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REGARDS Le journal de La Courneuve l N°379
du jeudi 28 mars au mercredi 10 avril 2013

ARRÊT SUR IMAGES

MON AVIS

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EN BREF

L’ACTUALITÉ

DOSSIER

À VOTRE SERVICE

UN PEU D'HISTOIRE

SPORT, CULTURE, LOISIRS

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UN CERTAIN REGARD

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Commération.
Le maire Gilles Poux et les élus ont commémoré le 19 mars 1962, date anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie. © Virginie Salot

Des cours de secourisme auprès des jeunes.
Ils ont été mis en place par le service municipal des sports durant les dernières vacances scolaires. © V. S.

3
minutes, ce devrait être la fréquence des RER aux heures de pointe dès septembre prochain.
En attendant, le hall d'accueil de la gare du RER est enfin rénové, avec notamment l'installation de nouveaux guichets. © V. S.

À l'initiative
des capoeiristes de l'association Ten Chi Budokan, le gymnase Béatrice-Hess s'est offert un voyage au Brésil les 23 et 24 mars. Au programme, démonstration de capoeira au rythme des percussions et des berimbaus, mais aussi cérémonie de remise des cordes pour célébrer le changement de grade. © Toufik Oulmi + photos : www.ville-la-courneuve.fr

La Courneuve et moi.
Gilles Poux tenait à remercier le 18 mars les Courneuviens qui avaient participé à la vaste concertation sur le thème « La Courneuve et moi », le 23 février dernier. Rendez-vous lors des ateliers après la mi-avril. © Thierry Mamberti


Travaux.
Une dernière couche de goudronnage a conclu les travaux de la rue Général-Schramm. La circulation est à nouveau ouverte aux automobilistes. © V. S.

MON AVIS Haut de page


Gilles Poux, maire

Monsieur le Ministre,
le Conseil municipal de La Courneuve
réuni ce mardi 19 mars, a décidé de lancer l'élaboration d'un Projet Éducatif Territorial (…) dont l'ambition est de contribuer à la réussite des enfants Courneuviens, et qui servira de socle à la mise en place de nouveaux rythmes éducatifs à la rentrée 2014. Pour autant, pour prendre tout son sens, cette démarche locale doit s'accompagner de choix nationaux forts. (…) Nous savons mieux que quiconque le désastre qu'a produit ces dernières années le choix politique d'affaiblir l'Éducation nationale (….). Cela a eu notamment pour conséquences de creuser un peu plus encore les inégalités scolaires dont sont victimes les enfants de La Courneuve, et plus généralement de la Seine-Saint-Denis.

Ces inégalités sont si profondes, si récurrentes, si marquantes, qu'elles s'apparentent aujourd'hui à de véritables discriminations territoriales. (…) Tous les indicateurs sont au rouge, trop souvent négativement éloignés des moyennes régionales ou nationales. Tout cela, dans un contexte social bien difficile qui mériterait en soi des attentions particulières et concrètes (…).

Et pourtant, La Courneuve est une ville jeune, en pleine mutation positive, au cœur du nouveau Grand Paris, riche de capacités et d'envie de réussir. Nous sommes convaincus que l'avenir de la République se joue ici. C'est pourquoi, nous revendiquons un plan de rattrapage sur la législature, donc en cinq ans, pour faire disparaitre les discriminations scolaires dont sont victimes les enfants de La Courneuve et de Seine-Saint-Denis. Les parents, les professionnels de l'éducation, les citoyens et les élus de notre ville sont disponibles pour étudier avec vous les moyens d'y parvenir.

Extraits de la lettre de Gilles Poux, maire à Vincent Peillon, ministre de l'Éducation nationale

Retrouvez l'intégralité de la lettre sur le site :
www.ville-la-courneuve.fr

© V. S.

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE Haut de page

Jonglage

Laissez-vous surpendre

C'est l'un des grands événements culturels de l'année. Rendez-vous les 5, 6 et 7 avril pour la 6e édition du festival Rencontre des jonglages.
Sur scène, dans la rue ou en sous-sol, voici l'art du jonglage en pleine ville.


On ne change pas un festival qui gagne. La programmation de cette 6e édition de la Rencontre des jonglages est riche en surprises. Pléthore d'artistes jongleurs de France et d'ailleurs, feront le show. À commencer dès le vendredi par Jörg Müller et son tube en plexiglas géant empli d'eau. « Dans le spectacle Noustube, l'artiste se confronte à la gravité très faible voire inexistante dans l'eau, souligne Stéphane Bou, responsable de la Maison des jonglages, la structure qui pilote le festival. Müller fait l'expérience de jongler avec son propre corps. Une véritable performance, qu'il propose d'ailleurs à deux autres artistes, dont Jérôme Thomas, un des piliers du jonglage contemporain. » Le samedi, le festival prendra des airs de Journée des femmes… jongleuses ! « En 2011, un collectif de jeunes jongleuses s'est créé, précise Stéphane Bou. On en a profité pour les intégrer à la programmation. Un cabaret présentera à la fois leurs numéros personnels et les étapes de leur recherche collective. Et on accueille notamment une jeune portugaise, Dulce Duca, avec un travail aux massues encore jamais vu. Beaucoup d'émotion se dégage de ce numéro extrêmement original. Puis, on finira la soirée avec Jeanne Mordoj, l'une des jongleuses les plus reconnues. Dans Éloge du poil, elle joue une femme à barbe qui bouleverse les codes de la féminité, ou du moins ceux que l'on pensait être. »

« une pièce de cirque proche d'un cartoon métaphysique. »

Autres événements phares : les créations du collectif d'artistes Petit Travers, Les Beaux orages et de Sylvain Julien (compagnie Caktus), Ïopido. La première, programmée le vendredi, regroupe sept jongleurs sur scène. C'est assez rare pour être noté. Le dimanche, en clôture du festival, ce sera au tour de Sylvain Julien de se débattre avec ses cerceaux dans une pièce de cirque proche d'un cartoon métaphysique. Au total, une trentaine de spectacles originaux et d'une grande créativité empliront ce beau week-end d'avril. Il ne reste plus qu'à prendre vos billets, disponibles pour la première fois, sur le site Internet de la Maison des jonglages. Aucun doute, petit festival est devenu grand.

Isabelle Meurisse

Collectif 100 plastik ©Thierry Dubois

Jorg Muller-Noustubes © Sebastien Calvet

Maputo Mozambique. © Raphaelle Gigot

Les beaux orages - Collectif petit travers. © Lysiane Dany-Ruinet

Cie Bal : Jeanne Mordoj - éloge du Poil. © Christophe Raynaud de Lage

Le festival dépasse l'Europe

Percussions, chants et jonglage colorés de traditions mozambicaines ; voilà qui enchantera la place de la Fraternité, le 6 avril, à 18h. Chaque année, des artistes internationaux s'invitent à la Rencontre des jonglages. Place donc, en cette 6e édition du festival, à six jongleurs mozambicains quasi-professionnels. Le temps de leur spectacle étonnant, Maputo Mozambique.

Programme des rencontres

Vendredi 5 avril :
19h, Noustube, spectacle de rue
20h15, Diaphane-Cie Endogène, sous-sol centre culturel Jean-Houdremont
21h, Les beaux orages-Collectif Petit Travers, scène centre culturel
22h30, Noustube, spectacle de rue

Samedi 6 avril :
14h30, Diaphane, sous-sol centre culturel
15h30, Jonglage au féminin#1-Cabaret 100% plastik, scène centre culturel
17h, Crash Test-Cie Jérôme Thomas, sous-sol centre culturel
17h, Noustube, spectacle de rue
18h, Maputo Mozambique-Cie TG, spectacle de rue
19h, Diaphane, sous-sol centre culturel
19h, Jonglage au féminin-Um belo dia, spectacle de rue
20h, Noustube, sous-sol centre culturel
21h, Jonglage au féminin-éloge du poil-Cie Bal, scène centre culturel
22h30, Concert-Slovonoski Bal, hall centre culturel

Dimanche 7 avril :
14h30, Diaphane, sous-sol centre culturel
15h30, Petits et moyens formats, scène centre culturel
17h, Crash Test, sous-sol centre culturel
17h, Noustube, spectacle de rue
18h, L'Homme de boue-Cie
La Scabreuse, spectacle de rue
19h, Noustube, spectacle de rue
20h, Flaque-Cie Defracto, spectacle de rue
21h, Ïopido-Cie Caktus, scène centre culturel
22h30, soirée de clôture, centre culturel

Informations complémentaires et réservations
en ligne sur www.maisondesjonglages.fr.

EN BREF Haut de page

Réussite pour tous

S'ouvrir et réussir

Jeudi 21 mars. Regards effarouchés, les jeunes, entre 16 et 25 ans, passent devant la commission d'attribution des contrats courneuviens de réussite (CCR). Au 4e étage de la mairie, un aréopage tient un peu leur avenir en main. « Moi, je suis là pour qu'ils me payent ma formation d'agent de sûreté », confie Djénéba Touré. L'assistant du dispositif CCR la corrige : « Non, ce n'est pas comme ça qu'il faut présenter les choses. Considère plutôt que tu demandes un soutien pour ton avenir; et que cela passe donc par la formation. » La jeune femme sourit : « Oui, oui, j'ai compris. Désolée ». Une fois la porte franchie, les jeunes découvrent des visages bienveillants de tous les âges, issus du monde associatif, politique, économique ou social. « À la différence des projets J, le CCR veut mettre en place un vrai réseau efficace qui aura son autonomie, je l'espère. Il s'agit de mettre en lien les acteurs de notre ville et de créer une synergie entre les secteurs publics ou privés et nos jeunes », soutient Haroon Mandjourssa, adjoint au maire à la jeunesse. Le résultat des attributions des CRR sera connu en prochain conseil municipal le 11 avril.

