REGARDS Le journal de La Courneuve l N°362 du jeudi 5 au mercredi 18 juillet 2012
ARRÊT SUR IMAGES Haut de page
Un beau coup
Les trois représentations de Coup de théâtre dans les quartiers (ici, au jardin du Dahlia,
le 21 juin) par la troupe du Centre dramatique ont fait le plein à chaque fois. © Fabrice Gaboriau + photos : www.ville-la-courneuve.fr
Ils ont la flamme
La journée de clôture des Olympiades scolaires a réuni toutes
les classes de CE2 et CM1 au stade Géo-André. © Virginie Salot
« Destinés, on était tous les deux destinés… »
Le fameux slow de Guy Marchand n'a pas eu voix au chapitre pour le bal du lycée Jacques-Brel, le 29 juin. Désormais, on voit si le courant passe
par téléphone interposé. © Pascal Dacasa
40 ans pour le Cercle des nageurs
courneuviens (CNC), le 30 juin,
au gymnase
Jean-Guimier. © F. G.
La fête est moins « foule »
La Fête de la musique s'est déroulée sous
un beau soleil, le 20 juin, à Géo-André.
Mais amateurs et têtes d'affiche (Flya, Nuttea) n'ont pas attiré la foule des grands soirs. © Thierry Mamberti + photos : www.ville-la-courneuve.fr
Décors de cinéma
Pendant une semaine, le hall de l'Hôtel de ville a hébergé l'exposition du dispositif École et cinéma. Les décors présentés étaient le fruit du travail de
900 enfants des écoles primaires. © F. G.
Centre administratif : les choses se précisent
Les travaux de terrassement en vue de l'installation
de structures modulaires qui hébergeront les services municipaux pendant la durée des travaux ont bien avancé. Les modulaires seront livrés
en octobre. © V. S.
Ça mouline
Soirée « accélérateur de projets » autour de l'avenir du moulin Fayvon et de l'association Face, en présence de nombreux décideurs, le lundi 25 juin. Maintenant, place aux groupes de réflexion. © P. D.
La cigarette,
c'est pas chouette !
La lauréate de l'édition 2012
du concours antitabac organisé par le Centre municipal de santé en direction des classes de CM2 et sa dauphine ont été récompensées le 19 juin. Son affiche ornera les murs de
la ville au printemps prochain. © V. S.
Pass'Sport pour l'emploi
Le sport pour rompre la glace, avant le parrainage
du demandeur d'emploi par
le professionnel : telle est la recette mise en œuvre le 28 juin, au gymnase Béatrice-Hess, par les services de Plaine Commune. © V. S.
Coordination Yann Lalande
À MON AVIS Haut de page
Gilles Poux,
maire
Enraciner la fraternité avec l'Algérie
Au moment où paraît ce numéro de Regards, le 5 juillet 2012, il y a 50 ans jour pour jour,
le 5 juillet 1962, l'Algérie proclamait son indépendance.
On peut imaginer la liesse qui fut la leur après huit années de guerre, parfois sordide, et les 132 années
de colonisation française.
Notre propre libération du joug nazi, le 8 mai 1945, a sans nul doute renforcé cette exigence naturelle des peuples à disposer de leur destin, de leur avenir.
Rétrospectivement, on a du mal à accepter que ce même 8 mai 1945, à Sétif, face à cette exigence de liberté que nous fêtions en France, l'armée française réprimait dans le sang une manifestation pacifiste du peuple algérien qui revendiquait cette même liberté.
Alors, au moment où nous sentons, plus que jamais, que nous vivons tous sur une même planète, que l'avenir de celle-ci ne peut être que le résultat de notre capacité à vivre en paix, dans un respect mutuel nourri par la coopération entre les peuples, ne négligeons pas notre passé.
Regarder notre histoire avec lucidité, reconnaître nos responsabilités, ça n'est pas seulement de la repentance, c'est permettre à chaque peuple, à chaque État, et singulièrement au nôtre, de devenir adulte.
Il est temps que ce passé soit pris en compte et qu'une coopération se développe sur les plans culturel, économique (pas sur une base colonialiste, mais réciproquement avantageuse), scientifique… Pour ma part, je souhaiterais que nous puissions créer les conditions d'un partenariat avec un lieu qui puisse enraciner, à La Courneuve, la fraternité avec l'Algérie.
Il est urgent de construire ces passerelles d'amitié et d'égalité entre nos deux peuples.
photo © V.S.
L’ACTUALITÉ Haut de page
Jeunesse
La Courneuve, cité des anges
Moment de détente garanti, avec le spectacle comique Les Anges du rire, à l'affiche du Centre culturel Jean-Houdremont, le 22 juin.
Des scènes de la vie quotidienne interprétées par une vingtaine d'enfants, âgés de 9 à 13 ans, sous la direction de Farid Abdelkrim. Le 24 juin, Les Anges du rire ont incarné le bien et le mal, en terminant chaque histoire par une morale. Cette 2e édition a été marquée par des thématiques sociétales comme la réussite, l'apparence ou la solidarité. Tout au long de l'année, les groupes de Guy-Môquet et d'Anatole-France se sont retrouvés chaque semaine pour coécrire des textes, apprendre à jouer et à évoluer sur scène. Ces ateliers étaient, pour Farid, l'occasion d'apprendre aux participants « l'importance du travail, de la discipline », nécessaires à l'accomplissement des passions. Les fans de Jamel et de Kev Adams « ont vite compris qu'il ne suffisait pas de faire le pitre sur scène », ajoute Farid. Animé par le désir de « démocratiser les arts », l'humoriste aspire également à faire connaître la musique classique aux enfants de la ville. Un jour qu'il pianotait sur l'instrument qui trône à l'espace Guy-Môquet, dans la plus grande indifférence, Farid a constaté un fossé : « Beaucoup de jeunes estiment que les arts classiques sont hors de leur portée. Il faut que les choses changent. » La troupe semble réceptive au travail accompli, puisque Mariam dit ressembler « de moins en moins aux personnages » qu'elle interprète. Dans les coulisses, l'artiste et ses copines clament : « On est tous égaux ! » De l'art ludique et productif.
Charlotte Bocquenet
photo : Deuxième année de collaboration
entre les espaces Jeunesse et l'humoriste
Farid Abdelkrim et franc succès,
le 22 juin, pour Les Anges du rire. © Thierry Mamberti + photos : www.ville-la-courneuve.fr
Jumelage
Un voyage solidaire
Des jeunes de 17 à 25 ans auront la chance de
se rendre cet été à Yako, une ville du Burkina Faso jumelée à La Courneuve, dans le cadre d'un séjour solidaire organisé par le service Jeunesse.
Mis en place par le service Jeunesse, le projet Yako s'articule autour de quatre valeurs : solidarité, échange, soutien et amitié. « J'ai eu connaissance de ce voyage par les animateurs. Ce sera l'occasion de me rendre utile auprès de ma ville en participant à un projet de solidarité », explique Kadiatou, une jeune femme de 22 ans. C'est pourquoi, depuis plus d'un an, toute l'équipe s'organise au mieux pour récolter vêtements, petit matériel médical, fournitures scolaires ou encore jouets, qu'elle distribuera une fois sur place. Sans oublier les buvettes tenues ces derniers mois, afin de recueillir des fonds. Fête de la musique, tournoi de football, spectacle, bal de lycée… Toutes les occasions ont été bonnes pour sensibiliser le public à ce séjour solidaire. Au mois de juillet, ce seront donc 15 jeunes qui se rendront pour deux semaines au Burkina Faso, accompagnés d'encadrants, de membres associatifs et d'élus de La Courneuve. Visite de sites et de monuments, échanges avec les artisans, remise et distribution des collectes aux associations locales et aux familles, rencontres avec les élus de la ville… Le programme promet d'être à la fois riche et enrichissant. Ce n'est pas Yassine, un membre de la délégation âgé de 19 ans, qui dira le contraire : « Je pense que, quand je reviendrai, je n'aurai plus la même mentalité. Je suis sûr que ce voyage va me changer. En voyant comment ils vivent, je me rendrai compte de toutes les facilités qu'on a ici. » D'ailleurs, chacun des participants pourra noter ses impressions dans un carnet de bord qu'il tiendra au quotidien. Après tout, ne dit-on pas que ce sont les voyages qui forment la jeunesse ?
Nadia Bijarch
photo : À l'occasion du tournoi de l'association Bon Lieu,
le 24 juin, au stade
Nelson-Mandela, les jeunes qui iront à Yako vendaient sandwichs et boissons
pour financer le séjour. © Hélène Jayet
Centre social
Le nez à la fenêtre
Le centre social Couleurs du monde reste actif en juillet… Et, nouveauté, propose des animations de rue les mercredis et vendredis.
Les vacances attendront le mois d'août pour l'équipe du Centre social. Une excellente nouvelle pour les Courneuviens qui passeront leurs congés de juillet à La Courneuve. Grande nouveauté de cet été 2012 : les animations de rue (sur le parvis, devant le Centre municipal de santé), gratuites, pour toute la famille, les mercredis et vendredis de 15h à 17h, à compter du
11 juillet. Une initiative rendue possible par les partenariats noués avec les services municipaux, ainsi qu'avec les associations Ar'Jeux, Les Croquantes, Rire et s'épanouir ensemble et la fondation Jeunesse feu vert. « C'est l'occasion, pour le Centre social, de se faire davantage connaître et de lancer des nouveaux projets avec nos partenaires, explique Yann Deshaies, son nouveau directeur. Les Courneuviens en profiteront pour découvrir ce que l'on peut proposer. »
Rappelons que la Halte-jeux (0-3 ans) reste ouverte tous les mardis et jeudis du mois de juillet pour les enfants déjà inscrits. Les inscriptions pour le Club ados (12-17 ans) se feront le lundi 9 juillet à 10h.
