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REGARDS Le journal de La Courneuve l N°358 du jeudi 10 au mercredi 23 mai 2012

ARRÊT SUR IMAGES

└ MON AVIS

L’ACTUALITÉ

ÉCHOS CITOYENS

GRAND FORMAT

TRIBUNES POLITIQUES

SPORT, CULTURE, LOISIRS

BLOC-NOTES

L’AGENDA

UN CERTAIN REGARD

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Carton plein
Plus de 1 000 personnes se sont rendues au Centre culturel pour assister, les 30 avril, 2 et 4 mai, à l'opéra Roméo et Juliette. Cette adaptation des élèves du CRR 93 et du Pôle Sup'93 a remporté un vif succès. © Virginie Salot
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr

L'union fait la force
La salle des Fêtes de l'Hôtel de ville accueillait les associations, le 25 avril dernier, pour avancer sur la création du Conseil consultatif de la vie associative, qui permettra aux associations de mutualiser leurs compétences et de mener à bien des projets ensemble. © Thierry Mamberti

L'œuf de cœur
Le jardin de la Maison pour tous s'est transformé, le 5 mai dernier, en grand terrain de chasse aux œufs. Organisée par le Secours populaire au profit des enfants haïtiens, victimes du séisme de 2010, cette opération avait pour but de récolter des fonds, grâce à une participation de deux euros. © Sam Albaric
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr

58 000
C'est la première estimation du nombre de Comoriens touchés par les inondations qui frappent l'archipel depuis le 20 avril. Face à cette catastrophe naturelle, un collectif de citoyens comoriens organise, jusqu'au 21 mai, une collecte de dons (fournitures scolaires, vêtements ou dons financiers), au 11, allée des Tilleuls. Contact : 06 31 80 12 33. © Gérard Vidal

Le MSC fait ses valises
Après six années passées sur le site de l'ancienne usine Babolat, le Moto Sport Courneuvien ( MSC ) quitte son local pour emménager derrière le centre administratif ( 37, av. Victor-Hugo ). Le club s'y installe pour une durée de trois ans. © Virginie Salot

Une Ferme pédagogique des Dahlias
Le Jardin des Dahlias devraient inaugurer, dans un futur proche, une ferme pédagogique ainsi qu'un poulailler, apprenait-on, à l'occasion du lancement de la campagne de fleurissement, qui a eu lieu les 27, 28 et 29 avril. © Hélène Jayet

La chine, au vert, à La Courneuve
Vêtements, jouets, maillots de foot : bravant les giboulées, des courageux étaient venus chiner au vide-greniers organisé par l'Association sportive courneuvienne (ASC), le 8 mai, au stade Géo-André. © V. S.

Devoir de mémoire
Comme chaque année, La Courneuve a organisé une cérémonie, place du 8-Mai-1945, pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une semaine plus tôt, la ville rendait également hommage aux déportés, le 29 avril, au cimetière des Six-Routes. © V. S.

Coordination Siham Bounaïm

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Gilles Poux, maire

« Il faut maintenant réussir à gauche »

Qu'avez-vous ressenti, le soir du dimanche 6 mai ?
Comme des millions d'habitants de ce pays et une très large majorité de Courneuvien(ne)s, j'ai ressenti du soulagement et une vraie satisfaction. Les tentatives de diversions et les recours honteux aux idées d'extrême droite n'ont pas suffi à ce " Président des riches " à faire taire l'immense rejet de sa politique ultralibérale, antisociale et autoritaire. Pour tout vous dire, je me suis souvenu des mots blessants que Nicolas Sarkozy avait prononcés ici, en 2005, à l'égard de notre ville et de ses habitants… Il voulait nous nettoyer au Kärcher, il a enfin été sanctionné.

Plus généralement, que retenez-vous de ces derniers mois ?
J'ai la conviction que le résultat de la présidentielle est aussi le fruit des batailles incessantes menées par les citoyens. Je pense aux luttes pour le droit à la retraite, à celles des jeunes contre la réforme des universités, ou celles des salariés pour défendre leurs emplois. Je pense aussi à ce que nous avons fait ici : notre combat pour que La Courneuve et ses habitants soient entendus et respectés, notamment à travers la plainte déposée en 2009 pour discriminations territoriales ou notre combat pour davantage de moyens pour l'éducation de nos enfants. Ou encore la réaffirmation des Courneuviens de leur attachement à des choix qui, au quotidien, font vivre la solidarité et permettent de transformer la ville… Tout cela a pesé dans la balance.

Qu'attendez-vous, maintenant, de cette élection ?
Je comprends le sens de votre question, mais, précisément, je pense qu'il ne faut pas " attendre " ! Certes, le résultat de dimanche marque un rejet de la politique de Sarkozy et de la droite, mais il est aussi porteur d'exigences et d'espoir. Nombreux sont ceux qui, comme moi, ont contribué à l'élection de François Hollande, qui veulent que l'humain soit au cœur des politiques menées. Il faut maintenant réussir à gauche. Ça suffit que le monde de la finance dispose ainsi de nos vies ! Il y a besoin d'agir concrètement pour un autre partage des richesses, pour une égalité réelle, pour répondre aux immenses besoins sociaux. Dans le bras de fer qui se profile avec ce monde des puissants, il y a besoin que les femmes et les hommes qui ont créé les conditions du changement, et même au-delà, continuent à se faire entendre, prennent le pouvoir. En tout cas, à l'image des paroles de cette chanson entendue pendant des réunions publiques, pour ma part, " je ne lâcherai rien ".

photo © V.S.

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Lycée Arthur-Rimbaud

Une brocante qui mène à Barcelone

Le 5 mai, des professeurs et des élèves du lycée professionnel Arthur-Rimbaud organisaient une brocante.
Le but de cette initiative ? Contribuer au financement d'un séjour d'une semaine à Barcelone, en Espagne.

Vêtements, accessoires, livres, jouets, collations… Il y avait du choix ! Le 5 mai, les Courneuviens ont pu se rendre au lycée professionnel Arthur-Rimbaud et flâner autour des différents stands, tenus par des lycéens très motivés. Certains parents et professeurs ont même joué le jeu en louant des espaces dans la brocante. L'argent récolté permettra de financer une partie du séjour des élèves à Barcelone et de constituer une base d'argent de poche pour les adolescents. Mais ce n'était pas le principal objectif de cet événement. En effet, l'idée était avant tout de communiquer sur le projet et de développer un esprit de solidarité chez les participants. Accompagnés de 7 professeurs, les élèves de deux classes de première et de deux classes de terminale pourront donc découvrir les facettes historique, économique et culturelle de la ville de Barcelone. « On visitera des musées, des monuments, et on fera même du canoë et de la barque, car des profs de sport viennent avec nous ! » explique, avec enthousiasme, Shaïnez, 17 ans. Ce séjour d'une semaine sera aussi l'occasion de mettre en pratique l'espagnol, la deuxième langue vivante qui leur est enseignée au lycée. Car, après tout, ce sont aussi les voyages linguistiques qui forment la jeunesse.

Nadia Bijarch

photo : Un stand de vêtements et accessoires, très prisés par les jeunes. Une journée à succès, où tout le monde a joué le jeu. © Sam Albaric

Vaccination

Piqûre de rappel

La semaine de la vaccination qui se déroulait du 21 au 27 avril au CMS a sensibilisé les Courneuviens sur les risques de contagion.

Selon le Baromètre santé 2010 de l'Inpes, une personne sur cinq ( 19 % ) estime ne pas être à jour de ses vaccinations et plus d'un quart ( 27 % ) ne connaît pas la nature de sa dernière vaccination. Quant aux adolescents et aux jeunes adultes, cible prioritaire de la campagne d'information 2012, ils seraient près de la moitié ( 45 % ) à ne pas pouvoir citer leur dernier vaccin. Des chiffres qui montrent l'étendue du travail de sensibilisation qui reste à faire. Et pourtant, l'intérêt de la vaccination est double : se protéger contre les maladies infectieuses sur le plan individuel, mais aussi sur le plan collectif, et réduire le risque de contamination de l'entourage en augmentant le nombre de personnes vaccinées. À titre d'exemple, l'épidémie de rougeole que connaît la France ( 22 000 cas déclarés depuis 2008 ) aurait pu être évitée si la couverture vaccinale avait été suffisante ( 95 % des personnes éligibles à la vaccination, vaccinées avec deux doses ). Or, l'épidémie de rougeole n'est pas un cas isolé. Sur le terrain, Christian Benin, responsable de l'unité infirmerie du Centre municipal de santé Salvador-Allende, assiste à une « recrudescence de la tuberculose, de la rougeole et de la coqueluche depuis 2008-2009 ». Et de remarquer que « le taux de vaccination chute à La Courneuve après l'adolescence, quand les parents ne sont plus là pour accompagner leurs enfants. C'est pourquoi il est important de mettre à jour son carnet de vaccination, en particulier quand on n'a pas en tête le calendrier des vaccinations ou qu'on a le sentiment que le dernier vaccin remonte à longtemps ». Quant aux personnes qui auraient perdu leur carnet de vaccination, elles ont toujours la possibilité de s'adresser au service hygiène du CMS pour connaître les futures échéances de vaccination.

Julien Moschetti

infos +
Les prochaines séances de vaccination auront lieu les mercredi 23 mai, 6 juin et 20 juin, au CMS Salvador-Allende, salle de PMI, au 2e étage, de 13h30 à 15h30. Ouvert aux adultes et aux enfants à partir de 6 ans accompagnés de leurs parents.


Démocratie participative

Comités de voisinage

Les Comités de voisinage se dérouleront du 21 au 24 mai. Ils seront placés sous le signe de la citoyenneté. Parallèlement, les visites de quartier du maire se poursuivent jusqu'au 24 mai.