G. G.

CCR INFOS

L'équipe du CCR vous accueille au 61, rue du Général-Schramm le mardi, jeudi et vendredi de 14h à 18h, le mercredi de 10h à 12h et de 14h à 18h et le samedi de 9h30 à 14h30.

Développement durable

Plusieurs événements honorent la semaine du développement durable, du 1er au 7. Une exposition photographique de Valérie Evrard intitulée « À chaque outil son légume » anime le hall de l'hôtel de ville et l'accueil du centre administratif. À la Maison pour tous, un après-midi festif à destination des enfants et des adultes est prévu le 3 de 14h à 19h, pour sensibiliser chacun à travers jeux, animations, dégustations et lectures. Des kits « développement durable » contenant une ampoule électrique basse consommation, un mousseur pour le robinet et une prise électrique coupe veille seront distribués à l'hôtel de ville et à la Maison pour tous du 2 au 5 avril. Il suffit de passer…

J. M.

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Expulsions locatives

La bataille continue

Vendredi 15 mars, rue de Varenne, à deux pas du ministère de l'Égalité des territoires et du Logement. Habitants, associations et élus ont accompagné la délégation des maires d'Île-de-France, reçue par le directeur de cabinet de la ministre Cécile Duflot. L'objectif des édiles : pouvoir discuter de la prévention des expulsions locatives et des coupures d'énergie, une fois la trêve hivernale terminée. Autrement dit, que les arrêtés contre les coupures d'électricité et expulsions sans relogement - signés chaque année par les maires -, ne soient pas annulés par la juridiction administrative. Malgré le froid glacial, une vingtaine de personnes de La Courneuve est présente, pancartes à la main. « La Courneuve contre les expulsions » ou encore « Refusons l'inacceptable ». Pendant l'entrevue des maires avec le directeur de cabinet du ministère, Catherine*, jeune militante et maman, confie son engagement contre les expulsions : « Un jour, je me suis retrouvée à la rue. Pendant huit mois, avec mon petit garçon qui avait 6 ans, on dormait dans les parkings, les hôpitaux, les métros. Je suis française depuis toujours et j'avais un petit boulot. Pourtant, impossible d'obtenir un logement. Je n'étais ni porteuse du VIH ni prostituée ni sortie de prison, donc pas prioritarie, me disait-on.

15
maires d'île-de-France ou leurs représentants, ont fait le déplacement rue de Varenne le 15 mars.

Aujourd'hui, ça va mieux, je suis à l'hôtel et j'aurai bientôt un appartement, mais je garde une certaine haine envers le système. » Marc Ruer, secrétaire général de la Confédération nationale du logement de Seine-Saint-Denis (CNL) est venu « soutenir l'action des élus ». Selon lui, « la société n'a pas à expulser les gens. Ces actions inhumaines brisent des familles. De plus, reloger en hôtel coûte extrêmement cher. Il faudrait vraiment un service public du logement et un véritable budget pour la construction d'appartements sociaux supplémentaires. C'est une urgence. » Solidaire, impatiente d'avoir le verdict ? La petite foule banlieusarde, frigorifiée après son heure et demie d'attente, écoute la délégation qui ressort du bureau. « Le ministère comprend notre démarche, commence Dominique Adenot, maire de Champigny-sur-Marne et président de l'Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR). Mais lorsque nous avons évoqué un moratoire anti-expulsions, on nous a répondu que la ministre devait appliquer la loi. Pas de réponse positive pour le moment. Mais nous continuerons à insister pour obtenir ce que l'on veut. » Et Gilles Poux de conclure : « Nous sommes dans une situation inquiétante. Entre les discours et la concrétisation, un fossé trop important demeure. Il faudra bien, un jour, que l'État mette les moyens là où il faut. Nous continuons donc la bataille. »

Isabelle Meurisse

*le prénom a été modifié

Plusieurs maires d'Île-de-France, dont Gilles Poux, ont rencontré le directeur de cabinet de la ministre Cécile Duflot et demandent un moratoire anti-expulsions. © Sebastien Calvet

Impact de la crise

En partenariat avec la municipalité, la librairie La Traverse, l'association Synergie-Plus et l'Amicale des locataires organisent le 5 avril de 17h30 à 21h une conférence-débat sur les conséquences de la crise sur la vie des habitants des quartiers populaires. Le documentaire Dans le secret du crime financier, sera projeté en début de soirée en présence du réalisateur Jacques Cotta.

Rendez-vous dans la salle Philippe Roux
58, av.de la Convention.

Emploi

Relooking

Des ateliers relooking, CV et lettres de motivation, mais aussi des simulations d'entretien d'embauche auront lieu le 6 avril de 13 à 18h à l'Espace jeunesse du centre-ville, situé 28, avenue Gabriel-Péri. Les jeunes pourront profiter de cette journée pour soumettre leurs candidatures pour La Courneuve Plage et autres événements de l'été.

Plus d'informations au 01 49 92 65 51.

Sur les traces de l'esclavage

Tirés à quatre épingles, costumes fringants et chemisettes, six élèves de terminale accueil relation clientèle et usagers (ARCU) du lycée professionnel Arthur-Rimbaud sont allés exposer leur projet culturel à Olivier Dollot, directeur du Crédit mutuel enseignant de Bobigny. Chacun leur tour, Karima, Amir, Eliadine, Maryam, Goundo et Roudeline ont présenté un powerpoint annonçant les étapes et les raisons de leur éventuel voyage à Nantes le 16 mai. « L'esclavage est une page essentielle de l'Histoire, rappelle Karima. On entend souvent parler de la Shoah, mais très peu de l'esclavage. On veut en savoir plus. Et transmettre le devoir de mémoire. » Depuis novembre, les lycéens, préparent, accompagnés de Leila Ammouche, leur professeur de Français-Histoire et de Nathalie Nyobé, la proviseure-adjointe, devis, financement, objectifs pédagogiques. Dans la peau de vrais comptables, ils cherchent, calculent, réduisent le budget nécessaire. Au total, le projet demande, tous frais compris, 2 700 euros. Et Goundo d'ajouter : « Pour financer ce voyage, on vendra également des bracelets, des gateaux, des sacs. On va essayer de récolter le plus de fonds possibles nous-mêmes. » Leila Ammouche, chef de file des Terminales ARCU le souligne : « C'est la première fois que nous faisons cette démarche pour un tel projet. Les élèves se sont préparés, ils ont répété. Ils voulaient vraiment montrer leur implication. » Il ne reste plus qu'à croiser les doigts, en espérant un coup de pouce de la banque.

Isabelle Meurisse

Tribunal

L'insalubrité devant la Cour

La société civile immobilière Béhanzin devait répondre devant la jutice à de nombreux chefs d'accusation avec toujours l'insalubrité pour origine.

Costume trop grand, Maxime Béhanzin s'avance devant les trois magistrates de la Cour d'appel de Paris, ce lundi 18 mars. Une longue procédure prend fin, six ans après les premiers PV de la gendarmerie et des services municipaux de La Courneuve, visant le 30 rue Guy-Môquet. Le 6 avril 2011, en première instance, la SCI Béhanzin a été condamnée, entre autres, pour aide au séjour irrégulier d'un étranger en France, location d'un logement en sur-occupation manifeste, et violation de domicile. « Je fais appel parce que je ne suis pas d'accord. Je ne suis pas coupable », confie M. Béhanzin. « Les travaux ? Je ne savais pas qu'il fallait des autorisations. L'agence immobilière ne m'avait pas prévenu. » L'une des magistrates lui demande : « Quelle est votre profession ? Ingénieur en génie civil », répond-il alors. La juge laisse passer un long silence. Depuis 2005, le prévenu investit dans la location d'appartement à Stains, Garges et Saint-Denis. Il assure: « C'est une activité déficitaire. J'ai beaucoup de locataires qui me doivent des arriérés. Mon salaire (4 000 euros par mois, NDRL) rembourse mes dettes. Nous ne vivons que grâce au salaire de ma femme ». En 2006, grâce à un prêt bancaire, il acquiert les deux pavillons du 30 rue Guy-Môquet pour 550 000 euros. Il divise les logements en sept appartements et deux locaux professionnels. Lesquels sont transformés en logements pour les employés clandestins « d'une nébuleuse d'entreprise égyptienne », d'après le mot de l'avocat général. Un matelas, trois canapés et le local servent d'hébergement pour cinq personnes. Les appartements qui préoccupent la justice ne bénéficient ni de ventilation, ni de lumière suffisante. Deux enfants de 5 et 10 ans et leurs parents vivent dans 23 m². L'humidité gangrène la structure. Des parpaings s'agencent dans la cour lorsque, au printemps 2007, les services municipaux et l'État interviennent. « C'était pour drainer l'eau », se défend l'ingénieur. L'avocat général rétorque : « C'est de la tartufferie, vous vouliez créer d'autres logements. » Karine de Carvalho l'avocate de La Courneuve, partie civile dans le procès, demande la confirmation du jugement rendu en première instance et rajoute la remise en état des lieux. L'avocat général la suit. Le verdict est attendu pour le 14 mai.