Les ateliers cartonnage et marche nordique se poursuivent tout le mois de juillet.
En partenariat avec le service des Sports, des animations sportives sont au programme chaque mardi, de 15h à 17h.
Spécial été : l'atelier cuisine et le ciné-club se déroulent chaque lundi, de 13h30 à 16h30 pour le premier, et de 17h à 19h pour le second.
Enfin, trois sorties sont au menu les jeudis : le 12 juillet à la base de loisirs de Cergy-Pontoise, le 19 juillet à la base de loisirs de Jablines et le 26 juillet à Provins (cité médiévale et spectacle de chevaliers). Les vacances auront droit de cité, partout en ville, en juillet.
Yann Lalande
infos +
Centre social Couleurs du monde,
22, av. du Général-Leclerc.
Rens. : 01 48 36 65 99. À l'exception des animations de rue, l'adhésion au Centre
social (3,80€ par famille) et l'inscription sont obligatoires pour participer aux activités.
photo : L'atelier de marche nordique se poursuit tout le mois de juillet. © Virginie Salot
Travaux
Tranchées dans le vif
Une grande partie des rues de notre ville sont parcourues de tranchées.
Le but ? Intervenir sur les différents réseaux pour améliorer la vie quotidienne.
Des dizaines et des dizaines de tranchées dans la ville… D'aucuns, songeurs, peuvent s'imaginer faire un retour en arrière de près d'un siècle et se retrouver parmi les « poilus » de l'époque. Eh bien, rassurons-les, ce sont tout simplement des travaux sur les réseaux urbains. « Plusieurs grands travaux d'assainissement et de raccordement sont en cours dans plusieurs secteurs de la ville, indique Vinote Sivaprakassam, technicien au service Voiries et réseaux de l'unité territoriale La Courneuve-Plaine Commune. Les principaux concernent le centre de données informatiques Data Center, ainsi que plusieurs rues du centre-ville et du quartier de la gare. »
Au Data Center, l'entreprise RPS intervient pour le compte de la Sipartech, en effectuant des travaux de tirage de fibres optiques. Les travaux s'effectuent dans les rues de la Tréfilerie, Rateau et Voltaire. Ils cesseront fin juillet. Des travaux d'extension du réseau électrique entrepris par la Sobeca pour ERDF se déroulent, jusqu'au 29 juillet, rues du Général-Schramm, Jules-Ferry, de la Convention et Émile-Zola, et avenue Victor-Hugo. « Mais la liste ne s'arrête pas là, souligne Vinote Sivaprakassam. Elle se poursuit avec les travaux de fibres optiques pour le compte du Conseil général, tout le long de l'avenue Paul-Vaillant-Couturier. Ce sont les entreprises Satelec et Eiffage Énergie qui ont été choisies. » N'oublions pas l'entreprise BIR, qui intervient jusqu'au 27 juillet pour ERDF, afin d'alimenter en électricité les 35 nouveaux logements rues des Francs-Tireurs, de Valmy et Jollois. Toujours rue de Valmy, Eiffage Travaux Publics a ouvert un chantier qui durera jusqu'au 30 septembre, pour la mise en place d'un puits de ventilation pour la RATP. L'entreprise Veolia travaille sur le réseau d'eau potable de la rue Édouard-Renard. À noter que les branchements en plomb qui relient la canalisation à chaque abonné sont remplacés par des branchements en polyéthylène. Enfin, Entra améliore notre éclairage public rue Maurice-Lachâtre.
Éric Bacher
photo : Travaux d'extension du réseau électrique, rue de la Convention, avant le pont Palmer. © Virginie Salot
Chaussée de
la rue Molière
La réfection du tapis de chaussée de la rue Molière s'effectuera du 9 au
13 juillet. Le stationnement sera interdit à tout véhicule. La circulation y sera aussi interdite, sauf pour les riverains, les véhicules de secours et de services. Une déviation sera mise en place : pour les véhicules venant de l'avenue Jean-Jaurès, par la rue Danton, pour rejoindre la rue Anatole-France ; pour les véhicules venant de la rue Anatole-France, par la rue Corneille, pour rejoindre l'avenue Jean-Jaurès.
RER B
Les travaux de l'été
La SNCF profite de la période estivale pour donner un coup d'accélérateur aux chantiers de modernisation du réseau ferré, dont celui du RER B.
Concernant la ligne B du RER, les plus gros chantiers porteront sur le rehaussement des quais dans les gares de La Courneuve-Aubervilliers, Le Bourget et La Plaine Stade-de-France, ainsi que sur le renouvellement des voies et des aiguillages à l'entrée de la gare Paris-Nord. S'ajouteront aux travaux de rehaussement des quais, la pose de nouveaux abris de quais, la modification du système de signalisation et l'aménagement du terminus à Mitry-Claye. Plus de 150 agents d'information supplémentaires, dont 50 pour le RER B, seront mobilisés sur la partie nord de la ligne, afin d'informer au mieux les voyageurs sur l'avancée des chantiers. La ligne B du RER subira de nombreux changements de plan de transport, avec des modifications d'horaires, ainsi qu'une rupture d'interconnexion à certaines périodes. Mais pas de panique, « les impacts sur le trafic voyageurs seront minimisés », assure la SNCF dans son dossier de presse. Ces chantiers ont été organisés de manière à limiter au maximum les gênes occasionnées. Les trains supprimés en fin de soirée devraient être remplacés par des cars de substitution.
Isabelle Meurisse
infos +
Informations et horaires en ligne sur http://travaux-ete-2012.transilien.com
photo : L'été sera l'occasion de rehausser les quais de la gare de
La Courneuve-Aubervilliers. © Gwendoline Donnat
Entreprises
Pépinières
certifiées Afnor
Les deux pépinières d'entreprises de Plaine Commune, à La Courneuve et Saint-Denis, ont obtenu la certification Afnor. Les seules, pour l'instant, dans le département.
Installées respectivement à La Courneuve et à Saint-Denis, les deux pépinières d'entreprises attendaient avec impatience leur certification Afnor. C'est chose faite depuis le 26 juin dernier, où, à l'Espace d'entreprises Bel-Air, à Saint-Denis, le précieux document leur a été remis officiellement, à la grande satisfaction de toute l'équipe de la Maison de l'initiative économique locale (Miel). « C'est une reconnaissance de la qualité, du sérieux et de l'engagement pris par nous vis-à-vis de nos donneurs d'ordres et des entreprises que nous accompagnons », explique Thomas Guyon, directeur adjoint de la Miel et responsable de la pépinière de La Courneuve. Satisfaction d'autant plus grande que les deux lauréates sont les seules certifiées sur le département de la Seine-Saint-Denis. Gérées par la Miel dans le cadre d'une délégation de service public confiée par Plaine Commune, les deux pépinières comptent 200 emplois sur les deux sites. « Après trois ans d'existence, le taux de pérennité des pépinières est de 80 %, pourcentage supérieur de plus de 13 points à la moyenne nationale, souligne David Proult, président de la Miel. C'est dire qu'au-delà d'une solution d'hébergement, nous sommes dans l'accompagnement quotidien de ces créateurs d'entreprise, tant dans leur développement que dans leur recherche de financement. » La vocation de la Miel est d'être au service du développement du territoire, de ses créateurs d'entreprise et de ses TPE (Très petites entreprises). Installées au cœur des quartiers, aux 4 000 et aux Francs-Moisins, ces pépinières représentent un espoir pour de nombreux porteurs de projets. L'année dernière, la Miel a été contactée par plus de 1 000 porteurs de projets. Alors, si vous souhaitez vous lancer, sachez qu'en appelant le 0 811 562 563 vous obtiendrez les réponses aux démarches à accomplir.
Claude Bardavid
École maternelle
Apprendre à apprendre
Trois classes de maternelle de la ville ont créé des albums à compter, dans le cadre d'un projet de l'Inspection académique. 5, 4, 3, 2, 1… C'est parti !
Jalil et Babading sont fiers d'eux. Ils savent compter sur leurs doigts. Ne riez pas ! À quatre ans, ils viennent de franchir une première étape indispensable sur le long chemin qui mène à la médaille Fields (équivalent du prix Nobel de mathématiques). Dénombrer, comprendre les suites numériques et se familiariser avec les chiffres, tout s'apprend progressivement. On sait compter jusqu'à trois en petite section et jusqu'à cinq en moyenne section. La preuve avec nos deux futurs astrophysiciens de l'école Paul-Doumer : « On peut faire trois comme ça, avec les doigts, ou comme ça aussi. On sait même compter jusqu'à six et on a appris à écrire les chiffres. » Merci pour la démonstration, les garçons ! Vous pouvez retourner partager le goûter avec vos confrères mathématiciens de l'école Robespierre qui vous accueillent aujourd'hui.
Et que pensent les maîtresses de ce projet qu'elles ont mené à bien depuis janvier ? « L'objectif était de fabriquer des livres ou des jeux numériques autour de la construction du nombre, détaillent Marine, Johanna et Charlotte. Ça a permis de donner du sens à l'apprentissage. Avec des objets concrets, les enfants s'impliquent plus facilement. À cet âge-là, il faut essayer de multiplier les approches et les méthodes. » À l'arrivée, deux livres et un jeu ont vu le jour : La Recette de la princesse Leila (moyenne section Robespierre), Les Chiffres à toucher (moyenne section Paul-Doumer) et J'apprends à mettre la table (petite section Robespierre). Si certains prennent encore la maternelle pour un jardin d'enfants, un tel projet devrait suffire à les convaincre du contraire. « En maternelle, on apprend à devenir élève. On acquiert les premiers savoirs dans tous les domaines : calcul, langage, motricité », complètent les enseignantes. Myriam Vercoutère, la conseillère pédagogique de l'Inspection académique, abonde : « Je suis fière de ces trois enseignantes débutantes, qui ont su se saisir de ce projet. Les enfants étaient attentifs et calmes, et surtout, ils ont été capables de bien restituer les acquis. J'en déduis qu'ils les ont bien intégrés. » Il n'y a pas d'âge pour apprendre, qu'on se le dise.