Comités de voisinage
Lundi 21 mai à 19h

• Quartier du centre-ville : salle Philippe-Roux. Président : Joseph Irani.
• Quartier Waldeck-Rochet/Marcel-Cachin/Edgar-Quinet : école maternelle Rosenberg. Présidente : Soumya Bourouaha.
Mardi 22 mai à 19h
• Quartier Braque/Orme-Seul : école élémentaire Henri-Wallon. Présidente : Nabiha Rezkalla.
• Quartier de la gare : école élémentaire Charlie-Chaplin. Présidente : Amina Mouigni.
Mercredi 23 mai à 19h
• Quartier La Tour : école élémentaire Henri-Wallon. Président : Eugène-Henri Moré.
• Quartier Anatole-France : école élémentaire Anatole-France. Présidente : Danielle Haenn.
Jeudi 24 mai à 19h
• Quartier Verlaine/Six-Routes : école élémentaire Robespierre. Présidente : Corinne Cadays-Delhôme.
• Quartier Rateau : Maison des jeunes Guy-Môquet. Président : Laurent Thibaut.

Rappel du calendrier des visites de quartier du maire*
Jeudi 10 mai à 17h
• Quartier Quatre-Routes/Rateau
Vendredi 11 mai à 14h
• Quartier Quatre-Routes/Anatole-France
Mercredi 16 mai à 13h30
• Quartier Moulin-Neuf/Résidence du Parc
Mardi 22 mai à 13h30
• Quartier du centre-ville
Mardi 22 mai à 16h
• Quartier Mermoz
Mercredi 23 mai à 15h
• Quartier Quatre-Routes/Rateau (suite)
Jeudi 24 mai à 14h
• Quartier Waldeck-Rochet ( rendez-vous à l'école Rosenberg ).

Siham Bounaïm

* Voir lieux de rendez-vous et itinéraires dans l'agenda.

Transports en commun

La bataille de Valmy

Installée au croisement de la rue de Valmy et du boulevard Pasteur, la RATP aurait dû quitter l'espace public depuis quelques semaines. Elle occupe toujours le terrain. Le point sur la situation.

Engagée dans les travaux de prolongement de la ligne 12 du métro, la RATP aurait dû, selon un arrêté du maire, quitter l'espace public le 31 mars, afin que les aménagements prévus rue de Valmy, près de la résidence étudiante La Carmagnole, puissent être réalisés. « Il s'agissait, lors de cette première phase de travaux, explique pour la RATP, Laurent Chassagne, chef de projet de l'étape 2, de réaliser la totalité du linéaire du tunnel, soit près de quatre kilomètres, et de poser les rails et les systèmes d'infrastructures ferroviaires sur la moitié du tunnel. » Aujourd'hui, comme on peut le constater, le puits par lequel le tunnelier a été introduit et par lequel il a été extrait, est toujours là, ainsi que le chantier. Source de nuisances évidentes pour les riverains et les usagers de la gare, cette occupation de l'espace public constitue un frein à la poursuite des travaux prévus par la ville dans ce quartier. Ceux-ci, grâce à des fonds de Plaine Commune et du Conseil général, doivent permettre de réaménager les alentours de la place, une fois qu'elle aura été refaite par la RATP. Mais, de manière inattendue, cette dernière a fait savoir son intention de se maintenir sur les lieux jusqu'en 2017.
C'est évidemment une situation inacceptable pour La Courneuve et ses habitants. La RATP s'est alors engagée à rechercher un lieu sur une autre portion du territoire communal, pour y installer sa zone de stockage tampon. C'est dans ces conditions que le maire a accordé, avec un nouvel arrêté, un délai jusqu'au 28 mai prochain. D'ici là, tous les partenaires concernés devraient se rencontrer pour prendre connaissance des propositions de la RATP. Les habitants et les commerçants du quartier, mais aussi les automobilistes qui ont à emprunter la rue de Valmy, toujours en sens unique, sont en droit d'exiger une solution rapide à cette situation. Et si ces travaux pouvaient conduire la RATP à proposer, sur le territoire courneuvien, une nouvelle station ( voire deux ), que revendique la municipalité ? Affaire à suivre.

Claude Bardavid

photo : Si le tunnelier, démonté en début d'année, n'est plus là, le chantier, lui, est malheureusement toujours en place. © Virginie Salot

Contre le retard du RER B Nord+

Suite au retard de plusieurs mois, annoncé le 19 avril dernier, concernant les travaux de modernisation du RER B et repoussant ainsi la mise en place d'omnibus entre Paris et Aulnay-sous-Bois ( prévue normalement pour novembre ), Plaine Commune a lancé une pétition *. Selon un communiqué de presse de la communauté d'agglomérations, 900 000 voyageurs empruntent cette ligne chaque jour, en particulier les quelques dizaines de milliers d'habitants et de salariés du territoire de Plaine Commune. Le Stif ( Syndicat des transports d'Ile-de-France ) a rappelé RFF ( Réseau ferré de France ) et la SNCF ( Société nationale des chemins de fer français ) à leurs obligations et exigé que les délais soient respectés au maximum. Débuté en 2008, le programme de modernisation du RER B Nord+ consiste en de nombreux chantiers, menés dans les gares et sur les voies. Objectifs : un temps de parcours fiabilisé, une desserte simplifiée et renforcée, et une fréquence accrue des trains.

Isabelle Meurisse

* Pour signer la pétition, rendez-vous sur le site www.plainecommunepromotion.com

Qui paie la note du T1 ?

Un mois après la reprise du trafic du T1, les études des experts sont toujours en cours pour déterminer les responsables des dégâts et savoir qui doit payer la note.

Après la rupture d'une canalisation d'eau, à la hauteur de la station Stade Géo-André, le trafic du T1 a été interrompu durant plus d'un mois, sur le tronçon La Courneuve/8-Mai-1945 – Gare de Saint-Denis. Afin de régler cet incident au plus vite, les sociétés protagonistes ont décidé d'avancer les frais de remise en état. Veolia Eau a ainsi pris en charge les travaux de remplacement de la canalisation perforée, et la RATP s'est occupée du remblaiement et de la réfection de la voirie. « L'urgence était de faire tout notre possible pour que le trafic reprenne dans les plus brefs délais. Sachant qu'une expertise prendrait de longs mois, l'ensemble des partenaires, à savoir Veolia, nous-mêmes et, dans une moindre mesure, le Conseil général du 93, a décidé d'avancer les frais. Une expertise est actuellement en cours, afin de déterminer les origines et les responsables de ce fâcheux sinistre », explique le service de presse de la RATP. En effet, une expertise juridictionnelle a été demandée par l'ensemble des partenaires, afin de rendre compte des désordres apparents, autrement dit l'affaissement de la chaussée et la rupture de la canalisation. Mais aussi pour évaluer les éventuels dégâts qui pourraient apparaître dans le futur. Une étude qui devrait durer au minimum cinq à huit mois. Une fois le rapport établi, il sera ensuite transmis au tribunal, qui condamnera la société responsable à indemniser toutes celles qui ont subi des dommages. À l'heure actuelle, nous ignorons le montant du coût des travaux, qui ne sera déterminé qu'à la fin de l'expertise. Victimes au même titre que les usagers, Veolia et la RATP ne seraient pas remboursés avant au moins un an. Un incident qui aura donc causé un préjudice commercial à la RATP ( déploiement de bus de substitution, etc. ), qui n'envisage pas de faire un geste à destination des usagers. Plaine Commune, qui est en charge de la voirie et de l'assainissement communautaires, devra aussi mettre la main à la poche en avançant les frais pour la remise en état de la chaussée rue Molière, suite à un affaissement. Des travaux qui, selon Corinne Charlery, responsable du service juridique de Plaine Commune, devraient coûter une centaine de milliers d'euros. Afin de faire le point sur les mauvaises conditions de fonctionnement du tramway, Gilles Poux ainsi que les maires des villes de Seine-Saint-Denis et des Hauts-de-Seine desservies par le T1 ont demandé un rendez-vous à Jean-Paul Huchon, le président du Stif. Affaire à suivre.

Siham Bounaïm

photo : Le trafic a repris, mais on ignore toujours quel sera le montant global des travaux. © V. S.


Tril'Express

30 kilomètres à pied, ça use, ça use !

Longer à pied le canal de l'Ourcq pour rejoindre le château de Trilbardou, tel était le pari de 27 jeunes Courneuviens, qui participaient, le 27 avril, au Tril'Express. Un défi qui était parti d'une simple plaisanterie.

Neuf heures ! C'est le temps qu'auront mis les 27 aventuriers du Tril'Express pour parcourir les 35 kilomètres qui séparent La Courneuve de la commune de Trilbardou. Malgré le mauvais temps et la pluie battante, les jeunes participants, âgés de 15 à 17 ans, ont relevé le défi qu'ils s'étaient fixé. Tout était parti d'une simple plaisanterie, comme nous le révélait Dama, le responsable de l'Espace jeunesse de La Tour, en charge de l'organisation: « Nous étions en petit comité, et nous nous sommes dit, sur le ton de la rigolade, qu'après avoir fait La Courneuve-Trilbardou à vélo, nous pourrions le faire à pied. Les jeunes ont accroché et ils nous ont mis au défi d'organiser un Tril'Express. Il y a eu un tel engouement qu'on a dû refuser des participants. » Muni d'un mental d'acier et d'un sac à dos contenant quelques vivres ( bouteilles d'eau, barres céréalières, gâteaux ), le groupe, accompagné de 4 animateurs, quitte la structure de La Tour à 8h30 pour débuter son aventure pédestre. Premier objectif : rejoindre le canal de l'Ourcq. La joyeuse petite bande prend le tramway jusqu'au pont de Bondy. Dès lors, elle n'a eu de cesse de longer le cours d'eau jusqu'à destination. L'état des chaussures et des pantalons des jeunes témoignait des conditions climatiques défavorables. La grisaille n'est cependant pas parvenue à miner leur moral et leur détermination. Ils marchèrent à vive allure sans se plaindre, même si, au fur et à mesure des kilomètres et des heures écoulés, la fatigue et la faim commencèrent à se faire sentir. À 13h, les accompagnateurs, qui filment et prennent des photos de l'expédition, décident de faire une pause-déjeuner dans un kebab à Villeparisis. Dans une ambiance bon enfant, les jeunes ont réservé une ovation à leur animateur Jean-Laurent, juste avant de reprendre la route. Il était 14h et le soleil, qui était absent le matin, pointait enfin le bout de son nez pour le bonheur des randonneurs. Regonflées à bloc, les filles du groupe accélérèrent le pas. « On pensait que ça allait être plus dur, mais finalement ça va. Le matin, on était un peu plus faibles, car on n'avait pas mangé, mais là, on a la pêche », affirmaient Djembou, Diamgou, Housmate, Sétou ou encore Maro. Après neuf heures de marche, les Courneuviens ont atteint leur but et ont ainsi pu profiter du barbecue préparé par un autre groupe de jeunes, qui les attendait sur place. Après avoir passé le week-end au château, ils reprirent la route, le dimanche à 14h, mais, cette fois-ci, en bus.

