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REGARDS Le journal de La Courneuve l N°364 du jeudi 30 août au mercredi 12 septembre 2012

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SPORT, CULTURE, LOISIRS

BLOC-NOTES

L’AGENDA

UN CERTAIN REGARD

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61 519
visiteurs se sont rendus à La Courneuve Plage, finalement plutôt gâtée, niveau soleil.

J’aime Yako
Après avoir préparé l’échange pendant de longs mois, un groupe de jeunes Courneuviens encadré par le service jeunesse et accompagné de Nabiha Rezkalla, première adjointe au maire, et de Francine Glany, conseillère municipale, s’est rendu en juillet dans la ville jumelle de Yako au Burkina-Faso.

Hockey c'est bon
Tout l’été, le service des sports a proposé des activités sur les espaces de proximité, et pas seulement du football. Le hockey sur gazon a rencontré un beau succès.

Pelleteuse étoile
Comme chaque année, La Courneuve Plage a accueilli le festival Paris Quartier d'été pour deux représentations d'un incroyable ballet entre Dominique Boivin et sa pelleteuse (Transports exceptionnels).

Tout le monde dehors
Tout le mois de juillet, le centre social Couleurs du monde a pris ses aises avec des animations de rues chaque mercredi et vendredi. Maintenant, place aux travaux et réouverture le 3 octobre.

Le SPF n'oublie personne
La journée nationale des oubliés des vacances, organisée par le Secours populaire français, a permis à 5 000 enfants de 6 à 12 ans, dont de nombreux Courneuviens, de découvrir les plages de Trouville-sur-Mer, le 24 août..

…à la mode de chez nous
L'exposition Savez-vous planter les choux ? donne à voir les collections du musée des Cultures légumières de La Courneuve, jusqu'au 4 novembre au Parc de Bagatelle. Une centaine d'entrées sont à votre disposition au service communication (33, av. Gabriel-Péri).

Se souvenir, toujours
Il y a soixante-sept ans, Paris et La Courneuve étaient libérées de quatre années d’occupation allemande. Gilles Poux, son adjointe à l’accès à la culture, Soumya Bourouaha, et de nombreux élus ont commémoré ce souvenir samedi 25 août.

Nuit du Ramadan
Le 16 août, la culture s'invitait dans le mois du Ramadan autour du groupe Fanfaraï au centre culturel Jean-Houdremont.


Coordination Yann Lalande

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Gilles Poux, maire

Comment s'est passé l'été à La Courneuve ?

Impossible désormais d’évoquer l’été dans notre ville sans parler de La Courneuve Plage. Au-delà du chiffre impressionnant de visiteurs (près de 62 000), je crois qu’il faut souligner combien les enfants et les familles courneuviennes ont fait de cet espace qui leur est offert un lieu apaisant, de tranquillité, de détente. Un joli exemple de « vivre ensemble ».

De plus, pour plusieurs dizaines de Courneuviens de tous âges, les Jeux Olympiques ne furent pas seulement un spectacle à la télé, puisqu’ils ont pu se rendre à Londres grâce à la municipalité pour profiter de l’ambiance de cette fête universelle du sport. A cela s’ajoutent les centres de loisirs, la soirée culturelle autour du Ramadan, les séjours divers… Nous avions mis cet été sous le signe du droit aux vacances et de la solidarité. Je crois que ce fut réussi, même si la météo nous a parfois joué de mauvais tours.

C’est aussi la rentrée politique… Qu’en pensez- vous ?

Les élections présidentielles et législatives du printemps dernier ont suscité beaucoup d’espoirs et d’attentes. Certes, après les dégâts opérés par la droite et Nicolas Sarkozy, il n’est pas aisé d’inverser en quelques semaines les réalités économiques et sociales. Pour autant, je crois pour ma part que nous avons besoin de mesures courageuses pour mettre en place une autre répartition des richesses.

Dans les rencontres que j’ai avec les Courneuvien (ne) s, dans les courriers que j’ai reçus cet été, je perçois fortement l’extrême précarité vécue au quotidien, que l’augmentation exceptionnelle du chômage en juillet souligne (+ 1,4% par rapport à juin, + 8,5% sur un an).

La prime de rentrée scolaire relevée de 25% va être salutaire, mais il est nécessaire d’aller beaucoup plus loin, y compris en donnant à notre peuple la possibilité de peser en faveur du changement. Notamment en organisant un référendum sur le traité européen, pour permettre au gouvernement de sortir des griffes de Bruxelles, qui étrangle notre avenir.

Emploi, logement, école, service public… Il faut que cela bouge vite et maintenant.

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Travaux

La Courneuve soigne ses écoles

Le maire et son adjointe aux droits de l'enfance, Corinne Cadays-Delhôme, ainsi que le directeur général des services, ont constaté de visu l'avancée des différents chantiers estivaux de la municipalité.

La structure en bois du futur centre de loisirs Paul-Doumer a été posée. Ce procédé permet de gagner six mois, l’équipement devant être livré en février. Avec ses 900 m2, le centre accueillera les enfants des écoles Paul-Doumer et Daniel-Féry. Montant de l’opération : 2,3 millions d’euros.

Les fondations du futur groupe scolaire sur le terrain Daniel-Féry, au cœur des Quatre-Routes, sont coulées. Avec seulement 10 jours de retard, le chantier va bon train. L'école de 3 900 m2 sera prête pour la rentrée 2013. Montant de l'opération : 12 millions d'euros.

Les toilettes des écoles Anatole-France et Robespierre ont été entièrement revues cet été. Ladies and Gentlemen, à vous de jouer.

La cantine se transforme en self à l'école Anatole-France. La municipalité en a profité pour mettre aux normes les locaux des personnels de service. Le self sera livré en novembre. Conséquence : les élèves d'élémentaires se restaureront temporairement à la Maison pour tous, juste à côté. Montant de l'opération : 1,5 million d'euros.

L'espace jeunesse Guy-Môquet a bénéficié d'un véritable rafraichissement cet été. La salle polyvalente du sous-sol et les loges sont méconnaissables. La peinture est fraîche et le système électrique neuf. Dehors, le square a été livré : terrain de foot en synthétique éclairé, jeux pour enfant et équipement de musculation sont à disposition.

Photos : Virginie Salot. Textes : Yann Lalande

RER B

La fin de la rame

Gare de La Courneuve-Aubervilliers, les travaux vont bon train. Les quais ont été rehaussés et le chantier s'achèvera comme prévu en décembre.

Depuis le week-end dernier (25-26 août), plus besoin de prendre son élan pour sauter dans le train. Les quais de la gare sont désormais au niveau des rames du RER B. Une fois posés les nouveaux abris de quais, l’info-gare, le nouveau mobilier et la signalétique, en décembre la gare aura déjà bien meilleure mine qu’avant. Au 1er trimestre 2013, resteraà terminer la réhabilitation du bâtiment voyageur, comprenant deux guichets tout public, deux automates de vente de billet Transilien, une borne libre service SNCF et une toilette publique. à achever également début 2013 la mise en accessibilité de l’équipement aux personnes à mobilité réduite (PMR). Des ascenseurs desserviront notamment les quais n°2 et 3. En revanche Rachid Maïza, adjoint au maire délégué à l’amélioration du cadre de vie, présent lors de la visite de chantier du 9 août, a évoqué avec la direction de la Ligne B le retard pris pour la mise en place de la desserte omnibus, dite RER B+ (un train toutes les trois minutes en gare de La Courneuve). Cette nouvelle desserte ne sera finalement mise en service qu’en septembre 2013.
Avec ses 15 nouveaux ascenseurs mécaniques, sa nouvelle passerelle à Drancy, ses nouvelles gares, ses nouvelles rames, ses nouveaux quais, ses nouveaux abris, sa nouvelle machine à laver les trains, la deuxième ligne la plus fréquentée d’Europe est en train de réussir petit à petit sa mue, rattrapant le retard accumulé ces dernières années. 250 millions d’euros et des heures de travail de nuit et le week-end auront été nécessaires, mais la SNCF et ses usagers semblent voir le bout du tunnel.

Yann Lalande

infos +
En gare du Nord vendredi 31 août de 9h à 14h, voie 36 (banlieue surface). Autour d'un train travaux, des experts de SNCF Infra et RFF vous expliqueront les réalisations effectuées durant l'été 2012. Enfants bienvenus.

Monde associatif

L'instruction des demandes au ralenti

Les démarches administratives nécessaires à la déclaration d'une association en préfecture se font uniquement par courrier. Pas simple, selon certains.