Yann Lalande
photo : Les petits des écoles maternelles Robespierre et Paul-Doumer et leurs maîtresses présentaient, le 26 juin, les albums à compter et jeux numériques créés pendant l'année. © Virginie Salot
École Joséphine-Baker
Une fin d'année en toute sécurité
Le 22 juin, des parents d'élèves de Joséphine-Baker ont assisté à une cérémonie très particulière...
Confiance affichée, bras en l'air en signe de victoire, Ryan, 8 ans et demi, heureux, pose devant l'objectif. Sous les applaudissements de l'assemblée, il se voit remettre son permis piéton. Premier examen pour ces enfants que l'on responsabilise dès le CE2/CM1. La maman de Ryan, Menouer, est fière, mais, dit-elle, « il faut désormais qu'il se souvienne des règles ». Vigilante et prévoyante, elle s'occupera elle-même de faire passer le même examen, à la maison, à Mélissa, sa fille de 6 ans. Il faudrait, d'après elle, répéter cette opération avec toutes les classes, car « les enfants ne sont jamais en sécurité à l'extérieur ». Les fonctionnaires de police en charge de cette opération le savent et précisent que « le plus dur commence maintenant. Le permis en poche ne sert à rien, si on se fait écraser. Il est question, désormais, de ne pas avoir d'accident. Il vous faut être des super-piétons ». Responsabiliser les enfants et les parents, tel était l'un des messages du discours. Un rappel nécessaire, puisque deux accidents piétons ont été enregistrés ces derniers jours. « On ne roule pas en ville ou dans une cité comme sur un circuit », rajoute Corinne Cadays-Delhôme, adjointe au maire déléguée aux Droits de l'enfant. Face à l'irresponsabilité de certains, les enfants doivent prendre conscience des dangers de la vie.
Mais, fin juin, les écoliers ont plutôt envie de célébrer la fin de l'année. Ainsi, pour bien commencer les vacances, des dizaines de romans pour les grands et d'albums illustrés pour les petits ont été offerts par la mairie. « Afin de tous les féliciter pour leur travail, l'école perpétue la tradition d'après-guerre de la remise du diplôme de fin d'année », explique le directeur, Daniel Dubois. Invités à rejoindre leurs classes respectives, les élèves ont donc reçu un livre comme cadeau. Assetou, 5 ans, qui garde précieusement Princesse copine-en-chef dans ses mains, explique qu'elle aime lire « des histoires gentilles ». Heureuse d'en avoir gagné une, elle jubile et laisse à sa maman l'analyse sérieuse de son bulletin. De l'insouciance, encore un peu.
Charlotte Bocquenet
photo : Permis piéton en poche, les écoliers vont ensuite dans les classes, avec leurs parents, recevoir les livres de fin d'année
et les bulletins de note.
Grand Paris
Forage repoussé
Le forage qui était prévu aux Six-Routes, dans la perspective de la construction éventuelle de la gare du Grand Paris, à La Courneuve, a été repoussé à une date ultérieure. Le titre conservatoire qui pèse encore sur la gare de La Courneuve ne sera levé qu'en fin d'année.
Relogement
Mobilisation victorieuse
Le nouveau logement
d'un Courneuvien situé rue Saint-Just, dans les 4 000 Sud, était squatté lors de son emménagement. Grâce au soutien d'une délégation composée de Nabiha Rezkalla, 1re adjointe au maire, de Muriel Tendron, adjointe au maire déléguée à la Tranquillité publique, de Muguette Jacquaint, mais aussi des habitants et des membres de l'association Lieu de rencontres, une nouvelle attribution de logement a été obtenue dans le quartier Beaufils. Le déplacement de la délégation au siège de l'office départemental d'HLM a porté ses fruits.
Nomination
Préfet reconduit
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé qu'il reconduisait dans ses fonctions Christian Lambert, le préfet
de Seine-Saint-Denis. Il devrait rester à son poste une année supplémentaire, jusqu'à son départ à la retraite.
Fermetures estivales
État civil
Le service État civil/Élections de la municipalité sera fermé tous les samedis de juillet et d'août. Le service sera de nouveau ouvert au public le samedi à partir du 1er septembre.
Assurance maladie
En raison des baisses d'activité observées chaque année
en période estivale, l'espace
accueil service, situé 121, av. Paul-Vaillant-Couturier, est ouvert du 27 juin
au 7 septembre inclus,
aux jours et horaires
suivants : les lundi, mardi,
jeudi et vendredi, de 8h30 à 12h30 et de 14h à 17h.
Fête de l'Humanité
Programme 2012
La Fête de l'Humanité, qui aura lieu du 14 au 16 septembre, vous a concocté un joli programme : New Order, Patti Smith, Peter Doherty, Bénabar, Shaka Ponk, Dub Inc, Hubert-Félix Thiéfaine, l'Orchestre philharmonique de Radio France, Zoufris Maracas, Sébastien Martel, Mustang, Parov Stelar…
Prix scolaires
Georges-Politzer primé
Dans le cadre du Concours national de la Résistance et
de la déportation, 16 jeunes de
la 3e Segpa du collège Georges-Politzer ont reçu le 1er prix de travaux collectifs. Celui-ci récompense le travail effectué tout au long de l'année par ces enfants sur le thème « résister dans les camps nazis ». Ils sont désormais sélectionnés pour être présentés devant le jury national.
Journaux scolaires
Saint-Exupéry primé
L'école maternelle Saint-Exupéry a reçu une mention spéciale « implication des enfants », catégorie 1er degré, dans le cadre du Concours académique des journaux scolaires 2012.
Hôpital Delafontaine
Signez la pétition !
40 postes sont menacés,
d'où la mobilisation
du personnel de l'hôpital Delafontaine, qui s'est
rendu en délégation,
le jeudi 28 juin, à l'Agence régionale de santé. On notait
la présence de deux conseillères municipales de La Courneuve : Muguette Jacquaint (PCF) et Cécile Duchêne (LO). Signez et faites signer la pétition sur www.petitions24.net/les_hopitaux_de_saint-denis_en_danger__40_postes_menaces
ECHOS CITOYENS Haut de page
Algérie
Putain d'indépendance !
Le 22 juin, l'association Africa 93 avait convié l'écrivain Kaddour Riad à une rencontre
autour de son roman.
Ce n'était ni la première, ni la dernière initiative d'Africa 93 organisée autour du cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie. « On n'a pas besoin de repentance ni de pardon, mais de la reconnaissance politique de ce qu'a été le colonialisme, explique Mimouna Hadjam, porte-parole de l'association. Il faut que cette histoire sombre soit enseignée aux enfants, et que Français et Algériens l'écrivent ensemble. » C'est dans cet esprit que l'écrivain Kaddour Riad est venu présenter, le vendredi 22 juin, son roman au titre provocateur, Putain d'indépendance ! paru aux éditions La Contre-Allée. Un public plutôt féminin, mais aussi des hommes de différents âges, des enfants, Gilles Poux, ainsi que la députée Marie-George Buffet étaient au rendez-vous.
Le dialogue s'est instauré
Putain d'indépendance ! est un roman autobiographique qui livre une vision intime des années qui ont suivi le départ des colons français… « Un cri d'amour et de colère » pour l'Algérie, selon le timide auteur, qui était interrogé par la journaliste Nadia Agsous. Il décrit les privations de liberté, le manque de sécurité et de culture, et finalement la blessure de l'exil… « Depuis l'indépendance, on a été traqués, brimés. Il faut désacraliser cette indépendance. Donc, j'ai mis les pieds dans le plat », a expliqué l'auteur au sujet du choix de son titre. « Cette Algérie que vous décrivez, ce n'est pas du tout celle que je connais », intervient une femme en pleine lecture d'un extrait du livre. Rapidement, on abandonne les extraits pour une discussion passionnée sur ce qu'est l'Algérie de chacun. « Arrêtez de dire que l'Algérie marche en arrière », proteste une autre femme. L'écrivain est visiblement troublé, mais le dialogue s'instaure. « Je croyais qu'on allait construire un beau pays, s'excuse Kaddour Riad. Ce livre, c'était une manière de me libérer. » Des spectatrices disent qu'elles aussi auraient leur histoire à écrire sur la guerre d'indépendance. De ce point de vue, la rencontre a été une réussite : chacun s'est accordé sur la nécessité d'effectuer un travail de mémoire. Pour l'avenir, en France comme en Algérie.
Dorothée Thienot
Conseil municipal
Vidéoprotection en débat
Parmi les 32 points à l'ordre du jour de la séance du 26 juin, l'adoption du compte administratif, le projet de futur CMS et surtout la vidéoprotection ont fait débat.
Adoption du compte administratif de l'exercice 2011.
Suite au rapport de Danielle Haenn (PC et personnalités citoyennes, maj. mun.), Stéphane Troussel (PS, min. mun.) déplore que le scénario du compte administratif se répète avec un excédent de fonctionnement important et un recours à l'emprunt faible ou quasi nul, tandis qu'au moment du vote du budget primitif, la majorité a dramatisé la contrainte. Le conseiller municipal pointe également le faible taux de réalisation des investissements.