Gérôme Guitteau

Portrait citoyen

Aurelio Dos Santos, bouée de sauvetage

Le coordinateur de l'équipe 4 000 Sud de la Fondation Feu Vert remet les jeunes sur les rails.

Étienne* était dans une mauvaise passe le jour où il a rencontré Aurelio. En 3e au collège Georges-Politzer, l'adolescent était rattrapé par ses difficultés familiales. Un père absent, des allers-retours tous les jours à l'hôtel social à Bondy, une petite sœur à prendre en charge. Une fois le lien de confiance établi, Aurelio aide le jeune homme à trouver sa voie. Ce sera le lycée hôtelier François-Rabelais à Dugny. Un an plus tard, le poids des soucis familiaux contraignent Étienne à jeter l'éponge. Mais l'adolescent ne perd pas contact avec Aurelio qui fait office de père de substitution. Aujourd'hui en bac pro hôtellerie, il a remonté la pente. Des jeunes comme Étienne, l'éducateur spécialisé de 52 ans en accompagne des dizaines depuis cinq ans à La Courneuve. Aujourd'hui il est coordinateur de l'équipe de prévention spécialisée des 4 000 Sud pour le compte de la Fondation Jeunesse Feu Vert. Sa mission consiste à restaurer le lien social avec des jeunes en voie de marginalisation. « Il faut du temps pour établir des relations de confiance avec eux, confie le Sarcellois de naissance. On fait un travail en amont pour déceler leurs forces et leurs faiblesses. On s'appuiera sur leur potentiel pour co-construire un projet avec eux. Les éducateurs ne sont pas là pour critiquer les jeunes, il faut faire preuve de bienveillance mais aussi les valoriser pour qu'ils franchissent les étapes dans les périodes de doute ». La vocation sociale d'Aurelio remonte aux années 1980 : « Beaucoup d'amis sont morts d'overdose ou du sida à Sarcelles. Je voulais aider les toxicomanes qui étaient considérés comme perdus. En fait, les gens ne le sont jamais vraiment, il faut juste attendre le déclic, le bon moment pour les aider à s'en sortir ». Cette dizaine d'années passée à accompagner les toxicomanes dans des centres de cure et de post-cure lui ont appris à être patient et humble : « Il faut se satisfaire de petites victoires parmi un grand nombre de déceptions, savoir accepter les échecs des jeunes, car c'est à travers les échecs qu'ils apprennent ». Et se construisent pour rebondir…

Julien Moschetti

* Le prénom a été modifié pour des raisons de confidentialité.

© Virginie Salot

Écoles

Charlie-Chaplin s'agrandit

La réhabilitation du groupe scolaire Charlie-Chaplin intervient au moment où une nouvelle sectorisation avec l'école Joliot-Curie est rendue nécessaire par l'augmentation des effectifs.

Le message est simple, clair et compris, mais il a du mal à passer. Ce mercredi 20 mars, Corinne Cadays-Delhome, l'adjointe au maire responsable des droits de l'enfant, est là, avec les services municipaux, pour expliquer aux parents d'élèves de l'école Charlie-Chaplin la nouvelle sectorisation prenant en compte l'augmentation des effectifs. C'est d'autant plus nécessaire qu'il faut mener à bien les travaux d'agrandissement à Chaplin. Quelques élèves iront donc à Joliot-Curie. « L'agrandissement du groupe scolaire Chaplin permet de résoudre les questions de capacité d'accueil, de restauration et du centre de loisirs. Cette école est nécessaire. Et la création de plus d'une centaine de logements sociaux dans le quartier modifie encore les équilibres. Nous réfléchissons même, à long terme, à la création d'un nouveau groupe scolaire ; et pourquoi pas d'un collège », annonce l'élue. « Vous nous dîtes que c'est pour le bien de nos enfants que nous devons les déplacer, mais comment être sûr », lance une dame irritée au fond de la salle. Parmi la soixantaine de parents présents, on discerne plusieurs hochements de tête. « Nous vous proposons cette nouvelle sectorisation à la suite des propositions faites, lors de la réunion précédente, par les parents d'élèves. Quand nous nous sommes rencontrés, la première fois, l'hypothèse était le déplacement temporaire de quatre classes de Charlie-Chaplin. Depuis, nous avons réussi à trouver une solution. Nous vous informons juste que la qualité d'accueil des élèves pendant 18 mois ne sera pas optimale à Charlie-Chaplin. En revanche, il y a de la place à Joliot-Curie. Il faut parler un langage franc. Nous ferons de notre mieux, mais vous ne pouvez pas nous demander l'impossible », insiste Alain Raimbault, le directeur général adjoint à l'Éducation et la jeunesse.
La réhabilitation de Charlie Chaplin, dont le coût s'élève à 3,8 millions d'euros permet la création de quatre classes, un self, et des salles de centre de loisirs. Le début des travaux est prévu pour mai-juin 2014.

Gérôme Guitteau

Ill. : École Charlie-Chaplin, image de synthèse de la vue du hall après les futurs travaux.

en pratique...
Tous les élèves, habitant les rues indiquées ci-dessous, qui ont commencé leur cycle peuvent le terminer à Charlie-Chaplin. Mais il faut en faire la demande. Si un frère ou une sœur de l'élève entre dans un nouveau cycle, une dérogation peut être obtenue auprès de la mairie pour poursuivre cette scolarité à Chaplin, les rues concernées sont : Francs-Tireurs, Claude-Bernard, Impasse Mathias, Allée Bellevue, rue Crèvecœur du n°2 au n°32 et du n°1 au n°27 ; rue Pierre-Curie du n°1 au n°17 ; rue Jollois du n°1 au n°17 ; ruelle Dupuis.

Le nouveau Saint-Yves

L'école privée Saint-Yves aux Quatre-Routes inaugure fin avril-début mai son nouvel établissement juste à côté de l'actuel, derrière l'église.

Si nous avions eu plus d'argent, nous aurions fait de la brique. Mais les couleurs restent harmonieuses avec notre environnement. » C'est ainsi que se console Sophie Stortoz, la directrice de l'école Saint-Yves, dans le quartier des Quatre-Routes, en regardant le bâtiment flambant neuf. Il doit accueillir fin avril-début mai, les élèves des cinq classes de l'école privée catholique. L'immeuble se situe derrière le dispensaire de santé tenu par les sœurs de Saint-Vincent de Paul, à quelques pas de l'actuelle école Saint-Yves.Les façades sont d'un rouge-bordeaux éclatant. Les salles de classe sont grandes, plus de 60m². Celle des petites sections de maternelle dépasse même les 100 m². On est loin de l'architecture et des proportions de la bâtisse historique : une sorte de maison anglaise plus haute que large à l'escalier en bois grinçant et qui dégage, malgré l'exiguïté, une ambiance chaleureuse. Sophie Stortoz reçoit dans un bureau ridiculement petit mais elle ne se départit jamais de sa bonne humeur. « Nous voulions absolument finir les travaux avant la fin de l'année pour que les élèves de CM2 sans qui rien ne se serait fait puissent profiter des nouveaux locaux. Ce sont leurs parents qui nous ont demandés de passer à l'étape suivante et de créer des classes élémentaires pour permettre la continuité de la scolarité. Avant, ils devaient aller sur Drancy. Nous avons dit oui et, depuis, c'est une vraie dynamique que connaît notre école », se réjouit la directrice. Par le bouche-à-oreilles, le succès de l'institution va grandissant. « Nous ne créons pas de nouvelles classes. Nous l'avons décidé pour des raisons d'encadrement. Pourtant, l'an dernier, nous avons refusé une soixantaine d'élèves. Nous verrons par la suite. Je fais tout pour que cette école s'inscrive dans son quartier et nous privilégions l'inscription de Courneviens », assure-t-elle. À ce titre, la municipalité lui donnait, tout compris, en 2011, 658 euros par élève courneuvien. En revanche, pour la construction, le coût revient à 100% aux Demoiselles du cœur de Paris.

G. G.

Saint-Yves c'est 145 élèves répartis sur 5 classes, un contrat d'association avec l'État, un éveil aux cultures religieuses obligatoire dans le dernier cycle, une année scolaire à 990 euros en maternelle et 1095 en élémentaire. © Toufik Oulmi

 

DOSSIER > Le casse-tête des rythmes scolaires Haut de page


Le Conseil municipal a voté la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2014 plutôt qu'en 2013.