L es associations, très nombreuses en Seine-Saint-Denis, constituent une richesse pour notre territoire, à la fois par ce qu'elles font et par ce qu'elles sont », peut-on lire dans le Guide des relations entre les associations et le département de la Seine-Saint-Denis. Ce n'est pas Anthony Russel, conseiller municipal et fondateur de l'association Le Sens de l'Art qui dira le contraire. « Il est évident que les associations diverses et variées pallient certains problèmes que la population rencontrent. D'où l'importance de leur existence. Qu'il n'y ait pas de bureau en préfecture pour recevoir les membres d'associations est, selon moi, un non-sens total. Pour tout le département, il n'y a que deux permanences téléphoniques les jeudis et vendredis. La ligne est parfois saturée. » Martine, ancienne membre d'une association (Atout fer), se remémore le manque de moyens mis à disposition en préfecture : « C'est très difficile d'avoir quelqu'un au téléphone. Et toute demande doit se faire par courrier. Ça ralentit les démarches. Et s'il manque un papier ou un quelconque justificatif, les délais s'allongent encore, parfois de plusieurs mois. » Kandiah Tharmadevan, président de l'association culturelle Les Thamils sans frontières, créée il y a quelques mois seulement, prend les choses avec sérénité. « Ne pas pouvoir faire les procédures en direct, avec quelqu'un qui vous reçoit en personne, ralentit légèrement la création du dossier de l'association. Mais c'est la seule ombre au tableau. J'ai tout de même réussi, c'est l'essentiel. » Manque de considération des institutions envers les responsables associatifs ou simple manque de personnel en préfecture ? Le débat est lancé.

Isabelle Meurisse

infos +
Préfecture de la Seine-Saint-Denis, direction de la réglementation-bureau des associations : 1, esplanade Jean-Moulin, 93 007 Bobigny cedex. Permanences téléphoniques les jeudis et vendredis de 14h à 16h au 01 41 60 55 72.

Forum des associations
Exceptionnellement organisé en centre-ville en 2011, le forum des associations revient le 8 septembre sur la place de la Fraternité (avenue du Général-Leclerc). Entre 14h et 18h, les visiteurs pourront rencontrer les associations, assister aux démonstrations des clubs sportifs, à des spectacles de danses, manger un bout à l'espace restauration et participer aux animations diverses dans les nombreux stands. La veille (vendredi 7 septembre), entre 19h et 21h à l'hôtel de ville, l'équipe municipale, consciente que la vie associative est « un artisan essentiel de la création de liens sociaux », organise un débat en présence d'élus et d'intervenants, sur « La citoyenneté à travers la solidarité à l'international ».

Plaine Commune

Bye-Bye, Velcom

Après trois ans d'existence, Velcom, le dispositif de vélos en libre-service de Plaine Commune, est abandonné.

Le cousin du Vélib' parisien n'aura pas fait long feu. Mis en place en juin 2009 pour encourager la pratique du vélo sur le territoire de Plaine Commune, le service Velcom était suspendu depuis mai 2011. En cause : les nombreux vols et dégradations à répétition. Les remplacements et réparations des vélos étaient devenus trop onéreux. Après plusieurs mois de réflexion, les élus communautaires ont décidé d'arrêter définitivement le dispositif. Comme indiqué dans le communiqué de presse de la communauté d'agglomération, « le service a dû être à plusieurs reprises interrompu […] malgré une amélioration progressive de la sécurité du dispositif. […] S'ajoute à cela la trop faible utilisation des vélos et ce, même en période de fonctionnement normal ». Conscients et impuissants face à ces multiples problèmes, les élus communautaires ont décidé de limiter la casse. La société JC Decaux, associée à ce dispositif dans le cadre du marché de mobilier urbain, procède actuellement au démontage des stations. Les rares abonnés recevront prochainement le remboursement intégral de leur abonnement. Mais la fin de Velcom ne signifie absolument pas la fin du vélo sur notre territoire. Michel Bourgain, vice-président de Plaine Commune, confiait au Parisien : « Nous avons déjà lancé une étude pour voir quels modes de location seraient les mieux adaptés pour développer l'utilisation de la bicyclette. Les Velcom ne fonctionnaient pas, il fallait y mettre fin. D'autres solutions sont possibles, comme l'installation de garages à vélos près des gares, la location à la journée, à la semaine, au mois, ou encore celle de vélos d'occasion qui susciteraient sans doute moins de convoitises. » Affaire à suivre.

Isabelle Meurisse

La zone prioritaire manque d'air
La Zone d'action prioritaire pour l'air (ZAPA), visant à interdire l'accès aux véhicules les plus polluants en zone urbaine, ne verra pas le jour sur le territoire de Plaine Commune. Suite aux résultats de l'étude de faisabilité, le dispositif a été jugé trop coûteux et inapplicable sans un accompagnement considérable (transports en commun performants avec élargissement de l'amplitude, de la desserte, de la fréquence). Dès lors, la communauté d'agglomération a décidé de ne pas être candidat à l'expérimentation d'une restriction automobile sur son territoire.

Sécurité

Pas de ZSP

Contrairement à Saint-Denis et Saint-Ouen, La Courneuve ne fait pas partie des vingt-quatre villes situées dans les quinze premières Zones de Sécurité Prioritaires (ZSP) présentées en août par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Choisies pour leur fort taux de délinquance, ces périmètres feront l’objet d’une action renforcée de la police et de la justice. La liste devrait s’allonger à une cinquantaine de zones d’ici fin septembre 2013. En attendant, La Courneuve est toujours en demande du renforcement des effectifs de la police nationale.
Emploi

100 Chances, 100 Emplois

Vous êtes un demandeur d’emploi de moins de 30 ans, dynamisez votre recherche d’emploi et construisez votre réseau professionnel lors de la 7e édition de l’opération de parrainage 100 Chances 100 Emplois du lundi 17 au 21 septembre à la Maison de l’emploi. Une réunion d’information aura lieu le jeudi 13 septembre à 14h, salle Philippe-Roux, rue de la Convention.
Plus d’informations au 01 55 93 56 87 ou par mail à frederic.coste@plainecommune.fr

PasserElles

Vous êtes une femme en recherche d’emploi, d’alternance ou de stage de fin d’études et vous êtes titulaire d’un diplôme de niveau bac +3 minimum :
le programme PasserElles de Mozaik RH vous propose gratuitement : des ateliers d’accompagnement, deux journées sur la construction de votre projet professionnel, la rédaction de vos CV et lettres de motivation, la préparation aux entretiens de recrutement et six séances d’une heure et demie avec une coach professionnelle de haut niveau. Envoyez votre CV à mathilde.martin@mozaikrh.com pour bénéficier d’un entretien.

Education

Unité accueil des familles

L’unité accueil des familles du service Education de la municipalité est à nouveau ouverte de 8h30 à 17h du lundi au vendredi, mais également les samedis 1, 8, 15 et 22 septembre de 8h30 à 12h. Les inscriptions (cantine, goûter, accueil matin et soir, accompagnement éducatif, centre de loisirs) doivent être renouvelées avant la rentrée le 4 septembre.

Social

Allocation rentrée

Pour faciliter la rentrée, la Caf verse l’allocation de rentrée scolaire depuis le 21 août aux familles dont les enfants de 6 à 18 ans sont scolarisés ou en apprentissage. Si vous n’avez pas reçu l’aide, contactez la Caf au 0 810 29 29 29.

Couleurs du monde

Les locaux du centre social Couleurs du monde seront fermés jusqu’au 3 octobre dans le but d’améliorer les conditions d’accueil du public. Les activités du centre sont temporairement suspendues. Les travailleurs sociaux maintiennent néanmoins des permanences sur
rendez-vous au 01 48 36 48 83.

Brocante


Inscriptions

Une brocante aura lieu le 30 septembre de 9h à 19h autour de l’hôtel de ville. Réservez votre emplacement (2 mètres de linéaire pour 15€) en vous rendant les mardis, mercredis et vendredis de 9h à 12h et 14h à 16h30 au service des Relations publiques situé au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville.

Associations


Anciens combattants


L’association républicaine des Anciens Combattants tient une permanence tous les dimanches de 10h à 12h au 60, rue de la Convention. Pour devenir membre de l’association, la cotisation annuelle est de 26€.