Gilles Poux, au contraire, ne voit pas pourquoi il se plaindrait des marges de manœuvre dégagées, qui seront de toute façon réinjectées. L'édile se félicite finalement de la situation saine des comptes, tout en gardant à l'esprit que les choses peuvent changer très vite, notamment en matière de dotation. En revanche, Gilles Poux se montre également insatisfait du taux de réalisation des investissements. C'est pourquoi la Ville a tenu à renforcer les effectifs des services techniques, avec, pour objectif, un taux de réalisation de 70 % en 2012.
Adopté moins 8 abstentions (LO, PS, Khaled Benlafkih)
Autorisation de demande de subvention, Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) 2012, auprès de l'État.
La demande de subvention doit permettre de compléter le dispositif actuel de vidéoprotection, avec l'installation de trois caméras couvrant deux nouveaux périmètres aux Quatre-Routes et un au carrefour du Chêne.
Anthony Couteau-Russel (PC et personnalités citoyennes, maj. mun.) estime qu'il s'agit d'une fuite en avant et que le fond du sujet reste la délinquance et le déploiement d'une police nationale de proximité pour y répondre.
Pour Khaled Benlafkih (Sans appartenance, min. mun.), il s'agit d'un échec idéologique pour la majorité municipale, ou alors, il faudrait aller au bout de la logique et créer une police municipale.
Daniel Goldberg (PS, min. mun.) acte, de son côté, la fin du caractère expérimental du dispositif. Pour le conseiller municipal, au vu des investissements réalisés, l'installation apparaît comme pérenne. Il pointe également la nécessité d'un bilan pour mettre en rapport le nombre d'images utilisées et le coût de l'outil pour la ville. Enfin, le député d'Aulnay-sous-Bois dénonce le dévoiement du FIPD, qui n'a servi qu'à financer la vidéosurveillance, ces dernières années.
Gilles Poux réaffirme, pour sa part, ne pas vouloir devenir un shérif, comme aux États-Unis. Mais, devant les carences d'effectifs de la police nationale, le maire se sent obligé d'intervenir en matière de prévention et de sécurité. Pour Gilles Poux, il ne s'agit aucunement d'un élargissement du réseau de caméras, mais d'un complément, afin de couvrir les derniers points de fuites. Enfin, il assure que le Comité d'éthique, comme il l'avait fait en novembre 2009, dressera un bilan de la vidéoprotection, aucunement considérée comme la solution miracle.
Adopté moins 4 abstentions (LO, Khaled Benlafkih)
Approbation des projets de reconstruction/réhabilitation/extension des groupes scolaires Robespierre-Jules-Vallès, Charlie-Chaplin et Joliot-Curie, ainsi que du projet de reconstruction du Centre municipal de santé : lancement des concours de marchés de maîtrise d'œuvre.
Jean-Michel Villeriot (LO, maj. mun.) estime que ce n'est pas ce qu'il y a de mieux à faire que de reconstruire ailleurs un nouveau CMS.
Stéphane Troussel pose la question de l'accessibilité pour les habitants des quartiers ouest.
Daniel Goldberg questionne le projet d'agrandissement du groupe scolaire Robespierre-Jules-Vallès. Si on obtient une subvention de l'Anru pour la construction d'un nouveau groupe scolaire dans les quartiers nord, que fera-t-on ?
Corinne Cadays-Delhôme (PC et personnalités citoyennes, maj. mun.) rappelle que la Ville n'a reçu aucun engagement de l'Anru pour le futur groupe et qu'elle préfère donc prévoir de quoi accueillir les enfants dans de bonnes conditions en attendant.
Gilles Poux conclut, au sujet du nouveau CMS, qu'il s'inscrira dans une nouvelle centralité de la ville autour d'une contre-allée piétonne, parallèle à l'avenue Gabriel-Péri.
Adopté à l'unanimité
Yann Lalande
Odile et Daniel Ahoudji,
retraités actifs… et heureux de l'être
Ne leur parlez surtout pas d'isolement et d'apathie ! Ce couple de retraités aime trop la vie pour rester cloîtré dans son appartement.
Gymnastique, aquagym avec le Centre social Couleurs du monde, marche nordique au parc interdépartemental, couture pour Odile ; tennis de table, belote, tarot à la maison Marcel-Paul pour Daniel ; cours d'informatique au service Jeunesse pour tous les deux… Des activités physiques et intellectuelles qui jalonnent leur semaine, le dimanche étant consacré exclusivement au spirituel, à la prière et au partage à la paroisse d'Aubervilliers. Et ce couple de retraités de la fonction publique hospitalière ne veut surtout pas entendre parler du mot ennui. « Nous bénéficions d'une retraite heureuse et nous profitons de la vie », affirme Odile. « D'autant que nos enfants sont maintenant élevés et vivent leur vie respective. Notre petite dernière travaille même aux États-Unis, au siège de Pepsi-Cola », lance fièrement Daniel.
Une retraite heureuse, mais bien méritée. « Mariés depuis 1975, nous n'avons pas toujours connu des jours roses, détaille Daniel. Mais nous avons toujours été combatifs et unis. » Elle, infirmière à l'hôpital Bichat, lui, infirmier, puis une fin de carrière comme médiateur en observance VIH à l'hôpital Avicenne. « Une fonction passionnante d'accompagnement psychologique des personnes malades du sida », commente Daniel. N'oublions pas son engagement syndical, et ce, durant dix ans, comme délégué Force ouvrière. « Ce mandat m'a appris à agir collectivement, à appréhender les contradictions de la vie et savoir que rien n'est gagné d'avance », poursuit ce dernier.
Autre élément roboratif de leur vie : leurs vacances automnales, durant deux mois, à Cotonou, la capitale du Bénin. « Notre pays d'origine, indique Odile. C'est en 1960, lors de la proclamation de l'indépendance, que nous avons choisi de garder la nationalité française. Mais surtout sans renier nos racines béninoises. Et cela nous fait un grand bien d'y aller pour nous ressourcer. » Vous avez compris qu'avec Odile et Daniel, il n'y a ni ronron de la télé, ni rencontres inexistantes, ni journées interminables et languissantes. Une belle leçon de vie, qui nous apprend à vieillir avec énergie et jeunesse d'esprit.
Éric Bacher
photo © Virginie Salot
GRAND FORMAT > Pique-nique dans la bruine Haut de page
Ils étaient 1 860 courageux à braver les intempéries qui ont un peu perturbé la 6e édition d'Un dimanche à la campagne, à Trilbardou.
Le cœur y était, et les galères feront des beaux souvenirs.
+ photos : www.ville-la-courneuve.fr
+ vidéos : www.ville-la-courneuve.fr
Légendes : Yann Lalande / Photos : Thierry Mamberti
Annoncée pour l'après-midi, la pluie a finalement fait son apparition dès le milieu de matinée. Sur 3 400 inscrits, 1 860 Courneuviens ont quand même fait le déplacement.
On parle chiffons : « Bonjour madame,
très belle étoffe ! – Merci, la vôtre n'est pas mal non plus. »
Il a fait une tête… Il a gardé la marque du ballon.
Si certains sont venus par leurs propres moyens, la Ville avait mis à disposition 22 cars. Le retour a parfois été compliqué, certains véhicules restant scotchés à la pelouse détrempée, telles de grosses limaces.
Les chapeliers toqués.
« Dimanche pluvieux, dimanche heureux » : dicton de Trilbardou.
Capitaine de pédalo.
De l'eau en dessous… et au-dessus.
Quelque 116 agents de la municipalité étaient mobilisés. Dans la difficulté,
ils ont gardé le sourire.
Un maire imperméable, entouré de ses adjoints Soumya Bourouaha, Corinne Cadays-Delhôme et Rachid Maïza, ainsi que de la toute fraîche députée de La Courneuve Marie-George Buffet, a ouvert
la journée par le pot
de l'amitié.
Les activités proposées par les services Enfance, Petite enfance et le service des Sports ne manquaient pas, même si la pluie a perturbé le programme.
Peut-être qu'avec ce genre de ballon, les Bleus auraient gagné l'Euro ?
TRIBUNES POLITIQUES Haut de page
Les textes de ces tribunes, où s'expriment tous les groupes représentés au Conseil municipal, n'engagent que leurs auteurs.
ÉLUS COMMUNISTES ET PERSONNALITÉS CITOYENNES
Le compte n'y est pas
Le premier mois d'été sera un moment de travail parlementaire exceptionnel, à la fin duquel nous saurons si le gouvernement aura décidé de répondre à nos attentes, aux attentes sociales, ou s'il aura préféré le chemin de la rigueur comme ses voisins européens. Pour le moment, les premières annonces semblent bien maigres : 1 000 postes d'enseignants, augmentation de 2 % du Smic, soit 22 euros par mois… Cela ne fait pas le compte face à l'augmentation du prix du gaz de 10 %, le délitement de l'hôpital public, le maintien des prix des loyers, en général, de tous les prix de notre consommation quotidienne. En témoignent les conflits qui se multiplient notamment chez les plus bas salaires dans le prêt-à-porter, dans les grands magasins. En attendant des luttes citoyennes qui permettront de gagner des choses pour notre quotidien, la ville de La Courneuve mettra en place, comme à son habitude, un été de solidarité avec La Courneuve-Plage, les mini-séjours pour les familles, des cinés de plein air, les centres de loisirs et de vacances, le retour du bal du 14 Juillet. De quoi nous permettre à toutes et tous de pouvoir passer un été de détente et de repos afin d'aborder la future année scolaire et les batailles à venir avec toute l'énergie nécessaire pour exiger du gouvernement un véritable changement à la hauteur de nos espérances.