Siham Bounaïm

photo : L'après-midi, les filles du groupe accélèrent le pas, elles ont la pêche ! © Virginie Salot. + photos : www.ville-la-courneuve.fr

Citoyenneté

Sur la piste de La Courneuve

Une centaine de petits Courneuviens, âgés de 10 à 13 ans, ont participé à la 8e édition du rallye La Courneuve Citoyens. Un parcours de 30 étapes où les équipes ont pu rivaliser d'ingéniosité.

À vous d'exercer votre citoyenneté », pouvait-on lire au dos des tee-shirts portés par les jeunes participants au rallye La Courneuve Citoyens. Organisée par le service Jeunesse, en partenariat avec les services Enfance et Sports, ainsi que la fondation Jeunesse Feu Vert, cette manifestation s'est tenue le 26 avril dernier. Réunissant une centaine d'enfants regroupés en 20 équipes de 6 ( accompagnés d'un adulte ), ce rallye avait pour but d'éveiller leur sens de la citoyenneté et de leur faire découvrir, de façon ludique, 30 structures courneuviennes, telles que le centre administratif, Pôle Emploi, la caserne des pompiers, le centre dramatique, ou encore le Point information jeunesse ( PIJ ). Les équipes devaient ainsi réaliser, entre 9h30 et 17h, un parcours de 30 étapes. Dès lors, une véritable course contre la montre s'est engagée entre les groupes. Munis d'une carte, ils ont, malgré le mauvais temps, sillonné les quatre coins de la ville à pied, à la recherche des structures mentionnées sur leur feuille de route. « C'est amusant, car ça nous permet de mieux connaître La Courneuve et, surtout, on apprend plein de choses grâce à la présentation des lieux par les agents », confient Shaïma, Cassandra et Sofia, trois élèves de Joséphine-Baker. L'objectif ? Comptabiliser le plus de points en répondant correctement aux questionnaires préparés par leurs hôtes. Les trois jeunes filles qui faisaient partie du groupe n° 6 avec trois autres camarades ( Mohamed, Imad et Sofiane ) y répondirent avec beaucoup d'entrain et de sérieux. À noter : 14 points supplémentaires étaient offerts aux équipes qui rapportaient, à la fin de la journée, les bouchons de leurs bouteilles d'eau. Alliant sport et civisme, le rallye La Courneuve Citoyens fut un succès auprès des enfants, qui se sont beaucoup amusés.

S. B.

photo : L'ensemble des participants « tapent la pose » avant le coup d'envoi, donné à 9h30, au pied de l'Hôtel de ville. © V. S.


ECHOS CITOYENS Haut de page


Élection présidentielle

La Courneuve veut que ça change

Il était venu, en 2005, promettre, à coup de déclarations fracassantes et médiatiques, de nettoyer la ville au Kärcher… Sept ans après, les Courneuviens sanctionnent sévèrement la politique de Nicolas Sarkozy et expriment leur envie de changement.

>> télécharger les résultats du 2d tour de l'élection présidentielle (.pdf)

Conseil municipal

Le droit à la santé : une priorité

Entre les deux tours de la présidentielle, les 14 questions à l'ordre du jour du Conseil municipal du 3 mai ont suscité peu de débats.

Signature d'un Contrat local de santé (CLS) avec l'État et l'Agence régionale de santé (ARS) pour une durée d'un an.
Stéphane Troussel (PS, min. mun.) déclare que la démarche est plutôt positive, étant donné qu'elle permettra d'obtenir une subvention de l'ARS de 20 000 €. Mais l'élu rappelle qu'il ne faut pas omettre que, à cause de la politique de santé publique, La Courneuve est un vrai désert médical. Nabiha Rezkalla (PC, maj. mun.) rejoint les propos de Stéphane Troussel et propose d'interpeller le nouveau président de la République sur les questions de santé. Gilles Poux souligne la qualité du Centre municipal de santé (CMS), qui voit passer un tiers de la population courneuvienne chaque année. L'inauguration du nouveau matériel de radiologie, récemment mis en service, aura lieu le 25 mai à midi.
Adoptée à l'unanimité.

Attribution d'une subvention de solidarité pour un montant de 3 000 € aux Comores, victimes d'une catastrophe naturelle.
Le maire rappelle que La Courneuve entretient depuis longtemps des liens très forts avec cet archipel. Les pluies torrentielles qui se sont abattues ces derniers jours aux Comores ont provoqué des inondations importantes. Les premières évaluations réalisées estiment qu'il y a plus de 46 000 personnes sinistrées et environ 9 200 personnes sans abri. C'est pourquoi La Courneuve souhaite manifester sa solidarité en versant une subvention de 3 000 € au Secours populaire, qui reversera l'argent aux Comores.
Adoptée à l'unanimité.

Isabelle Meurisse

Autres questions à l'ordre du jour
• Attribution d'une subvention de 169 000 € à sept clubs sportifs courneuviens, au titre de l'année 2012 : Association Sportive Courneuvienne (80 000 € ), Association du Judo Courneuvien (15 000 € ), Dereck Boxing (15 000 €), Moto Sport Courneuvien (10 000 € ), T'ndo Club (7 000 € ), Vo So Long (2 000 €) et l'Office municipal des sports (40 000 €).
Adoptée à l'unanimité.
• Mise en place du nouveau régime indemnitaire pour le personnel communal.
Adoptée, moins 3 abstentions (LO).
• Adoption d'une convention de financement avec la Caisse d'allocations familiales de Seine-Saint-Denis (9 000 €) relative aux projets Eté Jeunesse.
Adoptée à l'unanimité.
• Attribution d'une subvention exceptionnelle de 2 000 € à l'association Villes des musiques du monde pour soutenir le projet jeune public Les Voix de l'île Rouge.
Adoptée à l'unanimité.
• Adoption d'une convention pour l'accueil en résidence au centre culturel Jean-Houdremont de l'association Les Psychophones Réunis et attribution d'une subvention de 6 000 €.
Adoptées à l'unanimité.

Réunion publique

Le cas Debussy

Mardi 15 mai, à 18h30, les habitants de l'immeuble Debussy en sauront davantage sur le devenir de leur bâtiment. Prévue de longue date, la démolition est à nouveau d'actualité depuis le 5 avril, date à laquelle l'Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) a donné son accord pour le financement. Ainsi, Gilles Poux et Stéphane Troussel, président de l'OPH 93, rencontreront les habitants le 15 mai. Qui dit démolition dit forcément relogement des locataires. En octobre, par exemple, l'OPH 93 devrait livrer 77 logements de l'opération Genève-Leclerc, prévus pour loger une cage d'escalier du petit Debussy. Pour les autres, deux programmes de 58 logements neufs devraient voir le jour en 2014.

I. M.

infos +
Réunion publique, le 15 mai, à 18h30, au réfectoire de l'école élémentaire Joliot-Curie, 30, rue de Genève.

GRAND FORMAT > Ceux qui portent la mémoire de l'esclavage Haut de page


Le 10 mai, la France et La Courneuve commémorent l'abolition de l'esclavage. Mais qui porte cette mémoire ?

« On ne naît pas raciste »
Champion du monde avec les Bleus en 1998, Lilian Thuram est commissaire de l'exposition Exhibitions, l'invention du sauvage, au musée du Quai-Branly (*). D'où lui vient l'envie d'endosser ce nouveau brassard ?

Regards : Quel est le but de cette exposition, où vous taclez le mythe du « sauvage » ?
Lilian Thuram : Cette exposition est avant tout un questionnement sur l'altérité. Comment je perçois l'autre et pourquoi je le perçois ainsi. On ne peut pas nier qu'il y ait un lien entre le passé et le présent.

R. : Pourquoi vous êtes-vous intéressé à l'esclavage ?
L. T. : Mon grand-père est né en 1908. La fin de l'esclavage, c'est 1848 seulement ! Dans mon parcours, j'ai toujours tendance à dire que je suis devenu Noir à l'âge de 9 ans, au moment où je suis arrivé des Antilles. À l'époque, il y avait un dessin animé avec une vache stupide, « la Noiraude », et une blanche, très intelligente. Les enfants m'appelaient « la Noiraude », et cela m'attristait, je ne comprenais pas pourquoi. Ma mère n'a pas su me répondre.

R. : Qu'est-ce que vous essayez de véhiculer à travers votre fondation d'éducation contre le racisme ?
L. T. : C'est simplement qu'on ne naît pas raciste, on le devient par conditionnement. Le racisme peut être historique ou culturel. Notre idée, c'est d'apporter des outils pédagogiques pour qu'on puisse comprendre que le racisme est une construction intellectuelle et culturelle.

R. : Vous, symbole de la France black-blanc-beur, de la France qui gagne, quel message adresseriez-vous à la jeunesse issue de l'immigration ?
L. T. : Vous dites que vous êtes Sénégalais, Ivoirien, Algérien ou Marocain. La première chose qu'il faut dire, c'est : « Je suis Français, et je vais participer au changement de mon pays. » Et cela, il faut le répéter sans cesse. Si vous ne vous considérez pas comme Français, vous ne pouvez pas demander à l'autre de vous considérer comme tel !