Cinébanlieues

15 000 euros à gagner

Le festival Cinébanlieues lance son appel à films 2012, soutenu par Le Cercle et le CNC pour la meilleure réalisation. Vous pouvez gagner 15 000 euros en envoyant vos films avant le 20 septembre 2012 (fictions, documentaires, animations) sur le thème de la banlieue. Sont éligibles les films réalisés entre 2006 et 2012 d’une durée maximum de 25 minutes. Le prix de 15 000 euros est accordé dans le cadre de l’opération Talents en court et doit servir à réaliser un nouveau film. Renseignements et fiche d’inscription à télécharger sur http://cinebanlieue.blogspot.com. Contacts et renseignements : cinebanlieue93@gmail.com

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Pratique

Familles : un guichet en ligne à la rentrée

Le service public communal se modernise et met en place un espace famille, accessible à partir du site Internet de la ville. Ce guichet en ligne a pour objectif de simplifier la vie des parents. L'espace famille sera ouvert le 1er septembre. à partir de cette date, les familles auront la possibilité d'effectuer en ligne de nombreuses démarches administratives. L'Espace famille se décline en une partie publique, ouverte à tous, et une partie privée, accessible à l'aide d'un identifiant et d'un mot de passe. La partie publique abrite des pages d'actualités, des informations pratiques concernant les services et activités proposés aux enfants par la municipalité et offre la possibilité de réaliser une simulation de son quotient familial. L'espace privé permet aux parents d'effectuer et de visualiser leurs réservations, de consulter et imprimer leurs factures, de recharger leur compte famille par carte bancaire, ou encore de modifier à tout moment les informations concernant leur famille. Les familles pourront aussi formuler une demande d'attestation de présence ou d'attestation fiscale. Pour accéder à son espace privé, chaque famille trouvera son identifiant et son mot de passe sur le relevé de compte global qu'elle reçoit chaque mois depuis septembre 2011. Le guichet en ligne est accessible 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Pour une première inscription, il faudra se déplacer sur rendez-vous à l'unité Accueil des familles, situé au centre administratif.

Marie-Hélène Ferbours

Conférence de rentrée

Pour une démocratie participative

L'actualité particulièrement dense des dernières semaines et les initiatives de l'automne seront au programme.

Il y a ceux qui seront assis en salle des mariages au plus proche de l'action, ceux qui, arrivés trop tard, suivront les débats sur l'écran installé dans le hall de l'Hôtel de ville et les technophiles qui verront ça depuis le site Internet de la ville sur leur ordinateur. 100 jours du nouveau président de la République, 150 000 emplois-avenir, financement de la rénovation urbaine, Roms… Les sujets ne manqueront pas pour cette conférence, sans oublier la rentrée scolaire ni les questions soulevées par la salle. La conférence de rentrée du maire marquera aussi le début de l'intense séquence de démocratie participative de l'automne. Gilles Poux devrait profiter de l'occasion pour lancer les 2e rencontres nationales contre les discriminations territoriales, organisées par La Courneuve le 19 octobre, ainsi que La semaine pour le droit au logement, du 10 au 17 novembre. Les comités de voisinages feront office de passerelle entre ces deux moments forts. A la fin de la conférence, l'été sera déjà loin derrière, et tout le monde regardera loin devant

Yann Lalande

infos +
Conférence de rentrée, mercredi 12 septembre, salle des mariages de l'Hôtel de ville à 18h30 (durée 2h). Animée par Bernard Loche (journaliste). Retransmission en direct sur le site internet de la ville.

Armelle Vernier ou l'art du mouvement

À 43 ans, la nouvelle responsable du spectacle vivant tient à renforcer l'identité artistique du Centre culturel.

J'ai toujours eu une fascination pour le spectacle vivant. Et plus particulièrement pour la rencontre extraordinaire et unique entre les artistes et leur public. » Pourtant, il y a encore quelques années, Armelle Vernier était professeur de Lettres en Seine-Saint-Denis. À priori, rien à voir avec le spectacle vivant. « Mais j'ai eu le privilège d'animer un atelier théâtre sur mes heures de cours, explique t-elle. J'ai pu développer un projet d'école du spectateur, qui consistait à faire comprendre aux élèves que le théâtre n'était pas quelque chose de poussiéreux. Souvent, ils ont une vision un peu passéiste de ce que peut être le théâtre. Petit à petit, je me suis rapprochée du spectacle vivant. » À tel point que la jeune femme décide de poursuivre dans cette voie. En 2000, Armelle quitte le professorat. Exit l'Éducation nationale, place à Scènes de cirque, un bureau de production parisien, où elle fait ses premiers pas en tant qu'« accompagnatrice d'équipes artistiques dans la création et la diffusion de projets, notamment dans le domaine des arts du cirque contemporain. C'était très enrichissant. Mais après des années de tournées, de rendez-vous et de spectacles dans toute la France, que ce soit à Scènes de cirque ou en indépendante, j'ai eu envie de me poser. Je suis alors entrée aux affaires culturelles de la ville de Paris, où j'étais chargée des secteurs cirque, arts de la rue et marionnettes. J'ai pu travailler avec des équipes artistiques pour alimenter une politique culturelle cohérente entre un public et des artistes. J'ai fait des choses très différentes, mais complémentaires, qui m'ont menée au poste de responsable du centre culturel Jean-Houdremont. C'est à la fois une nouvelle expérience et l'aboutissement de tout ce que j'ai pu faire auparavant. » Très satisfaite par « le souffle que Sébastien Lagrave a su donner au centre culturel de La Courneuve », Armelle Vernier tient à poursuivre le travail de son prédécesseur, en y ajoutant sa touche personnelle. « Je voudrais étoffer la dimension art du mouvement, en incluant de la danse, du hip-hop notamment, et évidemment un petit peu de cirque contemporain, basé sur de l'acrobatie. Mon souhait est de renforcer l'identité artistique du centre culturel. J'ai déjà quelques idées. Maintenant, il faut attendre de voir ce qu'il sera possible de faire. »

Isabelle Meurisse

GRAND FORMAT > Africains sans frontières Haut de page

Deuxième épisode de la série consacrée aux immigrations avec l'Afrique subsaharienne (Afrique équatoriale et centrale). Pour comprendre quand et comment sont arrivés les Courneuviens d'Afrique noire.

L es Togolais et les Béninois ont une culture proche, une alimentation et une tenue vestimentaire similaires. Ils sont en quelque sorte cousins. On retrouve dans les deux pays des Minas, l’ethnie principale du Togo, mais aussi des Fons du Bénin. Le Benin est aussi très proche du Nigéria où l’on retrouve les Yorubas. » Les propos de Prisque Nkuni, la présidente de l’Amicale des locataires du quartier du centre-ville, d’origine béninoise, illustrent parfaitement l’importance de l’origine ethnique en Afrique noire. Les pays colonisateurs ont découpé l’Afrique à la manière d’un gâteau pour dessiner les frontières sans en tenir compte. Quand le président de l’association ARBNF (Association des ressortissants de la boucle du Niger), Arboncana Maïga, parle de la culture de son pays d’origine, il précise qu’il est « très difficile de parler de culture malienne, puisqu’il y a plusieurs cultures liées à la présence de différentes ethnies sur le territoire malien ». Si l’on se fie à la population étrangère à La Courneuve en 2007, sans tenir compte des Français d’origine étrangère, on retrouve beaucoup de Maliens, d’Ivoiriens, de Camerounais, de Congolais et de Sénégalais. Quid des ethnies ? Nombreux sont les Bantous essentiellement originaires du Golfe de Guinée et d’Afrique centrale et australe. Quant aux Soninkés, majoritaires à La Courneuve, ils proviennent principalement des anciennes colonies françaises de l’ex-Afrique occidentale française (AOF)1. On rencontre également beaucoup de Bambaras ou de Peuls à La Courneuve, des ethnies surtout disséminées en Afrique de l’Ouest.

Des Soninkés à la cité des 4000

Si les pays de la région (Mali, Sénégal, Niger, Mauritanie, Gambie, Guinée-Bissau) se rapprochent tant sur le plan culturel, c’est parce qu’ils ont en commun de nombreux Soninkés, mais aussi des Peuls, des Bambaras, des Maures ou des Khassonkés. Le peuple soninké, réputé grand voyageur, a compris très tôt l’intérêt d’émigrer pour amasser le capital nécessaire à la dot et venir en aide à leur famille. « Aujourd’hui encore, affirme Arboncana Maïga, la majorité des Soninkés vivent aux 4000. Ils vivaient dans des foyers parisiens et sont arrivés dans la cité après le regroupement familial. Ils reconstituent le schéma culturel et social de leurs pays d’origine, se regroupent dans un quartier par affinités culturelles, par ethnies, et non par pays. Il y a un chef symbolique par quartier, respecté et écouté par tous les membres de la communauté. »

Le regroupement familial décisif

La première vague d’immigration subsaharienne est intimement liée à l’histoire coloniale française. Ce sont des militaires de l’armée française (Première et Seconde guerre mondiale) qui ont initié le mouvement, mais aussi des universitaires venus s’installer en France après leurs études. Avec les Trente Glorieuses et l’indépendance des colonies dans les années 1960, l’immigration devient économique. Des agences recrutent à tour de bras en Afrique, promettent « de gagner en un mois en France ce que vous gagnez en un an en Afrique en cultivant les terres », rappelle Malick Ndiaye, le président de l’association courneuvienne Le Lien. Mais c’est avec la politique de regroupement familial instaurée par Giscard d’Estaing en 1974 que l’immigration subsaharienne prend véritablement son essor. C’est ainsi que le nombre d’immigrés originaires d’Afrique subsaharienne est passé de 20 000 en 1962 à 570 000 en 2004, selon l’Institut national d’études démographiques (INED). Toutefois, aujourd’hui encore, les immigrés maghrébins, tout comme les européens, restent trois fois plus nombreux que les subsahariens
(à peine 12 % de l’ensemble des immigrés en France). Le mythe de l’invasion de l’Afrique noire en France, ses pirogues et ses bateaux de fortune, est donc bien éloigné de
la réalité.