Serge Herrero
Conseiller municipal
ÉLUS LUTTE OUVRIÈRE
Smic : on est loin du compte
L'annonce concernant la hausse du Smic est tombée. En fait de coup de pouce, c'est une somme ridicule que le gouvernement accorde : en plus de la hausse automatique de 1,4 % prévue par la loi, il n'y aura que 0,6 % soit 6,60 € par mois. Quand on voit que le gaz a augmenté de 60 % en 5 ans et va augmenter de nouveau ainsi que l'électricité, c'est une provocation ! Pour se justifier, le gouvernement dit ne pas vouloir mettre en difficulté les petites entreprises. La représentante du patronat, Laurence Parisot, prétendait que la hausse du Smic en ferait fermer des centaines. Quel culot ! Ces petites entreprises sont étranglées par leurs banquiers et les grosses entreprises pour qui elles travaillent, pas par les salaires. Parisot n'invoque les petites entreprises que pour défendre les grandes. Et, en fait de changement, le gouvernement se plie aux intérêts du grand patronat. Alors, nous ne pouvons compter que sur notre propre force. Mieux vaut le savoir, plutôt que de croire les faiseurs d'illusions. Malgré la pression du chômage, la force, nous l'avons. C'est notre travail qui fait fonctionner toute la société et qui produit tous les profits. Ce sont les patrons qui dépendent de nous, pas l'inverse. Le jour où nous en serons collectivement conscients, nous imposerons nos revendications vitales.
Cécile Duchêne
Retrouvez-nous sur www.lutte-ouvriere.org
ÉLUS SANS APPARTENANCE POLITIQUE
De retour en URSS ?
Le déroulement de la campagne électorale sur la 4e circonscription qui a permis l'élection de Mme Buffet comme députée suite à des arrangements entre le PCF, le PS et EELV au niveau départemental, contre la volonté du peuple, nous amène à réagir pour dénoncer de tels agissements qui bafouent la démocratie. Nous refusons ces pratiques politiciennes ! Les électeurs qui se sont déplacés pour aller voter méritent le respect. Sur 14 458 inscrits sur les listes électorales, seulement 4 876 votants (34 %), dont 876 votes blancs et nuls (18 %). Les abstentionnistes représentent 9 582 électeurs (66 %). À La Courneuve, Mme Buffet, unique candidate suite à l'abandon de Mme Amzal, a été élue députée avec 4 000 voix. Malgré l'élection d'un président de « gauche », l'abstention reste très forte et des pratiques politiciennes qui manquent de transparence perdurent. Chacun de nous a le devoir de se préoccuper de son avenir. À partir de valeurs fortes comme le travail, la fraternité et le respect de la parole donnée, nous trouverons ensemble les réponses aux problèmes qui nous préoccupent. Parce que notre objectif est l'intérêt général, l'émergence de cette nouvelle force politique à La Courneuve sera possible. Chacun a la possibilité d'y contribuer. La réponse ne viendra pas d'en haut, mais de nous. Tel est le sens de La Voix des Courneuviens.
Khaled Benlafkih
Conseiller municipal - khaben@hotmail.fr
ÉLUS SOCIALISTES
Les choix clairs et les attentes réelles des Courneuviens
Après l'élection de François Hollande, les Français ont voulu donner de la force au changement en élisant une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Les Courneuviens ont participé à ce choix en soutenant très majoritairement, dès le 1er tour, les candidats socialistes aux élections présidentielle comme législatives. Chercher à masquer cette réalité revient à tromper les Courneuviens. Élu en 2007 par les habitants d'une circonscription démantelée depuis avec l'accord de l'UMP et d'une partie des élus communistes, je suis fier de la très large confiance accordée par les habitants de La Courneuve à mes amis Najia Amzal et André Joachim. Maintenant, la Gauche doit être à la hauteur des attentes fortes de nombreuses familles, qu'il s'agisse d'emploi ou de pouvoir d'achat, de santé, d'éducation ou de sécurité. Dépassant des petits calculs personnels, les formations de gauche doivent se mettre au service d'une ambition forte pour notre département et ses habitants. Au-delà des péripéties qui m'ont éloigné de la ville pour ce scrutin, je reste attaché au devenir de La Courneuve et de ses habitants, et agirai toujours comme étant aussi le député des Courneuviens.
Daniel Goldberg
Député de la Seine-Saint-Denis
Conseiller municipal de La Courneuve
01 40 63 93 26
Élus verts et apparentés
Merci à vous
Une maison que l'on construit seul, on ne peut pas la construire, mais, grâce à vos voix, elle grandit et, au nom d'EELV, je vous remercie de votre aide. Certes, ce n'est pas un palace ni même une grande maison. Au regard de certaines, on pourrait dire qu'elle est à peine plus grande que leurs toilettes, mais, bon, elle grandit, et c'est le principal. Et si elle grandit, c'est en restant à votre écoute, grâce à vos remarques et vos questions. Ce qui augmente aussi, c'est la place de plus en plus importante donnée à la qualité environnementale. Cette qualité se retrouve dans tous les domaines, aussi bien dans l'habitat que dans l'alimentation ou le transport. Le vert est partout, et surtout dans la pub. L'image du toujours plus propre, plus sain, encore moins polluant nous envahit. Bien sûr, nous ne sommes pas dupes, le mercantilisme est derrière tout cela, mais, en même temps, la pensée évolue, et le désir d'un environnement plus sain avec un avenir pour nos enfants fait son chemin. De chemin, nous prenons surtout celui des vacances. Encore une fois, nous allons prendre le vert, et on ne s'en plaindra pas. Notre pensée ira vers ceux qui ne pourront pas partir par manque de possibilités. Nous vous souhaitons à tous
d'excellentes vacances et espérons vous retrouver en pleine forme à la rentrée.
Didier Schulz
Conseiller municipal
Les textes des autres groupes ne sont
pas parvenus à temps à la rédaction
du journal.
Les permanences des élus en mairie reprendront en septembre. Pour toute urgence, ces derniers restent disponibles.
SPORT, CULTURE, LOISIRS Haut de page
De l'ombre à la lumière
Après 40 ans passés en morceaux dans les sous-sols du Centre culturel Jean-Houdremont,
l'œuvre de Roland et Claude Brice est en cours de restauration. Elle sera installée place
du Pommier-de-Bois, courant 2013.
En 1973, Roland Brice, élève du peintre et sculpteur Fernand Léger, et son fils Claude mettent au monde un beau bébé en terre cuite de 5,5 tonnes. Dépourvue de nom, cette œuvre monumentale de 10 mètres sur 2,50 mètres avait été commandée par la Ville et devait, à l'origine, être installée dans un square communal. Mais, pour une raison inconnue, l'œuvre d'art, conçue en une vingtaine de blocs, a passé les quarante dernières années dans les caves du Centre
culturel. « L'œuvre n'a jamais été assemblée. Nous avons a priori tous les blocs, mais pas de plan de montage, confie Caroline Marnay, chargée des Arts visuels. La mission des restaurateurs est de proposer une structure qui puisse lier les blocs entre eux et qui n'altérerait en rien l'œuvre des artistes. »
De leur côté, Nicolas Imbert, restaurateur de sculptures, et Clément Guinamard, gérant de la société Études pour la conservation des monuments historiques (ECMH), s'attellent à la tâche. Dans l'atelier de Chevilly-Larue, ils tentent de mettre en place un protocole de restauration pour que l'œuvre monumentale puisse être installée en extérieur. « L'idée, pour l'instant, est de concevoir une structure métallique et mécanique, interposée de plots en résine, explique Clément Guinamard. Ce système permettrait de déposer l'œuvre sur son socle de façon réversible et, par conséquent, de la démonter facilement. L'idée est de n'avoir ni collage, ni vissage, ni mortier. »
Nicolas Imbert, restaurateur entre autres du Penseur de Rodin, souligne quant à lui l'importance de cette phase de protocole, autrement dit de prélèvements et de tests : « Il faut qu'on crée une structure qui ne se voit pas, mais qui supporte le poids et la hauteur de l'œuvre d'art. En plus de cela, il est essentiel de s'assurer que la terre chamottée, les motifs et les vitraux qui composent l'œuvre sur ses deux faces, résistent à l'eau, au froid et à la chaleur, une fois installés. Il est indispensable d'effectuer une batterie d'analyses pour savoir quels produits nous pouvons utiliser. Les protocoles de restauration ne sont jamais les mêmes. Nous ne sommes pas sur du normé, mais bien sur du sur-mesure. »
Une fois le protocole affiné, puis validé, l'œuvre restaurée de Roland et Claude Brice devrait retrouver son usage originel au cours de l'année 2013. « Il y a une réelle histoire entre Roland Brice et la ville de La Courneuve, conclut Caroline Marnay. De plus, rendre l'art accessible à tous en installant des œuvres dans l'espace public et en valorisant la collection existante est au cœur de la politique culturelle de l'équipe municipale en place. Alors, lorsque nous nous sommes rendu compte qu'il était possible de redonner vie à l'œuvre de Roland et Claude Brice, nous nous sommes donné les moyens de le faire. C'était un devoir moral. »
Dossier : Isabelle Meurisse
photo : L'atelier de Chevilly-Larue, où se déroule actuellement la restauration de l'œuvre de Roland et Claude Brice. À gauche, Clément Guinamard, l'un des deux restaurateurs. © Virginie Salot
« Permettre aux riverains de s'approprier l'œuvre »
Entretien avec Laurie Merle, chargée de médiation culturelle à l'unité Patrimoine et arts visuels de La courneuve.
Regards : Quelle est votre mission ?
Laurie Merle : Mon travail consiste à développer le projet Roland Brice, via plusieurs axes. Celui de la médiation culturelle, en allant à la rencontre des riverains de la place du Pommier-de-Bois, des syndicats de locataires, des acteurs socio-culturels du territoire et des services municipaux. Nous privilégions également l'action éducative, en rédigeant un dossier pédagogique sur l'art mural, qui sera remis aux enseignants à la rentrée. Aimer l'art n'est pas inné, cela s'apprend.
