REGARDS Le journal de La Courneuve l N°360 du jeudi 7 au mercredi 20 juin 2012
ARRÊT SUR IMAGES Haut de page
Un investissement haute définition
En service depuis le 23 avril, le nouvel équipement radiologique du Centre municipal de santé, d'un montant de 650 000 €, a été officiellement inauguré par Gilles Poux
le 1er juin. © Virginie Salot
Le square
de l'amitié
Le tout nouveau square Jollois a servi de cadre à un repas de quartier très ensoleillé,
le dimanche 27 mai. © T. M.
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr
Dépasser le mur des sons
Le 30 mai, les enfants des centres de loisirs participant aux ateliers d'initiation musicale proposés par le Conservatoire ont pu partager, avec leurs parents, la découverte du vaste univers sonore auquel il s'adonne. Frottez un bouchon en plastique sur une coquille Saint-Jacques et vous entendrez un récital de grenouilles. © V. S.
Des voisins qui vous veulent du bien
Partout en France, le vendredi 1er juin, c'était la Fête des voisins. À La Courneuve, l'initiative organisée par l'amicale des locataires Zac 1 et 2, salle Philippe-Roux, a été un franc succès. © Laure Foulard
Padodo papa
Vendredi 1er juin, la halte-jeux municipale Arc-en-ciel a offert aux enfants et aux parents le spectacle Padodo pour bien finir l'année. © V. S.
60
points d'écart
entre le Flash
et les Dauphins
de Nice,
battus 66 à 6,
le 27 mai,
en finale du championnat de France Juniors à Géo-André. © Thierry Mamberti
Freedom (liberté)
C'est sous ce cri
de ralliement que
se sont déroulées, du 23 au 26 mai, l'ensemble des manifestations destinées à commémorer l'abolition de l'esclavage à La Courneuve. © V. S.
Ça pousse !
Les travaux d'aménagement du
square Guy-Môquet vont bon train
aux Quatre-Routes. Les jeux ont été installés. © V. S.
Et un nouvel hôtel
Après les restaurants et la résidence étudiante, c'est l'hôtel B&B, ouvert depuis quelques mois, qui a été inauguré le 31 mai ( en présence des adjoints au maire Joseph Irani, Nabiha Rezkalla et Rachid Maïza ), avenue Paul-Vaillant-Couturier, à la limite du Bourget. L'aménagement de cette entrée de ville est achevé. © Pascal Dacasa
Coordination Yann Lalande
À MON AVIS Haut de page
Gilles Poux,
maire
Alors qu'approchent les congés d'été, comment se présente la prochaine
rentrée scolaire ?
Pour ce qui est de notre responsabilité, nous avons prévu de multiples travaux durant l'été. Ils sont souvent programmés de longue date, inscrits dans le budget communal dont ils représentent une part importante, et tendent à répondre au bien-être des enfants et des enseignants. Nous en ferons un point précis avant la rentrée. Concernant les responsabilités de l'Éducation nationale, nous continuons à porter nos exigences de moyens correspondant réellement aux besoins de nos enfants.
Que voulez-vous dire au recteur que vous rencontrez le 20 juin ?
Tout d'abord, j'invite tous les parents, tous les enseignants à se rendre au rectorat ce jour-là avec les élus de la ville (un départ collectif est organisé à 16h en mairie). Le nouveau gouvernement a affirmé que l'Éducation nationale était une de ses priorités. Je veux donc dire au représentant de l'Éducation nationale que nous voulons des moyens à la hauteur de ces ambitions : des moyens humains correspondant aux besoins avec pour le moins le rétablissement des postes supprimés depuis 2007 dans notre ville, la réactivation des réseaux d'aide (Rased) si précieux pour les enfants courneuviens, des efforts particuliers pour la scolarisation des moins de trois ans, le remplacement de tous les enseignants absents. Je vais aussi l'informer de mon courrier au ministre de l'Éducation nationale qui rappelle ma demande de rendez-vous au président de la République pour évoquer les discriminations territoriales, si criantes dans l'Éducation. Rendez-vous compte : l'Éducation nationale dépense 47 % de plus pour un enfant de Paris que pour un enfant de La Courneuve ! C'est simplement insupportable.
Mais, avant la rentrée, il y a l'été.
Comment se prépare-t-il à La Courneuve ?
Cette année, nous avons redoublé d'efforts pour que l'été profite à tous. Je sais trop que de plus en plus de familles courneuviennes ne peuvent partir en vacances. Le droit aux congés et aux loisirs n'est pas un droit de seconde zone. Pouvoir souffler, se reposer, se dépayser et découvrir d'autres lieux que ceux du quotidien… tout cela est essentiel pour chacune et chacun. Alors, nous lançons une série d'activités et d'actions, baptisée « Voilà l'été ». Cela va du « Dimanche à la campagne » au forum des associations, en passant par la traditionnelle plage courneuvienne, les différents séjours ( jeunes, enfants, familles ), le cinéma en plein air, les centres de loisirs et de nombreuses animations autour des jeux Olympiques de Londres. Permettez-moi, pour finir, d'avoir une pensée pour tous ces jeunes Courneuvien(ne)s qui vont passer des examens dans les prochains jours. Je leur souhaite une pleine réussite !
photo © V.S.
L’ACTUALITÉ Haut de page
Concours
Baker et ses graines
de journalistes
Une classe de CM2 de l'école Joséphine-Baker arrive 6e au concours national organisé par le journal sportif L'Équipe. Les élèves, fiers et ravis, livrent leur expérience.
Dans le cadre de la Semaine de la presse et des médias dans l'école, nous, les CM2 B de Joséphine Baker, avons participé au concours national organisé par le quotidien L'Équipe. Ce concours consistait à rédiger un journal de quatre pages relatant deux événements sportifs. Après avoir préparé le tournoi départemental de rugby, il était évident que nous choisissions le rugby comme premier événement, en suivant l'équipe phare de Seine-Saint-Denis, l'AC Bobigny 93, lors du derby face à Massy 91. Quant au deuxième événement sportif, notre choix s'est porté sur la préparation aux JO de Londres de notre taekwondoïste courneuvienne Gwladys Epangue. Pendant quatre mois de travail intensif, nous nous sommes mis dans la peau de véritables reporters, en endossant les rôles de photographes, de rédacteurs ou encore d'illustrateurs. « Avant cette aventure, je ne connaissais pas du tout Gwladys Epangue, je ne savais même pas que c'était une championne courneuvienne, raconte Aya. J'ai appris plein de choses, c'était super. » Après nous être mis dans la peau de véritables journalistes, nous avons transmis notre travail au jury national. Stress, impatience et confiance étaient les mots qualifiant notre attente des résultats. Le 18 mai, le verdict est tombé : l'école Joséphine-Baker terminait 6e au classement national, sur plus de trente écoles sélectionnées, derrière des établissements de grandes villes telles que Nice, Aix-en-Provence ou Lyon.
Les élèves de CM2 B de l'école Joséphine-Baker
photo : Les apprentis journalistes présentent avec fierté leur petite revue faite à la main. © Virginie Salot
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr
Exposition
Figures de style
Après un séjour d'apprentissage, les élèves du Microlycée de La Courneuve ont exposé leurs travaux photographiques aux Petits Joueurs, un resto-concerts parisien.
Cette exposition est la restitution publique d'un travail élaboré par dix-neuf élèves, lors d'un séjour artistique à La Source, en Normandie, explique Frédérique Frin Benslama, professeur d'arts plastiques et coordinatrice du Microlycée. Ce séjour, organisé pour la deuxième année consécutive, incarne pleinement nos objectifs d'aide au raccrochage scolaire par le biais de disciplines comme les arts plastiques ou la philosophie. Cette expérience permet aux élèves de nouer leurs efforts de rescolarisation à la réalisation d'un projet artistique, qui allie une expression personnelle à un projet collectif ambitieux. » Avec l'aide du photographe associé au projet, Hugo Miserey, chaque élève a pu s'exprimer selon son envie. Seule obligation, respecter le thème imposé : le corps en mouvement. « L'artiste nous a fait découvrir diverses techniques argentiques, numériques, ainsi que le sténopé, souligne Pierre, un des apprentis photographes. Une fois ces quelques notions enregistrées, nous pouvions choisir celle qui nous correspondait le mieux. Moi, par exemple, j'ai choisi de faire des photos en vitesse lente. C'était vraiment ludique. » Aubin, lui, a choisi la technique du light painting : « Les traces de lumière créent parfois de véritables surprises. J'ai découvert que, derrière une photographie, il y avait un réel boulot. De plus, voir ses œuvres exposées est une véritable fierté. On est très content de montrer un travail qui a abouti. » Et, qui plus est, très réussi.
Isabelle Meurisse
photo : Photographie tirée de l'exposition Figures, réalisée par un groupe d'élèves de 1re du Microlycée.
Charte entreprise-territoire
Encourager le recrutement local
Créée en 2005, la Charte entreprise-territoire a fêté ses sept ans. L'occasion, pour Plaine Commune, de dresser un bilan plutôt positif.
Avec 110 entreprises signataires à ce jour, la Charte entreprise-territoire témoigne de la démarche citoyenne de certaines entreprises du territoire. Initiée par Plaine Commune, Plaine Commune Promotion et la Maison de l'emploi, cette charte se veut incitatrice. Le but : rapprocher les recruteurs de leur secteur d'implantation et les encourager à s'inscrire, dans la durée, dans un dispositif de responsabilité sociale. Car, malgré l'important vivier de jeunes diplômés, les sociétés installées sur les huit villes de la communauté d'agglomération recrutent encore trop souvent ailleurs. « En signant cette charte, les entreprises s'engagent moralement à respecter un certain nombre d'engagements citoyens, explique Joseph Irani, adjoint au maire délégué au Développement économique et social. C'est une démarche volontaire, qui a pour but de favoriser l'emploi local. L'objectif est qu'à qualifications et compétences égales, une société recrute un candidat du territoire plutôt qu'une personne venue d'ailleurs. C'est donc aux Courneuviens de s'insérer dans cette dynamique positive. »
On constate, en effet, une participation importante de ces nouveaux partenaires économiques aux différentes initiatives de recrutement mises en œuvre par la Maison de l'emploi (Rencontres pour l'emploi, Rencontres jeunes diplômés, Pass'sport pour l'emploi…). Ainsi, depuis sa création, 4 400 habitants du territoire ont été embauchés grâce aux différentes initiatives de la Charte entreprise-territoire. Du côté courneuvien, on recense dix entreprises signataires de la charte. Un bilan chiffré encourageant, qui devrait continuer à progresser dans les années à venir.