Dossier : Julien Moschetti

(1) L'AOF regroupait la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan français (devenu Mali), la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Niger, la Haute-Volta (devenue Burkina Faso) et le Dahomey (devenu Bénin).

D’où viennent-ils?

Mali
On retrouve de nombreuses ethnies, dont les Bambaras, les Songhoi, les Soninkés, les Peuls, les Dogons mais aussi des Touaregs berbères.
80 % de la population serait musulmane.

Sénégal
Les Wolofs sont majoritaires, mais y vivent aussi des Pulaar, des Sereres, des Diolas ou des Soninkés. 90% de la population est musulmane.

Cameroun
On retrouve des Bantous au Sud, des Bamilékés à l’Ouest, des Peuls au Nord, des Bororos… Le Nord du pays est musulman, le Sud chrétien.

Côte d’Ivoire
La culture de ce pays est proche du Cameroun. Les ethnies principales appartiennent aux groupes suivants : les Kwas, les Gurs, les Krous et les Mandés. Plus du tiers des Ivoiriens adhèrent à l’Islam. Suivent le christianisme et les religions traditionnelles.

République démocratique du Congo
Les Bantous représentent 80 % de la population, sans oublier les Soudanais, les Nilotiques ou les Chamites. Le christianisme est majoritaire.

Bénin
Les Fons et les Adjas sont majoritaires au Sud, les Baribas et les Sombas au Nord du pays. La majeure partie de la population est animiste.

Togo
Dans le Sud, vivent les ethnies du groupe kwa, notamment les Éwés et les Ouatchis. Dans le Centre et le Nord, vivent des ethnies du groupe gur, notamment les Kabiyés. La majorité des Togolais adhère à la religion ancestrale, mais l’islam et le catholicisme sont aussi répandus.

 

Vous avez-dit?



Arboncana Maïga, président de l’ARBNF*
«Je parle la même langue que les Nigériens»

« J’ai quitté l’école normale supérieure de Bamako au Mali pour des problèmes de santé. Evacué d’urgence vers la France en 1968, j’ai étudié la biologie avant d’enseigner. Je suis Malien mais je parle la même langue que les Nigériens. La frontière entre le Mali et le Niger a été imposée selon les besoins du colonisateur, comme l’Allemagne a été divisée en deux. Je fais partie de l’ethnie des Songaïs, mais j’ai fait la connaissance de Soninkés dans des foyers français. Leur méconnaissance de la langue française les empêchait de défendre leurs droits. J’ai donné des cours d’alphabétisation jusqu’à ce que des amis de l’ATMF (Association des travailleurs maliens en France) me demandent de les rejoindre en 1992. J’ai ensuite créé AR jeux pour faciliter la transmission des savoirs et des origines à travers le jeu. » *Association des ressortissants de la boucle du Niger.


Daniel Tongning, écrivain
«Les membres du village se réunissent tous les mois»

« J’ai quitté le Cameroun pour rejoindre la France en 1976 pour faire mes études. Je suis arrivé à Aubervilliers où j’avais un contact sur place. J’ai étudié la démographie et l’économie avant de faire Sciences Po. Je fais partie de l’ethnie des Bamilékés. Tous les membres du village se réunissent tous les mois pour prendre des nouvelles des gens du pays. J’ai rejoint l’association Le Lien en 1995 suite à ma rencontre avec Malick Ndiaye à l’Armée du salut. Beaucoup de gens souffraient du sida dans mon entourage, et je voulais les aider à trouver un hébergement. J’ai ensuite rencontré Kazem Shahryari à La Courneuve, qui a publié mes textes aux éditions L’Harmattan. Mes derniers ouvrages sont actuellement à la librairie La Traverse, dont Une saison dans les montagnes de l’Ouest Cameroun. »

 

Géopolitique


De gros nuages et une éclaircie

L’Afrique subsaharienne est actuellement confrontée à de nombreux conflits, du Mali à la République démocratique du Congo jusqu’en Côte d’Ivoire.

J ’envisageais d’aller passer des vacances au Mali mais je n’ai plus envie, regrette Lassana Sissoko, un Courneuvien d’origine malienne de 21 ans. Ça me fait mal de voir ça, ça me fait peur. » Depuis le 17 janvier 2012, l’armée malienne est engagée dans une guerre dans le Nord du pays contre les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et les djihadistes de l’AQMI (Al-Qaida au Maghreb islamique), désireux d’imposer la charia. Le 22 mars dernier, une junte militaire renversait le président du pays, Amadou Toumani Touré. En juin dernier, les islamistes djihadistes mettaient en déroute le MNLA. Seuls aux commandes de la région du nord avec leurs alliés du MUJAO, l’AQMI a entamé la destruction des mausolées de Tombouctou. Aujourd’hui encore, le pays, au bord de la crise alimentaire, est divisé en deux. A l’origine de cette crise, le retour dans le Sahel de milliers de Touaregs enrôlés dans l’armée libyenne après la chute de Kadhafi. Le MNLA revendique l’autodétermination et l’indépendance de l’Azawad, les trois régions maliennes de Kidal, Tombouctou et Gao. Implantés dans cette région avant l’arrivée des Français en Afrique de l’Ouest, les Touaregs ont toujours regretté l’intégration de leur territoire dans le Mali lors de sa création en 1960. Mais c’est le pays voisin, le Burkina Faso, qui est le plus affecté par la crise alimentaire en raison d’une mauvaise récolte et de l’accueil de 60 000 réfugiés maliens. Tout cela fait craindre une contagion de la crise malienne au Burkina Faso. Autre pays en proie au désordre, la République démocratique du Congo, où les conflits et les drames humanitaires se succèdent depuis plus de quinze ans. Depuis avril dernier, on assiste à une mutinerie d’ex-membres de la rébellion congolaise tutsi dans l’Est du pays (Nord-Kivu). Ce regain de violences a entraîné un grand nombre de déplacés et réfugiés au Rwanda et en Ouganda. Quant à la Côte d’Ivoire, elle connaît une relative stabilité depuis 2012, malgré un regain de tensions ces dernières semaines. Dernier événement en date, l’arrestation de Laurent Akoun, le secrétaire général du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, pour son implication présumée dans des attaques meurtrières contre l’armée ivoirienne. Mais si l’on en croit les Africains, c’est du Sénégal que vient la note d’espoir. L’élection du nouveau président Macky Sall en mars 2012 met fin à douze ans de règne d’Abdoulaye Wade. Le gage d’une nouvelle ère de paix et de stabilité ?

1,7 %



C’est la part de l’immigration des pays d’Afrique noire dans la population métropolitaine, d’après Abbas Bendali, économètre statisticien, soit 1 080 000 Noirs africains.

késako ?


Françafrique

L’expression « France-Afrique » a été employée pour la première fois, en 1955, par le président ivoirien Félix Houphouët-Boigny, pour définir le souhait de dirigeants africains de conserver des relations privilégiées avec la France tout en accédant à l’indépendance. Le néologisme Françafrique a été popularisé en 1998 par François-Xavier Verschave pour désigner le caractère occulte des relations franco-africaines : « La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme, etc. Et puis, vous avez 90% de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains. »

La Courneuve inscrit ses relations avec le continent africain dans le cadre de la coopération internationale. A l’instar du jumelage avec Yako ou du marché traditionnel malien

TRIBUNES POLITIQUES Haut de page


ÉLUS COMMUNISTES ET PERSONNALITéS CITOYENNES

Mais où est passé notre pouvoir d’achat ?

