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REGARDS Le journal de La Courneuve l N°437
du jeudi 15 au mercredi 28 octobre 2015

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Coups de massue

Le samedi cirque du 3 octobre, a concocté en début de soirée de belles surprises : six jongleurs et un musicien du Collectif Protocole aidé par des Courneuviens complices, ont en effet offert un spectacle insolite et virevoltant. Une création extérieure qui s'est jouée d'ombres et de la lumière, sous le regard ébahi des spectateurs. Voir l'album photos.

Bébé lit

Découvrir les livres, les toucher, écouter les histoires que Sabah la bibliothécaire conte aux oreilles des bébés, c'était le rendez-vous donné ce samedi 10 octobre, médiathèque John-Lennon, aux mamans, papas et leurs petits. Parce qu'il n'est jamais trop tôt pour tourner les pages d'un album !

Approchez, venez voir

Un chapiteau éphémère a attisé la curiosité de nombreux badauds venus assister à Bête de foire, un petit théâtre de gestes. L'occasion aussi de flâner sur le mail de l'Égalité.

6h

C'est l'heure à laquelle le parking Anatole-France, situé dans le quartier des Quatre-Routes, s'est retrouvé entre les mains des équipes du service propreté de Plaine Commune. Ce jeudi 8 octobre, retrait de gros encombrants, élagage, enlèvement des branchages et grande lessive étaient organisés. Prochain rendez-vous le 15 octobre, rue Anatole-France.

Comme sur des roulettes

Au gymnase El Ouafi, le regard des enfants de CE2 de l'école Henri-Wallon brille. Juchés sur leur rollers, ils patinent aux côtés de Prescillia Henneguelle, championne du monde junior couple roller ! La jeune prodige courneuvienne est venue le jeudi 8 à l'occasion de la 4e édition du projet glisse. Petits conseils, sourires et plaisirs ont rythmé cette matinée originale.

Ŕ MON AVISHaut de page

Combattre la pauvreté

Comme chaque 17 octobre depuis 1987, samedi prochain sera célébrée la Journée mondiale du refus de la misère. À l'origine de cette initiative, ATD Quart Monde porte également depuis 2009 l'exigence que « la précarité sociale » soit reconnue comme critère de discrimination. J'avais moi-même été auditionné par la Commission consultative des droits de l'homme à ce sujet pour faire part de nos expériences courneuviennes, et pour rappeler combien le fait d'être pauvre pouvait être encore aujourd'hui source de discriminations, notamment en terme d'accès aux droits, nourrissant ainsi un peu plus l'exclusion sociale.
Je me félicite donc qu'en juin dernier le Sénat ait fait un pas dans le sens de cette reconnaissance en votant son inscription dans la loi, et souhaite que l'Assemblée nationale fasse rapidement de même. Et dans le même temps, il me serait facile de faire ici la liste de toutes les lois votées récemment ou en cours d'examens, qui étendent la précarité ou l'aggravent.

Je ne peux pas – et les responsables politiques de gauche seraient bien inspirés à faire de même – limiter mon combat à « défendre et faire accepter le pauvre ». Il faut combattre la pauvreté elle-même ! Voilà l'urgence.
D'autant que l'Observatoire des inégalités révèle que le nombre de personnes concernées a augmenté d'un million depuis 2002, en ajoutant que « la progression du chômage et du nombre de titulaires de minima sociaux ne va vraiment pas dans le sens d'une amélioration de la situation des plus démunis ».

À l'avant-veille du 17 octobre, permettez-moi donc d'avoir une pensée pour toutes celles et ceux, pour ces associations courneuviennes qui agissent au quotidien pour faire vivre la solidarité, pour apporter leur pierre au combat nécessaire contre la pauvreté. Permettez-moi de réaffirmer la volonté municipale d'accompagner les plus fragiles d'entre nous, de créer les conditions d'un développement de la ville qui soit profitable à toutes et tous sans exception.

Permettez-moi enfin de redire ici, une fois encore, ma conviction que d'autres choix nationaux et européens sont possibles, dès lors que l'on décidera enfin de s'attaquer aux inégalités et au partage des richesses, d'orienter l'argent à la réponse des besoins, notamment en terme d'emplois.
Oui, décidément, il y a urgence.

