés par cet homme au nom d'une idéologie qui vient, sur le territoire de la République, condamner le vivre ensemble.
Ces événements intervenant en pleine campagne électorale de la présidentielle, c'est-à-dire précisément au moment où les Français doivent s'exprimer sur leur choix de société, ne cessent d'alimenter des analyses et des amalgames dont, certainement, nous aurons à nous méfier.
En tant que maire de La Courneuve, d'une ville réunissant en son sein plus de 100 nationalités et des communautés religieuses diverses, je sais qu'il est possible de trouver l'harmonie d'une communauté de destin, sans que toute une classe d'immigration ou de foi ne se trouve stigmatisée par les agissements d'un seul homme.
C'est ce que je n'ai eu de cesse d'exprimer depuis ce drame, notamment à la synagogue de notre ville, samedi dernier, en témoignant de ma totale solidarité.
Car, oui, nous devons nous insurger contre le terrorisme, d'où qu'il vienne, dans un État de droit. Malheureusement, depuis ce week-end, je lis, j'entends des propos qui ne sont pas dignes, face au moment que nous vivons. Et ce drame terrible devrait nous rendre plus unis, plus déterminés que jamais à vivre ensemble, quelles que soient les volontés de nous diviser.
Aussi, il en va de la responsabilité de chacun de nous d'être un rempart contre la haine, de ne pas céder aux manipulations qui voudraient nous faire voir un terroriste derrière chaque musulman, chaque immigré. À ce titre, je suis scandalisé des propos tenus par Marine Le Pen évoquant « la partie émergée de l'iceberg », ou ceux de Nicolas Sarkozy parlant « d'apparence musulmane ».
Quel mépris ! Comme si un citoyen honnête ne pouvait être immigré ou musulman.
Je n'oublie pas les réels enjeux du quotidien que sont le pouvoir d'achat, l'école, l'emploi, le logement, la lutte contre les discriminations.
Les Tremplins citoyens et le Forum de la jeunesse, auxquels ont participé des centaines de Courneuvien(ne)s, croyants ou non, de toutes origines, de toutes cultures, nous ont rappelé à quel point nous désirions une société fraternelle !

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Urbanisme
Elle met son lave-linge sur son balcon

À la base, les balcons servent à minimiser le rayonnement solaire, tout en permettant de profiter de l'extérieur. À La Courneuve, ces terrasses ont parfois une tout autre utilité…

Un balcon, pourrait-on dire, c'est comme un couteau suisse : il peut servir à tout. Il suffit de lever le nez pour constater la multitude d'utilités que les Courneuviens donnent à leur balcon. Il y a évidemment les amoureux de la nature, qui transforment leur balustrade en petit coin de verdure, avec plantes et fleurs colorées. D'autres, déjà plus pragmatiques, font de cet espace un mini-verger (ou un mini-champ, selon les goûts), un garage à vélos, un sèche-linge en plein air, une cave à vins ou encore un débarras. Aux Quatre-Routes, dans un logement récent de l'avenue Jean-Jaurès, les enfants mettent leurs vélos, rollers et autres trottinettes sur le balcon. « On préférerait les mettre autre part, c'est sûr, mais nous ne disposons pas de cave. En plus, sur le balcon, si les enfants en ont besoin, c'est beaucoup plus facile d'accès », confie un père de famille. De son côté, pour avoir son « petit bout de nature », une habitante de l'allée du Progrès planterait bien roses, bégonias ou tulipes. « Je manque de pas mal de place dans mon appartement. Je ne sais plus où stocker mes affaires. Même ma vieille machine à laver s'est retrouvée sur le balcon. Elle fonctionne encore, je n'ai pas osé la jeter. On ne sait jamais, peut-être en aurai-je besoin dans quelque temps. Beaucoup de choses se retrouvent sur mon balcon. D'ailleurs, je ne sais pas si c'est très légal », s'inquiète cette dernière. Côté réglementation, explique Nathalie Chevrier, instructrice du Droit des sols, « le Plan local d'urbanisme (PLU) n'impose pas réellement de contraintes. Sauf si l'occupant souhaite obstruer totalement cet espace, afin d'en faire une pièce à vivre supplémentaire. Dans ce cas, il devra obtenir une autorisation du service de l'Urbanisme ». Pour les questions d'esthétisme ou de sécurité, les règlements sont souvent établis par les bailleurs, qui décident si les résidents peuvent ou non aménager leur terrasse à leur guise.

Isabelle Meurisse

En photo : Petit aperçu de l'utilisation des balcons par les Courneuviens. Certains fourmillent d'idées étonnantes.

Transports en commun

Un tramway nommé galère

Voilà déjà près de trois semaines que le trafic du T1 est interrompu sur le tronçon Gare de Saint-Denis – La Courneuve-8 Mai 1945. Où en sommes-nous ?

J'en ai vraiment marre ! Prendre les transports pour aller travailler est devenu un calvaire. C'est tous les jours la même galère. Les gens nous bousculent au moment de monter dans le bus et nous sommes serrés comme des sardines… C'est du grand n'importe quoi », confie, énervée et désespérée, Mathilde, à l'arrêt de la station La Courneuve-Six-Routes. Dépitée, à l'image d'autres usagers courneuviens, la jeune femme n'en peut plus de cette situation. Et pour cause : voilà déjà trois semaines que le trafic du T1 reliant Saint-Denis à Noisy-le-Sec est interrompu, suite à la rupture d'une canalisation d'eau, à hauteur de la station Stade Géo-André. Une société qui réalisait des travaux pour ERDF a, en effet, percé par erreur, le 6 mars dernier, la canalisation principale. « Il y a eu une énorme fuite d'eau et cela a causé beaucoup de dégâts. Depuis le 10 mars, deux équipes travaillent sept jours sur sept en continu, de 8 heures à minuit, pour remplacer cette canalisation perforée. Cela a demandé beaucoup de manœuvres, car le tuyau fait six mètres de long et pèse neuf tonnes », explique Pascal Armbruster, le responsable chantier de Veolia Eau.
Si, au départ, Veolia était optimiste sur l'avancée des travaux et avait annoncé une reprise fin mars, cela a finalement mis plus de temps que prévu. Une fois les travaux terminés, le terrain devra ensuite être remblayé et remis en état. La RATP prendra le relais afin de procéder à la pose des rails. Selon les dernières estimations, le trafic devrait reprendre durant la première quinzaine d'avril. Néanmoins, nul n'est, à ce jour, en mesure de donner une date précise. En attendant, la RATP a renforcé son service de bus de remplacement sur le tronçon suspendu, en déployant des bus articulés, mais cela ne semble pas suffisant aux yeux des voyageurs. « Les délais entre les bus sont vraiment trop longs. Avant, je mettais dix minutes entre les stations Saint-Denis Basilique et Hôtel-de-Ville. Maintenant, je mets le double de temps », déplore Ali. Afin d'appuyer les revendications des habitants, Gilles Poux, Didier Paillard, le maire de Saint-Denis, et Patrick Braouezec, le président de Plaine Commune, ont adressé une lettre à la RATP afin de demander une augmentation du nombre de bus de substitution, mais aussi un geste commercial en direction des usagers, principales victimes de ce fâcheux incident.

Siham Bounaïm

Économie

Développement durable… et stratégique

La zone d'activités Mermoz se réinvente un futur, grâce à un projet de requalification, de nouveaux locaux d'activités et le développement des éco-industries.

Mermoz souffre des maux communs de toutes les zones industrielles anciennes. Dans certaines courbes, les semi-remorques ne peuvent se croiser. Sa dynamique passe par d'importants travaux de voirie, de signalisation, une requalification complète. » Cinq ans après l'article de Dominique Laurent (Regards n° 240, juin 2007), les goulots d'étranglement de la zone d'activités économiques Jean-Mermoz* sont en partie résorbés. Les travaux de réaménagement de la voirie (élargissement des trottoirs de la rue de Verdun, rénovation du réseau d'éclairage public, réorganisation du stationnement) seront terminés en septembre. Mais c'est surtout le parc d'activités Jean-Mermoz (groupe Valad), situé à la frontière du Bourget, à l'angle des rues de Verdun et Maurice-Berteaux, qui symbolise ce renouveau. Un parc flambant neuf, trois bâtiments d'une surface totale de 14 500 m², qui contrastent avec l'obsolescence du reste de la zone industrielle. Installée depuis fin 2010, la PME Ascendeo est spécialisée dans la conception et la distribution d'accessoires pour lecteurs MP3, appareils photo numériques, consoles de jeux, ordinateurs portables ou téléphones portables. Une société en pleine expansion : 60 millions de chiffre d'affaires, 150 salariés, 6 400 références. Arrivée quelques mois plus tôt (février 2010), la société AED Rent fournit du matériel audiovisuel pour les professionnels de l'événement. Le troisième bâtiment propose 6 000 m² en locatif, divisibles à partir de 800 m². La société Distrizinc (6 salariés, fabrication et distribution de matériaux pour toitures) s'installera dans quelques semaines. « Le parc d'activités est un projet ambitieux qui a eu du mal à aboutir, soutient Joseph Irani, adjoint au maire chargé du Développement économique. Les élus ont réussi à convaincre les investisseurs que La Courneuve était une terre d'avenir. Il s'agit d'un patrimoine industriel important qu'il est essentiel de préserver, car c'est géostratégique. » Deux secteurs d'activité sont aujourd'hui la marque de fabrique de la zone : la logistique (UPS, Mory) et l'éco-industrie (une dizaine d'entreprises, dont Paprec, Bartin Recycling Group et Guy Dauphin Environnement), en particulier la collecte et le recyclage des déchets. « C'est une richesse essentielle pour le territoire, car on aura besoin de recycler de plus en plus à l'avenir, selon Michaël Evrard, animateur du Réseau d'entreprises éco-industrielles de Plaine Commune. Ces entreprises ont un double avantage. Elles sont à proximité des producteurs de déchets et du lieu de résidence des salariés. Les temps de transports sont donc réduits. La Seine-Saint-Denis produit beaucoup de déchets BTP, mais on les transporte en dehors du département et on va chercher les matériaux de construction de plus en plus loin. Il faudrait, à terme, raccourcir la filière de transport, pour transformer les déchets de construction en matériaux de construction (béton, gravillons, sable). » Quand on sait que le pic de production pétrolière a été dépassé, on se dit que le développement de l'éco-industrie dans la zone d'activités Mermoz est une belle promesse d'avenir.


Julien Moschetti
* La zone s'est développée à la fin du XIXe siècle.