La période de vacances arrive à sa fin et le bilan reste mitigé. Beaucoup de familles n’ont pu partir changer d’air. Malgré cela, l’espoir d’une rentrée scolaire plus douce reste présent. L’annonce faite par le gouvernement de l’augmentation de 25% de l’allocation de rentrée, les solutions envisagées pour bloquer le prix de l’essence et le relèvement du plafond du Livret A suffiront-ils à combler les additions qui s’accumulent : hausse du gaz, de l’essence, des loyers, des transports, des fournitures scolaires, fruits, légumes et céréales ? Le pouvoir d’achat est une question centrale de cette rentrée. Nos budgets se creusent, de quoi mettre en colère les citoyens que nous sommes. Nous l’avons vu lors de l’opération vente solidaire de fruits et légumes : vous êtes nombreux à être venus témoigner des difficultés de la baisse de votre pouvoir d’achat, de votre attente d’une amélioration concrète de vos conditions de vie. Les élus communistes et citoyens seront comme toujours à vos côtés pour exiger des vraies mesures sociales: une véritable baisse et un blocage du prix de l’essence, des produits alimentaires et des produits énergétiques, augmentation du SMIC à 1 700 euros nets par mois, l’interdiction des licenciements boursiers, et de nouveaux droits pour les salariés et un référendum sur le traité budgétaire européen.

Corinne Cadays-Delhôme, adjointe au maire.

ÉLUS LUTTE OUVRIÈRE



Hausses des prix : intolérable !

Jour après jour les prix des légumes et des fruits s'envolent sur les marchés. Et cela ne devrait pas cesser mais concerner également, dès la rentrée de septembre, la viande, les pâtes, les produits laitiers, etc. On nous donne comme prétexte à ces hausses les problèmes climatiques. Mais cela ne constitue qu'un aspect, et pas toujours essentiel, dans cette valse des étiquettes. Les grandes surfaces en profitent pour augmenter leurs marges : plus de 10 % de hausse des prix en une semaine, même sur des produits non concernés par la météo. Les grandes surfaces imposent des prix dérisoires aux producteurs qui sont contraints de leur vendre leur production. Le kilo de bœuf est ainsi payé au producteur 3,53 €, alors qu'il est vendu 4 fois ce prix dans les rayons des supermarchés. La majorité de la population est obligée de réduire ses dépenses alimentaires. Et les plus démunis sont contraints de ramasser des fruits invendables, abîmés, à la fin des marchés. C'est révoltant. L'indexation des salaires et des pensions sur ces hausses apparaît comme une mesure de défense d'urgence, pour interdire que les consommateurs soient les victimes du jeu du marché. Les travailleurs et les familles populaires devraient établir un contrôle sur les marges des intermédiaires et des grandes surfaces.

Cécile Duchêne Tél.: 06 10 92 44 77 Permanence les lundis à la mairie de 18h à 19h. Retrouvez-nous sur www.lutte-ouvriere.org

ÉLUS DU PARTI DE GAUCHE et personnalités citoyennes



Régénérer la démocratie

Lors de la campagne de la présidentielle, le Front de gauche a porté la volonté d’un nouveau souffle démocratique par l’instauration d’une 6e République.

Nous voulons instaurer de nouveaux droits, élargir le champ des libertés privées et publiques, instaurer une démocratie sociale et mettre au centre des préoccupations la planification écologique. Il faut se doter de nouvelles institutions afin de favoriser l’implication citoyenne dans les processus de décision afin que la parole du peuple soit prise en compte. Contre les pouvoirs personnels, il faut renforcer la primauté des assemblées qui doivent être élues à la proportionnelle ; cela vaut pour le parlement mais aussi pour les assemblées locales tels que les conseils municipaux. La limitation du cumul des mandats est indispensable tant en nombre que dans le temps ; est-il il tolérable de voir un seul homme exercer un pouvoir sur une collectivité pendant vingt ou vingt-cinq ans ? Bien sûr que non. Il convient de donner le pouvoir aux citoyens en ouvrant les portes des lieux de décision aux diversités de tous ordres. Voilà un beau sujet pour illustrer le combat courneuvien contre les discriminations territoriales, en instituant ici des formes démocratiques qui pourraient avoir force d’exemple comme le fut notre plainte déposée auprès de la HALDE.

Laurent Thibaut
Adjoint au maire.
thibaut.laurent@wanadoo.fr

Élus verts et apparentés
Rentrée sociale

La rentrée sociale sera une fois de plus amère. Beaucoup de plans de licenciements vont être annoncés dans de grandes entreprises. Bien que la plupart de ces sociétés auront voté des augmentations prodigieuses pour leurs PDG ou des dividendes exceptionnels pour leurs actionnaires. Malgré cela, les licenciements sont présentés comme inexorables et bien sûr liés au coût exorbitant du travail en France. Pourtant, si on prend l'exemple de PSA, les plans d'investissement sont fait sur trois ou quatre années, chaque ligne de production a une durée de vie déterminée. Le coût salarial d'une automobile n'excède pas 25% dans le meilleur des cas, on ne peut pas dire que le problème vient de là. Et comment peuvent-ils prétendre la surprise ? L'impact sur notre département va être terrible et ses effets se feront sentir longtemps. Mais ce côté du problème n'intéresse pas autant Peugeot que le cours du prix du terrain autour d'Aulnay-sous-Bois. Pendant ce temps, Sanofi vient de faire 1,94 milliard d'euros de bénéfice au deuxième trimestre de cette année et s'apprête à un tour de vis pour économiser 2 milliards. Une fois de plus nous allons payer le prix fort et une fois de plus rien n'est fait pour contrecarrer ces agissements qui aggraverons un peu plus la situation économique au profit de quelques-uns.

Didier Schulz
Conseiller municipal – Les Verts / Europe écologie

 

Les textes des autres groupes ne sont pas parvenus à temps à la rédaction du journal pour paraître dans ce numéro.

Ces tribunes, où s'expriment tous les groupes représentés au conseil municipal, n'engagent que leurs auteurs.

Disparitions


Loïc Loeiz-Hamon

Il était tout à la fois. Décorateur, graphiste, affichiste, costumier de la
compagnie du Centre dramatique de La Courneuve, Loïc Loeiz-Hamon est décédé subitement vendredi 17 août, à l’âge de 62 ans des suites d’un malaise au cours d’un footing. Compagnon de route du Centre dramatique depuis 1984 et la création des Gens de Dublin, de James Joyce, il avait été de toutes les aventures jusqu’à la dernière, La Tête des autres de Marcel Aymé. Le talent protéiforme du Nantais s’était aussi exprimé à travers les pages de votre journal, puisqu’en tant que directeur artistique il a créé la première maquette de Regards en 1986. Loïc Loeiz-Hamon a été inhumé le 22 août au cimetière du Père-Lachaise.

Loïc Loeiz-Hamon présentant aux comédiens Marc Allgeyer et Damiène Giraud du Centre dramatique les costumes de Nous, les héros de Jean-Luc Lagarce en 2007.

Mouloud Aounit

L’ancien président du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et conseiller régional, s’est éteint le 10 août, à l’âge de 59 ans, des suites d’une tumeur au cerveau.
Le responsable de la maison de l’emploi d’Aubervilliers et délégué général de l’Association pour l’insertion professionnelle des jeunes et des adultes à Aubervilliers (AISPJA) a été inhumé le 16 août en présence de nombreux élus de Plaine Commune dont Corinne Cadays-Delhôme.

SPORT, CULTURE, LOISIRS Haut de page

 

Pour toute la famille

Depuis deux ans, les parents et leurs enfants peuvent partager activités sportives et culturelles, grâce au Pass'sortir en famille. De nombreux exemplaires sont encore disponibles au service Action sociale.

Pour les élus, « la solidarité est un axe fort du contrat municipal. Lutter contre l’exclusion et la dégradation du lien social sous toutes ses formes » est un objectif du Pass’sortir en famille. Le dispositif permet aux ménages courneuviens les plus modestes d’avoir accès gratuitement, à raison de quatre fois par an et par structure, à la salle obscure de L’Etoile, au centre culturel Jean-Houdremont, à la piscine Béatrice-Hess et à la patinoire, installée en centre-ville lors de Solid’air de fêtes, au mois de décembre.

carton rose ou vert ?