Propos recueillis par Nabil Djellit/Ressources Urbaines

(*) Musée du Quai-Branly, à Paris, jusqu'au 3 juin 2012.

photo : Chevalier de la Légion d'honneur, Lilian Thuram est le joueur le plus emblématique de l'histoire de l'équipe de France de football. Ambassadeur de bonne volonté auprès des Nations unies, il milite ardemment contre le racisme.

Réactions en chaîne

Si le sujet est encore insuffisamment traité, les initiatives émanant du milieu associatif se multiplient pour valoriser la mémoire et l'histoire de l'esclavage.

C'est en classe que j'ai commencé à m'intéresser à la mémoire de l'esclavage », fait remarquer Ornella, 19 ans, qui participe au collectif Fusion, œuvrant au travail de mémoire auprès des habitants de la banlieue Nord. Le constat de cette jeune fille paraît surprenant, tant cette question est délicate, et l'Éducation nationale, réputée frileuse sur les sujets sensibles. Cependant, selon les nouveaux programmes scolaires, ce pan considérable de l'histoire mondiale doit être abordé par les enseignants. Sensible à ce thème, Chantal Ahounou, professeur d'histoire-géographie dans un collège sarcellois, a monté une séance pédagogique pour ses élèves : « Nous sommes partis du royaume du Congo pour comprendre comment le commerce transatlantique s'était mis en place. » Si, au début, « les élèves n'étaient pas vraiment au courant », constate-t-elle, l'intérêt a été finalement croissant. Reste que ce chapitre serait peu abordé par le corps professoral. « Dans les textes officiels, il est précisé que le sujet doit être traité. Mais les professeurs ne le font que très peu », estime-t-elle.
Françoise Vergès, présidente du Comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, en est bien consciente : « Nos travaux sur l'Éducation nationale pointent un manque de formation des profs. » Comment enseigner ce que l'on ne maîtrise pas ? « En en parlant davantage. Si certains rectorats, comme Créteil ou Bordeaux, abondent leurs fonds de ressources documentaires, il reste encore du travail à l'échelle nationale », développe Françoise Vergès. Si bien que les initiatives se multiplient pour valoriser cette mémoire : « Le comité propose, par exemple, des universités d'été autour de cette question. » Autre espace d'expression : les familles. « Mais la transmission est assez complexe. Cette Histoire est toujours marquée du sceau de la honte », relève la présidente.
Face à ces blocages institutionnels ou familiaux, le milieu associatif s'est approprié cette question. De nombreuses actions autour de l'identité et de l'altérité y sont conduites. Le collectif Fusion, par exemple, foisonne d'actions dédiées à cette mémoire. « En 1998, nous avions lancé La Revue nègre déchaînée pour les cent cinquante ans de l'abolition, trois heures de spectacle avec cinquante-quatre habitants ! se rappelle Dominique Renaux, son président. Au-delà de la commémoration, nous évitons toute posture victimaire en misant sur des supports variés, comme les archives publiques ou celles des habitants, pour donner une vision globale de l'Histoire ! » Et expliquer comment et pourquoi des phénomènes aussi considérables ont pu se dérouler.

Dossier : Nadia Henni-Moulaï/Ressources Urbaines

VOUS AVEZ DIT ?
Michael Lacroix, 35 ans, agent technique
« Une reconnaissance de la souffrance »

« Je célèbre le 10 mai. En tant que Français des Antilles, je prends un jour de congé. C'est symbolique. Mais le 22 mai compte aussi. Cette date correspond à l'abolition de l'esclavage en Martinique. Ces commémorations sont importantes, car il s'agit d'une reconnaissance de la souffrance de ces populations. Et, comme j'ai un fils, c'est important de transmettre. C'est mon devoir de mémoire à moi ! »

Anne Comte, 60 ans, gardienne
« Cela m'a glacée »

« Je suis sensible à la mémoire de l'esclavage. La traite négrière a duré quatre siècles, et je regrette que l'on n'en parle pas assez. Je pense que la commémoration du 10 mai est essentielle. Elle permet de marquer le coup et surtout de ne pas oublier. À Drancy, j'ai vu le monument érigé pour l'abolition de l'esclavage. Je dois avouer que cela m'a glacée. »

photos © C. Millerand / Ressources Urbaines

Retour à la Case départ

Pour que les jeunes se souviennent

Fraîchement créée, l'association Kreyol a célébré l'abolition de l'esclavage, le 9 mai, au cinéma L'Étoile. En s'appuyant sur la jeunesse.

Rue Rosa-Parks, installé au 1er étage de la Maison des sports Tommie-Smith, dans l'enceinte du stade Géo-André, Michael Naïnan nous accueille. Français né aux Antilles, ce trentenaire vient de créer Kreyol, une association dédiée, notamment, à la mémoire de l'esclavage. « On attend la parution au Journal officiel », lance-t-il, fier de concrétiser ce projet. Assis autour de la table, Sébastien Régent, trésorier, intervient : « On propose aux jeunes et aux moins jeunes de redécouvrir leur culture. » Et, en ce 10 mai, date officielle de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, l'occasion semble toute trouvée pour Kreyol. « La mairie, très engagée depuis trois ans dans la célébration de cette date, nous a proposé de participer aux événements municipaux », explique-t-il, le sourire aux lèvres. Une première étape. L'histoire de la traite négrière, les jeunes n'en connaissent que très peu de choses. Imène, 11 ans, de passage à la Maison des sports, se souvient vaguement d'un cours. Entre timidité et méconnaissance, difficile de lui extirper un point de vue. Il est sûr que la mission de Kreyol a du sens : « On va tenter d'échanger avec eux sur ces thèmes. » Le duo fourmille d'ailleurs d'idées : « On prépare une pièce de théâtre pour 2013 autour de la vie des esclaves dans les champs de coton. On fera jouer des jeunes de La Courneuve. » Mieux savoir d'où l'on vient… « C'est incontournable pour s'affirmer dans la République ! » conclut Sébastien. Et, pour faire passer le message, Kreyol a proposé, le 9 mai, un débat autour de la comédie Case départ, projetée au cinéma L'Étoile !

infos +
Nouvelle projection de Case départ, de Thomas Ngijol, Fabrice Eboué et Lionel Steketee, le 12 mai, à 18h30, au cinéma L'Étoile.

photo : Les jeunes ne connaissent que très peu de choses sur l'histoire de la traite négrière. C'est là que la mission de l'association Kreyol prend tout son sens. © Sam Albaric

31 millions

C'est l'estimation approximative du nombre d'esclaves déportés depuis le continent africain par les traites dites « transatlantique » et « transsaharienne », entre le IXe et le XIXe siècle.

késako ?

10 mai

La date du 10 mai, choisie en France pour commémorer l'abolition de l'esclavage, a été proposée par Maryse Condé, écrivaine et alors présidente du Comité pour la mémoire de l'esclavage. Cette date fait référence à la loi Taubira, adoptée le 21 mai 2001, « tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité ».
Les associations défendaient des dates diverses, en fonction de leur histoire et de leur implantation géographique ( le 22 mai en Martinique, le 27 mai en Guadeloupe ou le 20 décembre à La Réunion ).

En mai 2013, la commémoration de l'abolition de l'esclavage coïncidera avec la tenue d'une semaine autour du thème « La Courneuve, ville-monde », avec, notamment, les villes jumelles (sur la photo, l'inauguration de la bâche de la médiathèque Aimé-Césaire, en 2010). © Pascal Dacasa

TRIBUNES POLITIQUES Haut de page


Les textes de ces tribunes, où s'expriment tous les groupes représentés au Conseil municipal, n'engagent que leurs auteurs.

ÉLUS COMMUNISTES ET PERSONNALITÉS CITOYENNES

Un nouvel espoir en France

En élisant un nouveau président, les Français se sont libérés d'un pouvoir méprisant et agressif, au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et les libertés démocratiques. Les élus de la majorité ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire. Sans les électeurs du Front de gauche, sans leur engagement déterminé, la victoire n'aurait pas été possible. Bravo aux centaines d'électrices et d'électeurs de La Courneuve qui ont contribué à l'élection de François Hollande. Cela ouvre un nouvel espoir en France. Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale, mais la gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises. Les menaces de la droite extrême pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Rassemblons-nous pour porter, auprès du nouveau président, nos exigences d'un mieux-vivre ensemble à La Courneuve, pour une amélioration concrète de nos vies, pour réussir à gauche.

Muriel Tendron-Fayt
Adjointe au maire

ÉLUS LUTTE OUVRIÈRE

Nous ne ferons pas l'économie des luttes

L'électorat populaire qui, dans sa majorité, voulait se débarrasser de Sarkozy peut se réjouir d'avoir contribué à sa chute. Les motifs de satisfaction s'arrêtent cependant là. Le président des riches a été contraint de partir, mais le nouveau président n'est pas pour autant le président des pauvres. Sarkozy parti, restent les maîtres de l'économie et de la société : le grand patronat, les banquiers, les grands groupes industriels et financiers qui ont fait la pluie et le beau temps sous la présidence de Sarkozy. Comme ils l'ont fait sous ses prédécesseurs et comme ils continueront à le faire sous son successeur. C'est à cette puissance-là que les travailleurs auront à s'opposer, s'ils veulent défendre leurs conditions d'existence contre les licenciements, le chômage et l'abaissement de leur niveau de vie. L'élection de Hollande à la présidence de la République ne permettra pas aux travailleurs d'économiser une seule lutte. En occupant la présidence de la République, après avoir obtenu la majorité au Sénat et avant une probable majorité à l'Assemblée nationale, le Parti socialiste aura tous les pouvoirs institutionnels. Mais les travailleurs ont toutes les raisons de ne pas lui faire la moindre confiance, et ils n'accepteront pas que continue la dégradation de leurs conditions d'existence.

Cécile Duchêne,
Jean-Michel Villeriot,
Liliane Lecaillon

Conseillers municipaux.
Permanence en mairie, les lundis, de 18h à 19h.