La rue Rateau bouge

Le 23 novembre dernier, le maire assistait à la pose de la première pierre du futur Data Center, rue Rateau. Ce nouveau centre de traitement et de stockage de données informatiques emploiera une trentaine de personnes et 80 sous-traitants. Mais c'est aussi le parc d'activités des Damiers de la rue Rateau qui fait parler de lui avec ses 350 emplois. Alstom a vendu une partie de son site au groupe britannique Segro. La première tranche de locaux du parc (trois bâtiments) a été livrée en 2008. Quatre sociétés se sont installées sur environ 9 000 m² : BASF (15 salariés), Sodexo Santé (60 salariés), TMD Friction (16 salariés), et Extelia (250 salariés). Actuellement en travaux, la seconde tranche comptera deux autres bâtiments (8 000 m²). À l'instar du parc de la Cerisaie à Stains ou d'Innovespace à Saint-Denis, le parc des Damiers participe à la politique de création de parcs d'activités modernes sur toute la communauté d'agglomération, afin d'accueillir les entreprises dans des espaces adaptés à leurs besoins. Sans oublier Alstom, qui accueille 700 salariés sur son site courneuvien.

Contrat de développement territorial

Le 20 mars dernier, cinq maires (Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Bonneuil-en-France), le ministre de la Ville, Maurice Leroy (cravate bleue), et le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, ont signé, au Bourget, le 4e Contrat de développement territorial (CDT) de la Seine-Saint-Denis. Gilles Poux a assisté à la signature de cet accord-cadre, qui prévoit notamment la création d'une immense gare au Bourget, où se connecteront RER B, ligne 7 du métro, tangentielle Nord, deux lignes du Grand Paris Express, voire même le TGV. Une gare de la tangentielle sera située entre La Courneuve et Dugny. La zone d'activités Mermoz devrait être valorisée par ce nouveau pôle économique.

Centre équestre

À dada sur mon boulot

Situé au parc départemental Georges-Valbon, le centre équestre de l'UCPA forme chaque année une cinquantaine de jeunes aux métiers de l'équitation.

Il est 11 heures et, comme chaque jeudi matin, la voix de Brigitte Rinaldi résonne dans la carrière du centre équestre courneuvien. La formatrice dirige ce matin un groupe de 11 jeunes apprenties en alternance, préparant le Brevet d'aptitude professionnelle d'assistant animateur technicien (Bapaat). Ce cursus professionnel permettra à ces cavalières d'animer des activités équestres, sous l'autorité hiérarchique d'un moniteur, dans des structures de loisirs jeunes. C'est le cas d'Angélique, 21 ans. Passionnée depuis toujours par l'équitation, la Courneuvienne, qui rêve d'en faire son métier, est actuellement en formation et en apprentissage à l'UCPA. « Les stagiaires sont en formation chez nous deux fois par semaine, durant deux ans. Le matin, ils sont à cheval, et on les met en situation pédagogique par le biais d'exercices de simulation. L'après-midi, nous faisons un point sur la séance et travaillons la théorie. Le reste de la semaine, les apprentis travaillent dans un centre équestre et mettent en pratique notre apprentissage », explique Brigitte Rinaldi. Gratuites et rémunérées, ces formations sont subventionnées par les CFA (Centres de formation d'apprentis) ou par le Conseil général. Proposés depuis 1996 à l'UCPA de La Courneuve, ces cursus diplômants forment chaque année une cinquantaine de jeunes aux métiers de l'équitation. Cinq dispositifs sont ainsi proposés. En parallèle du Bapaat option poney en apprentissage (22 mois), on retrouve le Brevet professionnel de la jeunesse, de l'éducation populaire et du sport (BPJEPS), qui est un diplôme supérieur permettant d'enseigner. Il existe plusieurs options et formules : le BPJEPS, mention tourisme équestre (en 8 mois), et le BPJEPS, mention équitation, en apprentissage en 24 mois ou en 8 mois. Chaque semaine, le centre accueille 44 stagiaires (24 apprentis et 20 stagiaires). En essor depuis des années, le secteur de l'équitation ne semble pas connaître la crise.

Siham Bounaïm

Info + : Centre équestre départemental de La Courneuve : parc départemental Georges-Valbon, avenue Roger-Salengro, 93120 La Courneuve. Tél. : 01 48 38 62 63. Pour plus de renseignements concernant les différents cursus et sessions : http://lacourneuve.ucpa.com/

Urbanisme

Un centre-ville plus aéré

Le projet de requalification de la cour des Maraîchers touche à sa fin.

Les commerçants et les habitants de la cour des Maraîchers vont être contents : démarré en février dernier, le chantier arrive enfin à son terme (fin avril). Si les délais initiaux n'ont pas été tenus, les objectifs annoncés ont bel et bien été suivis à la lettre : cour désenclavée et ouverte vers le centre-ville, confort et sécurité des cheminements piétons, visibilité accrue des équipements publics et des commerces. L'accès aux parkings a été modifié, l'escalator supprimé. L'escalier de secours bleu, au-dessus du Franprix et du cabinet de kinésithérapie, a été déplacé pour aérer la cour. Un ascenseur verra le jour pour relier la cour au parking public en sous-sol. Quant à la dalle en béton, elle est désormais plus stable, plus étanche, ce qui permettra un meilleur écoulement des eaux pluviales. Prouesse technique : un platane a été planté sur la dalle pour végétaliser une zone jugée trop minérale. Le chantier de requalification de la cour a pris du retard pour plusieurs raisons : une dalle plus fragile que prévu, une opération de dératisation obligatoire… À quelques pas de là, L'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine), Plaine Commune et la région Ile-de-France ont participé à hauteur de 2,6 millions d'euros. on attend toujours l'installation de la sculpture de Roland Brice et l'ouverture de la Maison de l'emploi, pour la livraison définitive de la place du Pommier-de-Bois. Grâce à une enveloppe supplémentaire de 500 000 euros, le réaménagement du quartier va se poursuivre, avec la requalification de l'allée des Tilleuls et des passages de la Croix-Blanche et du Bailly.

Julien Moschetti

En bref

CMS
Radiologie : fermeture temporaire
Le service de radiologie du CMS sera exceptionnellement fermé du jeudi 5 avril au samedi 21 avril inclus pour procéder au renouvellement de l'ensemble du matériel, grâce au soutien financier de la municipalité, de la région et de l'État. Le service rouvrira le lundi 23 avril. Les prises de rendez-vous d'échographie et de radiologie seront néanmoins maintenues aux heures habituelles, durant cette période, à l'exception des samedis 14 et 21 avril.

Loisirs

Aides aux vacances
Les « Bons de vacances » destinés aux familles les plus modestes modifient leur appellation. On parlera désormais de « Bons de vacances familles » pour les séjours en famille et d'« Aide aux vacances enfants » pour les enfants désireux de partir en colonie ou en camp de vacances. Non cumulables,
ces deux aides sont réservées aux familles dont le quotient familial est inférieur ou égal à 570 euros. Pour en savoir plus, contactez le 0810 25 93 10 ou consultez le site www.93.caf.fr

Séjours

« Bons de vacances »
Si vous bénéficiez d'une aide aux vacances (lire ci-contre), vous avez la possibilité de profiter des séjours d'été de l'ANCV à des prix attractifs, à condition de vous inscrire à l'association.
Plus d'informations à l'agence Vacances & Familles Ile-de-France, au 01 55 84 21 80. L'association propose aussi des séjours à la campagne.
Pour en savoir plus, contactez Yolande Colleret : 06 64 62 14 13.

Danse
Stages de salsa cubaine
L'association Muzik'Art & Co propose des stages de salsa cubaine (bachata et merengue) au centre culturel Jean-Houdremont. Les cours ont lieu tous les mercredis de 18h à 21h et les samedis de 15h à 16h30.
Plus d'informations par mail : muzik-art-co@hotmail.fr

Pension
Retraite portugaise
Vous avez travaillé en France et au Portugal ? Venez faire le point sur votre retraite, du 13 au 15 juin, avec des conseillers de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav). Pour participer, inscrivez-vous en envoyant vos coordonnées et votre numéro de Sécurité sociale à l'adresse mail suivante :
ri-franco-portugaises@cnav.fr Plus d'infos sur www.cnav.fr

Pratique
Livraison de colis

Vous recherchez une alternative à La Poste pour recevoir vos colis ? Plus besoin de vous déplacer à Drancy, à Saint-Denis ou au Bourget : un dépôt Kiala vous attend à la Maison de la presse, aux Quatre-Routes, place du 8-Mai-1945.

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Un tournoi contre le racisme

L'association des Jeunes Indignés est une nouvelle venue, avec de nouvelles idées.

Ils étaient plus de soixante à s'être déplacés au centre sportif Béatrice-Hess, dimanche 25 mars, pour participer au premier événement organisé par l'association des Jeunes Indignés : un tournoi de football en salle (futsal) contre le racisme. Proche de la DIDF-Jeunes, cette nouvelle association affiche un double objectif. « Il s'agit de sensibiliser les jeunes à la vie politique et sociale française, tout en s'amusant », indique son trésorier, Anil Ciftci, 19 ans. « On veut prouver aux jeunes qu'on peut s'intéresser au débat politique et passer de bons moments », affirme Deniz Cumendur, son secrétaire général. Avant le début du tournoi, Deniz Uztopal, l'arbitre, accueille les joueurs et leur rappelle qu'une coupe sera attribuée à l'équipe la plus fair-play. Gilles Poux, le maire, de passage « pour dire bonjour », s'enthousiasme de cette initiative : « Il est important de promouvoir ces valeurs de solidarité. Ce genre d'événement encourage le "bien vivre" ensemble. En plus de l'afficher, il est nécessaire de le promouvoir. » Sur le terrain, les matches de huit minutes chacun s'enchaînent. À l'approche de la finale, la pression monte, mais aucune friction ni tension n'est à déplorer. « On joue fair-play, sans oublier que c'est une compétition, lance Sekou, 17 ans. Ça motive, c'est ça le sport. » En fin d'après-midi, l'équipe X Team de Rosny-sous-Bois gagne la finale contre l'équipe des Bidonvilles. La coupe de l'équipe la plus fair-play revient aux jeunes de Fenerbahçe. Sema, 38 ans, adhérente et ancienne militante, est venue encourager les joueurs. Elle ne cache pas qu'« il est de plus en plus difficile de sensibiliser les jeunes. Il est également nécessaire de continuer à s'engager dans la vie associative pour promouvoir les valeurs de respect et de solidarité ». Pour Gilles Poux, « l'avenir est bien de ce côté-là ».

Anne-Cécile Guthmann

Mohamed Abdouradjack, ouvrier chevronné et inquiet

Employé chez PSA Peugeot Citroën à Aulnay-sous-Bois depuis 1992, ce Courneuvien a suivi de près les rumeurs de fermeture du site.