Modifier les rythmes scolaires, oui, mais en septembre 2014 et pas sans nouvelles concertations avec l'ensemble de la communauté éducative. C'est ce que le Conseil municipal du 19 mars, ouvert exceptionnellement aux interventions d'enseignants, parents d'élèves, personnels scolaires et éducatifs, a adopté. En début de séance, Gilles Poux a rappellé que « l'école d'aujourd'hui souffre des mauvaises décisions prises par les gouvernements précédents. Suppressions de postes en masse et mise à mal de la formation montrent que l'école n'était plus une priorité nationale. » Le gouvernement de François Hollande s'engage à refonder l'école en créant 60 000 postes dans l'Éducation nationale en cinq ans et en s'attaquant à la question des rythmes scolaires des élèves de maternelle et de primaire. La semaine de 24 heures d'enseignement sur quatre jours passera donc à 4 jours et demi, et sera allégée. Ce projet de loi, voté en première lecture le 19 mars par 320 députés contre 227, suscite quelques interrogations. Laurent Santoire, conseiller municipal (PCF, Maj.mun.), rappelle que « selon la loi les enfants continueront de quitter l'école à 16h20 et se verront alors proposer des activités périscolaires ou éducatives. Les villes riches pourront bien plus facilement organiser ces activités que les villes pauvres, comme d'habitude, qui n'en auront pas les moyens ». Il regrette que « ce gouvernement de gauche remette en cause l'équité territoriale ». Pour Jean-Michel Villeriot (LO, Maj.mun.), « la refonte des rythmes scolaires n'est que de la poudre aux yeux. Les enseignants feront plus d'heures pour le même salaire. Et qu'en sera-t-il des animateurs ou des agents territoriaux spécilalisés des écoles maternelles (ATSEM) ? Les premiers n'auront plus le mercredi entier pour exercer leur profession et les seconds verront leur charge de travail s'alourdir. Tout à été pensé à la va-vite. Le report en 2014 des nouveaux rythmes scolaires est la moindre des choses, mais ne résoudra rien ». Stéphane Troussel (PS, Min.mun.) estime que « cette réforme va dans le bon sens » et déclare que « pour la première fois depuis des années, des postes d'enseignants vont être créés dans le 93. Depuis des années, des études montrent que les petits Français ont le plus d'heures de cours par jour pour le moins de journées d'enseignement par an. Aujourd'hui, une amélioration est enfin proposée ». Nabiha Rezkalla, première ajointe au maire (Maj.mun.), ne remet pas en cause la refondation de l'école, mais la manière dont cela est fait. « Les journées des enfants seront finalement aussi longues qu'à l'heure actuelle. Et pour le temps éducatif ? Va-t-on avoir les moyens ? », s'interroge-t-elle. Corinne Cadays-Delhome, adjointe au maire (PCF, Maj.mun.) estime qu' « il faut une concertation collective avec l'ensemble de la communauté éducative. Des ateliers de travail vont être mis en place dans les prochaines semaines ». Pour conclure, Gilles Poux souligne la nécessité de travailler collectivement jusqu'à l'application des nouveaux rythmes éducatifs à la rentrée 2014. L'édile regrette le manque de moyens humains et financiers dans les écoles de la ville et du département. Le maire a envoyé une lettre à Vincent Peillon, pour que « le ministre de l'Éducation fasse le nécessaire pour notre territoire ».

Dossier réalisé par Isabelle Meurisse

« On a réduit les rythmes scolaires à une histoire d'horaires »

Entretien avec Maria Verdeguez, directrice de l'école élémentaire Robespierre.

Regards : La municipalité a décidé de reporter à la rentrée 2014 l'application des nouveaux rythmes scolaires votés par l'Assemblée nationale. Qu'en pensez-vous ?
Maria Verdeguez : Je ne suis pas d'accord avec la mise en place des rythmes scolaires, tels qu'ils sont appréhendés aujourd'hui. Dans un premier temps, parce que nous, communauté éducative, n'avons pas été assez consultés sur cette question. Et deuxièmement, parce qu'on a réduit les rythmes scolaires à une histoire d'horaires. Les enfants auront cours le mercredi matin et tous les jours jusqu'à 15h30 au lieu de 16h20. C'est bien plus que cela. Posons-nous la question du contenu des programmes. Aujourd'hui, l'enseignement fait la part belle aux exercices thématiques, compliqués et ennuyeux. Si nous réfléchissions à d'autres méthodes d'enseignement, les enfants seraient moins fatigués, même en arrêtant de travailler à 16h20. Malheureusement, la refonte des rythmes a été prise par le petit bout de la lorgnette. La mise en place en septembre 2014 permettra au moins à la municipalité de se poser les questions qui n'ont pas été soulevées et de réfléchir au meilleur projet éducatif territorial (PEdT) possible.

R. : Le projet de loi prévoit d'intégrer des activités éducatives, culturelles ou sportives. La démarche vous semble-t-elle intéressante ?
M.V. : Oui, bien entendu. Mais seulement si l'on nous en donne les moyens. Aller au musée, à la bibliothèque, découvrir des activités sportives ou artistiques seraient même l'idéal pour nos enfants. Mais de quels moyens disposerons-nous ? Cette réforme ne me satisfait pas aujourd'hui. Dans la mesure où l'on sait qu'il y a déjà des discriminations territoriales. Nous sommes dans un territoire en manque cruel d'enseignants et d'animateurs. Et aujourd'hui, on veut nous faire croire qu'il nous sera possible d'intégrer ces activités éducatives ? Qui va payer ? Les communes ? Les familles ? Soyons lucides. Nous n'aurons pas les moyens de le faire. Dans le 93, nous aurons de l'éducatif au rabais.

I. M.

À l'écoute du public, le maire Gilles Poux et Corinne Cadays-Delhome, adjointe aux droits de l'enfant. © T. O.

Entre école et activités périscolaires ou éducatives, l'enfant doit être au cœur du meilleur projet éducatif territorial (PEdT). © Toufik Oulmi

Vous avez dit ?

Catherine Picart, animatrice à l'école Saint-Exupéry
« Faire de la garderie ne m'enchante pas »

« Je ne sais pas encore quoi penser de cette réforme. J'attends de voir comment les choses vont être réfléchies, en espérant que les animateurs ne seront pas réduits à faire tout et n'importe quoi.
L'idée d'effectuer de la garderie ne m'enchante pas. Nous ne sommes pas gardiens d'enfants, nous avons un vrai métier. Nous développons beaucoup de capacités motrices et intellectuelles chez les enfants. Effectivement s'il y a école le mercredi matin, les animateurs verront leur journée complète de travail se réduire. Mais j'ose imaginer que nous ne serons pas forcément précarisés et que l'on nous fera travailler davantage aux côtés des enseignants. Du moins je l'espère. »

Jean-Michel Julie, parent d'élèves de l'école Charlie-Chaplin
« J'opterai plutôt pour le samedi »

« Appliquer les nouveaux rythmes scolaires dès la rentrée 2013 était beaucoup trop rapide. En revanche, il est anormal que les villes qui réussiront à les appliquer obtiennent davantage de moyens financiers que les communes attendant 2014. Ce qui est le cas de La Courneuve, qui ne touchera donc pas les 50€ par élève prévus pour les communes qui s'y mettent tout de suite. Ce n'est pas juste. Concernant l'école le mercredi ou le samedi matin, j'opterai plutôt pour le samedi, car à l'époque où il existait, le samedi travaillé permettait de rencontrer les professeurs des enfants. Le contact humain, l'échange, c'est tout sauf négligeable. »

© T. O.

L'ensemble de la communauté éducative au travail

Des ateliers de travail communs jusqu'en 2014.

Et si nous commencions par consulter les enfants ? propose Corinne Cadays-Delhome, adjointe au maire et déléguée aux droits de l'enfant. Après tout, ils sont les premiers concernés ! Ils pointeront peut-être du doigt des problèmes que nous n'envisagions pas. » Dans les prochaines semaines, le Conseil communal des enfants (CCE) devrait être prévenu de l'initiative et pourrait rencontrer les élèves de CM2 pour une concertation collective inédite.
Pour les adultes, le travail ne sera pas mince. Élus, parents d'élèves, enseignants, animateurs et agents territoriaux spécialisés en maternelle (ATSEM) se regrouperont en trois ateliers dès le mois de mai pour établir le projet éducatif territorial (PEdT).
Au programme : les temps de vie de l'enfant, les interventions sur le temps scolaire, les actions périscolaires et enfin la construction du PEdT de La Courneuve. « On devrait proposer une synthèse des différents ateliers en janvier 2014 et valider le projet éducatif des contours des nouveaux rythmes éducatifs de La Courneuve en février, précise Mme Cadays-Delhôme. Nous avons du temps pour nous préparer au mieux, mais pas trop.
Il faut se mettre au travail. »

I.M.

© V. S.

47%

C'est le pourcentage de dépenses que l'État alloue en plus à la formation d'un élève parisien par rapport à celle d'un élève de l'académie de Créteil, selon La Cour des comptes.

késako ?

Projet éducatif territorial (PEdT)

Le PEdT associe la collectivité à l'ensemble des acteurs du domaine de l'Éducation : associations, administrations, institutions culturelles et sportives, etc. Le PEdT est le cadre fédérateur des éventuelles activités périscolaires instaurées par la loi réformant les rythmes scolaires des élèves de maternelle et de primaire au niveau local. Son objectif : mobiliser l'ensemble des ressources du territoire pour offrir à chaque enfant un parcours éducatif cohérent et de qualité. Il formalise l'engagement des différents partenaires responsables d'organiser les activités éducatives. Il peut s'inspirer des projets éducatifs locaux (PEL), déjà en place dans 11 000 communes.

114,

c'est le nombre annuel de jours d'enseignement des écoliers français, répartis sur 4 jours hebdomadaires. Les petits Allemands travaillent 208 jours par an, répartis sur 5 ou 6 jours par semaine. Avec bien moins d'heures par jour.