« Beaucoup de personnes, pensant que le Pass’sortir en famille n’est valable que pour la patinoire, ne le récupèrent qu’une fois la période hivernale venue, s’étonne Florence Tirard-Collet, responsable du service Action sociale. Il faut bien avoir en tête qu’il est utilisable toute l’année et dans quatre structures différentes. » Selon Nabiha Rezkalla, adjointe au maire déléguée à l’accès aux droits sociaux, « le sport, le cinéma et le spectacle sont autant de lieux d’échange et de partage possibles entre enfants et parents. » Karima Benbachir trouve « le principe formidable. Je n’ai pas toujours les moyens d’emmener les miens au cinéma ou encore à la piscine. Grâce au Pass’sortir en famille, les enfants comme les parents y trouvent leur compte. Cela nous permet non seulement de faire des activités intéressantes, mais également de se retrouver en famille. J’espère que ça continuera encore longtemps. »

Le précieux laissez-passer se décline en deux catégories : le carton rose si vous êtes parents d’enfants âgés entre 3 et 18 ans ; et le carton vert, destiné aux jeunes âgés de 12 à 18 ans, qui décident de sortir seuls ou accompagnés de leurs parents. « Seules les familles ayant un quotient familial allant du coefficient un à quatre sont concernées par le dispositif, souligne Florence Tirard-Collet. Cela concerne environ 2 400 ménages par an. Cette année, 700 cartons seulement ont été distribués. Il nous en reste encore un bon nombre, valables jusqu’au 31 décembre 2012. Nous invitons donc les Courneuviens concernés à venir les chercher au service Action sociale. Ce serait dommage de ne pas en profiter. »

Isabelle Meurisse

infos +
Service Action sociale, 58, av. Gabriel-Péri, 01 49 92 64 72. Ouvert de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h.

Comment obtenir son Pass’ ?


C’est très simple. Si vous ne connaissez pas votre quotient familial, il suffit de vous rendre au service éducation, qui se chargera de le calculer. S’il est inférieur ou égal à 576 euros, vous avez le droit au Pass’sortir en famille. Ensuite, muni d’un justificatif de domicile, du livret de famille et d’une pièce d’identité, vous pourrez retirer le Pass’ au service Action sociale. « Les 12-18 ans doivent également présenter leur pièce d’identité, » précise Florence Tirard-Collet, responsable du service action sociale. Une fois en main, le bénéficiaire et sa famille présentent le Pass’ lors de chaque entrée au cinéma L’Etoile, au centre culturel Jean-Houdremont, à la piscine Béatrice-Hess ou à la patinoire. Il ne reste plus qu’à choisir le moment pour se divertir.

infos +
Service éducation, centre administratif,
Tél.: 01 49 92 60 44.
Ouvert de 8h30 à 17h, ainsi que les samedis 1er, 8, 15 et 22 septembre de 8h30 à 12h.

Grâce au Pass’, les ménages courneuviens les plus modestes disposent de quatre entrées, par an et par structures, au cinéma L’Etoile, à la piscine Béatrice-Hess, au centre culturel Jean-Houdremont et à la patinoire, installée l’hiver, dans le cadre de Solid’air de fêtes.

Journées européennes du patrimoine

Deux options à La Courneuve

Tandis que les archives diplomatiques ouvrent pour la première fois leurs portes au grand public, le service culture de la ville s’intéresse aux maisons de cultivateurs.

Découvrir les archives diplomatiques

Pour la première fois depuis l’inauguration de son nouveau site à La Courneuve, le ministère des Affaires étrangères ouvrira ses portes au public lors des Journées européennes du patrimoine. Une occasion unique de découvrir les richesses du patrimoine conservé au Centre des archives diplomatiques de la rue Suzanne-Masson – un ensemble de plus de 70 kilomètres linéaires, issu d’un noyau initial de correspondances, mémoires et traités, conservés et classés dès le XVIIe siècle. Des manuscrits, des télégrammes, portant les signatures prestigieuses des diplomates et ministres, mais aussi des photographies, des cartes du monde entier... De cette exceptionnelle collection, un échantillon sera présenté. Une exposition retraçant l’histoire du Quai d’Orsay est également proposée. La visite commentée donnera aussi une bonne occasion de rencontrer, dans leur environnement naturel, les professionnels chargés d’assurer la conservation et la valorisation de ce patrimoine méconnu et de leur poser toutes les questions utiles.

Faire revivre la Plaine des Vertus

Après les usines en 2011, l’unité patrimoine du service culture s’attache, pour cette édition 2012, à la découverte des maisons de cultivateurs (lire C’était p.14). Jean-Michel Roy, historien, guidera vos pas deux heures durant à travers l’ancien hameau de Crèvecœur (rue des Francs-Tireurs) notamment. Fonction, évolution, valeur, taille, les maisons de ceux qui exploitaient la Plaine des Vertus n’auront plus de secret pour vous. Attention, si le thème est commun, les parcours du samedi et du dimanche sont sensiblement différents.
Le dimanche, l’exposition La Plaine avant le parc ponctuera la balade.

Yann Lalande

infos +
Centre des archives diplomatiques, rue Suzanne-Masson. Samedi 15 septembre, de 14h à 17h. Entrée libre, sous réserve de la présentation d'une pièce d'identité. Visites guidées à 14h30, 15h, 15h30, 16h (inscription gratuite et obligatoire sur : www.tourisme93.com. Tél.: 01 49 15 98 98).
La Plaine des Vertus. Samedi 15 septembre, de 14h à 16h. Balade guidée de l'Hôtel de ville de La Courneuve au 70, rue Heurtault à Aubervilliers. Dimanche 16 septembre, de 14h à 16h. Balade guidée de l'Hôtel de ville de La Courneuve à la maison Edouard-Glissant. Pas d'inscription nécessaire.

Fête de l'Huma

Le bonheur est dans le parc

Les 14, 15 et 16 septembre, le cœur de l'Humanité battra la chamade à La Courneuve. Un pouls très rock pour cette édition 2012 de la Fête de l'Huma, avec New Order, Patti Smith, ou encore Pete Doherty sur la grande scène. Le programme (non exhaustif) en un coup d'œil.

Vendredi 14 septembre

Concerts : BB Brunes (grande scène, 19h), Shaka Ponk (grande scène, 20h30), New Order (grande scène, 22h), Daniel Darc (scène Zebrock, 22h30).

Débats : « Vers des états généraux de la refondation européenne » (agora, 19h).

Livre : « Aragon et la modernité. Trente ans après sa disparition » (village du livre, 18h).

Et aussi, Philippe Caubère (poésie) et François Morel (théâtre) au chapiteau des amis de l’Huma.

Samedi 15 septembre

Concerts : Bénabar (grande scène, 16h), Pete Doherty (grande scène, 18h), Dub Inc (grande scène, 19h), Parov Stelar (grande scène, 20h30), Patti Smith (grande scène 22h), Kabal (scène Zebrock, 22h).

Débats : « Faces aux suppressions d’emplois, quelle politique ? » (agora, 13h), « Pouvoir d’achat et fiscalité » (agora, 14h), « Quelle politique éducative ? » (agora, 15h), « Réussir la transformation écologique » (agora, 16h), « Rencontre publique entre forces de gauche » (agora, 18h).

Et aussi : Forum social (débats de 11h à 19h) ; Village du Livre (rencontres et débats de 11h à 18h), Village du Monde (débats de 11h30 à 20h30), Jazz’Hum’Ah (concerts jazz de 17h à 22h), Espace Théâtre (représentations de 11h à 23h), le chapiteau des amis de l’Huma (débats, docu, musique) ; le bal populaire (19h à minuit).

Dimanche 16 septembre

Concerts : Lubat et Bohringer (grande scène, 14h), Thiéfaine (grande scène, 17h).

Débats : « Rencontre pour le pluralisme de la presse » (agora, 10h), « Exigeons la libération des prisonniers palestiniens » (agora, 11h), « Une société des égaux est-elle possible ? » (agora, 12h), « Refuser la banalisation des idées d’extrême-droite » (agora, 13h).

Et aussi : Village du Livre (rencontres, débats de 11h à 18h), Forum social (débats de 11h à 16h), Village du Monde (débats de 10h à 15h), Jazz’Hum’Ah (concerts jazz de 15h à 20h), Espace théâtre (représentations de 11h à 18h), Chapiteau des amis (spectacles, concerts, débats de 11h à 18h).

infos +
Fête de l’Humanité. Concerts, débats, spectacles, exposition, livres. 14-15-16 septembre, Parc départemental de La Courneuve (entrée Le Bourget). Vignette (bon de soutien au journal L’Humanité, ouvrant accès à la Fête) : 20€ les trois jours en prévente. Parking de 10 à 27€.
Navettes gratuites depuis la place du 8-Mai-45 et gare RER du Bourget.