Année 1991 : Mohammed quitte son Inde natale pour prêter main-forte à son père, esseulé dans un foyer de Villiers-le-Bel. Le choc culturel est à la hauteur des vingt-huit premières années de sa vie, passées aux côtés de sa mère à Pondichéry* : « Les mentalités et la culture sont complètement différentes. C'était difficile, au début, notamment le climat. Il suffisait d'un courant d'air pour que je tombe malade. » Mais l'homme s'adapte vite. Intérimaire durant un an sur la chaîne de montage de PSA, à Aulnay-sous-Bois, il retourne en Inde pour se marier après son service militaire. De retour en France, un an plus tard, il retrouve son emploi chez PSA. Dix ans de chaîne lui auront permis d'observer de près la restructuration du site. « Ils ont d'abord supprimé une chaîne de montage, puis l'équipe de nuit de la chaîne restante, explique Mohammed. Officiellement, ils ne veulent pas fermer le site d'Aulnay, mais on a le sentiment qu'ils font tout pour. On attend l'élection présidentielle pour connaître notre sort. 3 300 emplois sont concernés. Ça fait environ 10 000 familles, si on tient compte des fournisseurs, des intérimaires et des équipes de nettoyage. » Malgré l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des salariés, l'ambiance de travail est toujours aussi chaleureuse : « J'ai beaucoup d'amis dans l'usine. Toutes les nationalités sont présentes. On rigole bien. C'est un peu comme une famille. » Aujourd'hui cariste, Mohammed a une vision amère de son ancien poste : « 300 employés de l'usine sont devenus handicapés. Beaucoup d'accidents du travail ne sont pas déclarés pour éviter une prise en charge à 100 %. Je sais qu'un jour ou l'autre, j'aurai des séquelles. Je serais mort, aujourd'hui, si j'étais resté sur la chaîne. » Pour autant, les conditions de travail se sont nettement améliorées depuis les six semaines de grève en 2007. « Avant, c'était Guantánamo ! Quand une panne survenait à 10h30, on nous obligeait à aller manger à 11h. Depuis la grève, nos supérieurs nous respectent plus. On a regagné notre dignité et notre liberté. La fraternité existait déjà entre nous. Il ne reste plus que l'égalité ! » conclut avec humour Mohammed.

Julien Moschetti

* Plusieurs milliers de Pondichériens ont eu la possibilité d'opter pour la nationalité française en 1963. Virginie Salot

Urbain, mais chaud
L'abandon du transfert des réseaux calorifiques fait débat.

34 pour, 7 abstentions, 1 contre : c'est ce que stipule la délibération du vote du 14 février concernant l'abandon du projet de transfert de la compétence des réseaux de chaleur vers Plaine Commune. Anthony Russel (Groupe communiste et partenaires), conseiller communautaire de La Courneuve, tenait absolument à revenir sur son vote singulier, qui l'a vu s'opposer, seul, à l'abandon du projet : « Si, pendant deux ans, les services de la communauté, avec le concours de ceux des villes, dont notamment le Syndicat mixte pour la géothermie à La Courneuve, ont préparé ce transfert de compétence synonyme de mutualisation des moyens, de progrès écologique et, in fine, de baisse du coût pour les habitants, c'est bien qu'il y avait consensus politique. Or, début 2012, une ville a usé de ce que j'appelle un "droit de veto" et fait capoter l'entente. Au moment où tout augmente, nous avions la possibilité de mettre en œuvre une politique qui pouvait faire diminuer les charges sur le chauffage à terme, et nous l'abandonnons. J'en viens à me demander à quoi servent les élus communautaires et dans quel but a-t-on fait la communauté d'agglomération ? »

Une mutualisation entre les villes intéressées

Muriel Tendron-Fayt, adjointe au maire et vice-présidente de Plaine Commune (Groupe communiste et partenaires), n'a pas voté de gaieté de cœur l'abandon du projet, mais elle excluait toute tentative de passage en force. « Nous avons en effet mené une très belle réflexion autour de la question du réseau de chauffage urbain à l'échelle du territoire de la communauté d'agglomération, avec la perspective d'une stratégie raisonnée, explique cette dernière. Au cours de ce travail préalable, l'extrême compétence du Syndicat mixte pour la géothermie à La Courneuve a d'ailleurs été reconnue. Or, il s'agissait bien d'un transfert de compétence, et non d'une simple mutualisation des moyens. Plaine Commune est née sous le signe de la coopération entre les villes, et les décisions de cette nature doivent être prises à l'unanimité. Par principe, la ville d'Aubervilliers semble vouloir s'en tenir à la situation actuelle, en termes de transferts de compétences. L'assemblée communautaire se doit de respecter la diversité des villes. » Pas mûr donc pour le transfert de compétence, le chauffage urbain pourrait néanmoins faire l'objet d'une mutualisation entre les villes intéressées, dans un avenir proche, autour, pourquoi pas, d'un élargissement du Syndicat géothermique courneuvien à Saint-Denis et à L'Ile-Saint-Denis.
Ce qui fait dire à Muriel Tendron-Fayt : « Le dossier n'est pas clos. Nous continuerons à défendre les réseaux de chauffage urbain. »

Yann Lalande

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Petit festival est devenu grand

Chaque année, depuis son lancement en 2008, la Rencontre des jonglages, grâce à un programme unique, riche et surprenant, remporte un succès grandissant. Rendez-vous les 6, 7 et 8 avril pour la 5e édition.

Cette année, le festival Rencontre des jonglages, ce sera trois jours de spectacles, une exposition sur la jonglerie et son histoire du 2 au 8 avril (voir p. 9), plus de 50 artistes (jongleurs, danseurs, clowns et chanteurs), et deux concerts gratuits les 7 et 8 avril. Dans la rue, en salle ou dans un camion-théâtre, les visiteurs ne sauront plus où donner de la tête entre les différents espaces du centre culturel Jean-Houdremont et ses alentours. « L'idée est d'investir de plus en plus les lieux de ce secteur, souligne Stéphane Bou, directeur de la Maison des jonglages, en charge du festival. Du coup, pour la première fois, il y aura un spectacle… en sous-sol du centre culturel. Jay Gilligan, avec Objectify (6, 7 et 8 avril), plongera les spectateurs dans un univers musical et de lumières bien à lui. Muni de ses massues, de ses anneaux et de ses balles, il investira les souterrains du centre culturel pendant une heure. C'est inédit. » Côté rue, place de la Fraternité, c'est entre autres la compagnie Gandinis Juggling Project, tête d'affiche de cette 5e édition, qui présentera sa pièce de danse-théâtre-jonglage intitulée Smashed (8 avril). « Nous sommes neuf sur scène, c'est assez rare. Pour ce spectacle, qui tourne depuis deux ans dans différents pays, nous jonglons avec 80 pommes. Ça crée des univers chorégraphiques originaux. Smashed est un hommage à la grande danseuse allemande Pina Bausch, récemment disparue », note Sean Gandini, directeur artistique et interprète de la compagnie londonienne. Aux spectacles grands formats (une heure ou plus) s'ajouteront les petits et moyens formats, tels que les Coups de dés (8 avril), plusieurs spectacles de courte durée permettant aux jeunes talents de se produire en public, ou encore la Soirée Cercle (7 avril), où des artistes reconnus proposeront leurs recherches ou leurs créations. Avec ces longs, moyens et petits formats, chaque spectateur, novice ou averti, devrait trouver chaussure à son pied. Né il y a cinq ans, ce festival, créé par les jongleurs Thomas Guérineau et Rémi Laroussinie, reste l'unique événement en France promouvant le jonglage comme un art à part entière.

Amateurs comme professionnels se rencontrent à l'occasion de ces trois jours de jonglerie. « Aujourd'hui, c'est un plaisir pour les artistes de venir à La Courneuve. Ce festival est devenu l'occasion de faire des rencontres, de se faire repérer ou l'inverse, explique Stéphane Bou. Ce n'était pas si évident lors de la première édition. Et ce n'est pas terminé, le festival continue de grandir année après année. » Fort de son succès, il attire de plus en plus de personnes, qui viennent grossir le public courneuvien. Artistes, visiteurs ou programmateurs de spectacles viennent des quatre coins de l'Europe. La multiplication significative des spectacles de rue attire également davantage de Courneuviens. Pour cette 5e édition, une enquête, menée par la Maison des jonglages, donnera une idée précise des spectateurs fréquentant le festival. En 2008, environ 1 000 personnes venues d'ici ou d'ailleurs avaient assisté à la 1re édition de la Rencontre des jonglages. L'année dernière, les spectateurs étaient plus de 2 500 ! Combien seront-ils les 6, 7 et 8 avril prochain ? Les pronostics sont engagés !

Dossier réalisé par Isabelle Meurisse

Programme : trois jours de lévitation

La 5e édition du festival Rencontre des jonglages fait la part belle au mélange des genres des créations actuelles (danse, clownerie, théâtre) et s'ouvre à d'autres domaines artistiques (expositions, installations, vidéos…). À ne pas manquer, la clownerie burlesque du grand Nikolaus, le jonglage métissé et syncrétique de Jay Gilligan, la poésie philosophique de Post, le camion-théâtre des Pilleurs d'épaves ou l'audace chorégraphique de Gandinis Juggling.

Vendredi 6 avril

9h30-11h30 : Le Zagoil/Les Pilleurs d'épaves,
marché de La Courneuve.
19h : Spectacles petits et moyens formats, Quiproquo/Cie Rapid Eye, Alexis Rouvre et Liaison Carbone/Cie Les Objets Volants, Centre culturel.
21h15 : Post/Cirque Bang Bang, Centre culturel.
22h30 : Objectify/Fourth Shape, Centre culturel.

Samedi 7 avril

10h30-13h30 : Workshop/Jay Gilligan, Centre culturel.
14h-20h : Le Zagoil/Les Pilleurs d'épaves, spectacle de rue.
14h30 : Spot the drop/Malte Steinmetz et Niels Seidel, Place de la Fraternité.
15h : Jongleur/Cie Pré-O-ccupé, Centre culturel.
17h : Paroles de cirque « Italo Medini » (documentaire)/Cie Pré-O-ccupé, Centre culturel.
18h : Spot the drop/Malte Steinmetz et Niels Seidel, Place de la Fraternité.
18h30 : Objectify/Fourth Shape, Centre culturel.
20h : Soirée Cercle, Centre culturel : Untangle/Triptych of juggling (part 1), Kosm/Cie La Tournoyante, Collectif Piryokopi/Pilolip, Ryan Mellors, Okotanpé et Pich, Un momento memento a stento/Marianna De Sanctis, O comme Cerço/Sylvain Julien.
22h : Concert de Jur/Cridacompany, Centre culturel.