R. : Pourquoi une telle démarche est-elle mise en place autour de cette œuvre ?
L. M. : L'objectif est de permettre aux riverains de s'approprier l'œuvre, de l'accueillir. En allant à la rencontre des publics, je peux savoir quelles sont les questions qu'ils se posent à propos de l'œuvre de Roland Brice, qui sera bientôt installée dans leur paysage quotidien. Nous n'imposons pas de modèles d'action culturelle, mais nous sommes plutôt dans une dynamique de co-construction. Le but est de préparer les publics en donnant du sens, en amont, à l'installation de l'œuvre.
R. : En quoi est-ce important ?
L. M. : En incorporant cette œuvre dans le cadre de vie des Courneuviens, nous transmettons la pensée de Roland Brice et donnons certaines clés pour comprendre sa démarche artistique. Et il ne faut pas oublier que cette œuvre monumentale a une histoire avec la ville de La Courneuve. Aujourd'hui, nous valorisons un patrimoine local qui nous a été confié et que nous devons dorénavant transmettre aux générations futures.=
infos +
Laurie Merle sera présente à La Courneuve-Plage,
les 8 et 14 juillet, à partir de 11h30,
et lors de la séance de cinéma
en plein air du 6 juillet,
dans le quartier des Clos.
photomontage © Sarah Sainsaulieu
Festival des Sports
Graines de médaillés
Le 1er juillet, 150 jeunes, membres des clubs sportifs adhérents à l'Office municipal des sports, ont participé à une Olympiade organisée dans le cadre du 1er Festival des Sports.
On s'est levés tôt pour un dimanche, mais ça en valait la peine ! » explique en souriant Samba, basketteur de 16 ans. En effet, dès 9h, 150 sportifs âgés de 8 à 17 ans se sont retrouvés au stade Géo-André et au gymnase Béatrice-Hess pour relever une dizaine de défis sportifs. Les équipes, formées de 4 jeunes issus de clubs différents, mixaient âges, niveaux et disciplines de prédilection. « L'idée d'une Olympiade est née du désir du bureau de l'OMS d'offrir aux associations adhérentes un moment de rencontre, de fédérer les jeunes autour des valeurs de partage, de convivialité, de respect », explique Valérie Marchand, vice-présidente de l'OMS et présidente du Club d'athlétisme.
Après l'effort, le réconfort ! Midi, parc Jean-Moulin : sportifs en herbe et organisateurs, revêtus de tee-shirts bleu ciel et rose fuchsia estampillés OMS, dégustent leurs sandwiches. Soudain, une volée de tee-shirts rouges portant l'inscription « ambassadeurs » apparaît. Sitôt, civisme oblige, exit déchets et papiers gras. S'ensuit une migration bleue et rouge vers les marches de la mairie. Photo de famille avant la remise des médailles et l'attribution de la coupe. C'est Dominique Jourde, président de l'OMS, qui remet, avec Eugène-Henri Moré, adjoint au maire délégué aux Sports et à la Vie associative, et Didier Broch, élu à la Réussite éducative, leurs médailles aux lauréats. Le calcul de points est formel : le club de basket remporte le trophée 2012. « On est les champions ! » chantent les basketteurs. Et Samba de « féliciter les petits pour leur volonté, car, étant plus grands, dit-il, nous étions avantagés ». Tout comme la Coupe du monde de foot est gravée du nom de l'équipe gagnante, puis remise en jeu, le trophée du Festival des Sports sera renouvelé tous les cinq ans.
14h : un cortège multicolore migre vers le stade Géo-André, où se poursuit la fête. Sur place, structures gonflables, attractions sportives, démonstrations de danse et animations musicales. Thasmiya, volleyeuse de 14 ans, désignée ambassadrice par son entraîneur pour son assiduité, entre en action. Sa mission : vendre des billets de tombola émis par la Fédération française handisport, afin de financer le déplacement de la délégation française aux Jeux paralympiques. En contrepartie de son implication, Thasmiya, ainsi que tous les ambassadeurs des clubs et bénévoles investis sur la journée du Festival des Sports, partiront une journée à Londres visiter le village olympique et assister au marathon.
Ariane Servain
photo : Un spectaculaire combat de sumos, lors du Festival des Sports, le 1er juillet dernier, au stade Géo-André. © Sam Albaric + photos : www.ville-la-courneuve.fr
Judo
Des fonds qui rapprochent du Japon
Beau projet que celui mené par l'Association du judo courneuvien (AJC), qui souhaite envoyer au Japon une équipe de jeunes judokas. Première étape : une riante kermesse, organisée le samedi 23 juin.
Le soleil était de la partie, en ce samedi après-midi, à la grande joie de tous les participants de la kermesse préparée par le club de judo. L'objectif de cette initiative ? Récolter des fonds pour financer un voyage d'une quinzaine de jeunes au Japon, à l'horizon 2016. Allongé sur la pelouse, à deux pas du gymnase Jean-Guimier, Karim Sahih, papa d'une petite judokate de 6 ans, Meisanne, savoure cet instant et applaudit des deux mains l'initiative : « C'est très bien d'aider des personnes qui ont un tel projet. » Les familles mobilisées ont apporté des gâteaux faits maison. « Seules les boissons ont été achetées », précise Sabah, préposée à la caisse. Chaque carton qu'elle distribue pour participer aux différentes animations coûte deux euros. Nora Bouchala est venue en famille avec ses trois enfants inscrits au club. « Pour poursuivre le financement, explique-t-elle, il y aura d'autres initiatives, comme des brocantes, des vide-greniers… » Au programme de cette fête de fin d'année : course en sac, chamboule-tout, jeu de glissade, tirs au but… Bref, de quoi s'amuser, tout en apportant sa petite pierre à l'édifice commun et recevoir, une fois les épreuves finies, de beaux cadeaux. Cet après-midi fut aussi l'occasion solennelle de remettre à chacun, en présence de Corinne Cadays-Delhome, adjointe aux Droits de l'enfant, un diplôme sur lequel la figure tutélaire de Maître Kano rappelle à tous les valeurs de ce sport et des ceintures de différents grades.
Claude Bardavid
photo : La kermesse a aussi servi de support à la cérémonie de remise des ceintures. © S. A. + photos : www.ville-la-courneuve.fr
Myriam El Badrawi, championne de France
C'est sous les ovations et les vivats que Myriam El Badrawi (17 ans et demi), championne de France en moins de 63 kg, a reçu sa ceinture noire. Véritable locomotive du club, elle participera, en juillet, aux Championnats d'Europe junior en Allemagne. Et, comme un bonheur n'arrive jamais seul, Myriam, accompagnée de ses copines et copains du club, dont Ludovic Daclinat, lui aussi ceinture noire, ont offert au public un beau moment de danse sur une chorégraphie hip-hop très enlevée.
Les toiles à ciel ouvert
Les 6 juillet et 24 août, la municipalité propose, pour la 8e année consécutive, deux séances de cinéma en plein air.
Au programme de cette nouvelle édition, L'Étoile a choisi The Green Hornet (Le Frelon vert), de Michel Gondry, et Kung Fu Panda 2, de Jennifer Yuh. Le 6 juillet, le Frelon vert, héros masqué et ennemi du crime, s'invitera dans le quartier des Clos, nouvel hôte de l'événement cinématographique de l'été courneuvien. Festivités et repas convivial précéderont la séance à ciel ouvert. L'association Musik'Art & Co installera son « Barbak in city » annuel, où les gourmands pourront déguster merguez et autres grillades. Une fois rassasiées, les familles pourront assister à l'animation collective et étonnante, proposée par l'association Rire et s'épanouir ensemble. Le 24 août, du côté de la Maison pour tous, les Courneuviens se retrouveront également pour dîner au grand air avant la projection du 2e volet des tribulations de Po, le panda fan de kung-fu le plus célèbre du cinéma. Édition après édition, l'écran géant aux allures de matelas gonflable attire les foules. Tandis que les adultes discutent entre amis ou en famille, les enfants s'amusent en attendant que la nuit tombe et que la toile blanche posée entre les immeubles et le ciel étoilé s'éclaire enfin.
Isabelle Meurisse
infos +
• Le 6 juillet, repas et festivités dès 18h30 dans le jardin Les Clos (rue Yako), suivis de la projection du film de Michel Gondry, The Green Hornet,
aux alentours de 22h.
• Le 24 août, à partir de 18h, repas et animations, suivis du film Kung Fu Panda 2, de Jennifer Yuh, à la Maison pour tous.
CRR 93
Entrez dans la danse
Le département danse du Conservatoire ouvrait ses portes du 25 au 28 juin.
Un bon moyen de découvrir les danses classique, jazz et contemporaine.
D'entrée de jeu, Patricia Dolambi, professeure de danse jazz au conservatoire d'Aubervilliers-La Courneuve, donne le la. « Je veux voir tout le monde pieds nus, lance-t-elle aux nouveaux arrivants. Aujourd'hui, on ne fera pas les exercices face au miroir, mais face au public. On est là pour montrer ce qu'on fait dans l'année. Les anciens, vous êtes chargés de guider les nouveaux dans ce cours spécial. » Timide mais volontaire, Héléna tente de suivre les pas de ses petits camarades, ravis d'être les modèles du jour. Marius n'hésite pas à montrer ce qu'est un « dégagé ». « Tu fais glisser ton pied sur le sol », explique le jeune danseur. « Vers l'avant et en pliant l'autre jambe », précise Amina. « Très bien, lance Patricia Dolambi. Maintenant, on essaie de marcher en rythme. On essaie de reconnaître les pulsations de la musique. » Ouvertes à tous les enfants âgés d'au moins 8 ans, ces journées d'essai permettent de « goûter les trois esthétiques enseignées au CRR, voire d'intégrer une des disciplines en 1er cycle, l'année prochaine », précise la professeure, qui ajoute : « On ouvre aux enfants d'au moins
8 ans, car, avant cet âge, il s'agit plutôt d'éveil corporel que de danse à proprement parler. Ces portes ouvertes permettent donc aux enfants déjà inscrits en initiation de faire un choix entre classique, jazz et contemporain. » Le principe a l'air de beaucoup plaire à la jeune Héléna, très emballée à l'idée d'intégrer le cours de Patricia Dolambi, en septembre prochain.