Certificat médical

Pensez au CMS

L’été qui s’achève voit les sportifs reprendre le chemin de l’entraînement et bien souvent une licence pour ceux qui pratiquent en club. Or, qui dit licence dit certificat d’aptitude à la pratique sportive. Depuis trois ans, le Centre municipal de santé (CMS) s’est adjoint les services de Pascal Geiger, médecin du sport, pour mieux répondre aux besoins des sportifs courneuviens. « Nous avons deux axes de consultation, commente l’intéressé. La traumatologie, avec la mise en œuvre d’une prise en charge permettant de poursuivre une activité. Et à cette période de l’année surtout, les visites d’aptitudes, que nous voulons les plus complètes possibles. » Cette médecine préventive poussée (comptez de 20 à 30 minutes de consultation) vous évitera peut-être un accident. Alors prenez rendez-vous.

infos +
CMS Salvador Allende,
20, av. du Général-Leclerc. Médecine du sport. Consultations les mercredis matins de 8h40 à 12h et les jeudis après-midi de 14h30 à 19h.
Rendez-vous au 01 49 92 60 60

 

Cinéma


Gondry, fan des Pépites

Le réalisateur français, Michel Gondry sera à L'Étoile le 7 septembre à l'occasion de la soirée de lancement du 6e festival Les Pépites du cinéma.

Ce que j'ai vu ce soir m'a vraiment impressionné, confiait Michel Gondry, lors du festival 2011 Les Pépites du cinéma. J'ai vu trois courts-métrages : les trois étaient époustouflants. Je reviendrai l'année prochaine et j'aimerais vous montrer le dernier film que j'ai fait dans le Bronx. » Chose promise, chose due. Le cinéaste, dont la renommée en France et Outre-Atlantique n'est plus à faire, présentera le 7 septembre, en avant-première, à l'occasion de la soirée de lancement de la 6e édition du festival, son dernier long-métrage, The we and the I. Connu notamment pour Eternal sunshine of the Spotless Mind (2004), La Science des rêves (2006) ou encore pour le blockbuster The Green Hornet (2011), projeté en plein air à La Courneuve le 6 juillet dernier, Michel Gondry sera donc une des pépites du festival, prévu cette année du 12 au 21 octobre au cinéma L'étoile. « Véritable dénicheur de talents, ce festival est devenu, au fil des années, un événement reconnu par les cinéastes et les professionnels du cinéma pour la qualité de sa sélection. C'est désormais un rendez-vous incontournable du cinéma urbain indépendant », conclut Aïcha Belaïdi, fondatrice des Pépites.

Isabelle Meurisse

Conservatoire



À vos partitions

À partir du 4 septembre, le CRR 93 entame les inscriptions pour la saison 2012-2013. Attention, les dates diffèrent en fonction du niveau ou de l'ancienneté.

Avis à tous les musiciens, danseurs, chanteurs, comédiens, amateurs ou confirmés, le Conservatoire à rayonnement régional d’Aubervilliers-La Courneuve rouvre ses portes. Les élèves déjà inscrits au CRR 93 l’année dernière seront les premiers affiliés pour la saison 2012-2013. Ils sont invités à se rendre sur les sites de La Courneuve (41, av. Gabriel-Péri) ou d’Aubervilliers (13, rue Réchossière) les 4, 5, 6 et 7 septembre entre 14h et 20h, munis des papiers nécessaires. Les nouveaux élèves (éveil, initiation ou cycle 1) pourront s’inscrire, à La Courneuve et Aubervilliers également, les 10 et 11 septembre de 14h à 20h. Pour les départements musique, art dramatique et danse, les dossiers d’inscriptions aux concours d’entrée d’intégration en cycles 2 et 3, téléchargeables sur le site www.conservatoireregional93.fr, sont à retourner, dûment complétés, début septembre. Les concours d’entrée auront lieu entre le 15 septembre et le 26 octobre.

I. M.

BLOC-NOTES Haut de page

Naissances

Juin
25 • Rayan Radon
27 • Abdoul-Aziz Mohamed
28 • Jiyan Said Youssouf
30 • David Tat


Juillet
1 • Hugo Ji
1 • Luis Bravo
2 • Imene khazzani
2 • Imad Amri
2 • Suman Puthisigamany
2 • Pauline An
2 • Ayamé Lepesant Yin
3 • Alyssa Mechelaere
3 • Sami Mebarakou
4 • Belaïd Dadoudi
4 • Teodor Bogdanovic
4 • Yanis Oukaci
7 • Mehdi Chetouane
10 • Jahnylia Bredas
14 • Catherine Tang
17 • Ania Houali

Mariages
• Malik Atek et Audrey Lheritier
• Everth Estrada Duque et Paula Sanabria Gomez


Décès

• Antonio Di Mascio

Crèche

Inscriptions, dépêchez-vous !

Toute demande d'inscription pour l'attribution d'une place en crèche pour les mois d'octobre, novembre et décembre 2012 doit impérativement être effectuée avant le 14 septembre. Passé ce délai, les dossiers d'inscription ne pourront être présentés à la commission des modes d'accueil qui se déroulera au cours du mois de septembre.

C'était
Les Cousin de l’impasse Carême-Prenant

Voici la famille Cousin qui pose en 1936 pour la postérité, sortant de leur maison qui se trouvait dans l’impasse Carême- Prenant. C’est un petit ménage de culture qui ne dispose que d’un cheval. Un des fils porte même le sobriquet de « maillon » qui veut dire petit, voire même, minuscule. Ils habitent dans une de ces petites maisons de culture construites dans la première moitié du XIXe siècle. En effet, à cette époque, l’effectif des ménages s’adonnant à l’agriculture ayant doublé en raison de la croissance de la demande parisienne en légumes, il y a nécessité de bâtir de nouvelles unités, souvent de petite taille avec des matériaux de récupération. La rue de l’Abreuvoir correspond à cette phase d’extension et le bâtiment du Musée, situé au 11, témoigne de cette histoire. à Aubervilliers, les jeunes ménages s’installent facilement dans les grandes maisons qu’ils divisent ou qu’ils surélèvent. Au XIXe siècle, la conjoncture économique favorable a produit une division et une densification du bâti à Aubervilliers et une extension à La Courneuve. Cela montre tout l’intérêt du travail historique qui dépasse les limites communales.

Jean-Michel Roy, historien, responsable
de l’unité Patrimoine et Arts Visuels.

Numéros utiles

 

Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison : Hôpital Fernand-Widal Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins : 24h/24 et 7 jours/7 Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer de La Courneuve : 06 21 21 39 35 ou 06 21 21 39 38
Solitude écoute ( pour les plus de 50 ans) N° Vert 0 800 47 47 88 (gratuit depuis un fixe)
Commissariat de police : place du Pommier-de-Tél. : 01 43 11 77 30

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00,
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute, au 0 800 54 76 98 (appel gratuit).

Permanences des élus
• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous au 01 49 92 60 00.
• M. le conseiller général, Stéphane Troussel, reçoit le mercredi sur rendez-vous au 01 43 93 93 75.

Plaine Commune
21, av. J.-Rimet
93 218 Saint-Denis cedex
Tél. : 01 55 93 55 55

Marché couvert des Quatre-Routes
Les mardis, vendredis et dimanches matin

Dépannages
EDF : 0 810 333 093
GDF : 0 810 433 093

Pharmacie de garde
Tous les dimanches et jours fériés 2012 : Bodokh.
74, av. Jean-Jaurès à Pantin
Tél. : 01 48 45 01 46


Collecte des déchets : Allo Agglo 0 800 074 904

Assurance retraite : nouveau numéro à votre disposition : 39 60 (2,8 centimes d’euro en heures pleines).

L’AGENDA Haut de page


4 septembre
Rentrée scolaire
L’été est terminé, il est temps pour tous les petits Courneuviens de reprendre le chemin de l’école.

6 septembre
Réunion publique
Les Courneuviens sont invités à échanger autour du projet d’aménagement de la voirie et du mail planté, devant l’immeuble Salengro et l’école Robespierre/Jules-Vallès.
Réfectoire du groupe scolaire Robespierre-Vallès, 44-46, rue Roger-Salengro, 01 48 37 36 19.

7 septembre
Festival Les Pépites du cinéma
Soirée de lancement de la 6e édition. Le réalisateur Michel Gondry y présentera son dernier film The we and the I.
Cinéma L’étoile, 1, allée du Progrès, à 20h30. Tarif : 3e.
+infos

7 et 8 septembre
Forum des associations
Le 7 à 19h à l’Hôtel de ville : débat sur le thème « La citoyenneté à travers les projets de solidarité internationale ».
Le 8 à 14h, sur la place de la Fraternité : présentation des associations, démonstrations sportives.
+ infos

8 septembre
Spectacle de marionnettes
Venez vous réjouir avec Mamadou, l’enfant qui veut devenir roi et son ami Leuk le lièvre.
Librairie La Traverse, 7 allée des Tilleuls, à 15h.