Siham Bounaïm
Les dix entreprises courneuviennes signataires de la charte
• Alstom Power Thermal Service
• Association Le Moulin-Vert, Ehpad Jean-Viollet
• Château d'Eau
• Cottrez-Asséo
• Eurocopter
• L'Européenne d'embouteillage
• Haudecœur
• Paprec
• Plimetal
• Sodexo Santé
Droits des femmes
Les documents qui sauvent
Depuis le 15 mai, deux documents sont à la disposition des femmes pour favoriser l'accès à leurs droits.
Clairs, discrets et pratiques, Le Répertoire des femmes et le dépliant Violences conjugales, que faire ?, édités par la municipalité, contiennent un aperçu exhaustif des lieux, des démarches à entreprendre et des personnes susceptibles d'aider les femmes en danger et, plus généralement, d'apporter tout renseignement utile pour leurs droits. À l'heure où le Conseil constitutionnel abrogeait la loi sur le harcèlement sexuel, la ville et son Comité de promotion des droits des femmes présentaient à l'ensemble des partenaires institutionnels et associatifs ces deux nouveaux outils, dorénavant disponibles dans tous les espaces publics de la commune, ainsi qu'en téléchargement sur le site Internet de la ville. « Cette démarche tend à favoriser l'accès aux droits des femmes. L'objectif de ces documents ressources est de montrer aux victimes qu'elles ne sont pas seules, souligne Gilles Poux. C'est très important, voire essentiel, de renouveler les outils didactiques et de les diffuser le plus largement possible. » Muguette Jacquaint, conseillère municipale, présidente du Comité de promotion des droits des femmes et députée honoraire, précise que « le Conseil constitutionnel, en décidant de supprimer la loi sur le harcèlement sexuel, laisse la gent féminine à son triste sort. Il y a toujours des forces contraires au progrès. Il est nécessaire de continuer les actions qui permettront aux femmes de garder leurs droits, mais aussi d'en conquérir d'autres. Les mères de famille, les étudiantes, les employées se retrouvent souvent seules, sans savoir vers quelle personne ou quelle structure se tourner ». Avec Le Répertoire des femmes et le dépliant Violences conjugales, que faire ?, les femmes ont dorénavant toutes les cartes en main.
Isabelle Meurisse
photo : Le 15 mai, de nombreux exemplaires du Répertoire des femmes et du dépliant Violences conjugales, que faire ? ont été distribués à l'ensemble des partenaires institutionnels et associatifs de la ville. © I. M.
Job d'été
Droits pour la retraite
Le premier salaire perçu par les jeunes pendant leurs vacances d'été compte pour leur retraite. En 2012, un salaire de 1 844 € brut sur une durée minimum d'un mois permet de valider un trimestre d'assurance au régime général. Il faudra pour cela transmettre son numéro de Sécurité sociale à l'employeur lors de l'embauche.
Associations
Parc informatique
Vous êtes une association conduisant un projet en faveur de l'éducation, de la formation ou de l'intégration sociale par l'accès à l'informatique ? Vous pouvez bénéficier du programme Assoclic, qui vise l'attribution gratuite d'ordinateurs. Ce programme est réalisé en partenariat avec la Fondation RATP et l'association Ateliers sans frontières. Pour plus d'informations, contactez le 01 56 71 28 28.
Cours du soir
L'association Synergie Plus met en place des cours d'alphabétisation et de FLE ( français langue étrangère ) dans ses locaux, au 11 résidence du Parc, les mardi, jeudi et vendredi, de 18h à 20h. Les participants qui travaillent en journée sont prioritaires sur ce créneau horaire. Pour vous inscrire, veuillez contacter l'association au 01 48 35 48 98.
Seniors
Noces d'or et centenaires
Vous allez avoir 100 ans dans le courant de l'année 2012 et vous souhaitez que la Ville
les fête avec vous ? Vous désirez fêter vos noces d'or ( 50 ans de mariage ) ou de diamant ( 60 ans ) ? Merci de vous faire connaître au service Action sociale au 58, avenue Gabriel-Péri, muni
de votre carte d'identité, de votre livret de famille et
d'un justificatif de domicile.
Ou contactez
le 01 49 92 61 00.
Séjour dans le Lot
Il reste encore quelques places pour le séjour seniors qui aura lieu dans le Lot du 29 septembre au 6 octobre 2012. La Maison Marcel-Paul et l'ANCV ont fait le choix du Terrou, un village de vacances situé à 60 kilomètres de Cahors. Merci de vous présenter avec votre feuille d'imposition pour faciliter le calcul du tarif du séjour
(de 110,20 à 440,80 €).
Alzheimer
Formation des aidants familiaux
Vous souhaitez accompagner un membre de votre famille souffrant de la maladie d'Alzheimer ? Inscrivez-vous dès maintenant à la formation gratuite pour les aidants familiaux proposée par l'association France Alzheimer. Six sessions d'une durée totale de 15 heures auront lieu à La Courneuve les 8 et 22 septembre, les 6 et 20 octobre et les 10 et 24 novembre. Plus d'infos au 01 43 01 09 66.
Stationnement
Zone bleue
Un stationnement « zone bleue » (gratuit mais limité dans le temps) a été mis en place dans le parking situé à l'angle du boulevard Pasteur et de la rue Suzanne-Masson, afin de faciliter le stationnement des clients des commerces et de favoriser le taux de rotation des véhicules.
PME
Booster ses exportations
La Chambre de commerce et d'industrie de Paris Seine-Saint-Denis (CCIP 93) organise un programme e-Export pour aider les PME à développer leurs exportations grâce aux possibilités d'Internet, permettant une augmentation du chiffre d'affaires et une réduction des coûts. Au programme : e-marketing, référencement, procédures en ligne, réseaux sociaux… Pour avoir plus d'informations sur le prochain programme de septembre, contactez la CCIP 93 au 0820 012 112.
Porte-à-porte
Redevance télé
Michel Madkaud
et Agnès Lecointe sont
les deux agents assermentés
de la Direction départementale des
finances publiques (DDFIP), chargés du contrôle de la contribution à l'Audiovisuel public (ex-redevance audiovisuelle). Ils procéderont, dans les semaines à venir, à une opération de contrôle portant sur la détention d'appareils réceptifs de télévision à La Courneuve.
Pour plus d'informations, contactez la DGFIP
au 01 48 96 55 44.
Attention, imposteurs !
De faux agents du bureau d'études IST, soi-disant mandatés par la mairie,
font actuellement la tournée des maisons aux Quatre-Routes pour vérifier les toitures. Ne leur ouvrez pas votre porte.
ECHOS CITOYENS Haut de page
Comités de voisinage
Questions citoyennes
Du 21 au 24 mai, les Comités de voisinage ont alterné débats sur la citoyenneté et questions de proximité.
Parmi les outils de démocratie locale placés en tête de l'ordre du jour, c'est la future Maison de la citoyenneté, dont l'inauguration est prévue en septembre 2013, qui a fait le plus parler. « C'est la concrétisation d'une promesse électorale, souligne Joseph Irani, adjoint au maire. Le calendrier des travaux est fixé. J'aimerais connaître votre avis pour savoir ce qu'on peut mettre à l'intérieur. » Et Mme NKuni Kamena, présidente de l'Amicale des locataires du centre-ville, de saisir la perche ainsi tendue : « Il n'y a pas de jeunes, ce soir, au Comité de voisinage. Ils ne s'identifient pas à ces activités. Or, c'est un lieu d'information important pour les habitants. J'aimerais organiser un espace pour les jeunes dans la Maison de la citoyenneté. Elle peut nous aider à créer des liens de convivialité, à renforcer le bien-vivre ensemble. Les jeunes ne vont pas toujours frapper à la bonne porte, ne trouvent pas toujours l'interlocuteur compétent pour répondre à leurs demandes. » Très impliquée, la présidente concluait sur ce thème par un rappel : « La municipalité devrait nous encourager à participer à la vie citoyenne, car on se bat pour une ville riche, pleine de diversité. » Au Comité de voisinage Verlaine-Robespierre, la Maison de la citoyenneté a également polarisé l'attention. Corinne Cadays-Delhôme, adjointe au maire, insistait notamment sur « l'ouverture à tous de ce lieu, avec un vrai service, à savoir celui de la démocratie participative, qui deviendra un service administratif à part entière ». Tandis qu'un habitant s'indignait de la faible fréquentation du Comité de voisinage et qu'un autre regrettait l'individualisme et le manque de civisme, un membre du Conseil des sages voyait, dans le futur outil du 33 avenue Gabriel-Péri, un motif d'espoir : « Je participe, depuis quelques mois, aux ateliers de la Maison de la citoyenneté, et je tiens à préciser que ce n'est pas une maison des associations. Elles n'ont pas les mêmes objectifs, et cela, il faut bien le faire comprendre aux gens. »
Des pistes de travail
Mais la citoyenneté n'a pas, seule, nourri les débats. Au Comité de voisinage Quatre-Routes/Anatole-France, on a reparlé du marché. Lors de la précédente session, il avait été décidé qu'un groupe d'habitants, accompagné d'élus et d'employés municipaux, rencontrerait le placier du marché, afin de lui faire part des problèmes auxquels ils se heurtent. C'est chose faite. Comme l'explique Danielle Haenn, adjointe au maire, « ensemble, nous avons évoqué des pistes de travail, notamment celle de parquer les étals au sol, afin de respecter l'emprise sur les trottoirs ». Le jardin de la Maison pour tous et ses usages intempestifs a aussi suscité le courroux. Gilles Poux proposait, en retour, « une visite avant la fin juin, en compagnie des habitants et des services techniques, afin de voir quelle serait la meilleure manière de sécuriser l'espace ». À la Gare, enfin, c'est aux questions de stationnement qu'a dû répondre le premier édile. À quand l'ouverture du parking sous la gare ? « On doit encore se mettre d'accord avec la SNCF, avant de lancer les travaux de mise aux normes. » Et une riveraine de lâcher : « Les gens qui déposent ou viennent chercher leurs enfants à l'école en se garant en double file, c'est scandaleux ! » Didier Broch, conseiller municipal, admet que c'est « problématique ». « Alors, on fait comment ? » rebondit une parente d'élève. Gilles Poux souhaite, pour sa part, que « les gens adoptent un certain nombre de règles et intègrent des comportements plus respectueux, suite au lancement du plan de stationnement de l'automne ». Mais il confesse que « ni la nouvelle réglementation ni les recrutements d'agents de surveillance ne règleront tous les problèmes ».