Gilles Poux, maire.

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE Haut de page

Mouvement social
Les raisons de la colère

Salaires, libertés syndicales, statut de la fonction publique, étranglement économique des collectivités territoriales, précarité… Les salariés sont dans la rue.

Les manifestants ont exprimé un fort mécontentement ce jeudi 8 octobre. Partout en France, à l'appel des syndicats CGT, FSU et Solidaires, on dénombrait 160 rassemblements et plus de 100 000 salariés, retraités, lycéens dans la rue afin de défendre « d'autres choix économiques et sociaux ». L'un des syndicats dénonce la financiarisation de l'économie : « Ce ne sont pas les actionnaires qui créent les richesse et la valeur ajoutée mais les salariés. Voilà pourquoi nous avons défilé ce jeudi. Notre principal bataille, rappelle le délégué syndical, est celle des salaires car ils constituent un moyen de relever l'économie et l'emploi. Nos revendications portent très fort sur le passage aux 32 heures qui créeraient deux millions d'emplois. On demande aujourd'hui aux gens de travailler plus qu'avant. Il y a une intensification et un allongement du travail. Les salariés ne sont pas considérés, ni consultés dans leur entreprise, ce qui nous préoccupe à un moment où les droits sont remis en cause par la loi Rebsamen. La réduction des pouvoirs des représentants des personnels est vraiment posée aujourd'hui. » La mobilisation courneuvienne a concerné, quant à elle, une cinquantaine d'agents territoriaux, cadres et employés confondus. Des salariés de l'EHPAD, l'entreprise de sous-traitance de Daher et d'Airbus Helicopters ont également rallié le cortège parisien.

Mariam Diop

Entretien
La France n'a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal partagées


À l'occasion de sa venue à la Maison de la Citoyenneté le 29 octobre dans le cadre de l'université citoyenne courneuvienne, Regards a rencontré Gérard Filoche. L'ancien inspecteur du travail, militant et membre du bureau national du parti socialiste depuis 2012, auteur de Vive ? l'entreprise. Le code du travail en danger, a répondu sans détours à nos questions.

Regards : La journée de mobilisation interprofessionnelle du 8 octobre, à l'appel des syndicats a-t-elle été utile selon vous ?
GÉRARD FILOCHE : Toutes les actions sont utiles en ce moment pour stopper l'outrecuidance de la finance et du Medef, du CAC 40 et des banques. il aurait sans doute fallu centrer « contre la loi Macron au printemps » pour la « hausse des salaires » à la rentrée. Il n'y a rien qu'ils redoutent plus que de voir des millions de salariés dans la rue sur un thème précis, d'être pris à partie, et de voir leurs entreprises occupées : ils sont bien plus vulnérables que l'on croit. Le salariat, c'est 93 % des actifs, on est bien plus puissants. On a le sentiment en ce moment d'une rage profonde et massive et que chacun attend, désespéré, exaspéré, amer, sceptique dans son coin qu'il y ait une vraie brèche « pour y aller ». Quand une société est bloquée ainsi dans une pareille contradiction entre ses énormes richesses et ses millions de salariés bafoués, ça finit par exploser quelque part. Préparons-nous à cela. Les jeunes devraient faire campagne contre « les 3 CDD de suite » permis par Macron désormais. Tous ensemble, nous devrions aussi faire une grande campagne « pour que vive le code du travail » et contre le « compte personnel activité », individualisé comme l'ancien « livret ouvrier » du 19e siècle.