ÉLUS SOCIALISTES

La Courneuve avec François Hollande

Avec l'élection présidentielle, la France a choisi le changement. À La Courneuve, vous avez très largement soutenu François Hollande. Avec près de 47 % au 1er tour et plus de 75 % au second, notre nouveau président de la République réalise un score historique qui traduit un fort soutien et une évolution profonde dans notre ville. C'est le résultat d'une mobilisation citoyenne importante, y compris de la jeune génération, que François Hollande a placée au cœur de sa campagne. C'est un puissant point d'appui. Au nom des socialistes de La Courneuve, je vous en remercie. Cela traduit une immense volonté de redressement et de rassemblement dans la justice. Après dix années d'échecs et de divisions entretenues par Nicolas Sarkozy, cela exprime aussi une exigence forte de respect et de dignité des habitants de nos quartiers de La Courneuve et de Seine-Saint-Denis. François Hollande a pris des engagements précis qui seront mis en œuvre rapidement, pour agir concrètement contre le chômage et la précarité, pour l'école et la santé, pour le logement et la sécurité, et pour répondre à l'ardent besoin d'égalité partout et pour tous. Croyez bien que nous sommes déterminés à rester mobilisés, afin d'être à la hauteur de cette confiance. Nous devons maintenant nous rassembler pour donner à François Hollande les moyens de réussir le changement.

Stéphane Troussel
Conseiller général de La Courneuve
1er vice-président du Conseil général
Tél.: 01 43 93 93 75
www.stephanetroussel.fr

Élus verts et apparentés

À nos caissières

À l'instar des secrétaires, nous devrions organiser la fête des caissières. Non seulement elles font un des métiers les plus durs qui soient, mais, en plus, elles sont souvent la première ligne de réception du mécontentement des clients ( comme si elles pouvaient faire quelque chose contre la hausse des prix ou le mauvais temps ). Ces augmentations touchent particulièrement les populations les plus fragiles, dont font souvent partie nos chères caissières. Cette fragilité, qui augmente avec le temps qui passe, fait que, pour de plus en plus de personnes, la vie se résume surtout à une survie. Est-ce en attendant des jours meilleurs ? Est-ce une condamnation à une vie encore plus dure, avec de moins en moins d'espoir pour nos enfants ? On dit que l'espoir fait vivre. Ces paroles ont certainement été dites par une personne qui n'en avait pas besoin ou qui n'avait plus que cela pour tenir. Mais qu'est-ce qui fait tenir les caissières ? Un salaire de misère, des conditions de travail très dures, un environnement difficile ne sont pas ce qu'il y a de mieux pour qu'une personne reste, et j'en connais plus d'une qui craquerait dans de telles conditions. C'est pour ces raisons qu'il me semble important que, de temps en temps, nous ayons une pensée pour ces personnes qui sont dans notre quotidien et qui méritent, comme tout être humain, une pensée humaine.

Didier Schulz
Conseiller municipal

Les textes des autres groupes ne sont pas parvenus à temps à la rédaction du journal.


SPORT, CULTURE, LOISIRS Haut de page


Le Sens de l'art souffle ses 5 bougies

Passer les portes du Sens de l'art, c'est plus qu'apprécier des expositions diverses et variées.

C'est aussi l'art de se rassembler, d'échanger et de rencontrer un public hétéroclite. Et cela fait cinq ans que ça dure… Histoire d'épater la galerie.

En 2007, alors que Nicolas Sarkozy posait ses valises à l'Élysée, une petite maison de ville, au n° 50 de l'avenue Gabriel-Péri, entrait dans le paysage culturel courneuvien. Baptisée Le Sens de l'art, la petite galerie aux murs blancs et aux poutres apparentes accueille, toute l'année, une multitude d'artistes et d'expositions picturales, photographiques et sculpturales, abstraites ou figuratives. Mais pas seulement. « Le Sens de l'art, c'est aussi des conférences, des rencontres philosophiques ou poétiques, des concerts, des partenariats avec les écoles ou le conservatoire, souligne Anthony Russel, artiste, conseiller municipal et fondateur du Comité d'artistes courneuviens (CAC), le collectif à l'origine de l'ouverture de la galerie. On voulait offrir aux habitants un espace populaire, au sens le plus noble, ouvert presque tout le temps, et surtout gratuit. Ce lieu, qui sans l'aide généreuse de la municipalité n'aurait pas existé, permet aux artistes professionnels ou aux amateurs confirmés de partager leurs œuvres en toute simplicité, avec un public pas forcément averti, mais avide de découvrir autant les travaux artistiques que les visiteurs. On nous reproche parfois d'exposer des œuvres médiocres, mais c'est une démarche voulue. Accepter l'amateurisme, c'est très important pour nous. » Et ça fait cinq ans que ça marche. Sont passés dans l'enceinte chaleureuse du Sens de l'art plus de 200 artistes de La Courneuve et d'ailleurs, tels que Farid Mahiedine et son crobard de Gainsbarre, Albert-Le collectif et ses boîtes d'allumettes customisées, Yogui Guiotte et son arbre des rêves, Jacques Du Mont et ses clichés de Balzac, Isabelle Marsala et ses personnages aux grands yeux, ou encore le peintre Michel Lamargot et ses paysages impressionnistes. « La galerie est ouverte à tout le monde. Ce qui importe, c'est que les gens qui en repartent se disent que l'art intéresse aussi les Courneuviens. Les lieux comme ici devraient être plus nombreux », estime Anthony Russel. Pour le premier quinquennat de la galerie, Le Sens de l'art propose, jusqu'au 3 juin, à l'occasion d'une exposition collective, de voir ou de revoir les « bébés » de seize des nombreux artistes qui sont passés par la galerie pendant les cinq dernières années. « Au Sens de l'art, l'objectif est que la culture soit accessible à tous, affirme Razika Kerchouni, conseillère municipale. Souvent, par manque de connaissances, les gens sont complexés par l'art pictural ou bien la musique. Ici, ce n'est pas le cas. » Le 50 avenue Gabriel-Péri est incontestablement un lieu où l'art prend tout son sens.

Isabelle Meurisse

infos +
Galerie Le Sens de l'art.
Exposition collective jusqu'au 3 juin, de 14h à 18h. Entrée libre.

photo : En conversation avec Cristina Velita, ambassadrice du Pérou en France ( à gauche ), venue spécialement pour le 5e anniversaire du Sens de l'art, l'adjointe au maire déléguée à l'accès à la Culture, Soumya Bourouaha, et Anthony Russel, conseiller municipal et président fondateur de la galerie. © Virginie Salot

« Un lieu vivant et généreux »

Entretien avec Betty Meissonnier, plasticienne et présidente d'Albert-Le collectif, une association d'artistes albertivillariennes.

Regards : Comment avez-vous connu Le Sens de l'art ?
Betty Meissonnier : La première fois que j'ai entendu parler de la galerie, c'était à la toute première Foire aux savoir-faire, il y a quelques années. J'y ai rencontré Anthony Russel qui, ouvert sur toutes les formes d'art, m'a proposé d'exposer avec Albert-Le collectif. Sans avoir vraiment de couleur artistique commune au sein du collectif, Anthony nous a permis de partager, pour la première fois, nos travaux avec le public. Puis nous sommes revenues, plusieurs fois…

R. : Quelle est la particularité de ce lieu ?
B. M. : C'est un endroit où des gens très différents se retrouvent pour regarder des choses, des œuvres. Autant les amateurs, que les enfants ou les professionnels. Personne n'est là pour faire la morale ou donner des leçons. C'est un beau lieu de désacralisation de l'art. Il n'y a pas de prise de tête. On voit des choses, parfois de belles choses, puis on en discute, on boit un coup, on réfléchit. Avoir un lieu comme celui-ci, ouvert sur la rue, c'est extrêmement rare. C'est ce qui manque souvent dans les villes.

R. : Pourquoi ?
B. M. : Parce que ce lieu rassemble les gens. Quels qu'ils soient. Je ne sais pas ce que gardent les visiteurs de leur venue au Sens de l'art. Mais ils sont venus, ils ont vu, ils ont discuté les uns avec les autres des œuvres… ou pas, d'ailleurs. Je suis fascinée par les artistes « bobos », mais j'aime aussi les amateurs. Et, ici, je retrouve tout ça. Le Sens de l'art ne peut que rapprocher les gens. C'est un lieu vivant et généreux, qui a encore probablement de belles années devant lui.

I. M.

photo : À l'occasion du 1er quinquennat du Sens de l'art, une série de bouteilles « spécial anniversaire» ont été produites.


Boxe

Le Ring en tenue de gala

Le Ring courneuvien organisait le premier gala de boxe anglaise à La Courneuve le 28 avril.

Prends ton temps, Brice ! Cherche pas la bagarre ! Y cadre pas ! Il est fatigué ! Il en peut plus ! Allez, allez ! Vas-y, termine-le ! » À quelques mètres du ring, les sparring-partners en herbe chauffent à blanc leurs petits protégés. Au centre de la salle, un carré de lumière émerge de la pénombre ambiante. Un ring flambant neuf, inauguré par Manouchka Anita Egalgi, élue sportive de l'année. Le programme du gala ? Huit combats amateurs, suivis de l'affiche de la soirée : Mehdi Bouadla, ex-champion de France des poids super-moyens, face au Letton Andrejs Loginovs. La température monte progressivement dans les gradins, le niveau d'intensité grimpe en flèche sur le ring. Les mouvements gagnent en puissance, en fluidité. Les boxeurs du Ring courneuvien, d'Aulnay-sous-Bois, de Livry-Gargan, de Garges-lès-Gonesse frappent de plus en plus fort devant les 270 spectateurs présents. Il est 22 heures passées quand Youssef Sid se retrouve au tapis, suite à une manchette de son adversaire aulnaysien. Sonné mais pas terrassé, le jeune homme du Ring courneuvien se relève illico. Peine perdue. L'arbitre décide d'arrêter le combat sous la bronca des 270 spectateurs. L'entraîneur du Ring courneuvien, Ahmed Kerrar, sera obligé d'intervenir au micro pour calmer les esprits : « Je ne voulais pas qu'il arrive quelque chose à l'arbitre. Au-delà des performances sportives de la soirée, il était important de montrer qu'on pouvait gérer la sécurité. » Une demi-heure plus tard, Ahmed rejoint Youssef dans les vestiaires pour le consoler : « Quand tu te prends un coup dans la carotide, c'est mort. Tu n'as plus d'oxygène. C'est pas grave, c'est l'expérience qui rentre. Tu as eu un bon comportement, c'est l'essentiel. Je suis fier de toi. Peu importe que tu gagnes ou que tu perdes. » La soirée se termine par un combat à sens unique, à l'avantage de Mehdi Bouadla, heureux de « retrouver ses marques après six mois sans boxe ». L'heure est désormais au bilan pour Mokrane Rahmoune, responsable du service des Sports : « C'est une belle initiative, qui suscitera sans doute des envies chez les autres. On a montré qu'on était capables de gérer la logistique et la sécurité sur ce genre d'événements, notamment grâce aux bénévoles des associations (Ascac, ASC…). On peut désormais envisager des événements d'envergure à Béatrice-Hess. » Et le Courneuvien Grégory Choplin, ex-champion du monde de boxe thaïe, d'ouvrir grand la porte des rêves : « Plus on organisera d'événements, plus on engrangera de l'expérience dans l'organisation. Un jour, peut-être, un championnat de boxe thaïe aura lieu à La Courneuve. »