Yann Lalande, avec J. M., I. M. et S. B.
photo : Nabiha Rezkalla, 1re adjointe au maire (au centre), et Muriel Tendron-Fayt, adjointe
au maire, ont animé le Comité de voisinage du quartier Braque/Orme-Seul. © Virginie Salot
Rue Garibaldi
Le garagiste a battu en retraite
L'exploitant du garage du 5, rue Garibaldi a cessé son activité, après des mois de tension avec les riverains. Sous l'effet conjugué des contrôles et des interventions effectués par les agents de la ville, sur ordre du maire, et la mobilisation des riverains qui ont engagé les procédures nécessaires pour le contraindre à faire cesser les troubles qu'il occasionnait, le garagiste a fermé boutique. La Ville, qui avait tenté d'intervenir, dans un premier temps, pour établir les nuisances et leur caractère illégal, n'aurait rien pu faire sans l'action des riverains… et réciproquement. Ces derniers, au titre de la protection juridique comprise dans leur contrat d'assurance habitation, n'auront pas déboursé un centime. « Il faut cependant rester vigilant », conclut avec prudence Perrine Crosnier, conseillère municipale. Avocate, cette dernière avait pris part à une réunion de conseil avec les riverains : « L'exploitant a la possibilité de céder le bail et/ou son fonds de commerce. Il faudra donc vérifier si l'activité qui prendra la suite s'avère moins nuisible et parfaitement contrôlée. »
Y. L.
Édouard Cousin, l'homme qui murmure à l'oreille des anciens
Depuis le mois de janvier, cet ancien professionnel de l'industrie médicale est devenu le directeur de l'Ehpad* Jean-Viollet de La Courneuve.
Souriant, posé et bienveillant, Édouard Cousin n'est à la maison de retraite de la rue Suzanne-Masson que depuis cinq mois. Pourtant, à l'entendre discuter chaleureusement avec les résidents de l'Ehpad, il donne l'impression de connaître l'endroit et ses 80 habitants mieux que personne. « À quarante ans, j'ai eu besoin de me tourner davantage vers les autres, d'avoir un travail plus axé sur l'humain. Pour être sûr d'avoir les qualités suffisantes, j'ai passé le Cafdes [ndlr : Certificat d'aptitude aux fonctions de directeur d'établissement social ou de service d'intervention sociale], une formation diplômante qui me permettait de travailler autant avec des enfants, des handicapés, qu'avec des adolescents délinquants ou des personnes âgées. J'ai vite senti que j'avais davantage d'affinités avec les gens du grand âge. Sûrement parce que j'ai eu mes grands-parents avec moi et que je les ai beaucoup aimés. Et puis, si l'on prend l'histoire de la Grèce antique, le vieux barbu, c'est le sage… » Depuis son arrivée aux commandes de l'établissement, Édouard Cousin fait tout pour répondre aux besoins et aux attentes de ses résidents, temporaires comme permanents. Il a fait installer une « Borne mélo », une sorte de juke-box qui permet d'écouter librement et en toute autonomie les musiques de son choix. Plus original : la salle de soins esthétiques, où hommes et femmes viennent se faire pomponner, le home cinéma, la salle Snoezelen (espace spécialement aménagé, éclairé de lumières apaisantes), ou encore le salon-bibliothèque, véritable havre de détente et de tranquillité. « Ce que recherchent les personnes âgées, c'est un contact, une relation, c'est aussi une discussion, de l'attention. Ce qui me plaît dans mon travail, c'est de savoir que je me suis rendu utile, que je maintiens, avec ce que tout le personnel met en place, l'autonomie des résidents, leur joie de vivre. Il faut gommer cette image de mouroir ; l'Ehpad est d'abord un lieu de vie, où chacun continue, tant qu'il le peut, à faire les gestes du quotidien, à faire appel à sa mémoire, tout en étant accompagné le plus individuellement possible par l'ensemble des équipes. La prochaine étape consistera à travailler en relation avec toutes les structures – Conservatoire, groupes scolaires, clubs sportifs –, afin de faire rayonner l'Ehpad au-delà de ses murs. »
Isabelle Meurisse
photo © V. S.
*Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes.
GRAND FORMAT > Dans les coulisses des fêtes des écoles Haut de page
Pour clôturer l'année en beauté, les enfants ont sorti le grand jeu. Depuis le 12 mai et jusqu'au 30 juin, les groupes scolaires maternelles et élémentaires font la fête. Coup de projecteur sur ces festivités.
Atelier collage et découpage à l'école maternelle Anatole-France. À quelques jours du carnaval, les élèves de moyenne section terminent la conception de leurs costumes comme des grands. © Virginie Salot
Placée sous le thème des sucreries, bonbons et friandises, la fête de l'école maternelle Anatole-France s'annonce acidulée et haute
en couleur. © V. S.
Première répétition générale pour les 11 classes de l'école maternelle Anatole-France. À une semaine du jour J, élèves et instituteurs font les dernières mises au point, dans la joie et la bonne humeur. © V. S.
Le samedi 2 juin, les petits matelots de l'école maternelle Joliot-Curie se produisaient comme des grands sur la scène de la salle des Fêtes de la mairie. © Hélène Jayet
Vêtues d'une coiffe, d'un tablier et d'une robe noire, les élèves de l'école maternelle Joliot-Curie avaient choisi le thème de la Bretagne pour le spectacle de fin d'année. © H. J.+ photos : www.ville-la-courneuve.fr
Dernières petites retouches avant de monter sur scène. Loin d'être stressées, les filles trépignaient d'impatience de présenter le spectacle à leurs parents. © H. J.
Du côté de l'école maternelle Paul-Doumer, les enfants ont pu profiter du manège à manivelle écolo de Patrick Lavayssière. Une animation qui a fait un tabac. © H. J.
En guise de souvenir de cette kermesse ensoleillée, parents et enfants de l'école Robespierre ont pu immortaliser ce moment en repartant avec leur portrait. © H. J.
VOUS AVEZ DIT ?
Laetitia, parente d'élèves
« Je suis fan de ces fêtes de fin d'année »
« Je suis maman de deux filles. L'une est à l'école maternelle et la seconde en primaire, et je suis vraiment fan de ces fêtes de fin d'année. J'adore les voir danser et s'amuser. La petite dernière est d'ailleurs impatiente et compte les jours qui la séparent de son carnaval. Mes filles sont fières de pouvoir me montrer ce qu'elles ont appris tout au long de l'année. Et moi aussi, je suis toujours tout excitée à l'idée de voir leur spectacle. Je garde d'ailleurs tous leurs costumes en souvenir. L'ambiance autour de cet événement me plaît. Je suis parente d'élèves, et je suis aussi en charge d'organiser la kermesse. Donc, le mois de juin est un mois bien rempli. »
Mme Gosset, institutrice d'école maternelle
« Ça demande un gros investissement personnel »
« Cela fait trente ans que j'enseigne et, cette année, c'est ma dernière fête des écoles avant la retraite. Ça demande un gros investissement personnel à l'équipe éducative, mais on le fait volontiers, car c'est un pur moment de bonheur. Il n'y a rien d'imposé. Chaque année, on construit un spectacle en fonction des idées des enseignants et de la directrice. Ces fêtes ont évolué au fil des années. Avant, on bâtissait un spectacle commun sous forme de saynètes. Les enfants racontaient une histoire. Aujourd'hui, on choisit un thème central et on le décline à travers plusieurs danses et chants. Les enfants et les parents sont heureux le jour J et, donc, ça nous fait plaisir. »
Propos recueillis par Siham Bounaïm
Logistique
L'envers du décor
Carnaval, spectacle, kermesse ou encore exposition… Ces festivités ne durent qu'une journée et, pourtant, elles nécessitent plusieurs mois de préparation.
Les gens ne réalisent pas le temps que demande l'organisation des fêtes des écoles. On les prépare un an à l'avance, car cela nécessite un long travail de réservation et de coordination avec les différents services, à savoir le service des Relations publiques, des Sports ou encore la logistique », précise Sylvie Esteban, responsable administrative du service Éducation, en charge de l'organisation des fêtes des écoles. Et d'ajouter : « Nous devons, dans un premier temps, nous occuper des réservations des salles pour les spectacles. On réserve tous les samedis des mois de mai et juin du Centre culturel, de la salle des Fêtes de l'Hôtel de ville ou encore des gymnases, etc. Une fois cette étape bouclée, on transmet une note aux directions des écoles, contenant le planning de ces réservations. Les directeurs choisissent, dans la mesure du possible, la structure et le jour de leur choix. Pour l'attribution des lieux, on procède chaque année à un roulement, afin d'éviter tout problème. Il arrive souvent que deux établissements demandent le même lieu », explique-t-elle. Épaulée par Guilaine Pigne, la secrétaire du service Éducation, elle s'occupe de recueillir et de centraliser les différents besoins matériels des établissements scolaires. Estrades, micros, chaises, sonos… La facture monte vite et les deux femmes sont parfois obligées de refuser certaines demandes aberrantes. « On nous a déjà demandé des frigos, des jeux de lumière. Certains ne réalisent pas le budget énorme que cela représente pour le service Éducation. Une simple location de sono coûte 680 euros, et ce, sans compter le technicien. Pour cette année, nous en sommes déjà à plus de 30 000 euros, et c'est loin d'être fini. La municipalité donne vraiment les moyens aux groupes scolaires de faire de belles choses », affirment-elles. Du côté des écoles, les équipes éducatives non plus ne chôment pas. Dès la fin du 1er trimestre, directeurs et enseignants se concertent pour décider du thème annuel. À l'école maternelle Anatole-France, on a opté pour le thème des bonbons et des friandises, comme nous l'explique la directrice, Mme Derradji. « Une fois le thème trouvé, nous nous sommes réunis avec les institutrices, à plusieurs reprises, en soirée ou le mercredi, lors de nos temps de concertation, pour choisir des musiques et créer les chorégraphies que l'on apprendra par la suite aux enfants. On s'amuse vraiment beaucoup lors de cette phase de création. Ce n'est pas toujours facile de gérer, lors des répétitions, 263 gamins, mais on y arrive et, au final, la magie opère toujours le jour du carnaval », conclut-elle avec le sourire.