I. M.
infos +
Inscriptions les 10 et 11 septembre,
de 14h à 20h. Conservatoire de
La Courneuve, 41, av. Gabriel-Péri
(01 43 11 21 10) ; conservatoire
d'Aubervilliers, 13, rue Réchossière
(01 48 11 04 60). Liste des documents à fournir sur www.conservatoireregional93.fr
photo : Les danseurs font les exercices pieds nus, face au public. © Virginie Salot
À l’Étoile
Tous les films du 7 au 20 juin 2012
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel de ville
Tous les films sur répondeur au 01 48 35 23 04
et sur www.ville-la-courneuve.fr
[D] Soirée découverte, tarif unique 3€
[J] Film Jeune public
(*) Entrée libre et gratuite
[AD] Films d’actualités démocratiques en avant-programme d’un film par semaine
Prix : tarif plein 5,50€ - tarif réduit 4,50€
tarif abonné 4€- tarif abonné jeune public, groupes 2,40€ - associations 3,50€
Tarif unique : 4,55€ à toutes les séances du
mercredi et celles de 15h et 18h le vendredi.
Les Trois Brigands [J]
Allemagne, 2007, 1h20. De Hayo Freitag, d'après l'album de Tomi Ungerer. Sam.7 à 14h30, lun.9 à 14h.
Blanche-Neige et le chasseur
États-Unis, 2012, 2h (VF). De Rupert Sanders, avec Charlize Theron, Kristen Stewart. Vend.6 à 14h, sam.7 à 20h30, dim.8 à 14h30, lun.9 à 15h30, mar.10 à 14h.
Bienvenue parmi nous
France, 2012, 1h30. De Jean Becker, avec Patrick Chesnais, Jeanne Lambert, Miou-Miou. Vend.6 à 16h, dim.8 à 17h, lun.9 à 20h30, mar.10 à 18h30.
Almanya (Bienvenue en Allemagne)
Allemagne, 2012, 1h41 (VO). De Yasemin Samdereli, avec Denis Moschitto, Fahri Ogün Yardim. Sam.7 à 18h30, mar.10 à 16h30.
Journal de France
France, 2012, 1h40. De Raymond Depardon et Claudine Nougaret (documentaire). Sélection officielle, Hors compétition, Festival de Cannes 2012. Sam.7 à 16h, dim.8 à 18h30, lun.9 à 18h30, mar.10 à 20h30.
CINEMA EN PLEIN AIR
The Green Hornet (Le Frelon vert)
États-Unis, 2011, 1h57 (VF). De Michel Gondry, avec Seth Rogen, Jay Chou, Cameron Diaz. Vend.6, à partir de 18h30, au jardin Les Clos, à l'angle des rues Yako, Renoir et Ocotal (tramway : arrêt « Cosmonautes »). Une soirée qui commencera par des animations à 18h30, suivies d'un repas de quartier à 20h30, puis de la projection du film à 22h. Rejoignez-nous pour passer un moment de fête autour du cinéma !
L'Age de glace 4 :
La Dérive des continents[J]
États-Unis, 2012, 1h34 (VF, 2D, 3D). De Steve Martino et Mike Thurmeier. Merc.11 à 14h30, vend.13 à 16h30 3D, sam.14 à 14h30, dim.15 à 14h30 3D, lun.16 à 14h30, mar.17 à 14h30 3D.
La Part des anges
Grande-Bretagne, 2012, 1h37 (VO). De Ken Loach, avec Paul Brannigan, John Henshaw. Prix du Jury, Festival de Cannes 2012. Merc.11 à 18h30, vend.13 à 20h30, sam.14 à 18h30, dim.15 à 16h30, lun.16 à 16h30 et 20h30 [D], mar.17 à 18h30.
Adieu Berthe ou
L'Enterrement de Mémé
France, 2012, 1h40. De Bruno Podalydès, avec Denis Podalydès, Valérie Lemercier. Quinzaine des réalisateurs, Festival de Cannes 2012. Merc.11 à 16h30, vend.13 à 14h (ciné-thé), sam.14 à 20h30, dim.15 à 18h30, lun.16 à 18h30, mar.17 à 20h30.
La Grammaire intérieure
Israël, 2012, 1h50 (VO). De Nir Bergman, avec Roee Elsberg, Orly Silbersatz Banai. Merc.11 à 20h30, vend.13 à 18h30, sam.14 à 16h30, mar.17 à 16h30.
ATTENTION :
fermeture estivale du cinéma du 18 juillet au 21 août inclus. toute l'équipe de L'Étoile vous souhaite de bonnes vacances et vous donne rendez-vous dès le
22 août.
BLOC-NOTES Haut de page
Naissances
Mai
16 • Malak Yarbah
20 • Zakaria Arabat
22 • Selma Essabbar
22 • Rupi Burcsa
22 • Hawa Kouyate
22 • William Bu
22 • Victor Wang
23 • Kawtar Hamdaoui
24 • Sinthujan Kajenthiran
24 • Ashvida Velappody
24 • Alyna Simion
25 • Naëva Chery
25 • Mariam Soumbounou
26 • Hannah Hammouda
26 • Rayhan Sardi
27 • Ngah Amougou
28 • Estella Daza Sarzosa
28 • Noorhyan Beghachi
28 • Dieynaba Sow
29 • Philippe Xu
29 • Youssef Ziani
30 • Amy Gakou Pemba
30 • Oumi-Raounaki Oumouri
30 • Ismaïl Doucara
30 • Gabrielle Ibrahim
31 • Daris Anzum
31 • Numidia Hemmaz
31 • Nohan Noël
31 • Gabriela Garcia Clareth
31 • Océane Wang
Juin
2 • Léa Lecoq
3 • Fatima Mujahid
3 • Nithusa Asurasa
4 • Ahmed Ouidrane
Mariages
• Alténise Tulien et Jean Jacquet
• Sana Larousi et Amad Rasheid El Sayed
• Wafaâ Moukaouim et Hocine Baïker
• Jasothini Sithamparanathan et Janarthanan Sahathevan
• Ehlem Fredj et Ramzi Touil
• Noraya Chachoua et Bachir Belmokhtar
• Hanene Tahraoui et Makloof Djellal
Décès
• Mebarak Boutiche
• Rekia Boumaza
• Zohra Nasri
• Nicolina Di Mascio
Numéros utiles
Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison :
Hôpital Fernand-Widal
Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins :
24h/24 et 7 jours/7
Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer
de La Courneuve :
06 21 21 39 35
ou 06 21 21 39 38
Solitude écoute (pour les plus de 50 ans) N° Vert 0 800 47 47 88 (gratuit depuis un fixe)
Commissariat
de police :
place du Pommier-de-bois
Tél. : 01 43 11 77 30
Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00,
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute,
au
0 800 54 76 98 (appel gratuit).
Permanences des élus
• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous au
01 49 92 60 00.
• M. le conseiller général, Stéphane Troussel, reçoit
le mercredi sur rendez-vous
au 01 43 93 93 75.
Plaine
Commune
21, av. J.-Rimet 93 218 Saint-Denis cedex
Tél. : 01 55 93 55 55
Marché couvert
des Quatre-Routes
Les mardis, vendredis et dimanches matin
Dépannages
EDF : 0 810 333 093
GDF : 0 810 433 093
Pharmacie
de garde
Tous les dimanches et jours fériés 2012: Bodokh.
74, av. Jean-Jaurès
à Pantin
Tél. : 01 48 45 73 71
Collecte des déchets : Allo Agglo 0 800 074 904
Assurance retraite : nouveau numéro à votre disposition : 39 60 (2,8 centimes d’euro en heures pleines).
De Visu
Jeu concours 4e édition du 15 juin au 31 août 2012.
À la découverte du patrimoine industriel.
Jeu de piste à Montreuil et quiz.
Nombreux lots à gagner.
Pour jouer : www.tourisme93.com et www.seine-saint-denis.fr
Rentrée 2012-2013 : profitez de l'été pour les inscriptions périscolaires
Comme chaque année, pour permettre aux enfants de fréquenter les activités périscolaires de la ville, une inscription ou une réinscription est obligatoire. L'unité Accueil des familles du service Éducation (Centre administratif, 58, av. Gabriel-Péri, tél. 01 49 92 60 45) invite les parents à venir effectuer, dès à présent, toutes les démarches administratives nécessaires.
Les différentes activités nécessitant une inscription sont : la restauration scolaire, les accueils du matin et du soir, le goûter en maternelle, l'accompagnement éducatif et les centres de loisirs.
Les documents à fournir si l'enfant est déjà scolarisé sont : le carnet de santé avec les vaccinations à jour pour les centres de loisirs et les deux derniers bulletins de salaire du responsable légal de l'enfant pour la restauration scolaire.