Julien Moschetti

photo : Mehdi Bouadla regrettait de ne pas avoir « abrégé le combat ». © Thierry Mamberti
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr


Résultats sportifs

Week-end des 28 et 29 avril
Football américain

> Championnat de France Élite, Dauphins-Flash : 20-23
> Championnat de France Juniors ( demi-finale Conférence Nord ) : Flash-Cougars : 40-6

Futsal
> Seniors 1re division, Neuilly-sur-Marne– La Courneuve : 3-13

Tennis
> Seniors masculins, Excellence, La Courneuve 1-Villemomble 1 : 1-6
> Seniors masculins, Excellence, Livry-Gargan 2 – La Courneuve 1 : 2-6

Week-end des 5 et 6 mai
Football américain

> Eurobowl, L'Hospitalet-Flash : 14-27

Basket-ball
> Seniors masculins, Régionale 3, La Courneuve-Villepinte : 63-75
> Seniors masculins, Excellence, Départementale, Noisy-le-Sec– La Courneuve : 63-37

Football
> Seniors, 3e division, Saint-Ouen– La Courneuve : 2-2

Volley-ball
> Seniors masculins, Régionale 3, Sartrouville-La Courneuve : 0-3

Tennis
> Seniors masculins, Excellence, Noisy-le-Grand 1 – La Courneuve 1 : 6-1

Musique

À la découverte de la voix intérieure

Actuellement en pleine répétition, les élèves de CM1 de Joliot-Curie partageront la scène, le 1er juin, avec l'artiste malgache Rajery.

La séance n'a pas encore démarré que deux enfants pénètrent dans la salle pour offrir deux cadeaux à Lydia, leur professeur de chant malgache : une maison en papier estampillée d'un cœur et un dessin. Quelques minutes plus tard, un garçon se porte volontaire pour conduire le traditionnel échauffement corporel. Mouvements de tête circulaires, roulements d'épaules, massage des poignets, rotations des pieds, danse du ventre. Le corps est chaud, place aux cordes vocales ! Le chef d'orchestre improvise des sons, relayés par le reste de la classe : « Oohhhhh, iiiihhhhh, wouaaaaaahhhhh, aaaaaahhhh… » Vient ensuite le jeu de la « sirène », pour apprendre à passer des aigus aux graves et des graves aux aigus. « Les enfants doivent quitter une atmosphère de bruits et de paroles pour se mettre en position d'écoute », explique Lydia. De l'écoute, ils en auront en effet besoin le jour où ils rejoindront, sur scène (1), les 300 enfants du chœur, aux côtés de Rajery, le virtuose de la valiha (2). Au-delà du concert, l'association Villes des musiques du monde s'évertue à immerger les enfants dans la culture, la langue et le mode de vie malgaches. Ce n'est donc pas un hasard si Lydia demande aux enfants de se mettre dans la peau d'un arbre : « Vos pieds sont bien enracinés dans le sol. Vous devez sentir les branches et les feuilles », leur suggère, comme un guide, la voix du professeur. Objectifs avoués : les aider à « trouver la bonne posture, le bon équilibre », mais aussi à « se sentir disponibles ». Objectif inavoué : parler en filigrane de Madagascar, « l'île verte », aujourd'hui menacée par une déforestation galopante. Une fois l'échauffement terminé, les enfants accompagnent Lydia au chant, suivent les rythmes du tambour en tapant des pieds, et voyagent. « Les enfants ne connaissaient pas leur voix, conclut Lydia. Ils découvrent qu'ils peuvent chanter et développent des dons insoupçonnés. C'est important pour la construction de leur personnalité. »

Julien Moschetti

(1) Opéra Marmots & Griots Les Voix de l'île Rouge, mis en scène par Laurent Gachet. Cette création musicale et urbaine sera jouée en extérieur, le vendredi 1er juin, à 21h, à Stains, sur l'esplanade de l'espace Paul-Éluard.
(2) Variété de cithare tubulaire en bambou, que l'on rencontre dans tout Madagascar.

photo : Les élèves de CM1 de l'école Joliot-Curie s'éclatent à l'échauffement. © Virginie Salot

Seniors

Ils vont gagner le gros Lot

Les inscriptions seront bientôt ouvertes pour le séjour seniors dans le Lot.

Après la Corse, en avril, les seniors auront la chance de découvrir, du 29 septembre au 6 octobre, le département du Lot, situé entre le Massif central et l'Aquitaine. La Maison Marcel-Paul et l'ANCV ont fait le choix du Terrou, un village de vacances situé à 60 kilomètres de Cahors. Au programme du séjour : une visite de Rocamadour, l'illustre cité mariale accrochée à son impressionnante falaise de 150 mètres de haut, et ses monuments moyenâgeux, incrustés dans l'immense roche… L'un des sites les plus visités de province avec le Mont-Saint-Michel. Autre temps fort : la découverte de Figeac, la ville natale de Champollion, réputée pour son bel ensemble architectural des XIIIe et XVIIe siècles. Les seniors iront aussi à la rencontre des nombreux producteurs de la région. La visite d'un élevage d'oies est par exemple prévue, de la démonstration du travail des chiens de troupeaux à la dégustation de foie gras. Les pré-inscriptions auront lieu du 14 au 18 mai, à la Maison Marcel-Paul. Merci de vous présenter, muni de votre feuille d'imposition, pour faciliter le calcul du tarif du séjour (de 110,20 à 440,80 €).

J. M.

photo : Corse, île d'Oléron, Alpes, Périgord… Cartes postales des divers séjours seniors depuis 2010. © V. S.

À l’Étoile


Tous les films du 10 au 23 mai 2012

1, allée du Progrès - Tramway Hôtel de ville
Tous les films sur répondeur au 01 48 35 23 04 et sur www.ville-la-courneuve.fr

[D] Soirée découverte, tarif unique 3€
[J] Film Jeune public
(*) Entrée libre et gratuite
[AD] Films d’actualités démocratiques en avant-programme d’un film par semaine

Prix : tarif plein 5,50€ - tarif réduit 4,50€
tarif abonné 4€- tarif abonné jeune public, groupes 2,40€ - associations 3,50€
Tarif unique : 4,55€ à toutes les séances du mercredi et celles de 15h et 18h le vendredi.

Les Folles Inventions de Mr Bricolo [J]
États-Unis, 1926-1927, 1h08 (muet). De Charley Bowers. Trois films : Non, tu exagères !, Bricolo inventeur, Le Roi du charleston. Sam.12 à 14h30, dim.13 à 14h30 (ciné-goûter).

I Wish (Nos vœux secrets)
Japon, 2012, 2h08 (VO). De Hirokazu Kore-Eda, avec Hiroshi Abe, Nene Otsuka. Ven.11 à 18h, sam.12 à 16h, lun.14 à 20h30 [D].

WELCOME IN VIENNA (trilogie)
Partie 3 : Welcome in Vienna

Autriche, 1985, 2h07 (VO). D'Axel Corti, avec Gabriel Barylli, Nicolas Brieger. Sélection officielle au Festival de Cannes 1986. Dim.13 à 18h30, mar.15 à 20h30.

Le Prénom
France, 2012, 1h49. De Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière, avec Patrick Bruel, Charles Berling. Ven.11 à 16h, sam.12 à 20h30, dim.13 à 16h30, lun.14 à 18h30, mar.15 à 18h30.

CINÉMAS DU MAGHREB ET DU MOYEN-ORIENT
Nahla
Algérie, 1979, 1h50 (VO). De Farouk Beloufa, avec Roger Assaf, Fayek Hamissi. Projection suivie d'une rencontre avec le réalisateur. Attention, séance unique : ven.11 à 20h30. Tarif : 3€.

COMMÉMORATION ABOLITION DE L'ESCLAVAGE
Case départ

France, 2011, 1h34. De Thomas Ngijol, Fabrice Eboué et Lionel Steketee, avec Thomas Ngijol, Fabrice Eboué. Sam.12 à 18h30.

Avengers [J]
États-Unis, 2012, 2h15 (VF, 3D). De Joss Whedon, avec Robert Downey Jr, Scarlett Johansson. Mer.16 à 14h, ven.18 à 14h, sam.19 à 14h, dim.20 à 14h, lun.21 à 18h30. Attention : supplément de 1€ pour la 3D, pass « Sortir en famille » compris.

Les Vieux Chats
Chili, 2011, 1h28 (VO). De Sebastian Silva et Pedro Peirano, avec Belgica Castro, Alejandro Sieveking. Sélection Acid, Festival de Cannes 2011. Mer.16 à 16h30, ven.18 à 18h30, sam.19 à 20h30, lun.21 à 14h (ciné-thé).