S. B.
photo : Une simple location de sono coûte 680 euros, et ce, sans compter le technicien. © V. S.
késako ?
Kermesse
Apparu dans la langue française en 1391, le mot kermesse est un dérivé du flamand « kerk » (église) et « misse » (messe). À l'origine, il désigne les fêtes patronales villageoises qui se déroulaient dans le nord de la France, aux Pays-Bas et en Belgique. Ces festivités étaient souvent célébrées en fanfare avec un festin, des danses et des activités ludiques et sportives. En outre, les kermesses servaient aussi à fêter les consécrations des églises, également connues sous le nom de « ducasses » (dédicaces). Aujourd'hui, la notion de kermesse varie d'un pays à l'autre. Alors que, pour certains, elles demeurent des fêtes populaires, en France, les kermesses sont organisées, en fin d'année, par les parents d'élèves ainsi que par le personnel de l'école et de la commune. L'objectif : fêter la fin de l'année scolaire et récolter une source importante de financement pour les activités et les sorties des écoliers.
Véritable tradition à La Courneuve,
les fêtes des écoles ont toujours rythmé la vie des établissements, comme en témoigne cette photo datant du 19 février 1955. Les enfants de l'école maternelle Paul-Doumer fêtaient Mardi gras. © Service Documentation/archives
20 142 €
Cela correspond aux dépenses réalisées par la Ville en 2011 pour l'organisation des fêtes des écoles ( location de matériel : chaises, estrades, sonorisation, etc. ).
TRIBUNES POLITIQUES Haut de page
Les textes de ces tribunes, où s'expriment tous les groupes représentés au Conseil municipal, n'engagent que leurs auteurs.
ÉLUS COMMUNISTES ET PERSONNALITÉS CITOYENNES
Des propositions pour réussir le changement !
Nous n'entendons partout que des appels à la sagesse, à la réduction des dépenses publiques, à l'austérité, au réalisme. En un mot : la fatalité. Tout cela contraste avec l'immense espoir de changement qui s'est exprimé le 6 mai dernier. Les premières mesures annoncées par le gouvernement sur le blocage des loyers à la relocation, l'augmentation du Smic de 46 centimes de l'heure et les 1 000 postes en plus dans l'Éducation nationale ont, elles aussi, été entendues. Et l'austérité continue : ce mois-ci, par exemple, un bon nombre d'entre vous ont vu leur loyer augmenter. Il faut avoir le courage de mettre en cause le modèle d'austérité pour réussir le changement. Nous, nous portons des propositions concrètes en rupture avec ce que nous vivons aujourd'hui : le retour de la retraite à 60 ans, un plan d'urgence pour le logement avec la construction de 200 000 logements par an, une loi pour interdire les licenciements boursiers qui jettent dans la précarité des milliers de salariés comme, par exemple, les ouvriers de PSA Aulnay, une refonte totale de l'École qui permette la réussite de toutes et tous, un salaire minimum à 1 700 euros net. Ce sont ces propositions que nous voulons faire vivre avec les Courneuviennes et les Courneuviens.
Corinne Cadays-Delhôme
Adjointe au maire
ÉLUS LUTTE OUVRIÈRE
Hollande est à l'Élysée, mais le patronat a toujours le pouvoir
Personne ne regrette Sarkozy et sa clique. Détestés par le monde du travail, ils ont servi les riches avec zèle et arrogance. Mais les problèmes demeurent entiers pour le monde du travail. Une vague de licenciements se prépare, plus de 40 000 emplois seraient menacés. Ici, c'est la plus grosse entreprise du département, PSA, qui menace de fermer. Pendant la campagne présidentielle, on a vu les notables du PS défiler devant les entreprises en difficulté, mais, maintenant qu'ils sont au pouvoir, ils disent qu'ils ont besoin de temps. Pourtant, en quelques jours, Hollande a bien su trouver du temps pour s'engager auprès des milieux financiers, leur assurant que la dette serait remboursée. Il ne lui a pas fallu de délai pour prendre des engagements auprès de l'Otan, auprès des responsables de l'Union européenne. Si le gouvernement Hollande n'a pas pris d'engagements fermes auprès des travailleurs menacés, c'est qu'il ne peut pas, c'est qu'il ne veut pas en prendre. Les politiques peuvent faire leur cinéma, le pouvoir est toujours entre les mains des Bouygues, Mulliez, Peugeot, Arnault... Mais nous, les travailleurs, qui sommes des millions, qui créons toutes les richesses de la société par notre travail, nous pouvons nous y opposer par nos mobilisations et nos luttes.
Cécile Duchêne,
Jean-Michel Villeriot,
Liliane Lecaillon
Conseillers municipaux.
Permanence tous les lundis, à la mairie, de 18h à 19h, entrée du jardin.
ÉLUS DU PARTI DE GAUCHE ET PERSONNALITÉS CITOYENNES
Babcock : interrogations et inquiétudes
Le site Babcock compte au nombre des friches industrielles mutables. Plaine Commune souhaite y favoriser une installation d'un site de la Banque de France. Évoquer une telle institution semble susciter un projet valorisant. Pourtant, il s'agirait du site de traitement de la monnaie usagée, beau symbole pour notre ville où l'on viendrait y détruire l'argent… Au-delà de cette image, il faut plutôt s'inquiéter sur la neutralisation de 4 hectares en centre-ville. Il s'agirait d'un lieu hautement sécurisé, totalement refermé sur lui-même, un peu comme une prison. J'ose une comparaison : s'il se construisait une prison, on ne dirait pas que s'installe le ministère de la Justice, alors, laisser à penser que la Banque de France s'installerait à La Courneuve parce qu'elle y localise son centre de destruction de la monnaie est, à mon sens, un leurre ! Le PLU, après un riche et intense débat, a validé des arbitrages en rapport au lieu ( lien avec le quartier de la mairie et les Quatre-Routes ) et aux enjeux qu'il porte. La friche Babcock est répertoriée comme finançable par l'établissement public foncier, afin d'y développer un projet urbain. Cela serait l'occasion d'en faire un beau quartier de la ville, un « éco-quartier », par exemple. Bref, il y a autre chose à faire que d'y neutraliser 4 hectares qui obèrent les grandes potentialités du site.
Laurent Thibaut
Adjoint au maire
ÉLUS SOCIALISTES
Engagements tenus : le changement, c'est maintenant !
Un président de la République qui tient ses engagements et fait ce qu'il a dit : nous n'étions plus habitués, voilà qui change déjà ! D'abord, c'est la composition du gouvernement ( strictement paritaire, diverse et renouvelée ) et les règles fixées pour les ministres ( baisse de 30 % de leurs salaires, charte déontologique, exemplarité exigée ) qui traduisent le respect des engagements. Ensuite, François Hollande s'y était engagé durant la campagne, le nouveau gouvernement prend, par décret, un certain nombre de mesures de changement immédiat : revalorisation de l'allocation de rentrée scolaire de 25 %, rétablissement du droit à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont leur durée de cotisation, coup de pouce au Smic, baisse du niveau de rémunération des dirigeants des entreprises publiques, mesures d'urgence pour l'Éducation nationale ( recrutement de 1 000 enseignants, Rased… ), blocage des loyers à la relocation…
En matière européenne et internationale, François Hollande défend sans fléchir la renégociation des traités et des mesures pour la croissance et l'emploi. Comme promis, il annonce à nos soldats et à nos partenaires le retrait anticipé des troupes françaises d'Afghanistan. Bref, le président Hollande concrétise ses engagements.
Stéphane Troussel
Conseiller général de La Courneuve
1er vice-président du Conseil général
Tél.: 01 43 93 93 75
www.stephanetroussel.fr
Élus verts et apparentés
Disparitions
Je voudrais parler d'une disparition qui a eu lieu il y a quelques années. Elle s'est faite sans bruit, dans la discrétion la plus totale, et n'inquiète personne. Je veux vous parler de l'anticyclone des Açores. Ce fameux phénomène atmosphérique qui nous faisait des étés merveilleux, sans pluie et pleins de soleil, une garantie de vacances réussies. En fait, l'anticyclone serait descendu plus au sud, du côté de l'Espagne. Je ne sais pas s'il est parti seul ou non. Il y a aussi une autre absence qui, si elle ne gêne personne, est assez troublante. Je me souviens, enfant, nous partions en vacances en voiture et, durant le trajet, mon père devait s'arrêter pour nettoyer le pare-brise constellé de taches dues aux insectes s'écrasant sur celui-ci. De nos jours, ces collisions deviennent beaucoup plus rares. On peut donc penser que soit ils sont partis vers d'autres cieux, soit ils ont appris les règles de circulation automobile ou bien ils sont en voie de complète disparition. Il y a des disparitions étonnantes, ces deux-là sont liées à l'activité humaine, du moins, on peut le supposer. Ces signes peuvent paraître anecdotiques, mais chaque jour les dégradations ne sont que plus importantes. L'on s'interrogera sur les pourquoi, comment, quand ? Sans oublier de nous poser la question : que voulons-nous ? Il est toujours temps d'agir.
Didier Schulz
Conseiller municipal
Les textes des autres groupes ne sont pas parvenus à temps à la rédaction du journal.
SPORT, CULTURE, LOISIRS Haut de page
De l'art avec un grand A
La nouvelle galerie d'art IO, du plasticien américain Monte Laster, aspire à devenir un acteur clé du renouveau économique et culturel de La Courneuve.