8 et 22 septembre
Alzheimer
L’association France Alzheimer propose une formation gratuite à La Courneuve, destinée aux aidants familiaux. D’autres formations suivront les 6 et 20 octobre et les 10 et 24 novembre.
Plus de renseignements au 01 43 01 09 66 ou 06 21 21 39 35.

9 septembre
La Dame du lac
Projection du film La Dame du lac de Robert Montgomery, suivie d’un débat avec un membre de l’équipe du cinéma.
Cinéma L’étoile, 1, allée du Progrès, à 20h30. Tarif : 3e.

12 septembre
Conférence de rentrée du maire
Hôtel de ville, à 18h30.
+ infos

13 septembre
Information collective
Réunion d’informations portant sur la 7e édition de l’opération de parrainage 100 chances 100 emplois, qui se déroulera du 17 au 21 septembre, à la Maison de l’emploi de La Courneuve.
Salle Philippe-Roux, à 14h.

14, 15, 16 septembre
Fête de l’Humanité
Parc départemental Georges-Valbon. 20e les trois jours en prévente.
30e sur place.
+ infos

à partir du 14 septembre
Exposition La Plaine avant le parc
Histoire de la plaine des Vertus, la plus grande plaine légumière d’Ile-de-France.
Maison Édouard-Glissant, parc départemental Georges-Valbon.
Ouverture les mercredis, samedis et dimanches.

14 septembre
Ciné-thé
Projection en direction des seniors, du film Du vent dans mes mollets, de Carine Tardieu.
Cinéma L’étoile, 1, allée du Progrès, à 20h30. Tarif : 3e.

14 septembre
Repas spectacle
Concert acoustique avec Chebli Msaidie et son groupe.
Chez Hawassi, restaurant-salon de thé de l’Archipel des Comores, 3, place du Château-d’eau, à 20h. Réservations au 01 48 36 24 90. Tarif : 30e.

15 et 16 septembre
Journées européennes du patrimoine
Le 15, de 14h à 17h : le Centre des archives diplomatiques de la rue Suzanne-Masson ouvrira ses portes au public. Entrée libre, sous réserve de la présentation d’une pièce d’identité.
Le 15, de 14h à 16h : l’unité patrimoine du service culture s’attachera à la découverte des maisons de cultivateurs. Balade guidée de l’Hôtel de ville de La Courneuve au 70, rue Heurtault à Aubervilliers.
Le 16 de 14h à 16h : toujours autour des maisons de cultivateurs, balade guidée de l’Hôtel de ville de La Courneuve à la maison Edouard-Glissant du Parc départemental Georges-Valbon.
+ infos

Jusqu’au 1er décembre
Bibliobus
Fermeture de la médiathèque John-Lennon. Le bibliobus prend le relais.
Place de la Fraternité, chaque samedi de 14h30 à 18h30.

Jusqu’au 4 novembre
Exposition Savez-vous planter les choux ?
Histoire et objets témoins de l’agriculture maraîchère d’Ile-de-France.
Parc de Bagatelle, 75016 Paris.
Tarif : 5,50e.
Une centaine de billets d’entrée gratuits sont disponibles à l’accueil du service Communication, 33, av. Gabriel-Péri. La courneuve

UN CERTAIN REGARD Haut de page

Alexandre Lévy, compositeur et pianiste

« Retrouver son jardin intérieur »

à 40 ans, Alexandre Lévy est un compositeur de musique electro-acoustique prolifique, un pianiste reconnu par ses pairs. Son dernier dada ? La création d'installations sonores interactives avec sa propre compagnie aKousthéa. Ces « mises en espace sonores » proposent au public de rentrer physiquement dans la musique. Présenté en septembre à La Courneuve, son dernier projet, Jardins des sensations, réussit l'exploit de faire parler la musique et la nature en même temps, et donne à l'indicible toute sa puissance d'évocation.

Je fais du piano depuis tout petit. Je me rappelle que j’improvisais beaucoup, que je démontais le piano, tapais sur les cordes… Je ne savais pas si je voulais être compositeur ou pianiste. J’ai finalement poursuivi des études de composition au Conservatoire national supérieur de Paris. Mais j’avais l’impression que cette formation me formatait un peu trop. Un de mes profs m’a alors conseillé l’électroacoustique pour m’aider “à travailler sur la matière du son et m’ouvrir vers d’autres horizons”. L’électroacoustique m’a en effet “déformaté”, débouché les oreilles. Cette musique a tout déclenché sur le plan de la composition. J’avais une formation d’écriture instrumentale, d’orchestration et j’ai commencé à bosser en studio. J’ai eu le sentiment de me libérer. J’ai tout de suite envoyé mes morceaux à des studios de création musicale reconnus : l’Ircam, le GRM (Groupe de recherches musicales) ou le Grame à Lyon. Le GRM m’a commandé plusieurs pièces. J’ai écrit des pièces pour orchestres, pour ensembles et petits ensembles, des opéras de chambre. Dans le même temps, j’ai beaucoup tourné en tant que pianiste avec des chanteurs, avec l’opéra de Rennes ou l’Ondif (Orchestre national d’Île-de-France).

Mais je voulais m’approcher d’un travail complet. J’ai écrit un opéra de chambre avec de la musique électronique, fait des pièces avec danse et vidéo, mais je désirais que l’art plastique, l’installation et l’interaction avec le public soient encore plus aboutis. C’est comme ça que j’en suis venu aux installations sonores en créant la compagnie aKousthéa en 2003. Il s’agit de nouvelles formes susceptibles de servir une évocation poétique, un projet musical. Quand tu es compositeur, on te commande une pièce, tu écris, tu donnes ta partition et tu pries pour qu’on te la joue le mieux possible. Tu es dans ta tour d’ivoire. Là, c’est différent. On est dans une notion de production avec les partenaires du projet avec lesquels on discute. On est en prise avec le réel, c’est très nourrissant, très stimulant. J’ai proposé les “Jardins des sensations” à Grame, un centre national de création musicale. Ils m’ont orienté vers les jardins en mouvement du philosophe-jardinier Gilles Clément. Le jardin et les végétaux qui nous entourent sont sans arrêt en mouvement. C’est un mouvement planétaire qui nous dépasse totalement. On ne le voit pas mais on le ressent. A travers notre installation, on propose de toucher du doigt et des oreilles le jardin en mouvement avec nos sensations. La musique qu’on entend est sans arrêt en mixage, de manière aléatoire. Les sons changent toutes les demi-heures. Les éléments sonores se glissent les uns dans les autres. Quand tu es dans l’espace, tu as l’impression que c’est vivant, que les choses se déplacent lentement.

« Sentir un espace invisible »

Sur le module du “Banc des amoureux” (ndlr ; présenté au dernier Salon des artistes), on s’assoit à deux et on entend des voix, un nuage de sons, des bruits de pas. Le jardin, c’est un lieu intime, un endroit où on retrouve son jardin intérieur, une intimité à deux. Dans les jardins, il y a plein d’endroits intimes où on peut se raconter des choses, s’embrasser, sans que personne nous voit. Sur le module “le Territoire des lucioles”, un chant polyphonique se propage dans l’espace. On a la sensation de pénétrer dans un territoire, de sentir un espace invisible. C’est un peu comme si vous entriez dans une pièce plongée dans le noir. Vous pensez qu’elle est toute petite alors qu’elle est immense. Quand on compose de la musique électroacoustique, on entend souvent “J’ai eu du mal à rentrer dans votre musique”. Et pourquoi pas un dispositif dans lequel on rentre physiquement dans la musique ? C’est une œuvre qui propose une médiation en elle-même, entre un lieu, une proposition artistique et le public. Mais ça permet aussi de s’ancrer au niveau du territoire. Notre résidence au Centre culturel a démarré en mai 2011. J’ai écouté les réactions d’un groupe d’ados, qui ont joué avec l’installation d’une manière imprévue, et forcément, ça malaxe ton imaginaire. J’ai ressenti beaucoup d’énergie, de fraicheur et de jeunesse à La Courneuve. Il y a un contact très simple avec les habitants et le public.

Propos recueillis par Julien Moschetti

infos +
Jardins des sensations lors du week-end des parcs et des jardins.
Installation sonore et interactive avec performances piano et vidéo.
Samedi 22 septembre de 14h à 23h et dimanche 23 septembre de 11h à 17h.
Jardin des dahlias, 10 bis, rue Edgar-Quinet. Entrée libre. 33, avenue Gabriel-Péri - 93126 La Courneuve Cedex
Tél. : 01 49 92 61 40 - Fax: 01 49 92 62 12