À VOTRE SERVICE Haut de page


Une journée avec...

Malika et Zohra, agents de traversée des écoles

Malika Nassih et Zohra Moussaddik, deux présences amicales et protectrices très appreciées.

8h : Toujours en binôme sur l'avenue Pasteur, nous assurons jusqu'à 8h45 la sécurité des enfants, et de tous d'ailleurs, lors de la traversée aux horaires d'entrée et de fermeture des écoles. Nous portons notre tenue réglementaire : tablier chasuble de sécurité jaune fluo avec bandes réfléchissantes et notre raquette « STOP »!

11h15 : Retour sur notre « territoire » jusqu'à midi. Certains parents laissent leurs enfants aller seuls à l'école car ils savent que nous sommes là. Nous sommes du quartier. Les automobilistes nous respectent. Pour les rares « excités », nous relevons leur numéro de plaque que nous signalons à notre responsable. Elle prévient le commissariat qui intervient. Nous faisons aussi remonter tous les incidents : trou dans la chaussée, voiture incendiée, conflits… mais aussi l'état physique ou mental des personnes que l'on voit tous les jours. Nous devons, par exemple, signaler un enfant qui porterait des traces de coup suspectes.

13h : Jusqu'à 13h45, nous répondons aux questions sur tout ce qui se passe dans la ville ou indiquons où aller pour telle ou telle démarche. Une fois par mois, nous avons une réunion d'informations très utile dans notre service pour répondre aux différentes demandes.

16h15 : Dernière prestation de la journée. Notre métier s'est structuré et nous en sommes fières. Nous sommes mieux préparées à l'exercer. Notre activité est très diversifiée : agent de sécurité, de renseignements, de veille sociale… Nous allons suivre des formations sur la sécurité routière et la culture territoriale.

Marie-Paule Richonnier

La tenue et la raquette, très visibles, pour indiquer aux voitures de s'arrêter. © Virginie Salot

 

Boutique de quartier

Un écrivain public aux Quatre-Routes

Aussi à l'aise dans la langue de Molière que dans celle de Shakespeare, Madjid Baradaran accompagne tous les Courneuviens.

Tous les mardis de 14h à 16h, Madjid Baradaran prête main forte à ceux et celles qui ne maîtrisent pas toutes les subtilités de la langue de Molière. Depuis quelques semaines en effet, la boutique de quartier des Quatre-Routes abrite sa permanence d'écrivain public avec l'association Coup de pouce. M. Baradaran accompagne les Courneuviens dans leurs démarches administratives : dossiers médicaux, dossiers de protection sociale, allocation logement. Il les aide à remplir formulaires et autres attestations, à rédiger leurs courriers personnels. Il informe aussi volontiers chacun sur ses droits. Et Les communautés anglophones de La Courneuve, Indiens, Sri-lankais, Népalais, peuvent également s'adresser en anglais à Madjid Baradaran qui prend sa mission à cœur : « La plupart des gens savent lire. Je les aide à trouver les formules et le ton appropriés pour leurs courriers. Je les oriente aussi vers le bon interlocuteur administratif pour être sûr qu'ils frappent à la bonne porte. C'est gratifiant d'aider les gens à surmonter les obstacles administratifs et à faire valoir leurs droits. »

Julien Moschetti

Toutes les permanences

- Écrivain public, aide aux démarches administratives (association Coup de pouce). Tous les mardis de 14h à 16h.
- Logement : conseil sur le parc locatif et accès aux droits. Défense des intérêts des locataires (Confédération nationale des locataires). Tous les lundis de 14h30 à 18h.
- Atelier de savoir sociolinguistique et cours d'alphabétisation (association Synergie-Plus). Tous les lundis et mercredis de 14h à 16h
- Accompagnement au Droit au logement opposable (DALO), (Secours catholique en partenariat avec la Fondation Abbé-Pierre). Tous les vendredis de 14 h à 18 h.
- En chinois. Aide aux démarches administratives avec un traducteur (association Pierre Ducerf). Tous les lundis de 11h à 12h30.
- Cours gratuits d'italien et écrivain public (association Gens). Tous les mardis de 19h à 20h30.
- Boutique du quartier des Quatre-Routes, 42, avenue Paul-Vaillant-Couturier. Tél. : 01 48 38 98 56.

Chic, une brasserie !

Bonne nouvelle pour les habitants, promeneurs ou salariés du quartier de La Tour. Le bar-brasserie-PMU qui attendait de trouver repreneur, a enfin levé le rideau de fer. Michel Kas et son associé, Diril Adam, ont commencé à faire vivre ce bel espace flambant neuf de 200 m2. « Nous avons tout refait, confie Michel. Du sol au plafond en passant par le bar et l'éclairage. Il aura fallu trois mois de travaux pour rendre cet espace agréable. » De quoi ravir les clients. Moulahcène, qui habite le Mail-de-Fontenay, est déjà une habituée. « L'accueil est très chaleureux, souligne-t-elle, sourire aux lèvres. Parfois je viens seule, comme aujourd'hui, parfois je viens avec mes collègues. Je fais mon tiercé, je lis le journal et prends un bon petit café. La réouverture de ce lieu est très positive pour le quartier. » Et maintenant que Michel et Diril ont établi leur carte, on peut goûter une cuisine française traditionnelle. Formidable, pour un quartier en manque de restaurants.

Isabelle Meurisse

Brasserie de La Tour, 9 av. du Général-Leclerc,
01 48 35 89 44. De 7h à 20h.


UN PEU D'HISTOIRE Haut de page


Objets classés de Saint-Lucien

Nous fêtons cette année le 100e anniversaire de la loi de 1913 sur la protection du patrimoine monumental. Mais les biens meubles et les objets ne sont protégés que depuis 1920. L'église Saint-Lucien détient deux objets classés depuis 1922 : la cloche en bronze, de 80 cm de diamètre, dénommée en 1771 Charlotte-Françoise, en référence aux prénoms du couple des seigneurs de la ville, et une plaque commémorative de 1580 de la fondation de l'église par Christophe de Cheffontaines, archevêque de Césarée. Un couple de bénitiers, coquillages des mers du Sud, enrichit ce patrimoine. Un tableau, allégorie trinitaire de 1563, attribué à une école Florentine, figurait jusqu'en 1976 dans l'église mais il a été repris par le musée du Louvre depuis. D'autres œuvres ornent les murs de cette modeste mais chaleureuse église ainsi que des vitraux colorés. Le chœur figure sur quelques cartes postales du début du XXe siècle et sur la photographie ci-dessus qui date de 1964.

Jean-Michel Roy

© Fonds iconographique du service Documentation / Archives

SPORT, CULTURE, LOISIRS Haut de page

Musiques plurielles

Le festival Banlieues Bleues invite Michel Portal, Vincent Peirani et Paolo Angeli Solo, le 11 avril au centre culturel Jean-Houdremont.

Trente ans déjà que Banlieues Bleues explore les recoins les plus décoiffants de la production mondiale actuelle, en conjuguant les formes les plus diverses du jazz, mais aussi les musiques afro-américaines qui s'en inspirent : soul, funk, rhythm and blues, hip hop, néo-funk, néo-soul. Chaque année, ce festival de musique de notoriété internationale invite la crème des musiciens actuels dans une dizaine de villes de Seine-Saint-Denis. On ne compte plus les légendes passées par Banlieues Bleues : Miles Davis, Nina Simone, Dizzy Gillespie, Ray Charles, B.B. King, Chuck Berry, Sonny Rollins, Stan Getz, Michel Petrucciani ou Archie Shepp à La Courneuve. « Mais on ne vient pas à Banlieues Bleues uniquement pour les grands noms, souligne Xavier Lemettre, directeur du festival. On y découvre aussi les futurs talents, pas encore connus du grand public et qui seront peut-être les classiques de demain. L'idée du festival, c'est que les meilleurs musiciens actuels viennent jouer là où les gens habitent, sur le pas de leur porte, et non pas à Paris. » Le 11 avril au centre culturel, les Courneuviens auront en effet la chance d'assister au concert de Michel Portal. Le célèbre clarinettiste et saxophoniste français a répondu à l'invitation de Vincent Peirani, l'enfant terrible de l'accordéon contemporain, récompensé en 2003 par le premier prix d'orchestre au prestigieux concours de la Défense pour son duo avec Vincent Lê Quang.

Transmettre l'esprit d'ouverture d'une musique artisanale et humaine.

Son album Thrill Box, prévu pour ce printemps, consacre un artiste tout-terrain capable de jongler avec toutes les nuances de l'arc-en-ciel stylistique. En première partie, l'homme orchestre Paolo Angeli sortira sa guitare sarde à dix-huit cordes aux allures de violoncelle, avec ses martelets, pédaliers et autres hélices. Le Sarde s'est fait le chantre d'un folklore imaginaire stupéfiant, dit-on, de beauté vénéneuse. La ligne de conduite de Banlieues Bleues est toujours la même : transmettre l'esprit d'ouverture d'une musique profondément artisanale et humaine, une musique qui transcende les chapelles, les étiquettes et les clichés pour accoucher de découvertes d'un autre monde. « La programmation du festival est en phase avec l'effervescence de la musique actuelle, souligne Xavier Lemettre. La musique se renouvelle énormément en ce moment. Les musiciens circulent entre tous les genres, les générations se mélangent, de nouvelles habitudes sont en train de naître. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut avoir une énorme culture musicale pour l'apprécier. » Experts ou béotiens, férus ou amateurs, personne ne repartira déçu.