Monte Laster a longtemps cherché le lieu de ses rêves pour installer sa galerie à La Courneuve. Ce sera finalement un local de 91 m2 à l'intérieur de la Pépinière d'entreprises, en plein cœur du quartier de la Tour. Loué par la société de design et de décoration d'intérieur de Monte Laster, The IO Initiative, ce nouvel espace hybride, mi-galerie d'art, mi-bureau d'études, devrait avoir « un impact socio-économique positif sur le quartier », espère son fondateur, qui ajoute : « L'art, la culture et la création pourraient être à l'origine d'une nouvelle économie à La Courneuve. Nous désirons offrir à notre ville une crédibilité dans le monde de l'art contemporain, sans pour autant basculer dans l'élitisme. Nous sommes une galerie commerciale réservée aux artistes professionnels, contrairement au Sens de l'art [ndlr : l'unique galerie courneuvienne], qui est ouverte aux amateurs. Nous serons donc complémentaires. » Ce n'est pas un hasard si l'emblématique président de Face (French/American Creative Exchange) a choisi La Courneuve. Son association questionne depuis des années la place de la culture dans l'espace urbain. Sur un plan plus personnel, l'artiste d'origine texane tenait à redonner à sa ville de cœur ce qu'elle lui a donné : « La Courneuve m'a offert une deuxième chance. J'étais au fond du trou, psychologiquement et économiquement, quand je suis arrivé ici, en 1995. Je voulais renvoyer l'ascenseur à la Ville, lui faire profiter de mon carnet d'adresses. » Et quel carnet d'adresses ! Que ce soit avec Face ou The IO Initiative, Monte a déjà travaillé avec le Louvre, le Palais de Tokyo ou la Fondation Louis Vuitton, collaboré avec les illustres architectes Patrick Bouchain ou Anne Lacaton & Jean-Philippe Vassal, mais aussi avec le paysagiste Gilles Clément ( portrait Regards n° 255 ), le jazzman Herbie Hancock et le chanteur des Last Poets, Abiodun Oyewole ( portrait Regards n° 338 ). Fort de ce réseau tentaculaire, l'artiste s'est mis en tête d'inviter dans sa galerie des références du monde de l'art contemporain, de l'architecture et du design. À cette condition sine qua non : « Que ces artistes connaissent la banlieue et aient envie de travailler dessus. Ils doivent avoir réfléchi à la place de l'art dans un contexte social spécifique. L'environnement change en permanence à La Courneuve. Je connais peu de villes où le bouleversement social est aussi intense. Le projet du Grand Paris va donner un nouveau souffle au quartier des Six-Routes. C'est mon devoir de Courneuvien d'apporter ma pierre à l'édifice. » Un commissaire d'exposition devrait être recruté prochainement, en vue d'une ouverture au grand public avant la fin de l'année. En attendant, des personnalités du monde de l'art, des entreprises et des politiciens découvriront la galerie en avant-première, le 25 juin, lors d'une soirée « Accélérateur de projets » ( lire l'interview ci-dessous ) organisée par Monte Laster et ses partenaires : Ville Hybride, Muse D.Territoires et la consultante en art contemporain Delphine Perru.
Dossier : Julien Moschetti
photo : Au centre de cet espace de 91 m2, une grande table pour le bureau d'études, entouré par deux murs d'exposition. © Virginie Salot
« Créer une communauté intelligente »
Ahmed Bouzouaïd, directeur de Muse D.Territoires, cabinet de conseil spécialisé dans le développement durable des quartiers, est partenaire de « l'accélérateur de projets ».
Regards : Quel est le concept de la soirée « accélérateur de projets », qui aura lieu le 25 juin à la galerie IO et au moulin Fayvon ?
Ahmed Bouzouaïd : Nous désirons provoquer le dialogue entre les acteurs des mondes artistique, économique et politique, pour construire ensemble, aller au-delà des individualités, passer du collectif au collaboratif pour accroître la performance. Quand on coopère, l'important, c'est le « co ». Cela signifie aller au-delà de la somme des individus. On s'inscrit dans une logique de partage et de solidarité, pour créer une communauté intelligente. Ces rencontres seront des vecteurs de créativité et d'inventivité. Cette soirée rentre dans le cadre du Cluster de la création de Plaine Commune. Nous désirons mettre en orbite la galerie IO et le moulin Fayvon, pour qu'ils deviennent les laboratoires du développement culturel de notre territoire. Cela devrait participer à renvoyer une image positive de La Courneuve.
R. : Pourquoi être partenaire de Monte Laster ?
A. B. : Nous travaillons tous les deux à la Pépinière d'entreprises, nous sommes tous les deux attachés à La Courneuve. Nous avons des valeurs communes : dépasser les barrières et transformer les codes. Muse D.Territoires travaille sur l'innovation sociale et territoriale, qu'il s'agisse de développement durable ou de diversité culturelle. On regarde notre territoire comme une ressource positive, et non comme un handicap. Nous désirons transformer ce potentiel en réalité concrète, en conjuguant les forces.
infos +
http://musedt.com
Tennis
Luxe, set et match
Pour la 4e année consécutive, les grands hôtels parisiens répondaient à l'invitation du Tennis Club Courneuvien (TCC), le 24 mai. L'occasion de se renseigner sur le monde du luxe.
La balle touche la ligne de fond de court. L'employé du Bristol pointe l'impact avec sa raquette pour annoncer la faute. « Ça, c'est le Bristol ! » plaisante un supporter du Sofitel. Le soleil est au rendez-vous, l'ambiance, bon enfant. Quelque 150 salariés des plus grands hôtels parisiens ( Le Bristol, Prince de Galles, Ritz, Saint-James Albany, Le Méridien Étoile, Renaissance Trocadéro, Sofitel… ), dont 57 joueurs, ont répondu à l'appel du TCC * pour le traditionnel Tournoi des palaces. « Ce n'est pas toujours facile de convaincre les gens de venir à La Courneuve, explique Paulo, l'organisateur, membre du bureau du TCC. Mais, une fois sur place, ils sont conquis par l'accueil chaleureux et tombent amoureux du lieu. » Fidèle parmi les fidèles depuis quatre ans, Carlos, concierge au Bristol, apprécie « l'esprit de camaraderie du tournoi, qui permet de partager des valeurs communes en dehors du travail ». Nous profitons donc de l'euphorie de sa victoire au tennis pour lui demander à quoi ressemble la vie de concierge dans un palace. « Les clients sont habitués à recevoir un service exceptionnel, explique ce dernier. Il faut les surprendre pour créer du buzz. Or, plus tu surprends les clients, plus ils en redemandent. On dirait des enfants gâtés. » Coordinateur restauration au Sofitel Le Faubourg, Elie reconnaît que le personnel des hôtels de luxe est parfois « contraint de faire des choses absurdes ou irréelles. Plus on monte en gamme dans le luxe, plus le client est en droit d'être exigeant. Au George V, par exemple, quand le client commande un double espresso, on le sert en deux fois. » Mais encore ? Des anecdotes croustillantes en stock ? Les yeux pétillants de malice, Carlos puise dans ses souvenirs : « Un client américain m'a demandé, un jour, de trouver un scénario original et romantique pour demander sa fiancée en mariage à Montmartre. J'ai demandé à un peintre de la place du Tertre de réaliser un portrait de sa future épouse avec la mention " veux-tu m'épouser ? ". Une autre fois, un client m'a commandé une peinture à partir de la photo de son épouse. La peinture a ensuite été exposée dans une galerie, jusqu'à ce que l'épouse tombe " fortuitement " dessus. » On sait, désormais, où Tim Burton va chercher son imagination délirante…
Julien Moschetti
photo : Record battu : 57 joueurs
ont participé, cette année, au Tournoi des palaces. © Virginie Salot
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr
+ vidéo : www.ville-la-courneuve.fr
* C'est finalement Yohann, du Renaissance Trocadéro, qui a remporté le tournoi contre Carlos, du Bristol, vainqueur l'année dernière.
Football américain
Ont-ils encore faim ?
Champion sortant, recordman des titres (9), le Flash, 3e de la saison régulière – une fois n'est pas coutume – n'aborde pas les play-offs dans la peau du favori.
La saison des Courneuviens a des airs de montagnes russes. Début d'exercice catastrophique avec deux défaites en trois matchs à domicile. Conséquence : Jim Nendel, coach américain recruté par défaut, est remercié et remplacé par un duo d'entraîneurs maison : Jean-Philippe Dinglor et Thierry Constant. La formule est presque magique. Le Flash enchaîne trois succès. Et patatras ! Le 7 avril, les Courneuviens sont éliminés dès leur premier match de coupe d'Europe, défaits à domicile 6 à 7 par Londres. « Nous n'avions pas assez travaillé tous ensemble, déplore Bruno Lacam-Caron, le manager. C'est sans regret. De toute façon, nous n'avions pas les armes pour aller loin en Europe. » Mais ça repart. Quatre succès plus loin, la qualification pour la phase finale du championnat de France en poche, le Flash n'a plus qu'à battre les Molosses d'Asnières pour s'assurer de recevoir les Spartiates d'Amiens en demi-finale, à Géo-André. Douche écossaise. D'habitude si inoffensifs, les « toutous » des Hauts-de-Seine font honneur à leur nom et chopent le Flash à la jugulaire. « Un relâchement coupable, regrette Bruno Lacam-Caron. On prend un touch-down à la dernière minute. » Bilan 20-16, et La Courneuve termine 3e, derrière Amiens, départagée au goal average particulier ( bilan des rencontres directes ). Il faudra aller faire un tour en Picardie pour la demi-finale. « Ce sera vraiment du 50-50. Aujourd'hui, tout le monde peut nous battre. Cette dernière défaite pourrait cependant nous aider, espère le manager. Ces dernières années, nous nous étions un peu habitués à l'inhabituel, et les joueurs aussi. Je sens les gars remobilisés et, si tout le monde s'investit, alors, on repassera devant tous les autres. » Même vieillissant, le Flash n'entend pas faire rimer saison de transition et abdication. À La Courneuve, la faim vient en mangeant. Si les Spartiates se laissent croquer, les Black Panthers de Thonon-les-Bains, probables finalistes, jamais sacrés et battus deux fois en finale ( 2007 et 2009 ) par les Courneuviens, peuvent trembler. Le Flash reprendrait bien une 10e part de gâteau.
Yann Lalande
infos +
Demi-finales championnat de France Élite : Spartiates d'Amiens – Flash La Courneuve, (samedi 9 juin à 19h) et Black Panthers Thonon-les-Bains – Dauphins Nice. Finale, samedi 23 juin, stade Charléty, à 15h.
Déjà deux titres
Les juniors n'ont pas fait dans le détail, en finale du championnat de France, le 27 mai, à Géo-André, en dominant Nice 66 à 6. Le Flash n'avait plus remporté le titre depuis 2007. De la joyeuse bande entraînée par Nicholas Simoneau et Samyr Hamoudi, on ressortira les très bonnes prestations de Jason Aguemon, Kevin Mwamba et Yoan Boireau. Ces trois joueurs finiront la saison dans le groupe Élite.