Avé
Bulgarie, 2011, 1h26 (VO). De Konstantin Bojanov, avec Anjela Nedyalkova, Ovanes Torosyan. Grand prix de la Semaine de la critique, Festival de Cannes 2011. Mer.16 à 18h30, ven.18 à 20h30, dim.20 à 18h30, lun.21 à 20h30 [D], mar.22 à 18h30.

Querelles
Iran, 2012, 1h24 (VO). De Morteza Farshbaf, avec Sharareh Pasha, Kiomars Giti. Sam.19 à 16h30, mar.22 à 20h30.

L'Enfant d'en haut
France/Suisse, 2012, 1h37. D'Ursula Meier, avec Léa Seydoux, Kacey Mottet Klein. Ours d'argent, Prix spécial du jury, Festival de Berlin 2012. Mer.16 à 20h30, ven.18 à 16h30, sam.19 à 18h30, dim.20 à 16h30, lun.21 à 16h30.

Le Roi Lion [J]
États-Unis, 1994, 1h25 (VF, 2D, 3D : à partir de 4 ans en 2D, de 7 ans en 3D). De Roger Allers et Rob Minkoff. Mer.23 à 14h30. Attention : supplément de 1€ pour la 3D, pass « Sortir en famille » compris.

Barbara
Allemagne, 2012, 1h45 (VO). De Christian Petzold, avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld. Ours d'argent, Festival de Berlin 2012. Mer.23 à 16h30.

La Cerise sur le gâteau
France, 2012, 1h23. De Laura Morante, avec Laura Morante, Pascal Elbé. Mer.23 à 18h30.

Miss Bala
Mexique, 2011, 1h53 (VO). De Gerardo Naranjo, avec Stéphanie Sigman, Noe Hernandez. Sélection Un certain regard, Festival de Cannes 2011. Mer.23 à 20h30.

BLOC-NOTES Haut de page

Naissances
Mars

28 • Mohamed Diaoune
31 • Ines Chamentou
31 • Elijah Hierrezuelo Balart
Avril
1er • Arwane Ibrahim
1er • Khadija Lakhal
2 • Aya Amriou
2 • Ilyane Boukhenfous
2 • Melyna Haddadj
2 • Anna Lin
2 • Faty N'diaye
3 • Elissa Balint
3 • Sami Cuni
3 • Nour Fourti
3 • Omar Mahdey
3 • Rawia Mahdey
4 • Lalia Baghat
5 • Safia Benslimane
5 • Batoul Bouchoucha
5 • Nour Mtimet
6 • Ilian Maklouf
7 • Rym Abdel Rahman
7 • Kadidia Diaby
7 • Anuskhan Robert Selvakodi
10 • Emilie Oleksak
11 • Yacin Bellili
11 • Janna Kherifi
12 • Ophélie Bellance
12 • Alexandra Bucur
12 • Fana Coulibaly
13 • Eywann Alcin
13 • Betania Drezaliu
13 • Kenza Khadar
13 • Cécile Liu
14 • Badian Keita
14 • Alexia-Eden Nuberon
16 • Orlane Kouassi
18 • Tabitha Nsilulu
18 • Aladji Thiam

Mariages
• Shahista Alibaly Djoma Mamodaly et Shamir Nazaraly

Décès
• Mohand Aliane
• Oscar Lasota
• Didier Leroy
• Momcilo Markovic
• Jean-Pierre Mellec
• Khaled M'hemdi

Numéros utiles

Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison : Hôpital Fernand-Widal Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins : 24h/24 et 7 jours/7 Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer de La Courneuve : 06 21 21 39 35 ou 06 21 21 39 38
Solitude écoute (pour les plus de 50 ans) N° Vert 0 800 47 47 88 (gratuit depuis un fixe)
Commissariat de police : place du Pommier-de-bois Tél. : 01 43 11 77 30

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute,
au 0 800 54 76 98 (appel gratuit).

Permanences des élus
• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous au 01 49 92 60 00.
• M. le député Daniel Goldberg reçoit en mairie sur rendez-vous au 01 40 63 93 26, ainsi que sans rendez-vous tous les 2e vendredis du mois de 16h à 18h ( après 17h, entrée côté square Jean-Moulin
• M. le conseiller général, Stéphane Troussel, reçoit le mercredi sur rendez-vous au 01 43 93 93 75.

Plaine Commune
21, av. J.-Rimet 93 218 Saint-Denis cedex Tél. : 01 55 93 55 55

Marché couvert des Quatre-Routes
Les mardis, vendredis et dimanches matin

Dépannages
EDF : 0 810 333 093
GDF : 0 810 433 093

Pharmacie de garde
Tous les dimanches et jours fériés 2012: Bodokh.
74, av. Jean-Jaurès à Pantin Tél. : 01 48 45 73 71

Collecte des déchets : Allo Agglo 0 800 074 904

Assurance retraite : depuis le 1er juillet un nouveau numéro est à votre disposition : 39 60 (2,8 centimes d’euro en heures pleines).

 

C'ÉTAIT Haut de page

La place du 8 mai 1945

Le 8 mai 1945, l'armistice était signée et mettait fin à près de sept années de guerre en Europe et dans le monde. Durant cette période, notre ville a été occupée, ses usines pillées ou mises à contribution pour l'industrie du Reich. Elle est bombardée, à trois reprises, en août 1944 et est libérée le 27 août. Quelques Courneuviens nous ont transmis des photographies de ces moments. Claude Bost, en particulier, prend quelques photos des Américains aux Six-Routes et à l'école Raymond-Poincaré. Ce sont les chars américains, rue Edgar-Quinet, que capte Mme Lemoine ( photo ci-contre ). Dans les années qui suivent, douze noms de rues sont consacrés aux héros de la Résistance. « C'est grâce au sacrifice héroïque des patriotes français comme Escabas, Lepilleur et tant d'autres victimes de la bête hitlérienne que nous pouvons siéger, ce soir, en toute liberté. » C'est en ces termes que s'exprime le maire de l'époque, Maurice Léonard, lors du Conseil municipal du 19 décembre 1944, en observant une minute de silence à la mémoire des morts de la ville. Un mémorial sur la Résistance de Shelomo Selinger est installé, depuis 1987, sur la place du 8-Mai-1945.

Jean-Michel Roy, historien, responsable de l'unité Patrimoine et arts visuels

© Service Documentation/archives

 

L’AGENDA Haut de page


Du 10 au 24 mai
Visites de quartier

• 10 mai, quartier des Quatre-Routes.
Itinéraire : rue Jean-Pierre-Timbaud,
rue Maurice-Lachâtre, rue Garibaldi,
rue Lavoisier, rue Marcelin-Berthelot,
av. Lénine, carrefour des Quatre-Routes.
Rendez-vous, à 17h, à l'angle de l'av. Paul-Vaillant-Couturier et de la rue Jean-Pierre-Timbaud.
• 11 mai, quartier Quatre-Routes/Anatole-France.
Itinéraire : rue Anatole-France, allée des Marguerites, allée des Mimosas, allée des Primevères, rue des Prévoyants, rue Rabelais, rue Anatole-France, av. Paul-Vaillant-Couturier,
rue de Bobigny.
Rendez-vous, à 14h, à l'école élémentaire Anatole-France.
• 16 mai, quartier Moulin-Neuf/Résidence du Parc.
Itinéraire : rue du Moulin-Neuf, rue de l'Union, av. du Général-Leclerc, place de l'Armistice, av. Roger-Salengro, résidence du Parc.
Rendez-vous, à 13h30, à l'angle des rues Léo-Delibes et du Moulin-Neuf.
• 22 mai, quartier du centre-ville.
Itinéraire : rue Louise-Michel, av. de la République, rue de la Convention, rue du Général-Schramm, av. Gabriel-Péri, rue Jules-Ferry, impasse du Puits-Ferry.
Rendez-vous, à 13h30, à l'école maternelle Louise-Michel.
• 22 mai, quartier Mermoz.
Itinéraire : rue Guynemer et rue Nungesser.
Rendez-vous, à 16h, à l'angle des rues Guynemer et Coli.
• 23 mai, quartier Quatre-Routes (suite).
Itinéraire : rue Lepilleur, rue Voltaire, rue du Docteur-Roux, av. Jean-Jaurès, villa Fontaine, cité Anatole-France.
Rendez-vous, à 15h, à la villa des Iris.
+infos

10 et 11 mai

Au fil d'Œdipe
Spectacle de théâtre d'objet.
Centre culturel Jean-Houdremont, le 10 à 14h30 et 20h30 et le 11 à 14h30. Tarifs : 10€ (plein) et 5€ (réduit). Réservations au 01 49 92 61 61.

11 mai

Les seniors et la période gallo-romaine
Madame Vemouth, anthropologue, animera une conférence-débat sur la population du Moyen Âge.
Maison Marcel-Paul, à 14h.

11 mai

Nahla
Dans le cadre du Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient, projection du film Nahla, de Farouk Beloufa, suivie d'une rencontre avec le réalisateur.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, à 20h30. Tarif : 3€.

12 mai

Carrefour du monde
Animations du quartier des Quatre-Routes : stands de jeux et d'activités, animations culturelles, sportives et musicales, espaces restauration.
Rue Paul-Doumer, de 14h à 17h.

12 mai

Volley-ball
Seniors masculins, Régionale 3, La Courneuve-Milly-la-Forêt.
Gymnase Béatrice-Hess, à 19h.

13 mai

Football
-19 ans, 1re division, La Courneuve-Montreuil.
Stade Géo-André, à 13h30.

13 mai

De la fleur au pot de miel
Découvrez la vie des abeilles, leur rôle dans la biodiversité et les produits de la ruche. Débat avec Alain Sandmeyer, conservateur du rucher du Jardin du Luxembourg et responsable du rucher du Parc de La Courneuve.
Parc départemental Georges-Valbon, de 14h à 16h.
Inscriptions au 01 43 11 13 00.

15 mai

Réunion publique
Sera abordée la question du relogement des habitants du petit Debussy, dont la démolition serait prévue pour 2015.
Réfectoire de l'école élémentaire Joliot-Curie (30, rue de Genève), à 18h30.
+infos

15 mai

Concert Polysons
Le bluesman Roland Tchakounté sera en concert à la salle Mentor.
Espace jeunesse Guy-Môquet,
à 20h30. Tarifs : 10€ (plein) et 5€ (réduit).