Julien Moschetti

Paolo Angeli Solo, Michel Portal et Vincent Peirani sont invités par le festival Banlieues Bleues le jeudi 11 avril à 20h30 au centre culturel. © Th.Cohen, Sylvain Gripoix

Tarifs : 18 €, 14 € avec le pass, 10 € (tarif réduit)
Tout le programme 5-26 avril : www.banlieuesbleues.org

Festif et gratuit
Rendez-vous le samedi 6 avril à 11h sur le parvis de l'hôtel de ville d'Aubervilliers pour découvrir un flashmob hip-hop, inspiré par les danses Gunmboots d'Afrique du sud, accompagné par des jeunes danseurs d'Aubervilliers et de Pantin. Une fête d'enfer en perspective. Le soir, toujours à Aubervilliers, le pionnier de l'afro-soul nigérian, Orlando, s'associe à Heliocentrics, le collectif londonien passé maître du groove psychédélique. Les fans d'afro-beat et de musique africaine vont se régaler.

À deux pas d'ici
À quelques stations de bus ou de RER de La Courneuve, Banlieues Bleues vous a concocté un programme de choix. Dans la catégorie payante, vous pouvez faire une croix sans hésiter sur la soirée en hommage à Nina Simone, la diva de la musique soul, samedi 13 avril à Épinay-sur-Seine. La chanteuse afro-américaine Lizz Wright jonglera avec tous les styles musicaux : jazz, soul, folk, gospel. Les amateurs de hip-hop ne seront pas en reste le 23 avril à Clichy-sous-Bois. L'un des rappeurs français les plus respectés pour son phrasé, son flow et sa plume, Rocé, croisera la route du saxophoniste et rappeur anglais Soweto Kinch.

J. M.

Culture

Bataille du collectif 93

Pour une relance des politiques publiques de l'art et de la création, le collectif demande un moratoire sur le budget de la Seine-Saint-Denis. « Il nous paraît impossible dans le même temps de vouloir défendre la culture et de mettre en œuvre des décisions de gestion qui aboutiront de facto à sa fragilisation en Seine-Saint-Denis, lit-on dans leur communiqué envoyé aux élus du Conseil général. Mais à l'heure du vote du budget 2013 nous ne pouvons nous résoudre à ce que la culture soit une variable d'ajustement comptable. »

Casting M6

Un dîner presque parfait

Vous aimez cuisiner et recevoir ? Participez au casting de l'émission « Un dîner presque parfait » sur M6. La spéciale « Brunch » propose à cinq personnes de s'inviter successivement à dîner, dormir mais aussi bruncher pendant une dizaine de jours. Un prix de 2000 € sera décerné au meilleur hôte de la semaine.
Le tournage aura lieu du 13 au 24 mai.
Inscrivez-vous avant le 12 avril en contactant Émilie au 01.41.92.67.33 ou par e-mail à dinerbrunchparis@gmail.com

Football américain

Tournoi international de minimes

Les 5 et 7 avril, la Ligue francilienne de football américain (LFFA) et le Flash organisent pour la première fois en France l'IDF U15 Bowl, une compétition internationale de football américain dans la catégorie minimes, c'est-à-dire pour les 13 à 14 ans. Quatre équipes s'affronteront au stade Géo-André : une sélection américaine composée des meilleurs joueurs de Houston, une sélection allemande, les Green Machines, originaire de la Rhénanie-du-Nord et de Westphalie, une sélection Île-de-France et, bien sûr, le Flash de La Courneuve, dont l'équipe de minimes existe depuis quatre ans . La première journée verra s'opposer le Flash aux Américains à 18h30, puis les Franciliens aux Allemands à 21h. Les vainqueurs de ces deux rencontres s'affronteront en finale le 7 avril à 14h, à l'issue de la petite finale entre les deux vaincus à 12h. L'entrée est gratuite pour les mineurs, et coûte 4 euros pour les adultes.

J.M.

Rockestra

Fusion musicale

Pour la 2e année consécutive, le projet Rockestra construit des passerelles entre musique classique et musiques actuelles en brassant des jeunes musiciens. Dimanche 31 mars à 17h, les musiciens et chanteurs de l'Espace jeunesse Guy-Môquet s'associent le temps d'un concert aux élèves du conservatoire, dans la salle des Fêtes de l'hôtel de ville. Cet orchestre original composé d'instruments à cordes, d'une section de bois et de cuivres, d'une formation « musiques actuelles », de rappeurs et de chanteuses, réinterprète des morceaux emblématiques d'artistes tels qu'Amel Bent, Beyoncé, Kelis, Diana Ross ou encore Marvin Gaye.

Entrée gratuite.

Aquaphobie.

La ville a organisé des séances pour lutter contre l'aquaphobie, qui ont rencontré un vif succès auprès des seniors.

1er gala

Le 1er gala de taïkwendo avait lieu le 9 et 10 mars à Béatrice-Hess. © Serge Signore

Résultats sportifs

Week-end des 16 et 17 mars
Futsal

> Coupe de paris Île-de-France masculins : la Courneuve-Champs-sur-Marne : 6 – 2
> 3e division départemental : Couronnes Ofc 2 - La Courneuve : 0 – 8
> Excellence départemental : Aulnay-sous-Bois-La Courneuve 2 : 4 – 5

Football américain :
> Kangourous – Flash : 7 – 13

Week-end des 23 et 24 mars
Football
> Senior, 3e division départemental, La Courneuve-Antillais Paris 19e : 4 – 1
> 19 ans, 1re division La Courneuve – La Noue : 1 – 1
> 17 ans, Excellence départemental, Saint-Denis-La Courneuve : 7 – 1

Futsal
> Ligue de paris Île-de-France féminins La Courneuve-Le Kremlin-Bicêtre : 5 – 0 (forfait)

Basket-ball
> National 2, Saint-Denis/La Courneuve– La Charité : 81 – 76
> Juniors, 1re division régional, Saint-Denis/La Courneuve-Stade de Vanves 2 : 79 – 89

Football américain
> Flash – Dauphins : 20 – 20

Rendez-vous sportifs
30 mars
Futsal

> Promotion honneur régional, La Courneuve-Dugny : à 16h, gymnase Béatrice-Hess

13 avril
Futsal

> Quarts de finale Coupe de Paris Île-de-France masculins : Garges les Gonesses-La Courneuve à 18h30 au gymnase Jean-Jaurès et le samedi 13 avril à Garges-les-Gonesses à 18h30

Littérature

Olivier Bruhnes à John-Lennon

Les Courneuviens auront la chance de croiser la route du romancier Olivier Bruhnes, le jeudi 11 avril à 14h, dans la toute nouvelle médiathèque John-Lennon. Pour la 5e année consécutive, Hors limites, le festival littéraire de Seine-Saint-Denis, mijote des rencontres avec le monde du livre. Olivier Bruhnes a d'abord fait ses armes dans le théâtre durant une quinzaine d'années aux côtés de l'acteur et metteur en scène français Laurent Terzieff. Il ira souvent à la rencontre des détenus, des SDF et des handicapés mentaux. « Ces personnes m'ont fait la grâce de m'aimer, de croire en mes histoires, raconte le romancier. Ce sont elles qui m'ont donné le courage de me nommer moi-même auteur ».
Il publiera plusieurs pièces avant de sortir en 2012 chez Actes Sud son premier roman : La Nuit du chien. L'histoire ? Après quelques mois derrière les barreaux, la trajectoire de Tobias oscille entre rechute et avenir, engrenage et renaissance. Une question récurrente sert de fil conducteur au roman : comment pacifier ses traces ? « Que fait-on de ce dont on hérite ? s'interrogeait Olivier Bruhnes dans l'émission La grande librairie sur France 5. Comment transcende-t-on les choses ? Comment éclaire-t-on sa propre existence ? Quand on est dans des situations de très grande souffrance, il n'y a qu'une seule possibilité, transcender cette souffrance pour trouver la lumière ». Et d'ajouter que les êtres humains s'émancipent « le jour où ils ne sont plus prisonniers d'eux-mêmes, où ils n'ont plus honte d'eux-mêmes ». Si ces mots vous parlent, prolongez la discussion le 11 avril.

Julien Moschetti

http://www.hors-limites-2013.fr/

Olivier Brunhes parle de son nouveau livre La Nuit du chien sur France 5

Écrire sur l'entreprise
La librairie La Traverse reçoit également le samedi 6 avril à 15h30, le romancier Étienne Deslaumes, à l'occasion du festival Hors Limites. L'auteur de Journal ambigu d'un cadre supérieur, paru aux éditions Monsieur Toussaint Louverture en 2012, évoque le parcours d'un cadre dans un grand groupe immobilier. Entre fiction et réalité, Étienne Deslaumes analyse les mécaniques à l'œuvre dans la machine à broyer de l'entreprise : relations opportunistes, confidences monnayées, stratégies mesquines et luttes de pouvoir.

J.M.