Dimanche 8 avril

14h-20h : Le Zagoil/Les Pilleurs d'épaves, Place de la Fraternité.
14h30 : Objectify/Fourth Shape, Centre culturel.
14h30 : Conférence The remarkable life of Paul Cinquevalli/ Erik Aberg, Centre culturel.
16h : Coups de dés, Centre culturel : Collectif Piryokopi/Felix Feldmann, Autant que faire se peut/Neta Oren, Au fur et à temps/Antoine Terrieux, Bruit de couloir/Clément Dazin.
17h15 : Smashed/Gandinis Juggling Project, Place de la Fraternité.
18h30 : On passe à table/Cie Kitschenette, Place de la Fraternité.

19h15 : Surprise

20h30 : Spectacles petits et moyens formats, Centre culturel : Untangle/Triptych of juggling (part 2 et 3), Three notes/Gandini Juggling, Get the shoe/Jochen Pfeiffer et Florian Müller-Reissmann, Night For One/Rapid Eye.
22h : Soirée de clôture : concert Fan Fare Fran Fron Fières de l'association Clowns sans frontières,
Centre culturel.

Sans oublier
Ça tombe bien, l'exposition permanente d'Olivier Caignart et l'exposition Véridique et merveilleuse histoire du diabolo de la compagnie Badinage artistique & le Petit Musée du diabolo, du 2 au 8 avril.

Tarifs
Spectacles de rue et soirée de clôture : accès libre.

Tous les spectacles en salle : 10€ tarif plein, 5€ tarif réduit. Sauf Workshop de Jay Gilligan (3h) : 10€ tarif unique, réservation indispensable.

Forfaits :

Tarif plein : 10€ le 1er spectacle, et 5€ les suivants, soit 40€ le festival complet.
Tarif réduit : 5€ le 1er spectacle, et 2,50€ les suivants, soit 20€ le festival complet.
Centre culturel Jean-Houdremont : 01 49 92 61 61.

www.maisondesjonglages.fr/

VOUS AVEZ DIT ?


Olivier Caignart, commissaire d'exposition
«Des pommes aux boulets de canon»

« L'exposition Ça tombe bien ! La jonglerie et son histoire présente au public le domaine très vaste du jonglage, qui va des Égyptiens aux contemporains, et des pommes aux boulets de canon. Que ce soit les jongleurs ou les autres, la plupart des gens ignorent tout de l'histoire de la jonglerie. C'est un art qui se pratique partout sur Terre depuis des millénaires. Cette exposition, avec les affiches, les photographies, les diabolos ou les massues vieilles d'une centaine d'années, devrait être l'occasion d'avoir une vision complète et précise de l'histoire de cet art. Je suis particulièrement heureux de pouvoir exposer à La Courneuve pendant le festival, qui est un lieu symbolique pour une expo sur la jonglerie. »

Clément Dazin, artiste programmé pour les Coups de dés
«Se faire repérer lors de ce festival»

« Je présenterai un format de huit minutes. Je serai seul avec trois balles dans un couloir où j'évoluerai. J'utiliserai les balles et le mouvement du corps pour créer une rythmique répétitive, cassée par des ruptures dans le jonglage. Actuellement, je suis en troisième année d'insertion professionnelle au Centre national des arts du cirque (Cnac). Venir jouer à la Rencontre des jonglages, c'est l'occasion de présenter mon travail et de voir si ce que je fais peut plaire à des jongleurs. J'imagine aussi qu'il y aura dans le public des professionnels et des personnes susceptibles d'acheter des spectacles. Du coup, je suppose qu'il est possible de se faire repérer lors de ce festival. »

Au-delà du festival
Maison des jonglages

La Rencontre des jonglages est incontestablement l'initiative la plus visible de l'année. Mais, dans l'ombre de l'événement, les actions culturelles sont nombreuses.

Tout au long de l'année, la Maison des jonglages ne chôme pas. Spectacles, ateliers, stages et rencontres sont au programme. « Nous voulons faire découvrir aux gens le monde de la jonglerie, et plus largement du spectacle vivant, dévoile Stéphane Bou, directeur de la Maison des jonglages. Nous montons des projets avec les scolaires. Cette année, nous travaillons en partenariat avec l'école Henri-Wallon. Les enfants sont venus visiter le Centre culturel, afin de discuter avec les artistes en résidence et de découvrir les métiers en lien avec le spectacle vivant. Ils ont aussi participé à des initiations au jonglage. Pour les plus grands, le jongleur Sylvain Julien (lire p. 16), en résidence entre le centre culturel Jean-Houdremont et le collège Jean-Vilar, propose aux collégiens d'entrer pas à pas dans l'univers diversifié de cet art. Car, le jonglage, c'est bien plus que de jeter des objets. » Les adultes, professionnels ou semi-professionnels, ont eu l'opportunité, en février dernier, de participer à un stage de trois jours sur la « Manipulation chorégraphique de l'objet ». Venu de Strasbourg, Gautier, par exemple, a choisi cet atelier pour « gagner en finesse ». D'autres, comédiens, danseurs ou marionnettistes, sont venus pour découvrir un art qu'ils méconnaissaient, pour acquérir de nouvelles techniques ou encore pour ajouter une corde à leur arc.

En parallèle, les artistes de la Maison des jonglages se préparaient pour leurs interventions à Guy-Môquet lors des Mots dans l'escalier, à Jean-Houdremont pour le Concert'O déj, ou à John-Lennon pour le projet Les Médiathèques en piste ! « Pour aller plus loin dans notre démarche, nous aimerions proposer, l'année prochaine, des ateliers hebdomadaires de jonglage tout public. Il y a beaucoup de demandes. Ça permettrait peut-être à davantage de Courneuviens de s'emparer d'un des arts les plus vieux de la Terre », conclut Stéphane Bou.

6 766

c'est le nombre total d'entrées enregistrées depuis le lancement du festival Rencontre des jonglages (environ 1 000 en 2008, 1 209 en 2009, 2 048 en 2010 et 2 509 en 2011).

késako ?

Siteswap

Le siteswap est une notation qui décrit, grâce à des chiffres, le rythme des lancers et la trajectoire des objets dans l'espace. Cette technique, utilisée depuis des dizaines d'années, décrit précisément le « qui, quoi, quand », c'est-à-dire la main qui lance (droite ou gauche), celle qui reçoit, le nombre d'objets lancés, l'instant du lancer, ainsi que son amplitude ou sa durée de vol. Le chiffre associé à chaque lancer permet de déterminer le temps que la balle passe en l'air et ainsi d'évaluer la hauteur relative du lancer. Si ce chiffre est impair, la balle sera relancée par l'autre main, s'il est pair, par la même main. Décrié par certains jongleurs, le siteswap a largement contribué à enrichir le répertoire des figures de jonglerie. « C'est le solfège numérique du jonglage. Ça nous permet de construire très vite des séquences de jonglerie », explique Sean Gandini, de la compagnie anglaise Gandinis Juggling Project.

 

Une fois par mois, l'Académie Fratellini organise des soirées « Apéro cirque ». Au programme de l'apéritif : funambulisme, voltige, jonglage et numéros d'animaux pour 2€ seulement. Prochain rendez-vous le 19 avril.

À VOTRE SERVICE Haut de page


Gare aux charges !
Copropriété

Souvent oubliées ou sous-estimées par les primo-accédants, les charges de copropriété sont des frais à budgétiser avant d'acquérir un bien immobilier.

Destinées à assurer le fonctionnement et l'entretien des parties communes de la copropriété (maintenance des parties communes, salaires du personnel, honoraire du syndic, etc.), les charges de copropriété viennent s'ajouter au remboursement de votre crédit. Avant d'acheter un bien en collectivité, il est important de se renseigner au préalable sur ces charges qui vous incombent auprès des agents immobiliers ou du propriétaire, afin d'estimer ces dépenses. Parfois lourdes, elles peuvent plonger les ménages dans des situations financières difficiles.

« Avant d'acheter, il faut poser les bonnes questions à l'agent immobilier, mais aussi contacter le syndic, afin de savoir si de lourds travaux sont prévus prochainement. C'est une information importante. Un conseil avant d'acheter : regardez bien l'état général de l'immeuble, car, s'il semble dégradé, c'est qu'il y a sûrement soit un ravalement de façade à réaliser ou alors des problèmes d'impayés de charges de copropriété. Il existe un principe de solidarité entre les copropriétaires. De ce fait, quand une personne ne paie pas, les autres sont obligés de le faire à sa place, en attendant qu'elle rembourse sa dette », avertit Julien Vazieux, chargé de mission Habitat privé de la ville. Avant d'acquérir un lot en copropriété, vous pouvez faire appel à l'Agence départementale d'information sur le logement (Adil 93) et bénéficier de conseils juridiques gratuits. Ouverte aux propriétaires et locataires d'un logement privé, l'Adil assure des permanences (les 2e et 4e jeudis de chaque mois), de 8h30 à 12h, à la Maison de justice et du droit de La Courneuve (2, avenue de la République).

Siham Bounaïm

infos
Pour consulter un juriste de l'Adil, vous devez prendre rendez-vous auprès de l'unité territoriale Habitat de La Courneuve, joignable au 01 49 92 60 87.

Isabelle Belaïd, agent d'accueil
Dans les pas de…

Pour resserrer encore les liens entre les agents communaux et les Courneuviens et renforcer le « vivre ensemble », Gilles Poux, directeur de la publication, a proposé, le 13 février, au magazine Regards, lors de la rencontre avec l'ensemble du personnel communal, de présenter, une fois par mois, le métier d'un agent de la ville. C'est Isabelle Belaïd, agent d'accueil, qui inaugure cette série.

8h30 : les premiers Courneuviens se pressent à l'accueil de la mairie, où je suis ce matin. Cet après-midi, je serai au standard. Tous les jeudis, je connais mon planning de la semaine suivante. Je suis seule ou en binôme, selon les initiatives prévues et les absences programmées de mes cinq collègues.

Je vais renseigner, informer, orienter. Les demandes portent aussi bien sur les papiers à fournir pour refaire ses pièces d'identité, l'adresse d'un médecin généraliste que l'inscription d'un enfant à l'école. Une personne est même venue chercher son décodeur TNT ! Je suis attentive à tous ces non-dits que l'on devine derrière des questions anodines et qu'un peu d'écoute et d'attention arrivent à libérer.