Regards : La réduction des protections sociales, les licenciements, la montée des inégalités ont pour conséquence le délitement social, une question qui traverse votre réflexion en tant qu'ancien inspecteur du travail et militant politique. Quelles solutions s'offrent à la société actuelle ?
GÉRARD FILOCHE : La France n'a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal partagées. Non seulement il n'y a aucun motif à réduire les protections sociales, à faciliter les licenciements mais ce sont des mesures totalement contre-productives. Elles aggravent le chômage, la « crise » et conduisent la société à sa perte. En effet, si on regarde de près, 1 % des riches, l'oligarchie, les gros actionnaires, les grandes banques possèdent tout. 1 000 entreprises produisent 50 % du PIB : elles paient le moins d'impôts, licencient, externalisent tout en accumulant le maximum de dividendes. 2 milliardaires sont plus riches que 20 millions de français. Au lieu de resserrer les déficits sociaux, les caisses de chômage, de donner 41 milliards de CICE aux patrons des entreprises, il faut aller chercher l'argent où il est et le mettre dans l'investissement, l'emploi, les salaires, la protection sociale. Ensuite, il faut le dire, la casse du droit du travail, des statuts, le développement des facilités de licenciement, la flexibilité, tout ça augmente le chômage, abaisse la compétitivité car ce sont les salariés bien formés, bien traités, bien payés qui produisent le plus. Il ne faut pas déréglementer mais au contraire « travailler mieux, moins tous et gagner plus ». C'est vers 32h qu'il faut aller et non pas vers 45h.

Propos recueillis par Mariam Diop

L'ACTUALITÉHaut de page

Un adolescent de 16 ans frappé à mort
Communiqué de Gilles Poux, maire de La Courneuve

Dans la nuit du 10 au 11 octobre 2015, un adolescent est mort à Pantin après avoir été roué de coups dont plusieurs portés avec une arme blanche.

J'adresse tout d'abord mes plus sincères condoléances à la famille de ce jeune Albertivillarien et à tous ses proches. Je m'associe à leur tristesse et leur apporte mon soutien dans cette épreuve.

Face à cette intolérable tragédie, je réitère ma condamnation et mon dégoût face aux actes de violence, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent. Rien ne peut justifier la mort d'un individu, encore moins celle d'un enfant ou d'un adolescent.

Ce drame a ému de nombreux Courneuviens, car des jeunes de notre commune auraient été impliqués dans cette terrible affaire. L'enquête policière nous le révélera. Depuis, la peur et les rumeurs se sont répandues au sein même de notre ville.

Dans ce contexte d'inquiétude que je peux comprendre, je tenais à transmettre plusieurs informations sur la situation réelle et les mesures prises par notre ville.

Sachez tout d'abord que les services de la Police nationale travaillent ardemment sur l'enquête pour déterminer et arrêter rapidement les responsables de ce crime.

D'autre part, les abords de certains équipements publics dont bien entendu les collèges et les lycées des villes de La Courneuve et d'Aubervilliers font l'objet d'une surveillance quotidienne. C'est aussi le cas de nos bâtiments municipaux et de l'ensemble de notre territoire. Avec le commissariat de La Courneuve, nous faisons le point quotidiennement sur l'avancée de la situation.

Depuis ce week-end, de nombreux contacts ont été pris entre nos deux villes et l'ensemble des acteurs de terrain aussi bien au niveau de la jeunesse, du secteur associatif et sportif, de l'Éducation nationale que des autorités locales pour prévenir toute nouvelle forme de violence. Une cellule de crise, regroupant les services municipaux, les éducateurs spécialisés et un représentant de la ville d'Aubervilliers, a été mise en place et se réunira très régulièrement tant qu'il le sera nécessaire.

Le temps est aujourd'hui à l'apaisement, au respect du deuil de la famille touchée par ce drame et à l'action rapide de la justice.

Face à la violence, notamment perpétrée par les plus jeunes, nous devons tous être mobilisés pour proposer une autre voie, un autre avenir à notre jeunesse. Chacune et chacun, à leur niveau, ont un rôle à jouer en matière d'éducation et de transmission de valeurs positives qui nous permettent de vivre ensemble.

Robespierre-Vallès
École plus grande, plus belle

Les travaux du groupe scolaire Robespierre-Vallès ont débuté en septembre. Le site sera entièrement réhabilité d'ici 2018 ; il accueillera, entre autre, un nouveau restaurant scolaire et un centre de loisirs flambant neuf.