Cirque

Une histoire d'art et d'amitié

Dans Acrobates, deux artistes racontent la dépendance des corps quand la vie dépend de la main du partenaire. Émotion, humour et voltage.

Comment danser l'acrobatie ? Depuis leur rencontre il y a cinq ans, Alexandre Fournier et Matias Pilet travaillent à montrer sur scène et surtout dans les airs, encore et encore, leur réponse à cette question. On a déjà vu ces deux magnifiques artistes autant acrobates que danseurs, dans Totem de cirques, Bestioles ou Nos limites. Aujourd'hui apprentis en 3e année à l'académie Fratellini, les voici dans Acrobates, une historie d'art et d'amitié, un époustouflant spectacle en forme de trio. En effet, le duo s'appuie sur des fragments de films célébrant un compagnon trapéziste aujourd'hui disparu. Pour raconteur l'amitié, l'interdépendance des corps, la confiance nécessaire. Voici ce qu'ont écrit les critiques lors de la création d'Acrobates le mois dernier au théâtre Montfort à Paris : «Le spectacle dit et montre ce qu'est une amitié profonde dans les arts du cirque, quand la vie d'un partenaire tient dans les mains de l'autre, quand créer signifie mettre sa vie et son intégrité physique en danger. Acrobates est empreint d'une infinie tendresse, qui rayonne pendant toute l'heure de spectacle (…) » dépeint Libération. Et Benoît Lagarrigue, dans le Journal de Saint Denis : « Ce travail sur la mémoire et l'avenir ne verse pas dans l'apitoiement. On rit, l'humour et le burlesque se mêlent à l'émotion des images et à la beauté des mouvements de ces acteurs, qui évoluent sur un plan incliné tantôt libérateur, tantôt dominateur ». Que dire de plus ? Qu' il faut y courir.

C.M.S

Du 28 mars au 7 avril à l'académie Fratellini.
Rue des Cheminots, 93210 Saint-Denis La Plaine
Tarifs réduits pour les habitants de Plaine Commune.
Réservation : 01 72 59 40 30.

 

À l’Étoile


Tous les films du 28 mars au 10 avril

1, allée du Progrès - Tramway Hôtel de ville
Tous les films sur répondeur au 01 48 35 23 04 et sur www.ville-la-courneuve.fr

[D] Soirée découverte, tarif unique 3€
[J] Film Jeune public

Prix :
tarif plein 5,50 €
tarif réduit 4,50 €
tarif abonné 4 €
tarif abonné jeune public, groupes d'associations 2,50 €
tarif réduit 4,50 € à toutes les séances du mercredi
supplément projection 3D 1€.

[J] L'ogre de la Taïga
Russie, 2004-2012, 52 minutes, VF. Sam.30 à 15h30, dim.31 à 15h30, lun.1er à 15h30

« Portraits de femmes d'ici ou d'ailleurs »
Pour les films faisant partie de cette programmation, le tarif est de 3 euros pour les spectatrices à toutes les séances
> Au bout du conte
France, 2012, 1h52. D'Agnès Jaoui. Ven.29 à 16h30, sam.30 à 20h30, dim.31 à 18h30, lun.1er à 18h30

> La poussière du temps
Grèce, 2008, 2h05, VO. De Théo Angelopoulos. Ven.29 à 20h30, sam.30 à 18h, lun.1er à 20h30 [D], mar.2 à 18h

> Casque d'or
France, 1952, 1h34. De Jacques Becker. Dim.31 à 16h30

Spring Breakers
États-Unis, 2012, 1h32, VO. D'Harmony Korine. Ven.29 à 12h D, 18h30, sam.30 à 16h30, lun.1er à 16h30, mar.2 à 20h30
Interdit aux moins de 12 ans avec avertissement. L'univers violent et transgressif du film peut être difficile à décrypter et peut heurter un public jeune

[J] Le monde fantastique d'Oz
USA, 2013, 2h07, VF, 2D/3D. De Sam Raimi. Mer.3 à 14h, sam.6 à 14h (3D), dim.7 à 14h

Amitiés sincères
France, 2012, 1h44. De Stéphan Archinard et François Prévôt-Leygonie. Mer.3 à 16h30, ven.5 à 16h30, sam.6 à 18h30, dim.7 à 16h30, mar.9 à 18h30

Les misérables
Royaume-Uni, 2012, 2h37, VO/VF. De Tom Hooper. Mer.3 à 20h30, dim.7 à 18h30, lun.6 à 18h, mar.9 à 20h30

Elefante blanco
Argentine, 2012, VO, 1h45. De Pablo Trapero. Mer.3 à 18h30, ven.5 à 18h30, sam.6 à 16h30, lun.8 à 20h35 [D]

Kelly
France, 2012, 1h01. De Stéphanie Régnier. Ven.5 à 20h30. En présence de la productrice du film : Carine Chichkowski. Tarif unique 3 euros. Ce film appartient au Festival cinéma du réel – hors les murs qui, comme chaque année, présente un film issu de la compétition du prestigieux festival de documentaires sis à Beaubourg

Ez Kurdim
France, 2012, 00h59. De Antoine Laurent et Nicolas Bertrand. Sam.6 à 20h30 [D]. Tarif unique 3 euros

[J] Ernest et Célestine
France, 2012, 1h20. De Vincent Patar. Mer.10 à 14h30. Prix du jury SACD. Quinzaine des Réalisateurs. César du meilleur film d'animation

La religieuse
France, 2012, 1h54. De Guillaume Nicloux. Mer.10 à 18h

Los Salvajes
Mexique, 2012, VO, 2h. D'Alejandro Fadel. Mer.10 à 16h

Cloud atlas
États-Unis, 2012, 2h45, VO. De Lana. Mer.10 à 20h30

Le grand retournement
France, 2012, 1h17. De Gérard Mordillat, d'après la pièce de Frédéric Lordon, avec Jacques Weber, François Morel, Edouard Baer. Lun.15 à 20h30, U2C : Université Citoyenne Courneuvienne – Session 2 : Les marchés financiers. Séance en présence de Gérard Mordillat. Tarif unique de 3 euros

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État civil

Naissances
FÉVRIER
• 6 Noéline Thoyer • 7 Dayane Charani • 11 Emma Zhang • 12 Fodie Camara • 12 Fawaz Mohamed • 12 Abdelhalim Sraïdi • 13 Abdelah Yagoubi • 14 Narjis Abidallah • 14 Anis Bekkaoui• 15 Elise Zhang • 16 Ilhan Chegrouni • 16 Ismael Sylla • 17 Asmae Bajjou • 18 Gagny Touré • 19 Kimany Ganot Gauthierot • 20 Ayhan Kuru • 20 Isaac Takhallouft • 20 Enzo Ouchadi • 20 Sara Mokhtari • 21 Sokona Sambake • 21 Haider Syed • 22 Hidaya Dharous • 24 Akissi Yao • 25 Esther Atiningi• 25 Giorgio Pytko • 26 Ibrahim Belhadad • 26 Lydia Haddouche • 27 Arman Singh • 27 Anas Jefjaf • 28 Hiba Taghzoulti • 28 Samira Soliman

MARS
1 Kylia Hacene • 1 Rayane Hacene • 1 Mohammad Javid • 1 Kerinza Velautham

Mariages
Gurbax Singh et Séraphine Futi Taty

Décès
• Mohamed Si Said • Ashok Upadhyay • Orlando Tenti • Stéphane Zaïdat • Saâdia Bouderhem • Claude Le Boulch • Nadia Ben Dahsen • Jean Bionaz • Alice Fouasnon • Lucette Marson • Abdelhak Ghoulim • Marcelle Duban •

Numéros utiles

 

Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15
Centre anti-poison : Hôpital Fernand-Widal Tél. : 01 40 05 48 48
SOS médecins : 24h/24 et 7 jours/7 Tél. : 08 20 33 24 24
Antenne Alzheimer de La Courneuve : 06 21 21 39 35 ou 06 21 21 39 38
Solitude écoute ( pour les plus de 50 ans) Tél. : 01 49 92 60 00. Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Commissariat de police : place du Pommier-de-Tél. : 01 43 11 77 30

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h.
Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : un interlocuteur à votre écoute, en composant le numéro vert : 0 800 54 76 98 (appel gratuit).

Permanences des élus
• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous au 01 49 92 60 00.
• Mme la députée Marie-George Buffet reçoit le deuxième lundi de chaque mois en mairie.
• M. le président du Conseil général, Stéphane Troussel, reçoit le mercredi après-midi sur rendez-vous au 01 43 93 93 75.

Plaine Commune
21, av. J.-Rimet
93 218 Saint-Denis cedex
Tél. : 01 55 93 55 55

Marché couvert des Quatre-Routes
Les mardis, vendredis et dimanches matin

Dépannages
EDF : 0 810 333 093
GDF : 0 810 433 093

Pharmacie de garde
BODOKH 74. Avenue Jean-Jaurès à Pantin
Tél. : 01 48 45 01 46 • Tous les dimanches et jours fériés de l'année 2013.

Collecte des déchets : Allo Agglo Tél. : 0 800 07 49 04 (numéro vert : appel gratuit depuis un poste fixe)

Assurance retraite : nouveau numéro à votre disposition : 39 60 (2,8 centimes d’euro en heures pleines).