10h30 : les difficultés du quotidien rendent les gens agressifs. Nous ne restons pas derrière notre comptoir. Nous les faisons asseoir. Nous leur proposons un verre d'eau. Cela suffit à faire retomber la tension dans 99 % des cas. Nous faisons le lien entre les élus, les services et les habitants avec, pour chacun, des contraintes, des attentes, des procédures à respecter.

14h : au standard, les appels se succèdent. Les problématiques sont les mêmes qu'à l'accueil physique. La différence, c'est que notre système de téléphonie donne aux Courneuviens l'impression que les services sont désertés. Quand les agents communaux sont en ligne, il n'y a pas de signal d'occupation. Les gens retombent sur le standard et, quand cela se renouvelle, l'exaspération est à son comble !

17h : fin de la journée. Demain, je serai à l'accueil du bâtiment administratif.
À partir de cet été, nous allons diversifier nos activités en remettant ou en réceptionnant un certain nombre de documents administratifs. Avec la mise en place d'un accueil commun pour l'ensemble des démarches administratives, nous montons en compétence, et cela me plaît.

Marie-Paule Richonnier

Les hôtesses relookées

Municipalité

Les hôtesses d'accueil de la mairie portent, depuis le début de l'année, un nouvel uniforme, conçu sur mesure par la « relookeuse » courneuvienne Hélène Bouchaut.

Premières ambassadrices de la municipalité, les hôtesses d'accueil de la ville sont désormais vêtues d'un joli tailleur gris, chic et glamour. Souhaitant mettre en valeur l'image de ses agents et, par la même occasion, celle de la ville, la municipalité a décidé de faire appel à l'agence de conseil d'image Désir d'être. « Par le biais de ces nouvelles tenues, Monsieur le maire désire donner une identité et une image à la mairie de La Courneuve, les hôtesses étant les premières interlocutrices de la municipalité. Pour ce faire, nous avons fait appel à une Courneuvienne, Hélène Bouchaut, qui est une conseillère en image. Elle a ainsi conçu, en collaboration avec les hôtesses, deux uniformes sur mesure : un tailleur pour la vie de tous les jours et une robe pour les événements », explique Jamila Ayoun, responsable du service Relations publiques de la ville. Forte de sept années d'expérience dans le monde de la mode et du relooking, Hélène Bouchaut a ainsi travaillé durant deux mois avec une jeune styliste (Mayonka), afin de réaliser ces tenues uniques. « Nous avons opté pour du gris, parce que cette couleur suggère un certain esprit de rigueur et de stabilité, ce qui est essentiel pour les agents d'accueil. Le bleu de la chemise est là pour rappeler leur dynamique, mais aussi le logo de la ville. Quant à l'aspect asymétrique des robes, il a été choisi pour donner un côté glamour et moins classique aux hôtesses », révèle la relookeuse. Après un premier partenariat concluant, la municipalité et Hélène Bouchaut vont réitérer leur collaboration : elles préparent actuellement la nouvelle collection printemps-été.

S. B.

SPORT, CULTURE, LOISIRS Haut de page


C'est de la bombarde

Des jeunes de l'association courneuvienne Fête le mur et leurs homologues d'Eskell an Elorn de Landerneau (Bretagne) participent à un échange aussi inattendu que riche autour de la danse : De l'autre côté du mur.

Il n'y a pas si longtemps. Au cœur de la vaste banlieue parisienne. Où règnent en maîtres le hip-hop et le rap. D'une salle de danse du complexe Jean-Guimier s'échappèrent des chants de loup, de renard et de belette. Houspillé par la fée Klaxon, je garai ma voiture et décidai de m'approcher…

Au milieu d'une ronde d'adolescents multicolores, Michael, le professeur, donne de la voix : « C'est comme scier du bois ! » Le problème, c'est que ça fait belle lurette que plus personne n'en scie, du bois. Même Joël, le prof de danse courneuvien, a du mal à suivre le rythme entêtant du rond de Loudéac.

C'est sportif, la danse bretonne, et ça fait mal aux auriculaires, mais le pire, pour certains, c'est que ça se danse en couple. « Allez, Amidou, trouve-toi une cavalière, s'il te plaît ! » insiste Joël, au moment des cercles circassiens.

Un antidote efficace contre les prejugés

La matinée défile et avant de rejoindre le local de Fête le mur, place Verlaine, où les mamans courneuviennes ont préparé un véritable festin, la troupe s'échine à faire entrer le hip-hop dans la ronde. Mais comment en est-on arrivé là ? « Le but était de faire découvrir aux jeunes de notre association différentes régions françaises par le biais de sports qui leur sont spécifiques, rappelle Sylvain Mourichon, responsable de l'antenne courneuvienne de Fête le mur. On a choisi la Bretagne, avec les sports nautiques et les danses bretonnes. J'ai travaillé pendant six ans à Landerneau. Ce qui m'a permis de rencontrer plein de bénévoles du festival Kann al Loar, dont Magali Roudaut. On a eu l'idée en juillet 2010, et la première rencontre s'est faite en juillet 2011, en Bretagne. On a pratiqué les sports nautiques et on a suivi une formation d'une semaine en danse bretonne avant de participer au festival. Nous avons décidé de poursuivre l'aventure en mélangeant les danses urbaines et bretonnes, avec l'objectif de retourner au festival, du 11 au 15 juillet, en participant cette fois à un concours avec une création mixte. »

Ceux qui voient les danses bretonnes comme un folklore ringard en sont donc pour leurs frais, comme en atteste Magali Roudaut, responsable de l'association Eskell an Elorn, de Landerneau : « Le fest-noz rend vivante cette tradition populaire des danses bretonnes. Les morceaux traditionnels sont arrangés avec de nouveaux instruments. Dans l'association, nous comptons plus de jeunes que d'adultes. Avec Sylvain Mourichon, on ne savait vraiment pas où on allait, l'été dernier. L'idée était que les petits Courneuviens montent sur scène en costume, avec notre groupe d'ados, et la magie a opéré. » En parlant de magie, ce projet s'avère un antidote efficace contre les préjugés. « Je crois qu'ils pensaient que c'était un quartier où il y avait des choses bizarres qui se passaient », suggère Ali, au sujet de sa cité. Alexandra, Armelle et Charlotte avouent « n'avoir connu La Courneuve que par la télévision. C'est une ville qui a une mauvaise image. On se dit que les gens qui y vivent n'ont pas de chance. En fait, on les a trouvés superjoyeux, supersouriants et, finalement, c'est nous qui leur faisions un peu peur la première fois ».

…Ceci pourrait être une fable, à la morale explicite : les murs sont dans les têtes et la danse peut les démolir.

Dossier : Yann Lalande

« Un fil conducteur : l'ouverture d'esprit »

Michael Daveic, professeur de danse bretonne, et Joël Rock, professeur de hip-hop : interview croisée.

Regards : Que connaissiez-vous de vos environnements respectifs, avant cet échange ?
Michael Daveic :
Pour moi, La Courneuve, c'était un quartier qui craint, grosso modo. J'étais déjà venu à Paris, mais jamais en banlieue.

Joël Rock : Je ne connaissais rien de Landerneau. L'image que j'avais de la Bretagne ? La pluie (rires). J'y étais allé une ou deux fois, et j'avais trouvé que c'était une belle région.

R. : Que pensiez-vous de vos danses respectives ?
M. D. : Je n'avais jamais dansé de hip-hop, mais j'en avais déjà regardé, et ça m'avait plu. Du coup, j'étais très tenté d'apprendre. J'aime bien y retrouver les pas et les rythmes de la danse bretonne.

J. R. : J'avais vu des danses bretonnes à la télévision. Au premier abord, on se demande s'ils dansent vraiment. On se rend vite compte qu'il y a plein de variantes. Je m'y suis donc plongé pour comprendre ces nouveaux codes et déceler des pas qui pourraient être intéressants, ou même communs avec le hip-hop.

R. : Si les différences sont évidentes, quels sont les points communs entre vos deux univers ?
M. D. : Je pense que nos deux danses peuvent se mêler parfaitement. Il n'y a pas de barrière étanche. Il existe un fil conducteur entre nos deux régions : l'ouverture d'esprit.

J. R. : Pour le haut du corps, ce sont deux histoires différentes, mais, au niveau des jambes, il existe des choses communes. Musicalement et au niveau des pas, il y a des bases communes. Ce que je retiens, c'est l'envie de se rencontrer, qui n'est pas partagée par tous en France.

Ils courent, ils courent, les bambins
Athlétisme

Samedi 24 mars avait lieu, au stade Nelson-Mandela, la rencontre trimestrielle des Chevaliers d'athlétisme courneuviens.

En cette matinée de printemps, ils sont une trentaine à passer aux ateliers de lancer de poids, saut en longueur et sprint sur 60 mètres. Derrière les barrières du stade, les papas, grands frères et grandes sœurs, attentifs, encouragent les enfants. Sous l'œil vigilant de Valérie Marchand, présidente du club, les poussins (8-10 ans) sont chronométrés au sprint. La ligne d'arrivée franchie, ils notent leur temps sur leur « feuille de route », document récapitulant les performances. Non loin de là, l'école d'athlétisme (5-7 ans) s'essaie au lancer de poids, sous la surveillance d'Ayoub, le gardien du gymnase, qui encadre bénévolement les jeunes athlètes depuis un an. Chacun a droit à trois tentatives, et la meilleure performance est retenue. Enfin, aux côtés d'Afy, le fils aîné de Valérie Marchand, qui pratique l'athlétisme, les benjamins (11-13 ans) s'entraînent au saut en longueur. Ensuite, Valérie missionne les grands pour aller chercher les maillots et bâtons pour l'épreuve du relais 4 x 100 mètres et constitue les équipes selon les aptitudes de chacun (positions de départ, intermédiaire ou finale). Sur la pelouse, des dossards rouges, verts, jaunes, bleus, bientôt enfilés par les concurrents. C'est parti ! La course finie, Valérie envoie tout le monde boire avant la séance d'étirements. Entre-temps, les mamans sont arrivées, les bras chargés de gâteaux et de boissons. « La collation est un moment important pour la cohésion du groupe », explique Valérie Marchand. Et d'ajouter : « Comme l'entente, l'assiduité est primordiale pour progresser et consolider le travail d'équipe. » La présidente, qui vise les 50 inscriptions, peut déjà être fière du travail accompli auprès du club depuis sa création, en 2003, avec, en 2011, 35 adhérents.

Ariane Servain

infos +
Association sportive des Chevaliers d'athlétisme courneuviens (Ascac).
De 6 à 13 ans : entraînement les mardis et jeudis, de 18h30 à 20h, au stade Nelson-Mandela, 2, rue Dulcie-September. Contact : 09 51 84 98 50.