Le 13 octobre s'est tenue la réunion d'information sur le chantier de réhabilitation du groupe scolaire Robespierre-Vallès. Les travaux d'envergure entrepris depuis septembre ne sont pas des moindres. Ils ont la particularité de s'effectuer pendant et hors périodes ­scolaires. Le groupe Robespierre-Vallès abrite 725 élèves. Construit dans les années 1960, devenu vétuste et trop petit, il nécessite d'importants travaux. Au programme des 32 mois de chantier s'inscrivent la construction en surélévation d'une nouvelle cantine et d'une structure de loisirs en rez-de-chaussée, la rénovation de l'ensemble des cours de récréation, l'aménagement d'une salle multifonctions pour les trois écoles, le remplacement des fenêtres et des menuiseries, enfin la rénovation du terrain de sport. Coût total des opérations : 14 600 000e. Concernant l'organisation concrète des travaux durant la première année, les enfants déjeuneront dans des locaux modulaires provisoires, actuellement en cours d'installation. « C'est un gros chantier, ne cache pas la municipalité. Ce sera compliqué. Nous invitons d'ailleurs les parents qui le peuvent à récupérer leurs enfants à la pause déjeuner. Travailler en site occupé est toujours plus contraignant. Mais si nous avions décidé d'intervenir uniquement pendant les vacances scolaires, nous en aurions pour 4 à 5 ans. » Hormis le déroulement de certaines activités déplacées à la Maison Cesária-Évora, rien ne changera pour les enfants lors de la première semaine des vacances de la Toussaint. En revanche, dès la seconde, ils déjeuneront à la cantine de Louise-Michel. Afin de garantir la sécurité de tous, une signalétique sera installée et des explications données aux enfants afin qu'ils soient pleinement associés au projet.

Isabelle Meurisse

Éclairage public
Le courant passe mieux

Depuis deux ans, la municipalité et Plaine Commune améliorent l'éclairage public. Le matériel, vieux de trente ans, fait l'objet d'un nombre important d'avaries. Conséquence : un quartier entier peut se retrouver plongé dans l'obscurité.

La fin des candélabres éteints ? C'est pour bientôt ! La municipalité et la communauté d'agglomération Plaine Commune travaillent au renouvellement progressif des transformateurs électriques. D'ici décembre prochain, 37 d'entre eux seront remplacés et l'éclairage public de la rue Anatole-France sera modernisé. S'ajoutera à ces chantiers, le diagnostic de la vétusté du réseau. Coût total des travaux : 760 000 e ! « Les transformateurs, comme leur nom l'indique, servent à transformer le courant moyenne tension en basse tension pour alimenter en électricité les candélabres » explique Michel Lambert, directeur du pôle technique de la commune.

De tout nouveaux équipements
L'éclairage public de La Courneuve a plus de trente ans. La vétusté et l'humidité rendent le système défaillant. « Si un seul transformateur lâche, tout un quartier peut se retrouver dans le noir » précise t-il. Les quartiers Braque-Balzac, centre-ville, Gare, Mermoz, Quatre-Routes et Verlaine sont concernés par des travaux en cours. « Depuis deux ans, plus de 50 % du budget éclairage de Plaine Commune est utilisé pour nos équipements. C'est un énorme investissement » conclut Michel Lambert. D'ici juin 2016, les pannes de courant à répétition devraient décroître fortement.

Isabelle Meurisse

TRAVAUX D'ÉCLAIRAGE PUBLIC
Dans votre quartier, la ville et Plaine Commune remplacent 37 transformateurs intermédiaires vétustes.

Durée des travaux : 10 semaines
Coût des travaux : 510 000 euros

LES RUES CONCERNÉES SONT :
Rue Chabrol – Rue du Chevalier de la Barre – Rue D.-September – Rue E.Quinet – Rue du G.Schramm – Rue Jollois – Rue Nungesser – Rue Colbert – Rue Lepilleur – Allée des Marguerites – Rue du Dr Roux – Avenue J.Jaurès – Rue Raspail – Rue Voltaire – Avenue H.Barbusse – Avenue R.Salengro.