Les cheerleaders du club sont aussi devenues championnes de France. Le 26 mai, elles ont remporté le concours national de cheerdancing et représenteront la France au championnat d'Europe, le 30 juin, à Rimini. Un troisième titre est possible grâce à l'équipe de division 3, qui défiera les Warriors d'Avignon, le 10 juin, à 14h, sur la pelouse du stade Géo-André.
Résultats sportifs
Week-end des 26 et 27 mai
Football américain
• Finale Championnat de France Juniors : Flash-Dauphins : 66-6
Natation
> Championnats de France fédéraux FSGT :
• Minimes : Mickaël Nemtsev, médaille d'or en 200m nage libre.
• Poussins : Manel Kebdi, médaille d'or en 100 et 200m dos.
Tennis
> Seniors masculins, Excellence, Tremblay 2 – La Courneuve 1 : 3-4
> Seniors masculins, division 1, Sevran 1 – La Courneuve 1 : 0-5
> Seniors masculins, division 1, Montreuil Tennis Energy 1 – La Courneuve 3 : 6-1
> Seniors masculins, division 2, La Courneuve 4 – Clichy-sous-Bois 2 : 5-2
Week-end des 2 et 3 juin
Football
> Seniors, 3e division, La Courneuve – Plaine Victoire de Saint-Denis : 4-2
> - 17 ans, division Excellence, Saint-Denis – La Courneuve : 4-2
> - 19 ans, 1re division, La Courneuve – Clichy-sous-Bois : 2-2
Tennis
> Seniors féminines, division 2,
La Courneuve 1 – Rose des vents d'Aulnay-sous-Bois 2 : 4-1
> Seniors masculins, division 1,
La Courneuve 2 – CAT d'Aulnay-sous-Bois 2 : 6-1
> Seniors masculins, division 1, Bobigny 1 – La Courneuve 4 : 5-2
Nuttea et Flya en têtes d'affiches
La Fête de la musique fait son retour au stade Géo-André, le 20 juin, avec en fil rouge la diversité culturelle et générationnelle.
En 2010, Amel Bent et Alibi Montana avaient enflammé la foule, nombreuse, réunie sur l'habituelle aire de jeu du Flash. Deux ans après, la Ville réédite donc l'expérience, avec la volonté de réunir le plus grand nombre, tous milieux culturels et toutes générations confondus. Si Flya, remarquée pour son duo ragga Elle veut avec Taïro, parlera sans doute plus aux adolescents et aux jeunes adultes, Nuttea, figure phare de la scène reggae française au tournant des années 2000, ravivera les souvenirs des quadragénaires et des jeunes quinquas. Des problèmes de mémoire ? Mais si, souvenez-vous, Nuttea, c'était notamment un refrain : « Elle te rend dingue dingue dingue, quand elle a son poum-poum short, et ton problème, c'est simplement qu'elle s'en moque… » Les artistes locaux amateurs, qu'ils dansent ou chantent, seront aussi de la partie et auront droit à leur moment de gloire sur la grande scène. Enfin, un « Mur de la diversité » sera érigé pour promouvoir la richesse humaine courneuvienne, comme un contre-pied aux différents murs de la honte qui ont émaillé l'Histoire. Chacun pourra y inscrire un mot d'espoir. La musique adoucit vraiment les mœurs.
Yann Lalande
infos +
Mercredi 20 juin, stade Géo-André,
de 16h30 à 20h, gratuit.
16h30-17h30 : DJ Set. 17h30-18h30 : musique amateur avec des artistes locaux. 18h30-19h : danse amateur par les associations locales. 19h-20h : concerts de Nuttea, Flya et DJ Mosko. Restauration sur place par le Secours populaire français.
Les bénéfices seront reversés
aux Comores et au Mali.
photos : Les vedettes de la soirée : Nuttea, figure de la scène reggae française dans les années 2000, et Flya, remarquée pour son duo ragga Elle veut avec Taïro.
Centre dramatique
Théâtre des rues
Samedi 2 juin, les enfants des centres de loisirs Robespierre et Chaplin ont joué Coin de rue sur la scène du Centre dramatique.
Un peu de trac pour certains, pas du tout pour d'autres. Derniers instants de concentration et prise de souffle avant l'entrée en scène. Vers 15h, et devant une cinquantaine de personnes, Célia, Jason, Ayad et les autres déboulent sur la scène. « Rue Lacazette, sente de la Souche, rue Michelet… », les noms sont déclinés. C'est parti pour trente minutes de spectacle poétique et acrobatique. Les noms comme les idées s'enchaînent. Les enfants ont raconté leur vécu. Jason, jeune artiste, confie avoir « beaucoup regardé les panneaux sur le chemin du théâtre et de l'école ». « On devait faire une histoire avec les noms qu'on avait choisis », explique Ayad, qui participe pour la deuxième fois aux ateliers théâtre du Centre dramatique. Il se dégage du texte une profondeur. « Il faut partir des choses vues pour aller vers autre chose », dévoile Jean-Luc Mathevet, le comédien qui a encadré les 20 séances de travail. Dans la pièce, une dame mendie dans la rue un peu d'argent pour ses enfants. Et la chanson de Johnny Hallyday, Noir, c'est noir, vient ponctuer le texte. Le spectateur passe de scènes improvisées à des textes d'auteurs. On pense aussi à la chanson de Charles Trenet, « Je me souviens d'un coin de rue, aujourd'hui disparu… » Le quartier défavorisé, décrit dans la chanson, reste d'actualité. Pour Jean-Luc, « vivre en groupe et créer des images sur scène est un exercice exigeant. L'apprentissage du regard sur les autres, la conscience du collectif sont formateurs ». Un parcours où chacun donne le nom de sa rue, pour finir sur la place de la Fraternité.
Christophe Barette
photo : Avant l'entrée en scène, les dernières recommandations de Nageth, l'une des deux animatrices. © Hélène Jayet
Coup de théâtre
Avis aux amateurs de spectacle vivant : le Centre dramatique reprend la pièce jouée en janvier au Centre culturel, La Tête des autres, de Marcel Aymé. Trois représentations en plein air vous sont proposées à 21h30, le 21 juin au Jardin du dahlia, le 22 juin à l'école Paul-Doumer et le 23 juin à l'école Joséphine-Baker.
Tarif unique : 3€.
Renseignements et réservations : 01 48 36 11 44.
À l’Étoile
Tous les films du 7 au 20 juin 2012
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel de ville
Tous les films sur répondeur au 01 48 35 23 04
et sur www.ville-la-courneuve.fr
[D] Soirée découverte, tarif unique 3€
[J] Film Jeune public
(*) Entrée libre et gratuite
[AD] Films d’actualités démocratiques en avant-programme d’un film par semaine
Prix : tarif plein 5,50€ - tarif réduit 4,50€
tarif abonné 4€- tarif abonné jeune public, groupes 2,40€ - associations 3,50€
Tarif unique : 4,55€ à toutes les séances du
mercredi et celles de 15h et 18h le vendredi.
FESTIVAL COTÉ COURT,
HORS LES MURS
L'Écran des enfants : Le Studio Aardman animations [J]
Royaume-Uni, de 1989 à 1994, 1h04 (VF). Sam.9 à 14h30.
Moonrise Kingdom
États-Unis, 2012, 1h35. De Wes Anderson, avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray. Film d'ouverture, Festival de Cannes 2012. Vend.8 à 12h [D] et 20h30, sam.9 à 16h30 (VF), dim.10 à 14h (VF), lun.11 à 20h30 [D].
CINÉ-CLUB
French Cancan
France, 1955, 1h48. De Jean Renoir, avec Jean Gabin, Françoise Arnoul. Vend.8 à 14h, ciné-thé [D]. Tarif unique : 3€. Mar.12 à 20h30.
Indian Palace
Grande-Bretagne, 2012, 2h05 (VO). De John Madden, avec Judi Dench, Bill Nighy. Vend.8 à 16h, sam.9 à 20h30, lun.11 à 16h30, mar.12 à 16h.
Cosmopolis
États-Unis, 2012, 1h48 (VO). De David Cronenberg, avec Robert Pattinson, Juliette Binoche. Sélection officielle, Festival de Cannes 2012. Vend.8 à 18h30, sam.9 à 18h30, dim.10 à 15h30, lun.11 à 18h30, mar.12 à 18h30.
TOUS LES CINEMAS DU MONDE :
LA GRÈCE
Paysage dans le brouillard
Grèce, 1988, 2h (VO). De Théo Angelopoulos, avec Tania Paleologou, Michalis Zeke. Projection suivie d'un débat avec Nadia Meflah, critique de cinéma. Séance unique : dim.10 à 17h30. Tarif : 3€.
Zarafa [J]
France, 2011, 1h18. De Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie. Mer.13 à 14h, sam.16 à 14h, dim.17 à 14h30.
De rouille et d'os
France, 2012, 1h58. De Jacques Audiard, avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts. Compétiton officielle, Festival de Cannes 2012. Mer.13 à 15h30 et 20h30, vend.15 à 16h30, sam.16 à 18h, dim.17 à 16h, lun.18 à 20h30 [D], mar.19 à 18h30.
Sur la route
Etats-Unis, 2012, 2h17 (VO). De Walter Salles, avec Sam Riley, Kristen Stewart. Compétition officielle, Festival de Cannes 2012. Mer.13 à 17h30, sam.16 à 15h30, dim.17 à 18h, lun.18 à 18h, mar.19 à 20h30.
COULEURS DU MONDE
Paï
Nouvelle-Zélande, 2003, 1h41 (VF). De Niki Caro, avec Keisha Castle-Hughes, Rawin Paratene. Séance unique : vend.15. Pot de bienvenue à 19h30, film à 20h. Apporter un plat à partager avec les autres spectateurs, à l'issue de la projection. Tarif : 2,50€.
CARTE BLANCHE A BR FILMS
Vettai
Inde, 2012, 2h20 (VO sous-titrée français). De Linguswamy, avec Madhavan, Arya, Sameera reddy. Sam.16 à 20h30.