Le roi du « street marketing »
Littérature

Un an après Les anges s'habillent en caillera, Rachid Santaki revient avec le deuxième volet de sa trilogie des blocs : Des chiffres et des litres.

Alors que le jeu télévisé Des chiffres et des lettres célèbre son 40e anniversaire en 2012, Rachid Santaki détourne le nom de la plus vieille émission du PAF pour les besoins du titre de son deuxième polar. Hasard ou coïncidence, ce clin d'œil a pour but avoué d'intriguer les gens et de les amener à lire son œuvre. « J'ai toujours aimé les samples dans le rap, car je trouve que c'est efficace. J'ai donc décidé de sampler tous les titres de mes livres, afin d'attiser la curiosité des lecteurs », révèle le fondateur du magasine 5 Styles. Très imprégné de la culture urbaine, Rachid Santaki transpose les codes du hip-hop à la littérature, afin de casser l'image classique du polar et, ainsi, de réconcilier les jeunes des quartiers avec la lecture. Pour ce faire, l'éducateur sportif a décidé de matérialiser la sortie de son livre par le biais d'une bande originale et d'un clip. L'objectif ? Toucher le plus grand nombre d'amateurs de rap. « Placarder les murs d'affiches et distribuer des flyers à la sortie des concerts, c'est bien. Mais avoir un morceau et un clip qui tournent en radio, télé et Internet, c'est encore mieux en termes de marketing. Le rap est l'une des musiques les plus écoutées par les 16-25 ans, qui sont mon cœur de cible. Il ne me restait plus qu'à trouver le rappeur qui collait le mieux à la thématique du livre, et j'ai pensé à Mac Tyer, car c'est un artiste que j'apprécie. J'ai d'ailleurs écrit le livre Les Anges s'habillent en caillera en écoutant son album D'où je viens. Quant au clip, il a été réalisé par Pierre Lacan, le scénariste du film Légitime défense », confie l'ancien Courneuvien. Conscient d'être attendu au tournant, Rachid Santaki a donc vu les choses en grand pour Des chiffres et des litres. Ce deuxième tome de la trilogie fait un bond de dix ans dans le passé et nous plonge dans le Saint-Denis en ébullition de la Coupe du monde de football 1998. L'auteur relate l'histoire d'Hachim, élève brillant et se destinant au journalisme, qui, finalement, fasciné par les caïds de sa cité, penche du côté du trafic de drogue. Sorti le 1er mars, le livre est déjà en lice pour le Grand prix de littérature policière et le prix Michel Lebrun.

Siham Bounaïm

infos +
Rachid Santaki sera à la librairie La Traverse, 7, allée des Tilleuls, pour une séance de dédicace, le 7 avril, à 15h.


Résultats sportifs

Week-end des 17 et 18 mars

Football américain
• Championnat de France Élite, Flash-Centaures : 16-14
• Championnat de France Juniors, Caïmans-Flash : 0-72

Football

• Seniors, 3e division, La Courneuve-Pantin : 5-1
• -19 ans, 1re division, La Courneuve-Le Bourget : 6-2

Futsal

• -17 ans, Division régionale, La Courneuve – Champs-sur-Marne : 14-1
• Seniors féminines, Division régionale, Red Star FC 93-La Courneuve : 0-0

Basket-ball

• Seniors masculins, Honneur région, La Courneuve – Saint-Leu-la-Forêt : 61-76
• Seniors masculins, Excellence départementale, La Courneuve-Drancy : 56-71

Volley-ball

• Seniors masculins, Régionale 3, Chevilly-Larue – La Courneuve : 3-1
• Seniors féminines, Départementale 1, Saint-Denis – La Courneuve : 2-3

 

Week-end des 24 et 25 mars

Football américain

• Championnat de France Élite, Cougars-Flash : 0-14
• Championnat de France Cadets, Monarques-Flash : 6-18

Futsal

• -17 ans, Division régionale, La Courneuve-Villepinte : 11-5
• -19 ans, Division régionale, Villeneuve-la-Garenne – La Courneuve : 6-7
• Seniors, promotion Honneur, Torcy-La Courneuve : 7-6

Basket-ball

• Seniors masculins, Nationale 3, Margny-Lès-Compiègne – Union Saint-Denis/La Courneuve : 69-80
• Seniors masculins, Honneur région, Bouffémont-La Courneuve : 73-54

Volley-ball

• Seniors masculins, Régionale 3, La Courneuve-Clamart : 3-1
• Seniors féminines, Départementale 1, La Courneuve-Pierrefitte : 3-0

Natation

Finale du Championnat départemental d'été FSGT à Bobigny. 99 médailles ont été gagnées par le CNC (51 en or, 32 en argent et 16 en bronze). Liste des champions départementaux :

- Cadets 1 (16 ans)

• Sayagh Inès : 50 et 100m papillon, 50m brasse, 100m nage libre, 100m dos
• Afkir Sami : 100m brasse

- Minimes 2 (15 ans)

• Ouledi Mélanie : 50m dos, 50 et 100m nage libre
• Charles Edouard Maureen : 100m dos, 50 et 100m papillon
• Siali Lina : 50 et 100m brasse
• Nemtsev Mickael : 50 et 100m papillon, 50 et 100m nage libre, 100m dos, 50m brasse
• Nehari Sofiane : 50m dos
• Chiali Samy : 100m brasse

- Minimes 1 (14 ans)

• Bennouma Riad : 50m nage libre

Benjamins 2 (13 ans)

• Constant Loïc : 50 et 100m brasse, 50 et 100m dos, 100m nage libre

- Benjamins 1 (12 ans)

• Siali Amina : 50 et 100m brasse
• Nehari Myriam : 50m papillon, 50m dos
• Bourmani Nawel : 50m nage libre
• Kebdi Yanis : 50 et 100m dos, 100m brasse
• Nemtsev Alexandre : 50m nage libre

- Poussins 1 (10 ans)

• Kebdi Manel : 50 et 100m brasse, 50 et 100m nage libre, 50 et 100m dos, 50 et 100m papillon
• Gomez Adam : 50 et 100m dos, 50 et 100m brasse, 50m nage libre, 100m papillon.

Chanter le métissage
Musique maloya

De février à avril, les ateliers de musique maloya de Marjolaine Karlin établissent des ponts entre La Courneuve et La Réunion.

Première étape : construire les instruments maloya, grâce aux conseils de la chanteuse Marjolaine Karlin (voir son portrait dans Regards n° 346) et de Jean-Didier Hoareau, auteur-compositeur d'origine réunionnaise. Les enfants des centres de loisirs Anatole-France et Louise-Michel sont répartis en deux groupes. Une équipe dédiée à la fabrication du kayamb, une sorte de radeau tissé en tiges de fleurs de canne à sucre remplies de graines de fleurs, s'active en compagnie de Marjolaine. Quand on secoue l'instrument, le son des graines qui s'entrechoquent rappelle étrangement le bruissement du sable roulé par les vagues. Une fois les tiges découpées, les enfants les assemblent à l'aide d'une ficelle. « C'est comme un serpent que l'on enroule autour des tiges », explique Margot, 10 ans. De l'autre côté, Jean-Didier dirige l'atelier roulèr, un gros tambour sur lequel on s'assoit à cheval pour jouer avec les deux mains, mais aussi avec les pieds. À charge, pour les enfants, de prendre les mesures, de poncer et de percer des trous pour faire passer la corde. « Ils sont acteurs d'un bout à l'autre du projet, ils prennent conscience de toute la chaîne, explique avec enthousiasme Marjolaine. Le maloya, c'est une philosophie de vie. On consomme ce que l'on produit. On récupère le cordage et les peaux. » Une fois les instruments fabriqués, les enfants testent leur sens du rythme sur leurs propres créations. Vient alors l'apprentissage du chant sous forme de questions-réponses. À tour de rôle, un soliste différent donne le ton au chœur. Entre deux sessions, les animateurs reviennent sur l'histoire et la culture réunionnaises… Et, forcément, la colonisation, l'esclavage, le racisme. « Il y a le même mélange de population à La Courneuve qu'à La Réunion, analyse Marjolaine. Ce sont des sociétés métissées où l'on souffre du racisme. Le maloya intègre la souffrance et s'en libère. C'est une musique festive, qui permet de dire ce qu'on a sur le cœur. » Plutôt que de brûler des poubelles, chantez le maloya !

Julien Moschetti

Réconciliation américano-cubaine
Banlieues bleues

Le festival Banlieues bleues fera une escale à La Courneuve, le 11 avril, au Centre culturel. Au programme, deux concerts placés sous le signe de la virtuosité.

Rendez-vous incontournable pour les amoureux de la musique jazz, le festival Banlieues bleues a donné le coup d'envoi de sa 29e édition le
16 mars dernier. Durant quasiment un mois (jusqu'au 13 avril), les Séquano-Dionysiens vibrent au rythme de cet événement d'envergure, qui réunit 43 groupes pour une série de concerts sur le territoire. À l'instar des années précédentes, le festival propose une programmation foisonnante avec une vingtaine d'artistes-musiciens internationaux. On retrouve des grands noms de la scène jazz, tels que McCoy Tyner et Joe Lovano. Les deux complices d'origine américaine ont enflammé L'Espace 1789, à Saint-Ouen, pour la soirée d'ouverture. Banlieues bleues fait aussi la part belle aux figures montantes. Le centre culturel accueillera l'une des grandes révélations de l'année 2011 : le trompettiste Ambrose Akinmusire Quintet. Il n'a pas encore fêté ses 30 ans, mais secoue toute la planète jazz avec son talent. À la fois dynamiteur de swing, héritier de Clifford Brown et maestro de la ballade molletonnée, ce surdoué afro-américain conjugue le jazz au passé, au présent et au futur. Avant d'enflammer le public courneuvien, il laissera d'abord la place au pianiste cubain Arold Lopez-Nussa. Accompagné de ses deux fidèles acolytes, le virtuose a invité pour l'occasion la chanteuse malienne Mamani Keita. Un concert unique mêlant harmonieusement rythmes latinos et chants africains. Multiculturelle et créative, la programmation de cette édition 2012 devrait ravir les amateurs du genre.

Siham Bounaïm

infos +
Ambroise Akinmusire Quintet et Harold Lopez-Nussa Trio &Mamani Keïta, le 11 avril, au centre culturel Jean-Houdremont, à partir de 20h30.
Tarif Plein : 16€. Tarif réduit : de 10 à 12€.