16 mai

Conférence-débat
À l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, conférence-débat sur le thème « Enjeu humain et économique du commerce triangulaire », avec Marcel Dorigny, maître de conférences au département d'Histoire de l'université de Paris-VIII à Saint-Denis.
Salle des Fêtes de l'Hôtel de ville, à 19h.
+infos

17 et 18 mai

Championnat de France d'équitation sport adapté
Événement dédié à la pratique de l'équitation par les personnes en situation de handicap mental ou psychique.
Centre équestre UCPA, parc départemental Georges-Valbon, le 17 mai, de 13h30 à 18h, et le 18 mai, de 9h à 12h.

21 mai

Ciné-thé
Projection, en direction des seniors, du film Les Vieux Chats, de Sebastian Silva et Pedro Peirano.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, à 14h.

Du 21 au 24 mai

Comités de voisinage.
+infos

22 mai

Danse
La compagnie Membros-Flores, composée de danseuses françaises et brésiliennes, propose son spectacle Bem me quer, mal me quer.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 20h30. Tarifs : 10€ (plein) et 5€ (réduit).

Jusqu'au 22 mai

Exposition 1912-2012 : cent ans de logement social
Salle de la Légion-d'Honneur, 6, rue de la Légion-d'Honneur, à Saint-Denis. Entrée libre du mardi au dimanche, de 10h à 18h.

23 mai

Vaccinations
Salle de PMI au 2e étage du Centre municipal de santé (CMS), de 13h30 à 15h30. À partir de 6 ans.
+ infos

23 mai

Africa is the Future
Dans le cadre de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, animation sociale du quartier centre-ville, en partenariat avec les services Jeunesse, Enfance, Sports et la fondation Jeunesse Feu Vert.
Gymnase El-Ouafi, de 14h à 17h.
+infos

24 mai

Tournoi des Palaces
Comme chaque année, les joueurs de tennis représentant les palaces parisiens se rencontreront sur les courts courneuviens.
Stade Géo-André, toute la journée. Repas convivial prévu le midi. Sur invitation.

25 mai

Les Quartiers de l'alternance
Offres de contrats d'apprentissage, animations, informations.
Place du Caquet, à Saint-Denis,
de 9h30 à 13h.

25 mai

Inauguration du nouveau matériel de radiologie
Centre municipal de santé, à 12h.

25 mai

Tournoi de ping-pong seniors
La championne du tournoi précédent remet sa coupe en jeu.
Maison Marcel-Paul, à 13h30.

25 mai

Les Mots dans l'escalier fête l'abolition de l'esclavage
En plus des animations habituelles, de jeunes Courneuviens se prêteront au défilé de mode Pareva Créations.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 19h.
+infos

25 et 26 mai

Casey/Frantz Fanon
Le 25 à 20h30 : court-métrage + spectacle intitulés À quoi ça rime, restitution d'un atelier d'éciture dirigé par la rappeuse Casey.
Le 26 à 18h : table ronde sur Frantz Fanon, avec Alice Cherki, Léonore Amiano, Pierre Zaoui et Casey, suivie d'un concert à 20h30 avec Virus en première partie et Rocé ensuite.
Centre culturel Jean-Houdremont.

26 mai

Journée festive
À l'occasion de la commémoration de l'abolition de l'esclavage, plusieurs événements festifs sont organisés :
• de 12h à 15h, repas convivial, puis de 20h à 22h, concert de reggae-dancehall (5e), au gymnase El-Ouafi.
• de 15h à 17h, lecture d'extraits du Petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry, en créole et en français, à la librairie La Traverse.
+infos

26 mai

Futsal
Seniors masculins, promotion Honneur, La Courneuve-Champigny.
Gymnase Béatrice-Hess, à 16h.

Jusqu'au 3 juin

Exposition collective
Exposition d'artistes courneuviens et autres, à l'occasion du 5e anniversaire de la galerie Le Sens de l'art.
Galerie Le Sens de l'art,
50, av. Gabriel-Péri, de 14h à 18h.
+infos

Jusqu'au 10 juin

Exposition Les Coulisses de la photographie animalière
Vous saurez tout sur l'art du camouflage, l'aménagement d'un terrier à taille humaine, les stratégies pour les prises de vues sous-marines.
Maison Édouard-Glissant, parc départemental Georges-Valbon.
Tous les dimanches.

UN CERTAIN REGARD Haut de page Carine May, réalisatrice

« Les enfants ne se prennent pas la tête avec la couleur de peau »

De son premier amour professionnel, le journalisme, Carine May a gardé l'engagement, la recherche de la vérité, le désir de faire passer des messages. Sélectionnée au Festival de Cannes et aux Pépites du cinéma en 2011, cette jeune femme de 33 ans, originaire d'Aubervilliers, partage sa vie entre son métier d'institutrice et la réalisation, aux côtés de son compagnon, Hakim Zouhani.

Après ma formation à l'IUT de journalisme de Tours, j'ai travaillé trois ans à France Inter, où j'ai enchaîné plusieurs CDD. J'interviewais régulièrement des réalisateurs et j'ai fini par me rendre compte que je voulais être à leur place. J'ai donc amorcé un changement de vie radical pour concrétiser mes objectifs. J'ai arrêté la radio et j'ai passé le concours d'instituteur pour avoir du temps pour me consacrer à ma passion durant les vacances scolaires. J'ai commencé à enseigner à l'école maternelle Robespierre-Jules-Vallès, à La Courneuve, avant d'exercer plusieurs années en primaire à l'école Paul-Doumer. Je me suis mise en disponibilité un an, lorsque que j'ai obtenu mes premiers financements. J'en ai profité pour écrire comme une malade et démarrer le tournage de Rue des cités, avec Hakim Zouhani. C'est l'histoire de la journée de deux jeunes de vingt ans, qui déambulent dans les rues d'Aubervilliers : leurs potes, leurs parents, ce qui se passe dans leur tête. Il y a peu de bons films sur la banlieue, comme La Haine, de Mathieu Kassovitz, ou Le Thé au harem d'Archimède, de Mehdi Charef. On voulait donner notre vision des choses, se réapproprier l'image de la banlieue pour que les gens des quartiers populaires puissent se reconnaître au cinéma. Des techniciens professionnels ont accepté de tourner gratuitement avec nous durant trois semaines, preuve que notre scénario avait de la valeur. D'autres nous ont dit : "Vous n'avez peut-être pas fait d'école de cinéma, mais vous avez des choses à raconter et vous savez de quoi vous parlez." Tout cela nous a donné confiance. Aujourd'hui, je n'ai pas peur des critiques. J'ai la conviction d'être crédible, car je sais de quoi je parle.
Une fois le montage terminé, on a organisé une projection-test en présence d'Aïcha Belaidi, la créatrice du festival Les Pépites du cinéma, et de Malika Chaghal, la directrice du cinéma L'Étoile. Aïcha nous a poussés à l'envoyer à l'Acid ( Association du cinéma indépendant pour sa diffusion ). Je la remercie encore, car ça nous a permis d'être sélectionnés à Cannes en 2011.

« Gagner ma vie tout en continuant ma passion »

J'ai également mis à profit cette année pour tourner le documentaire Ma langue au chat, sélectionné au festival Les Pépites du cinéma, en 2011. J'ai filmé à La Courneuve dans une classe de maternelle de l'école Paul-Doumer. Je voulais notamment comprendre comment des enfants d'origines diverses percevaient leurs différences. À cet âge-là, les enfants ne se prennent pas la tête avec la couleur de peau. C'est juste une couleur. C'est concret. Il n'y a pas d'arrière-pensées. Une séquence m'a particulièrement marquée, quand les enfants ont pris conscience que leurs paumes étaient de la même couleur, malgré leur différence de peau. C'est la magie du documentaire. On réussit à capter les instants de vie éphémères avant qu'ils ne s'échappent.
À cette époque, les politiques commençaient à parler de la disparition de la maternelle, pour garder uniquement la grande section, qui se transformerait en CP. Or, c'est dans la petite section que tout se joue, que les enfants se sociabilisent, qu'ils apprennent à parler français. C'est une période charnière, où l'on met à profit l'origine de chacun pour construire sa propre vision du monde. J'ai remarqué que les enfants avaient tendance à se regrouper dans la cour d'école en fonction de leurs origines. C'est la raison pour laquelle la mixité sociale et ethnique est très importante sur le plan de l'apprentissage de la langue et de l'ouverture d'esprit. Quand j'allais au collège Henri-Wallon, à Aubervilliers, certains enfants faisaient de la musique classique. On s'enrichissait mutuellement. Or, si tu fréquentes essentiellement des élèves qui cumulent toutes les difficultés, l'émulation positive est remise en cause. La mixité sociale, ce sont aussi les influences, les amitiés, qui vont te suivre après le lycée. Malheureusement, de nos jours, les classes moyennes préfèrent inscrire leurs enfants à Paris plutôt qu'en Seine-Saint-Denis. Tout le monde se débrouille pour jouer avec le système.
Aujourd'hui, je suis institutrice à mi-temps dans une école, à Aubervilliers. C'est le meilleur compromis que j'ai trouvé pour gagner ma vie tout en continuant ma passion. J'adore les enfants. Ils baignent dans une poésie qui n'existe plus chez les adultes. Ils me font rire, ils m'inspirent. Tous les jours, je note des phrases dans mon carnet. Quand tu travailles sur ton film, tu es plongé dans l'écriture, tu te prends la tête sur ton financement. Et le jeudi matin, tu retrouves 25 bouts de chou de 4 ans et demi qui savent ce qu'ils veulent. Tu termines ta journée en te disant que tu as servi à quelque chose. Cela arrive rarement dans le milieu artistique.

Propos recueillis par Julien Moschetti

infos +
Le documentaire Ma langue au chat sera projeté au festival CinéBanlieue de Saint-Denis, en novembre prochain.

© Virginie Salot