Madagascar 3 : Bons baisers d'Europe [J]
États-Unis, 2012, 1h30 (VF, 3D, 2D). De Eric Darnell, Tom McGrath, Conrad Vernon. Sélection officielle, hors compétition, Festival de Cannes 2012. Mer.20 à 14h (2D) et 18h30 (3D). Attention : supplément de 1€ pour la 3D.
Prometheus
États-Unis, 2012, 2h03 (VF, 3D). De Ridley Scott, avec Michael Fassbender, Noomi Rapace. Mer.20 à 16h et 20h30. Attention : supplément de 1€ pour la 3D.
BLOC-NOTES Haut de page
Naissances
Avril
18 • Akelash Mahadevan
25 • Rose-Marie Hortica
26 • Jalis Bait
27 • Abdul-Rehman Attequr
27 • Keruthikran Ponniah
29 • Sophie Amarouchene
30 • Maysoon Bounamcha
Mai
1er • Maria Berkane
2 • Cécilia Boog Bassom Bantock
3 • Bochra Boudjemâ
Mariages
• Safa Amara et Faouzi Benachour
• Inna Ciorpita et Gheorghii Andronic
• Prema Domun et Vimal-Coumar Marc
• Olfa Halloumi et Riadh Barbouchi
• Lynda Khorsi et Kays Lajimi
• Nawel Talmatkadi et Mehdy Khorchid
• Vinothini Vignarajah et Kumaresh Manickalingam
Décès
• Kamel Bouteldja
• Ourida Dougarem
• Lucienne Faucheux
• Abderrazak Troudi
Numéros utiles
Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison :
Hôpital Fernand-Widal
Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins :
24h/24 et 7 jours/7
Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer
de La Courneuve :
06 21 21 39 35
ou 06 21 21 39 38
Solitude écoute (pour les plus de 50 ans) N° Vert 0 800 47 47 88 (gratuit depuis un fixe)
Commissariat
de police :
place du Pommier-de-bois
Tél. : 01 43 11 77 30
Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00,
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute,
au
0 800 54 76 98 (appel gratuit).
Permanences des élus
• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous au
01 49 92 60 00.
• M. le député Daniel Goldberg reçoit en mairie sur rendez-vous au 01 40 63 93 26,
ainsi que sans
rendez-vous tous
les 2e vendredis du mois de 16h à 18h ( après 17h, entrée côté square Jean-Moulin
• M. le conseiller général, Stéphane Troussel, reçoit
le mercredi sur rendez-vous
au 01 43 93 93 75.
Plaine
Commune
21, av. J.-Rimet 93 218 Saint-Denis cedex
Tél. : 01 55 93 55 55
Marché couvert
des Quatre-Routes
Les mardis, vendredis et dimanches matin
Dépannages
EDF : 0 810 333 093
GDF : 0 810 433 093
Pharmacie
de garde
Tous les dimanches et jours fériés 2012: Bodokh.
74, av. Jean-Jaurès
à Pantin
Tél. : 01 48 45 73 71
Collecte des déchets : Allo Agglo 0 800 074 904
Assurance retraite : depuis le 1er juillet un nouveau numéro est à votre disposition : 39 60 (2,8 centimes d’euro en heures pleines).
De Visu
Un voyage à Bilbao à gagner
Le jeu-concours estival de l'office de tourisme de Seine-Saint-Denis est de retour à partir du
15 juin, et ce, jusqu'au 31 août. À la clé, un voyage de trois jours à Bilbao pour quatre personnes d'une valeur de 2 500€ et de nombreux autres lots (vélos, repas au restaurant, croisières et visites…).
Comment jouer ?
1) Amusez-vous à répondre aux 20 questions du quiz-découverte « Made in Seine-Saint-Denis »
2) Faites le jeu de piste « Voyage dans le quartier du Bas-Montreuil »
Comment participer ?
Chaque candidat doit se procurer son livret-jeu dans les offices de tourisme, mairies, médiathèques, lieux culturels ou sur les sites Internet www.tourisme93.com ou www.seine-saint-denis.fr
Ce livret-jeu est composé du quiz-découverte « Made in Seine-Saint-Denis », du carnet de route pour le jeu de piste « Voyage dans le quartier du Bas-Montreuil » et du bulletin-réponse
qui devra être renvoyé par voie postale, à l'adresse ci-dessous, au plus tard le 31 août 2012
(le cachet de La Poste faisant foi).
De Visu
Jeu-concours du patrimoine de la Seine-Saint-Denis
Comité départemental du tourisme
140, avenue Jean-Lolive
93695 Pantin Cedex
En bonus : un jeu-concours hebdomadaire, en partenariat avec Le Parisien
Tous les vendredis à partir du 29 juin, l'une des 20 questions du quiz-découverte « Made in Seine-Saint-Denis » sera posée dans l'édition de Seine-Saint-Denis du Parisien. Un article, dans lequel se glisseront des indices, vous aidera à y répondre. En parallèle, une visite gratuite, en rapport avec la question posée, sera proposée par Seine-Saint-Denis Tourisme. À gagner, chaque semaine, après tirage au sort : un appareil photo numérique d'une valeur de 100€.
Errata
• L'article « Les sept clichés capitaux » paru en page 9 du n° 359 de Regards comportait une erreur : le malayalam n'est pas une langue de Cochinchine (Vietnam), mais la langue parlée à Cochin, capitale commerciale de l'État du Kerala, dans le sud de l'Inde.
• Une erreur s'est également glissée en page 3 de Regards n° 358. La cérémonie organisée à La Courneuve en mémoire du 8 mai 1945 ne commémorait pas la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie.
Nous vous prions de nous excuser pour ces deux erreurs.
C'ÉTAIT Haut de page
La première balayeuse de la ville en 1955
La propreté a longtemps été une compétence communale avant d'être transférée à la communauté d'agglomération en 2005. Le cantonnier qui nettoie et entretient la voirie est l'archétype du fonctionnaire communal au même titre que le secrétaire de mairie. Nettoyage, éclairage et sécurité sont les piliers de l'administration moderne. Mais l'entretien a subi de nombreuses modifications. La rareté de la main-d'œuvre dans les années 1950 et l'exigence de qualité conduit la ville à acheter une balayeuse « aspiratrice de caniveaux » en décembre 1955. C'est la société Berliet qui remporte alors le marché autant pour la qualité du matériel, que pour le SAV et les modalités de paiement. Le matériel n'a cessé de se perfectionner et c'est aujourd'hui Plaine Commune qui se charge des investissements et achète les nouvelles balayeuses. Nous suivons parfois du regard ces curieuses machines et l'étonnant ballet qui se joue avec des souffleuses ou des jets d'eau. La machine ne fait pas tout. La propreté est une exigence et une nécessité où l'homme joue encore un rôle indispensable.
Jean-Michel Roy, historien, responsable de l'unité Patrimoine et arts visuels © Service Documentation/archives
L’AGENDA Haut de page
8 juin
Ciné-thé
Projection, en direction des seniors, du film French Cancan de Jean Renoir.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, à 14h.
8 juin
Memory #6
Spectacle de danse intergénérationnel.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 19h30. Tarif : 2,50€.
Du 9 au 23 juin
Fête des écoles
9 juin
• Kermesse de l'école Joséphine-Baker, de 9h à 12h.
• Spectacle de l'école maternelle Paul-Langevin, au gymnase Antonin-Magne, de 8h30 à 12h.
• Kermesse de l'école maternelle Saint-Exupéry, de 9h à 13h.
• Exposition à l'école maternelle Rosenberg, de 10h à 12h.
15 juin
• Kermesse de l'école élémentaire Saint-Exupéry, de 13h à 16h30.
16 juin
• Spectacle de l'école élémentaire Charlie-Chaplin, au gymnase Antonin-Magne, de 10h à 12h.
• Kermesse de l'école Anatole-France, à la Maison pour tous, de 8h30 à 19h.
• Spectacle de l'école élémentaire Anatole-France, de 8h30 à 11h30.
• Kermesse de l'école élémentaire Louise-Michel, de 11h à 16h.
• Spectacle de l'école maternelle Robespierre, au gymnase El-Ouafi, de 8h30 à 12h.
• Kermesse de l'école maternelle Raymond-Poincaré, de 9h à 14h.
• Spectacle de l'école maternelle Louise-Michel, salle des Fêtes de l'Hôtel de ville, de 9h à 12h.
• Kermesse de l'école élémentaire Paul-Doumer, de 9h à 12h.
22 juin
• Spectacle de l'école élémentaire Jules-Vallès, salle des Fêtes de l'Hôtel de ville, de 18h à 23h.
23 juin
• Spectacle de l'école élémentaire Robespierre, centre culturel Jean-Houdremont, de 9h à 12h.
• Spectacle de l'école élémentaire Joliot-Curie, salle des Fêtes de l'Hôtel de ville, de 8h30 à 13h.
+infos
9 juin
Inauguration d'une fresque murale restaurée
En présence de l'auteur, l'artiste courneuvien André Castinel.
École maternelle Rosenberg, à 11h30.
9 juin
L'Algérie indépendante
a 50 ans
Discussion avec les historiens Sylvie Thénault, Gilles Manceron et Jean-Pierre Peyroulou.
Librairie La Traverse, 7, allée des Tilleuls, à 15h.
9 juin
Concert
La Croche Chœur et l'orchestre Menuet proposent le Stabat Mater de Pergolèse.
Conservatoire de La Courneuve, auditorium Erik-Satie, à 17h. Entrée libre.
9 juin
Rencontre avec une médiatrice culturelle
Cette rencontre, avant l'installation de l'œuvre monumentale de Roland Brice, place du Pommier-de-Bois, sera l'occasion de comprendre la pratique de l'artiste.
Salle Philippe-Roux, à 18h30.
10 juin et 17 juin
Élections législatives
Rendez-vous dans vos bureaux de vote respectifs, de 8h à 20h.
10 juin
Paysage dans le brouillard
Dans le cadre de « Tous les cinémas du monde », projection du film grec Paysage dans le brouillard, de Theo Angelopoulos.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, à 17h30. Tarif : 3€.
13 juin
Visite du musée de la Préhistoire
En direction des seniors, visite du musée de la Préhistoire de Nemours. Prévoir un pique-nique.
Rendez-vous à 9h30, devant la Maison Marcel-Paul. Retour prévu à 18h. Tarif : 4€.
14 juin
Spectacle Padodo
Festivités suivies d'un apéritif pour les familles de la crèche dont les enfants entrent à l'école maternelle.