À l’Étoile


Tous les films du 29 mars au 11 avril 2012

1, allée du Progrès - Tramway Hôtel de ville
Tous les films sur répondeur au 01 48 35 23 04 et sur www.ville-la-courneuve.fr

D Soirée découverte, tarif unique 3e
J Film Jeune public
AD : présentation en avant-première des films «d'Actualités démocratiques»

Prix : tarif plein 5,50e - tarif réduit 4,50e - tarif abonné 4e - tarif abonné jeune public, groupes 2,40e - associations 3,50e - Tarif unique : 4,55e à toutes les séances du mercredi et celles de 15h et 18h le vendredi.

J - Fantastic Mr. Fox
États-Unis, 2009, 1h28 (VF). De Wes Anderson. Sam.31 à 14h. Dim.1er à 14h : ciné-goûter suivi d'une rencontre avec Félicie Haymoz, illustratrice et créatrice des personnages. Une rencontre exceptionnelle à ne pas manquer. Tarif unique : 3e.

Elena
Russie, 2011, 1h49 (VO). D'Andrei Zviaguintsev, avec Nadezhda Markina, Andrei Smirnov. Prix spécial du jury « Un certain regard », Festival de Cannes 2011. Ven.30 à 16h30, lun.2 à 18h30, mar.3 à 20h30 (1).

Cloclo
France, 2012, 2h28. De Florent-Emilio Siri, avec Jérémie Renier, Benoît Magimel. Ven.30 à 14h D et 20h30, sam.31 à 15h30 et 18h, dim.1er à 16h30, lun.2 à 20h30 D, mar.3 à 18h.

FILMER LE POLITIQUE

La Fleur du mal
France, 2003, 1h44. De Claude Chabrol, avec Nathalie Baye, Benoît Magimel. Ven.30 à 18h30, dim.1er à 19h (1).

MEMOIRE POPULAIRE

Itinéraires de Muguette Jacquaint
Projection de documents d'archives et rencontre avec Muguette Jacquaint, enfant d'Aubervilliers, élue de
La Courneuve et députée. Sam.31 à 20h30 (2).

J - Félins
États-Unis, 2012, 1h27 (VF). De Keith Scholey et Alastair Fothergill. Mer.4 à 14h30, sam.7 à 14h30, dim.8 à 14h30, lun.9 à 16h30.

Fleurs du mal
France, 2012, 1h38. De David Dusa, avec Rachid Youcef, Alice Belaïdi. Mer.4 à 20h30, sam.7 à 16h30, lun.9 à 18h30.

38 Témoins
France, 2012, 1h44. De Lucas Belvaux, avec Yvan Attal, Sophie Quinton. Mer.4 à 18h30, ven.6 à 16h30, sam.7 à 18h30, dim.8 à 16h30, lun.9
à 20h30 D, mar.10 à 18h30.

Terraferma
Italie, 2012, 1h28 (VO). D'Emanuele Crialese, avec Filippo Pucillo, Donatella Finocchiaro. Mer.4 à 16h30, ven.6 à 18h30, sam.7 à 20h30, dim.8 à 18h30, mar.10 à 20h30.

FESTIVAL « CINEMA DU REEL »

Five Broken Cameras
Palestine/Israël, 2012, 1h30 (VO). D'Emad Burnat, Guy Davidi. Projection suivie d'un débat avec Arnaud Hée, critique. Un film inédit, à ne rater sous aucun prétexte. Attention, séance unique. Ven.6 à 20h30. Tarif : 3e.

J - Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout
États-Unis, 2012, 1h30 (VF, 2D et 3D). De Peter Lord et Jeff Newitt. Mer.11 à 14h30 (2D).

Les Adieux à la reine

France, 2012, 1h40. De Benoît Jacquot, avec Léa Seydoux, Diane Kruger. Mer.11 à 16h30.

Oslo, 31 août
Norvège, 2012, 1h36 (VO). De Joachim Trier, avec Anders Danielsen Lie, Hans Olav Brenner. Grand prix du festival « Premiers Plans » d'Angers. Mer.11 à 18h30.

L'Oncle Charles
France, 2012, 1h38. D'Étienne Chatiliez, avec Eddy Mitchell, Alexandra Lamy. Mer.11 à 20h30.

(1) Dans le cadre de « Portraits de femmes d'ici ou d'ailleurs ». Tarif : 3€ pour les spectatrices.
(2) Dans le cadre de « Portraits de femmes d'ici ou d'ailleurs ». Entrée libre et gratuite.

BLOC-NOTES Haut de page

 

ÉTAT CIVIL



Naissances

Février

19 • Ulrick Ji
21 • Maroua Hanim
21 • Diaba Sidibe
22 • Lilou Ren
24 • Dalila Aliyani
25 • Nasra Mohamed Ali
26 • Charlène Chakma
26 • Denis Vlasceanu
27 • Sirine Bekhtaoui
27 • Shanel Caron Louis
27 • Ritèj Ould Cherchali
27 • Maïssa Tamoura
28 • Gain-Yo Neumsi
29 • Aïcha Traore

Mars

1er • Maxime Huang
1er • Léa Koukou
2 • Bilal Omri
3 • Lucie Jean Pierre
3 • Adam Mellouk
4 • Rayan Al Khalaf
4 • Fidae Mahjoub
4 • Mohamed-Alsam Mouhidine
5 • Aya Laouaj
5 • David Polizache
5 • Nésrin Tirtir
6 • Achraf Clarisse Benkhelfa
6 • Amira El Mousaui
6 • Imrane Ouddaha
7 • Clarisse Yamba Makam

Mariages

• Isabelle Jouen et Mourad Hakiri
• Bibiche Longo Naluanga et Walker Kimpala Nkosi

• Amira Maache et Rissen Chinasamy
• Liqing Weng et Xuezhi Weng

Décès

• Marguerite Chevalier
• Catherine Croizard
• Michel Taut

Disparition
C'est avec une très grande tristesse que nous apprenons la disparition de Michel Taut, fondateur et membre actif de l'association courneuvienne Wattsun Énergie. C'était un ardent défenseur de la planète et un militant infatigable des énergies renouvelables. Dans ce moment douloureux, la rédaction du journal a une pensée émue pour toute sa famille.

Numéros utiles

Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison : Hôpital Fernand-Widal Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins : 24h/24 et 7 jours/7 Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer de La Courneuve : 06 21 21 39 35 ou 06 21 21 39 38
Solitude écoute (pour les plus de 50 ans) N° Vert 0 800 47 47 88 (gratuit depuis un fixe)
Commissariat de police : place du Pommier-de-bois Tél. : 01 43 11 77 30

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute,
au 0 800 54 76 98 (appel gratuit).

Permanences des élus
• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous au 01 49 92 60 00.
• M. le député Daniel Goldberg reçoit en mairie sur rendez-vous au 01 40 63 93 26, ainsi que sans rendez-vous tous les 2e vendredis du mois de 16h à 18h ( après 17h, entrée côté square Jean-Moulin
• M. le conseiller général, Stéphane Troussel, reçoit le mercredi sur rendez-vous au 01 43 93 93 75.

Plaine Commune
21, av. J.-Rimet 93 218 Saint-Denis cedex Tél. : 01 55 93 55 55

Marché couvert des Quatre-Routes
Les mardis, vendredis et dimanches matin

Dépannages
EDF : 0 810 333 093
GDF : 0 810 433 093

Pharmacie de garde
Tous les dimanches et jours fériés 2012: Bodokh.
74, av. Jean-Jaurès à Pantin Tél. : 01 48 45 73 71

Collecte des déchets : Allo Agglo 0 800 074 904

Assurance retraite : depuis le 1er juillet un nouveau numéro est à votre disposition : 39 60 (2,8 centimes d’euro en heures pleines).

Procuration, mode d'emploi

Élections

Si vous êtes absent le jour des élections présidentielle (22 avril, 6 mai) et législatives (10 juin, 17 juin), vous pouvez désigner librement la personne qui votera à votre place. Ce mandataire doit être inscrit dans la même commune que vous, sans forcément être électeur dans le même bureau de vote. Vous devez vous présenter au commissariat de police ou au tribunal d'instance (du domicile ou du lieu de travail) pour faire une déclaration sur l'honneur qui justifiera votre absence. Un justificatif de votre identité et des informations sur le mandataire – nom de famille, nom d'usage, prénom(s), adresse et lieu de naissance – vous seront aussi demandés.

• Commissariat La Courneuve, Le Bourget, Dugny : 16, place du Pommier-de-Bois, La Courneuve. Tél. : 01 43 11 77 30. Heures d'ouverture : de 9h à 12h et de 14h à 19h, du lundi au vendredi.
• Tribunal d'instance d'Aubervilliers : square Stalingrad, Aubervilliers. Tél. : 01 48 33 65 69. Heures d'ouverture : de 9h à 12h30 et de 13h30 à 16h30, du lundi au vendredi.

infos +
Plus d'infos sur www.interieur.gouv.fr

L’AGENDA Haut de page


30 mars
Ciné-thé
Projection, en direction des seniors, du film Cloclo, de Florent-Emilio Siri.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, à 14h.

30 mars
Antigone
Dernière date pour le spectacle théâtral de la compagnie Eltho, en résidence à La Courneuve.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 14h30 et 20h30. Tarifs : 10€ (plein) et 5€ (réduit). Réservations au 01 49 92 61 61.

30 mars
Les Mots dans l'escalier, au CRR
Exceptionnellement, cette édition se déroulera à l'auditorium Erik-Satie, juste après le spectacle musical Rockestra, joué, entre autres, par les élèves du CRR.
Conservatoire de La Courneuve, auditorium Erik-Satie, 41, av. Gabriel-Péri, à 19h30. Entrée libre.

31 mars
Forum Destination vacances
Salle des Fêtes de l'Hôtel de ville, de 10h à 15h.
+ Infos supplément pages I à VIII

31 mars
Football américain
Championnat de France Élite, Flash-Argonautes.
Stade Géo-André, à 19h.

31 mars
Gala d'arts martiaux
Le Ten Chi Budokan organise une soirée de gala.
Gymnase Béatrice-Hess, de 19h30 à 22h.

31 mars
Les Itinéraires de Muguette Jacquaint
Dans le cadre de « Portraits de femmes d'ici ou d'ailleurs », rencontre avec l'élue de La Courneuve, animée par l'historien Tangui Perron.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, à 20h30. Entrée libre.

1er avril
Judo
Tournoi départemental féminin.
Gymnase Béatrice-Hess, de 9h à 18h.

1er avril
Basket-ball
Seniors masculins, Honneur région, La Courneuve-Marly-le-Roi.
Gymnase Antonin-Magne, à 15h30.

3 avril
Agenda 21, la suite…
Suite aux concertations avec l'ensemble des acteurs de la commune, la municipalité propose d'élaborer avec les Courneuviens le plan d'action de l'Agenda 21.
Espace Jeunesse Guy-Môquet, à partir de 18h30.
Informations : gaelle.neris@plainecommune.com.fr.