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AGENDA Haut de page


28 mars
EXPOSITION
Visages Oniriques

V. P. Vasuhan expose ses toiles jusqu'au 5 avril.
Galerie Le Sens de l'Art, 50 av. Gabriel-Péri, de 14h à 18h.

MUSIQUE
Concert'O déj

Les élèves du CRR 93 et du Pôle Sup'93 offrent une pause déjeuner musicale. Entrée libre.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 12h. Restauration possible sur place.

LITTERATURE
Vincent Borel

Rencontre-dédicace avec Vincent Borel, auteur de Richard W., s'inspirant de l'œuvre de Richard Wagner.
Librairie La Traverse, 7 allée des Tilleuls, à 18h30.

29 mars

SANTÉ
La vue

Rencontre conférence sur le vieillissement de l'œil, organisée par le Centre municipal de santé et le service Action sociale.
Salle des mariages de l'hôtel de ville, de 14h à 17h.

RENCONTRE
BALADE indienne

Testez la balade-rencontre que l'office départemental du tourisme est en train de mettre en place pour découvrir les communautés tamoule, indienne et pakistanaise de La Courneuve.
RV à l'arrêt « rue Rateau » du bus 152, au niveau du 140, bd Paul-Vaillant-Couturier, 11h

Jusqu'au 29 mars

EXPOSITION
Les jeunes contre le sexisme

Affiches réalisées par des collégiens de Saint-Denis avec l'Observatoire des violences envers les femmes.
Médiathèque John-Lennon.

31 mars

SPORT
Randonnée pédestre

Venez emprunter les sentiers méconnus et découvrir la faune et la flore du parc départemental.
Parc départemental Georges-Valbon, de 14h à 17h. Inscription obligatoire au 01 43 11 13 00. À partir de 15 ans.

CINÉMA
Casque d'or
Projection du film de Jacques Becker, Casque d'or, avec Simone Signoret et Serge Reggiani.
Cinéma L'Étoile, 1 allée du Progrès, à 16h30.

MUSIQUE
Rockestra 2
Le service jeunesse et le CRR 93 proposent la deuxième édition de Rockestra, des concerts de musiques classique et actuelles.
Salle des fêtes de l'hôtel de ville, à 17h.

Du 2 au 8 avril

CITOYENNETÉ
Comités de voisinage

Le 2 à 19h : Centre-ville, salle Philippe-Roux ; Waldeck-Rochet/Marcel-Cachin/Édgar-Quinet, école maternelle Rosenberg.
Le 3 à 19h : Braque/Orme-Seul, boutique de quartier Les clos; La Gare, école élémentaire Charlie-Chaplin.
Le 4 à 19h : La Tour, boutique de quartier Les clos.
Le 5 à 19h : Verlaine, école élémentaire Robespierre ; Rateau, boutique de quartier des Quatre-Routes.
Le 8 à 19h : Anatole-France, école élémentaire Anatole-France.

3 avril

ANIMATION
Développement durable

Dégustations, jeux et lectures sont au programme de cette journée d'animation sur le thème du développement durable. Ouvert à tous.
Maison pour tous, de 14h à 19h.

4 avril

SENIORS
Atelier prévention des chutes

Espace jeunesse Guy-Môquet à 8h15 ou à la Maison Marcel-Paul à 9h45 ou 11h. Renseignements au 01 43 11 80 61.

5 avril

DÉBAT
Les méfaits de la crise

Conférence-débat sur les conséquence de la crise dans nos familles, pour nous habitants de La Courneuve, ainsi que sur nos commerces des quartiers populaires. Venez nombreux assister en avant-première à la projection du film Dans le secret du crime financier de Jacques Cotta, qui a sillonné la Grèce, l'Espagne, l'Islande et la Seine-Saint-Denis pour les besoins de son enquête.
Salle Philippe-Roux, de 17h30 à 21h.

5, 6 et 7 avril

FESTIVAL
Rencontre des jonglages
Programme complet à l'intérieur du journal, lire >

6 avril

FORUM
Séjours été

Présentation des séjours enfance/jeunesse proposés pendant la période estivale.
Salle des fêtes de l'hôtel de ville, de 10h à 15h.

JEUNESSE
Ma tête de l'emploi

Lycéens et étudiants apprendront à se présenter, rédiger un CV et une lettre de motivation. Conseils pour des entretiens d'embauche à la clef.
Point information jeunesse (PIJ), 26 av. Gabriel-Péri, de 13h à 18h.

VISITE
Naissance de la ville industrielle

L'unité Patrimoine et arts visuels de la ville vous convie à une visite sur les traces du patrimoine industriel.
Rendez-vous devant l'hôtel de ville, à 14h.

7 avril

ANNIVERSAIRE
Indépendance Bangladesh

L'association de solidarité des combattants de l'indépendance du Bangladesh en France organise un après-midi festif pour le 42e anniversaire de l'indépendance du pays. Au programme : concert, jeux, collation, musique et danse, en présence de Shahidul Islam (photo), ambassadeur du Bangladesh en France.
Maison pour tous, de 14h à 20h. Entrée libre.

10 avril

SANTE
Vaccinations

Centre municipal de santé (CMS), 20 av. du Général-Leclerc, salle de PMI au 2e étage, de 13h30 à 15h30.

11 avril

CONSEIL MUNICIPAL
Salle des fêtes de l'hôtel de ville, à 19h30.

FESTIVAL
Banlieues Bleues

Concert de Michel Portal, compositeur et musicien français.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 20h30. Lire >

UN CERTAIN REGARD Haut de page

Benoît Pouvreau, historien

« Aller au bout de la logique de démolition ?»

Docteur en histoire de l'architecture, Benoît Pouvreau, 42 ans, travaille sur l'inventaire et la valorisation du patrimoine du logement social en Seine-Saint-Denis. À La Courneuve, ses recherches se concentrent sur la cité jardin Albert-Ier, le bidonville de La Campa, et surtout sur les 4000.

« J'ai suivi des études d'histoire de l'art avant de m'intéresser à l'architecture de la reconstruction post Seconde Guerre mondiale. En 2002, j'ai rejoint le service du patrimoine culturel du Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Notre mission consiste à articuler recherche, valorisation et protection du patrimoine. C'est une erreur de penser que la banlieue n'a pas de patrimoine. Le territoire de Seine-Saint-Denis bénéficie d'une forte identité historique, urbaine et architecturale. Son renouvellement urbain permanent a laissé des traces : canal de l'Ourcq, poudrerie de Sevran, église Saint-Lucien de La Courneuve. Il suffit de lire son paysage pour dérouler son histoire sur les deux siècles derniers. À La Courneuve, le travail de sanctuarisation du patrimoine industriel communal effectué par Bernard Barre, chef de service urbanisme de la ville de 1974 à 2005, a notamment permis de valoriser l'usine Mécano ou Les Aciéries de Champagnole. Bernard Barre a osé affirmer : « il ne faut pas les détruire, c'est là l'identité de la ville ». Il est important d'articuler en même temps protection du patrimoine et développement économique. En particulier en Seine-Saint-Denis, un territoire traumatisé par la désindustrialisation où l'on aura malheureusement tendance à privilégier développement économique et emploi par rapport à la sauvegarde du patrimoine. J'ai commencé à défendre le patrimoine du logement social dès 2004.

Les 4000 sont un cas particulier sur le plan architectural, urbanistique et politique »

J'ai milité à l'époque pour que l'Agence nationale pour la rénovation urbaine intègre la notion de développement durable dans ses programmes de travaux et de rénovation. Jean-Louis Borloo, alors ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, promettait 200 000 démolitions en 5 ans, sans se soucier de l'impact écologique. Il a lancé son rouleau compresseur quand la politique de la ville était déjà à bout de souffle après 30 ans d'intervention sociale et urbaine dans les quartiers en difficulté. Mais l'erreur initiale de la politique de la ville, c'est de s'être trop focalisée sur l'architecture et l'urbanisme. En passant à côté du vrai problème des quartiers concernés : l'économique et le social.
Le choc pétrolier des années 1970 et la désindustrialisation progressive depuis les années 1980 ont entériné la crise de l'emploi pour la population ouvrière des grands ensembles. au lieu de généraliser les interventions architecturales et urbaines en s'inspirant de l'exemple des Minguettes à Vénissieux ou des 4 000, il aurait fallu réfléchir à une politique économique et sociale. Les 4 000 sont un cas particulier sur le plan architectural, urbanistique et politique. Par exemple, on ne s'est en effet jamais soucié de l'ombre portée par les barres dans le quartier pavillonnaire qui jouxte les 4 000. Cet effet de rupture avec la ville existante a été mal ressenti. Avec le recul, je me demande si on n'aurait pas dû aller au bout de la logique de la démolition. Que se serait-il passé si on avait tout démoli aux 4 000 sur une période de cinq ans ? On a finalement opté pour un compromis, entre démolition et réhabilitation. Conséquence, cela fait 30 ans qu'on démolit à La Courneuve. Or, quand on passe son temps à démolir, on aboutit à la représentation d'un quartier dégradé qui n'arrive pas à s'en sortir. Les médias nationaux se font l'écho des démolitions sans jamais évoquer les constructions neuves qui sont pourtant de qualité. Mais, avec l'annonce de la future gare du Grand Paris aux Six-Routes, l'image de La Courneuve devrait enfin s'améliorer.

Propos recueillis par Julien Moschetti