Crèche familiale, 109, av. Jean-Jaurès, à 17h30.
15 juin
Cinéma aux « Couleurs du monde »
Projection, à 20h, du film Paï, de Niki Caro. Venez voir le film et apportez un plat à partager à l'issue de la projection.
Rendez-vous à 19h30, au cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, pour un pot de bienvenue. Tarif : 2,50€.
16 juin
Ateliers créatifs
Présentation d'ateliers créatifs animés par les assistantes maternelles, avec la participation des familles, de 9h à 10h30, suivie d'un spectacle musical jusqu'à 11h30 et d'une collation de 11h30 à 12h30.
Relais assistantes maternelles,
109, av. Jean-Jaurès.
16 juin
Fête de l'Emeps
Gymnase Jean-Guimier, de 10h30 à 17h30.
16 et 17 juin
Tempo en fête
L'association propose des spectacles de danse sur les deux jours.
Centre culturel Jean-Houdremont,
le samedi 16 juin à 19h et le dimanche 17 à 14h.
16 juin
La séance de BR Films
La société de distribution de films indiens et tamouls, basée à La Courneuve, propose la projection du film Vettai, de Linguswamy.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès, à 20h30.
19 juin
Concert de percussions
Projet Steel Drum avec les classes à horaires aménagés musique (Cham) Musiques du monde, les 3e Segpa du collège Politzer et des élèves de CM2 de La Courneuve.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 19h30.
20 juin
Vaccinations
Séances de vaccinations ouvertes aux enfants à partir de 6 ans, ainsi qu'aux adultes.
Salle de PMI au 2e étage du Centre municipal de santé (CMS), de 13h30 à 15h30.
20 et 22 juin
Permanences de la CAPS
Deux permanences sont mises en place, afin de faire un point sur l'avancement de la commercialisation des appartements à vendre en accession sociale.
Salle Philippe-Roux, de 18h à 20h. Renseignements au 01 49 92 60 73 ou 01 82 46 68 04.
20 juin
Fête de la musique
Concerts et animations.
Stade Géo-André, de 16h30 à 20h.
+infos
21, 22 et 23 juin
Coup de théâtre dans les quartiers
Pour la 7e édition du festival, le Centre dramatique de La Courneuve propose aux Courneuviens sa dernière pièce, La Tête des autres, d'après l'œuvre de Marcel Aymé.
Le 21 au Jardin du dahlia,
10 bis, rue Edgar-Quinet, à 21h30 ;
le 22 à l'école Paul-Doumer, à 21h30 ;
le 23 à l'école Joséphine-Baker,
à 21h30. Réservations
au 01 48 36 11 44. Tarif : 3€.
21 au 29 juin
Exposition École et cinéma
Exposition des travaux des élèves inscrits dans le dispositif d'éducation à l'image École et cinéma.
Hall de l'Hôtel de ville.
Vernissage le 21 juin à 18h.
22 juin
Activité de création
En direction des seniors, mise en place d'un atelier d'expression (collages, peinture).
Maison Marcel-Paul, à 10h. Renseignements au 01 43 11 80 62.
22 juin
Marley
À l'occasion de la Fête de la musique, projection du documentaire Marley, de Kevin MacDonald, suivie d'un débat avec Bruno Blum, journaliste, spécialiste de la musique jamaïcaine.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès,
à 20h30. Tarif : 3€.
24 juin
À la recherche du blongios
Partons à la recherche du blongios nain (espèce de héron), animal emblématique du parc de La Courneuve.
Parc départemental Georges-Valbon, de 9h30 à 12h30.
Inscription obligatoire
au 01 43 11 13 00.
24 juin
Un dimanche à la campagne
Pique-nique et activités diverses au château de Trilbardou. Cars gratuits à disposition des participants.
Inscriptions dans les services municipaux et sur le site
www.ville-la-courneuve.fr
Jusqu'au 1er juillet
Exposition Les Coulisses de la photographie animalière
Les meilleurs tuyaux de spécialistes
pour obtenir la photographie de l'animal sauvage dans son contexte naturel.
Vous apprendrez tout sur l'art du camouflage, l'aménagement d'un terrier à taille humaine, etc.
Maison Édouard-Glissant,
parc départemental Georges-Valbon, tous les mercredis, samedis
et dimanches de 14h à 19h.
UN CERTAIN REGARD Haut de page
Léon Mendy, président du club de boxe thaïe Derek Boxing
« Il m'arrivait de m'entraîner
au côté de Madjer et Fernandez »
À 52 ans, Léon Mendy est une véritable institution du Derek Boxing. Arrivé il y a vingt-sept ans, un peu par hasard, il n'a, depuis, commis aucune infidélité au club de son cœur et de sa ville. Sportif invétéré, le Courneuvien n'était pourtant pas prédestiné à évoluer dans l'univers de la boxe thaïe. Passionné de football, sport qu'il pratique depuis sa tendre enfance, Léon Mendy a joué, entre 1976 et 1985, dans des clubs mythiques de la Capitale, tels que le Stade Français et le Matra Racing. Retour sur une carrière prometteuse, brisée par une blessure.
Je suis arrivé du Sénégal à l'âge de trois ans, avec mon frère aîné, pour rejoindre mon père à Paris. Ma mère n'ayant pas pu venir en France, il s'est occupé seul de nous. Vu qu'il travaillait beaucoup, l'assistance sociale a décidé de nous placer dans une pension, dans le sud de la France, à Roquebrune-Cap-Martin, une ville située à proximité de Monaco. Je n'avais que cinq ans et ce fut un véritable choc. J'y ai passé six longues années. C'est d'ailleurs là-bas que je me suis pris de passion pour le sport. J'ai pratiqué de nombreuses disciplines au sein du club de l'AS Monaco. J'ai commencé par le judo, puis j'ai enchaîné avec l'athlétisme et la natation, avant de me consacrer au football. À onze ans, j'ai tout quitté lorsque mon père a pu nous récupérer avec mon frère. Il avait obtenu un appartement à La Courneuve, à la barre Debussy. Ma mère l'avait rejoint et, pour la première fois, la famille était enfin au complet. J'étais un peu largué à l'école, car j'avais été déscolarisé dans le Sud, durant de longs mois, suite à une maladie. Je me suis donc retrouvé en CM2 à La Courneuve, mais je n'avais pas la tête dans les études.
Je suis entré dans la vie active à 16 ans, un peu bêtement, en suivant les recommandations de la conseillère d'orientation. J'ai donc enchaîné les petits boulots. Parallèlement à cela, je passais mon temps à jouer au football. C'était ma grande passion. Je jouais avec l'équipe A du Stade Français. J'avais été surclassé par mon entraîneur, qui croyait énormément en moi. Je me souviens, à l'époque, je travaillais en tant que glacier au Café de la Paix, à Paris, et, à cause de mes services nocturnes, j'étais parfois obligé de rater les entraînements. Le président du club, Monsieur Lamoureux, qui m'appréciait beaucoup, m'a donc demandé de quitter mon poste et il m'a fait recruter en tant qu'électricien du bâtiment dans une grande société. Je n'avais aucune formation et j'ai appris sur le tas, au côté des anciens. Ce métier me plaisait beaucoup, car on terminait la journée assez tôt, et donc, cela me permettait de concilier le travail et le football.
«Je n'arrivais pas à choisir entre
la boxe thaïe
et le football »
J'ai ainsi pu me concentrer sur ma carrière et jouer, entre 1978 et 1980, plusieurs matchs en D2. Puis, en 1984, j'ai été transféré au Matra Racing. Je jouais en D3, mais il m'arrivait de m'entraîner avec l'équipe 1, au côté de grandes stars comme Mabrouk Madjer ou Luis Fernandez. C'était vraiment une superbe période, le football prenait toute ma vie. Tout se passait bien, puis, suite à une dispute avec un joueur, j'ai été pris en grippe par l'entraîneur et, de là, il m'a progressivement écarté du groupe. J'ai donc commencé à moins venir aux entraînements et c'est à ce moment que j'ai découvert la boxe thaïe et le Derek Boxing. J'étais alors âgé de 25 ans, et j'étais surtout attiré par le côté physique des entraînements. J'étais impressionné par la musculature des boxeurs et j'ai donc demandé aux présidents de l'époque, les frères Desjardins, si je pouvais assister à la fin des entraînements pour entretenir ma forme physique. Au départ, il était hors de question que je me mette à boxer. Puis, au bout de huit mois, j'ai souhaité enfiler des gants et participer au tournoi interclubs. J'ai donc fait mon premier combat en 1985 et, depuis, je n'ai plus jamais arrêté de boxer. Je me suis pris de passion pour ce sport, tellement il était enivrant. À cette époque, j'avais quitté le Matra pour un club moins prestigieux, au Bourget. J'étais donc face à un dilemme, car je n'arrivais pas à choisir entre la boxe thaïe et le football, jusqu'au jour où j'ai eu un grave accident, lors d'un match amical, en 1987. Un tacle assassin a causé la rupture des ligaments croisés externes de mon genou droit, ainsi que l'arrachement du tendon rotulien. Autant dire que mon genou était complètement bousillé. J'ai subi plusieurs interventions chirurgicales. Durant sept mois, j'ai été contraint d'arrêter toute activité physique, je ne pouvais pas non plus aller travailler. Ce fut une période très difficile, et j'ai dû me résoudre à arrêter ma carrière en 1989. J'étais promis à un bel avenir, mais le destin en a voulu autrement.
Les frères Desjardins, fondateurs du club, m'ont donc proposé de devenir entraîneur au Derek Boxing, et j'ai immédiatement accepté, car cela me permettait de garder un pied sur le ring. Le début des années 1990, c'était l'apogée de la boxe thaïe. On pouvait me voir sur Canal+ ou Eurosport, en train de coacher de grands champions. Ce sport m'a beaucoup apporté et m'a permis de voyager aux quatre coins du monde. Le Derek est une grande famille ; il existe un lien et une complicité exceptionnels entre les coachs et les élèves. Je me suis donc occupé du club avec eux, jusqu'à leur départ, en 1995. J'ai décidé de reprendre le club avec d'anciens boxeurs, et cela fait maintenant plus de dix-sept ans que l'on se bat pour faire connaître le Derek et porter haut les couleurs de La Courneuve.
Propos recueillis par Siham Bounaïm
© Virginie Salot