4 avril
Initiation musicale
Le CRR organise des séances d'initiation musicale destinées aux enfants.
Centre de loisirs Raymond-Poincaré, de 9h15 à 10h15, de 10h15 à 11h15, ou de 11h15 à 12h15.

4 avril
Rencontre avec M. Rosenczveig
Le président du tribunal pour enfants, Jean-Pierre Rosenczveig, viendra discuter avec les Courneuviens de « L'autorité parentale, la famille et la loi ».
Salle des Fêtes de l'Hôtel de ville, à 18h30.

5 avril
Atelier Prévention des chutes

Espace Jeunesse Guy-Môquet à 8h15, maison Marcel-Paul à 9h45 et 11h. Renseignements : 01 43 11 80 61.

5 avril
Les quartiers de l'alternance
De nombreuses offres de contrats d'apprentissage et de professionnalisation seront proposées. De nombreuses informations allant du secteur bâtiment au commerce ou du CAP au master 2 seront données.

Centre commercial Carrefour, bd Maxime-Gorki, à Stains, de 10h30 à 16h30.
Renseignements : 01 71 86 35 49.

5 avril
Concert'O déj
En 1re partie : improvisations et compositions en Soundpainting des ateliers d'improvisation collective contemporaine du CRR 93. Puis Sonate K310 en la mineur de Mozart, Sonate en mi majeur de Scarlatti et Etude 4 opus 10 de Chopin. En 3e partie : suite à deux violons de Michel Corrette (1707-1795), extraite de L'École d'Orphée.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 12h.

6, 7 et 8 avril
Festival Rencontre des jonglages
C'est parti pour la 5e édition du festival !
+infos pages 8, 9 et 16

6 avril
Five Broken Cameras
Dans le cadre du festival Cinéma du réel, projection du documentaire Five Broken Cameras d'Emad Burnat et Guy Davidi, suivie d'un débat avec Arnaud Hée, critique à la revue Critikat.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, à 20h30. Tarif : 3e.

7 avril
Repas de quartier
Repas organisé dans le quartier Saint-Just/Joliot-Curie. Un moment pour échanger et partager plats, salades, desserts et boissons.
Derrière le 32, rue Saint-Just, devant le terrain de jeux, à partir de 12h. Rens. : 01 49 92 62 23 ou 06 13 52 15 41.

7 avril
Rencontre avec Rachid Santaki
À l'occasion de la sortie de son nouveau roman "Des chiffres et des litres", l'auteur courneuvien viendra dédicacer son ouvrage.
Librairie La Traverse, 7, allée des Tilleuls, à 15h.
+ infos

7 avril
Football américain
Eurobowl (coupe d'Europe),
Flash-London Blitz.
Stade Géo-André, à 19h.

Jusqu'au 8 avril
Exposition Comores, les îles de la Lune
Photographies de Farouk Djamily.
Galerie Le Sens de l'art, 50, av.
Gabriel-Péri, de 14h à 18h. Entrée libre.

11 avril
Carnaval
Le relais petite enfance, le relais accueil parents et la crèche familiale font leur carnaval.
Maison pour tous, à 9h.

11 avril
Vaccinations
Enfants comme adultes, vous pouvez vous faire vacciner au Centre municipal de santé (CMS), munis de votre carte d'assuré social. À partir de 6 ans.
Salle de PMI au 2e étage du CMS Salvador-Allende, 20, av. du Général-Leclerc, de 13h30 à 15h30.

11 avril
Festival Banlieues bleues
Concert de Harold Lopez-Nussa trio et Mamani Keïta. Sonorités maliennes et cubaines. Suivra le chanteur américain Ambrose Akinmusire Quintet.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 20h30. Tarifs : 16e (plein) , 12e (réduit).
+infos

12 avril
Atelier Prévention des chutes
Espace Jeunesse Guy-Môquet à 8h15, maison Marcel-Paul à 9h45 et 11h. Renseignements : 01 43 11 80 61.

12 avril
Rencontre avec Nicole Charpail
L'écrivaine, comédienne et metteure en scène Nicole Charpail, accompagnée d'amis comédiens, lira des extraits de son livre Un amour sans nom. Des élèves de terminale L du lycée Jacques-Brel participeront à la rencontre.
Librairie La Traverse, 7, allée des Tilleuls, à 17h.

13 avril
Rétention
Spectacle pour quatre danseurs hip-hop et un percussionniste en live, proposé par la compagnie Mood/RV6K, en résidence au centre culturel
Jean-Houdremont.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 20h30.
Tarifs : 10e (plein) et 5e (réduit).

13 avril
Filmer le politique
Projection du film 1974, une partie de campagne, de Raymond Depardon, animée par Stratis Vouyoucas, enseignant de cinéma.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, à 20h30. Tarif : 3e.

14 avril
Futsal
Seniors masculins, promotion Honneur, La Courneuve-Dugny.
Gymnase Béatrice-Hess, à 16h.

14 avril
Danse
L'association Tempo organise un spectacle de danses africaines et orientales.
Gymnase Anatole-France, à partir de 20h.
Tarifs : 8e (adultes) et 5e (enfants).

14 avril
Football américain
Championnat de France Élite, Flash-Cougars.
Stade Géo-André, à 19h.

Du 3 au 28 avril
Exposition Athena 93
Exposition photographique de N'Krumah Lawson Daku, réalisée dans les clubs de boxe féminine d'Aubervilliers et de La Courneuve.
Hall de l'Hôtel de ville. Jusqu'au 31 mars, l'exposition est au gymnase Béatrice-Hess.

UN CERTAIN REGARD Haut de page « Une planète à des lieues de leur quotidien »
Sylvain Julien, jongleur en résidence au collège Jean-Vilar

D'ordinaire, ce prodige de la manipulation d'objets, diplômé du Centre national des arts du cirque (Cnac), jongle entre les spectacles, les répétitions et les nuits courtes. Mais, en septembre 2011, il dit stop à la vie de tournée.
À 32 ans, Sylvain Julien décide de poser ses valises à La Courneuve, le temps d'une résidence d'un an, en partenariat avec la Maison des jonglages, au collège Jean-Vilar. Ce professionnel du hula hoop et de la jonglerie en tout genre, qui fera une apparition lors du festival Rencontre des jonglages des 6, 7 et 8 avril (lire pages 8-9), tente de transmettre le goût des pratiques circassiennes aux jeunes Courneuviens.

J'ai découvert le jonglage juste avant de passer le bac. J'ai commencé à jongler un peu tout seul. Je n'avais aucune culture du spectacle. C'était juste le plaisir de faire. J'essayais de jongler avec toutes sortes d'objets. Pour moi, c'était une discipline où l'on pouvait tout faire. Dans mon esprit, beaucoup de pratiques artistiques étaient (trop) bien rangées dans leur case. La danse, c'était la danse ; le théâtre, c'était le théâtre ; la marionnette ne laissait pas vraiment la place à autre chose que les marionnettes, etc. En revanche, le cirque, c'était tout ça à la fois. Si je voulais faire du Rubik's Cube ou de la pétomanie en jonglant et en dansant, c'était possible. Un monde où une multitude de possibilités étaient envisageables s'ouvrait à moi, en quelque sorte.

C'est dans cet univers riche et varié que je voudrais emmener les collégiens de Jean-Vilar. Jusqu'à septembre 2011, je n'avais encore jamais animé d'ateliers. Je sors de plusieurs années de tournées. Entre les trains, les hôtels, les restaurants et les salles de spectacle, je n'ai pas vu grand-chose d'autre. C'était le moment de m'arrêter un peu, de prendre le temps de partager ma discipline, et surtout de me prendre en charge en créant mon propre projet. D'où ma résidence entre le collège Jean-Vilar et la Maison des jonglages. Pour ce qui est de mon spectacle, Ïopido, je le prépare à Houdremont pour le printemps 2013. Il s'agira d'un projet autour du cercle, de la boucle d'oreille au cerceau de trois mètres de diamètre.

« Les élèves de Vilar sont avides d'acquisition »

D'ici là, à La Courneuve, un de mes objectifs est d'aider les élèves à mettre un pied sur une planète à des lieues de leur quotidien. Loin des fantasmes dus à la célébrité de certains footballeurs, à la Star Academy ou autres téléréalités. Je n'ai pas beaucoup d'affinités avec ce monde-là. Je veux qu'ils s'éloignent de tout ça. Qu'ils comprennent qu'il existe bien d'autres rêves que ceux-là. Le but de cette résidence est avant tout de les faire grandir, de les responsabiliser, d'affirmer leurs envies ou encore de les rendre curieux. Je suis conscient que c'est ambitieux, voire même prétentieux, mais je pense aussi que cet objectif est important à atteindre. Lors des ateliers, les jeunes, après avoir bien voulu ôter casquettes, vestes et autres sacoches, se prêtent volontiers aux jeux ludiques que je leur propose. À la fin de la séance, ils sont souvent plus avancés qu'au début. On partage, on crée, on s'amuse, on apprend, on progresse. Le jonglage, c'est comme le vélo : une fois qu'on y arrive, c'est pour la vie (rires). De là une certaine fierté, justifiée d'ailleurs, qui se ressent chez les élèves. Bien sûr, tout n'est pas rose, on est dans un collège de banlieue et pas dans les quartiers chics. Parfois, ça arrive d'avoir envie de secouer des élèves à la faible capacité d'écoute et de concentration, mais, dans l'ensemble, les collégiens sont ravis de faire une activité différente de ce qu'ils peuvent faire à longueur de journée.

Même s'il y a évidemment quelques règles de vie, il n'y a pas vraiment d'académisme. Et ça fonctionne. Les élèves de Vilar sont avides d'acquisition. Il suffit de leur mettre des balles dans les mains, et c'est parti. Ils essaient de jongler, font tomber les balles, recommencent, puis réussissent. Certains plus vite que d'autres. Ils me demandent : « Hé ! Sylvain ! Quand est-ce que j'y arriverai ? Bientôt ? Jamais ? Tu m'apprendras ? » Pareil pour le hula hoop. On pourrait penser qu'ils trouvent ça ringard, ou que les garçons s'imaginent que c'est un truc de filles. Mais non, ils le font. Et plutôt bien, d'ailleurs. Je n'ai jamais fait de prosélytisme avec le jonglage. J'ai juste envie de leur donner envie d'apprendre.

Propos recueillis par Isabelle Meurisse

infos +
Samedi 7 avril, Sylvain Julien se produira dans le spectacle O comme Cerço, lors de la Soirée cercle, à 20h, au centre culturel Jean-Houdremont. Tarif : 10€ (plein), 5€ (réduit).