C'ÉTAIT Haut de page
Les Amis réunis au café de la Mairie
Nous utilisons assez souvent, dans cette rubrique, les cartes postales de la ville. Les cafés et les restaurants en ont été les premiers éditeurs locaux, et c'est bien souvent une vue de leur établissement qu'ils font éditer au début du XXe siècle. Ici, le café de la Mairie est photographié dans les années 1920. Nous y voyons, en terrasse, l'harmonie dénommée Les Amis réunis. Les cafés sont des débits de boisson et des lieux de sociabilité, mais leurs fonctions sociale et économique sont plus vastes, puisqu'ils servent aussi fréquemment de siège social ou de lieu de réunion aux associations culturelles, sportives ou politiques. Le siège social des Amis réunis est situé au 69, boulevard Pasteur, mais le café de la Mairie est très certainement leur quartier général lorsqu'ils participent à une manifestation organisée par la municipalité. Ils viennent y boire un verre de vin, de bière ou un café, comme en témoigne la carte postale, et assument avec fierté de poser, un verre ou une bouteille à la main.
Jean-Michel Roy, historien, responsable de l'unité Patrimoine et arts visuels © Fonds iconographique du journal municipal
L’AGENDA Haut de page
Du 7 juillet au 12 août
La Courneuve-Plage
Cette année, les festivités et animations débuteront le 7 juillet. L'inauguration est prévue le jour de l'ouverture, à 16h30. En 1re partie, spectacle de voltige équestre ; en 2e partie, danse franco-tamoule, puis danse traditionnelle palestinienne dans le cadre de la réception d'enfants du camp de Burj-El-Chemali.
Terrain Raymond-Poincaré,
avenue de la République.
5 juillet
Braderie
L'association Secours populaire organise une braderie.
Sous le champignon du quartier Verlaine, de 14h à 18h.
6 juillet
Cinéma en plein air
Animations diverses et repas de quartier, suivis de la projection du film The Green Hornet, de Michel Gondry.
Jardins Les Clos, à partir de 18h30. Projection aux alentours de 22h30.
+infos
À partir du 9 juillet
Activités sportives
Du lundi au vendredi
• de 10h à 12h : stages à thème aux gymnases et aux stades
(sur inscription) ;
• de 15h à 17h : interventions sportives sur les espaces de proximité ;
• de 18h à 20h30 : interventions sportives sur les espaces de proximité (réservées aux moins de 15 ans) ;
• de 20h à 21h30 : interventions sportives sur les équipements sportifs et/ou sur les espaces de proximité (réservées aux plus de 15 ans) ;
Tous les samedis de 17h à 19h30 : temps forts et tournois.
Jusqu'au 9 juillet, renseignements
et réservations au service des Sports,
57, rue du Général-Schramm
(01 49 92 60 80). À partir du 10 juillet, au gymnase Béatrice-Hess (01 43 11 83 00) et à la Maison des Sports Tommie-Smith, stade Géo-André (01 48 38 02 65).
Du 9 au 28 juillet
L'Euro courneuvien
Tournoi de football en direction des jeunes de 16 ans et plus. Afin d'y participer, il est nécessaire de constituer une équipe de six joueurs. Le tirage au sort des poules et l'établissement du calendrier des matchs auront lieu le 9 juillet, au stade Géo-André, à 18h.
Terrains de proximité, de 19h à 21h. Inscriptions jusqu'au 9 juillet.
Du 10 au 15 juillet
Exposition Architecture et design des gares du Grand Paris
Résultats de la consultation de conseil lancée par la Société du Grand Paris. Avec les travaux du groupement lauréat Jacques Ferrier, ainsi que les propositions des autres candidats.
La Galerie d'architecture, 11, rue des Blancs-Manteaux, 75004 Paris.
11 juillet
Danse country
Les seniors de la Maison Marcel-Paul feront une démonstration de danse country à La Courneuve-Plage.
Terrain Poincaré, à 15h.
13 juillet
Le grand bal
À La Courneuve-Plage, bal populaire, intergénérationnel, multiculturel, rassembleur et festif, à l'occasion de la Fête nationale.
Terrain Poincaré,
av. de la République,
de 19h à 22h30.
13 juillet
Feu d'artifice
Après le bal à La Courneuve-Plage, suivi d'une marche au flambeau jusqu'au stade Géo-André, les Courneuviens sont invités au feu d'artifice annuel.
Stade Géo-André, à partir de 22h30.
13 juillet
Ciné-thé
Projection, en direction des seniors,
du film Adieu Berthe.
Cinéma L'Étoile,
1, allée du Progrès, à 14h.
Du 18 juillet
au 21 août
Fermeture du cinéma
Le cinéma L'Étoile fait sa pause estivale. Réouverture le 22 août.
Cinéma L'Étoile, 1, allée du Progrès.
Du 23 juillet
au 28 août
Fermeture du CRR 93
Les locaux du Conservatoire d'Aubervilliers-La Courneuve ferment leurs portes pour l'été.
Conservatoire de La Courneuve, av. Gabriel-Péri ; Conservatoire d'Aubervilliers, rue Léopold-Réchossière.
Jusqu'au 29 juillet
Papillonnage dans
un nectar de prairie
Exposition photographique.
Maison du parc départemental Georges-Valbon.
UN CERTAIN REGARD Haut de page
Claudia Meyer, plasticienne
« Donner une âme aux objets
que je récupère »
Confronter le monde de l'art à l'industrie. Troquer un espace de création contre des œuvres d'art issues des matériaux de l'entreprise Alstom (située au 141 rue Rateau). Tel est le concept imaginé il y a quatre ans par Claudia Meyer, une artiste suisse de 51 ans, de renommée internationale. Pour le plus grand bonheur de l'artiste… et des employés du site.
J'ai compris très vite que je voulais me lancer dans la création. Je me rappelle d'une vision à l'âge de 6 ans. Je voyageais dans les couleurs, me perdais en elles. Je ne savais plus où j'étais. Cette sensation forte m'a donné le goût de la création. Je voulais renouveler cette expérience, encore et toujours. Mais c'est aussi ma famille qui m'a plongée dans le monde de l'art. J'aidais mon père dans son travail d'architecte, mon oncle était photographe, ma mère faisait de la peinture. C'est donc tout naturellement que j'ai fait l'école supérieure des Beaux-Arts de Lucerne, spécialisation graphisme, de 1977 à 1982. Par la suite, j'ai eu la chance de travailler à Stuttgart avec Anton Stankowski, une grande figure du design allemand. J'ai beaucoup appris à son contact. Je suis ensuite partie à New York pour compléter ma formation. Je continuais à peindre et à sculpter dans le même temps. À mon retour des états-Unis, en 1989, j'ai exposé mes peintures et mes sérigraphies à Zurich. J'ai progressivement laissé tomber mon travail dans le graphisme pour me consacrer à la peinture à 100 %. J'ai appris au fil des années à travailler avec de nombreuses matières. Pour savoir créer, il faut maîtriser la matière et les techniques.
Je travaille désormais beaucoup avec le Plexiglas et la résine, mais aussi le papier, le bois, le tissu ou le métal comme l'inox. Cela démarre souvent par une vision que j'essaie de reproduire. Il m'arrive aussi d'être inspirée par une forme présente dans la nature. Les spirales reviennent souvent. Dans l'eau, dans l'air, dans la terre. Les spirales, c'est l'énergie, le mouvement, la vie. C'est l'éternel recommencement. On retrouve d'ailleurs une spirale dans le logo d'Alstom, avec qui j'ai développé un partenariat culturel. Quand on pense à l'entreprise, on pense tout de suite à l'énergie. Mais Alstom, c'est aussi le métal, l'acier, des matières avec lesquelles j'ai toujours travaillé. C'était donc naturel, pour moi, de proposer à l'entreprise de fabriquer des œuvres d'art à partir de ses matériaux.
« Les employés sont aussi
les créateurs
de l'œuvre »
L'idée, c'était non seulement d'amener le monde de l'art au cœur de l'entreprise, mais aussi le monde de l'entreprise au cœur de l'art. On met en valeur les produits du groupe, on amène un peu d'imagination, de créativité, de poésie dans le monde du travail. Les employés mettent des pièces de côté pour moi, pensent à la manière dont elles pourront être réutilisées. Ces objets sont précieux pour eux. Je les respecte. Je laisse les matériaux à l'état brut avant de les intégrer dans l'œuvre finale. Je ne modifie pas leur structure pour construire mes œuvres. Mon rôle consiste à donner une âme aux objets que je récupère. Je reçois des matières froides que je détourne. J'accroche par exemple une turbine ou une ailette en inox à des câbles, et ça bouge, ça crée des ombres, des reflets dans le métal. Ça recommence à vivre. Je leur donne une deuxième vie. Je recherche toujours des formes exotiques qui permettent de voyager dans un autre espace-temps. Cela suscite l'imagination des employés, cela les aide à s'évader en dehors de leur lieu de travail. Quand je vois leurs yeux briller, je comprends que j'ai réussi à les transporter dans un autre monde. Je pense que cela contribue à ré-humaniser le monde de l'entreprise, à le mettre en valeur.
Ce partenariat avec Alstom n'est donc ni une résidence, ni du sponsoring, ni du mécénat. C'est un échange, un partage. Cela crée du lien entre l'art et l'industrie, mais aussi entre les différents métiers de l'entreprise. On a réussi à développer un dialogue qui fait partie intégrante du processus de création. En quelque sorte, les employés sont aussi les créateurs de l'œuvre. Quand ils reviennent dans l'atelier, ils me disent : "Mais c'est la pièce que je vous ai donnée !" D'autres veulent voir ce que j'ai produit avec leurs matériaux. Ils s'intéressent de près à mes créations. Quand ils découvrent mes œuvres, ça modifie leur vision des choses, cela donne du sens. Ils pénètrent dans un environnement où tout devient possible. Ils comprennent que le fruit de leur travail peut avoir une autre utilité. Cette rencontre avec le monde de l'art leur permet de voir leur propre production sous un autre angle. Cela contribue sans doute à rendre leur travail plus agréable, plus intéressant.
Propos recueillis par Julien Moschetti
photo © Virginie Salot