Le parc est à nous

Des pétitions par milliers au ministère : 4 650, dont 2 813 signées par des Courneuviens, ont été déposées à Matignon. Les élus, Gilles Poux maire de La Courneuve, Azzedine Taïbi maire de Stains, Stéphane Peu élu de Saint-Denis, Patrick Braouezec président de Plaine Commune, se sont rendus en délégation, auprès des conseillers du Premier ministre, pour leur remettre ces pétitions réaffirmant avec vigueur « Le parc est à nous ». Depuis ce printemps, un véritable élan citoyen et associatif s'est amplifié contre le projet de construction de logements dans le parc départemental. « Notre territoire est celui qui aujourd'hui produit en Île-de-France le plus de logements, avec un objectif inscrit dans le contrat de développement territorial signé avec l'État de 4 200 logements par an » rappelaient-ils le 7 octobre dans un communiqué commun. Les yeux rivés sur les annonces que doit faire Manuel Valls le 15 octobre, les élus appellent à la vigilence et vont amplifier ces prochains jours la co-construction avec les habitants d'un projet commun d'insertion du parc dans la ville. « Le gouvernement doit respecter leur choix de décider eux-mêmes du devenir de leur territoire et de leur parc » ont réaffirmé les élus dépositaires de la pétition. Rendez-vous début novembre pour une recontre publique à La Courneuve.

Mariam Diop

Portrait citoyen
Bintou Sylla, l'humain avant tout

À 26 ans, Bintou Sylla, ancienne commerciale, n'a qu'un objectif en tête : réussir le concours d'infirmière. Cette reconversion, elle en est sûre, est faite pour elle.

Petite, je rêvais d'être docteur. Mais les aléas de la vie ont fait que je me suis dirigée vers le commerce » se souvient Bintou Sylla, courneuvienne depuis toujours. Gamine, elle dépensait ses quelques pièces au Leader Price des Six-Routes pour « nourrir » un SDF, qui errait dans le quartier. Parce que pour elle, aller au contact de l'autre et apporter son aide ont toujours été une évidence. Après un BTS Management des unités commerciales (MUC), Bintou occupe plusieurs postes d'assistante de gestion ou commerciale. Elle se rend vite compte que la pression du chiffre, omniprésente dans ce domaine, ne fera pas d'elle une salariée épanouie. « J'ai grandi avec six frères et sœurs à Verlaine. Ma mère nous a inculqué le respect, l'entraide, la solidarité. Dans le commerce, ces valeurs sont quasi inexistantes. Cela ne me correspond pas. J'ai trouvé juste de changer de voie. Le métier d'infirmière est dur et parfois éprouvant, mais cela ne m'effraie pas. Bien au contraire, ça me donne plus de force. » Bintou Sylla l'évoque assez peu, mais après des moments difficiles, la jeune femme, aujourd'hui maman d'un petit garçon de 2 ans ½, est certaine de pouvoir « se sentir utile » en tant qu'infirmière. Après plusieurs échecs au concours, elle ne se décourage pas. Comme elle veut mettre toutes les chances de son côté, elle s'inscrit à une préparation au concours d'infirmière. Seul hic : il lui faut débourser 1 100 euros. « Une somme trop importante avec toutes les dépenses du quotidien. » Bintou se renseigne. Son assistante sociale lui parle du Contrat courneuvien de réussite (CCR). Tête baissée, la jeune femme monte son dossier et décroche une bourse de 400 euros environ. « Ça m'a donné un sérieux coup de pouce. En parallèle, je donne de mon temps à l'antenne de la Croix-Rouge d'Aubervilliers. J'y rencontre des infirmiers, des médecins. Je trouve cela intéressant. Je me dis que plus vite je serai dans le bain, plus vite je saisirai l'enjeu de ce métier. » En tout cas, une chose est sûre : en 2016, Bintou Sylla passera son concours avec une motivation hors pair et une détermination sans faille.

Isabelle Meurisse

Travaux en cours

Avenue Victor-Hugo
Le chantier de construction du futur centre municipal de santé a débuté. Les travaux entraînent les restrictions de circulation suivantes, pendant 18 mois entre le mail de l'Égalité et la rue de la République : limitation de vitesse à 30km/h, interdiction de s'arrêter, circulation alternée sur la demi-chaussée restant libre.

Salengro, Lucien, Verlaine
Les travaux de réhabilitation du groupe scolaire Robespierre/Vallès, vont entraîner les restrictions de stationnement et de circulation, entre l'avenue Roger-Salengro et la rue Robespierre (voie pompiers), la sente Lucien et la rue Paul-Verlaine, jusqu'en septembre 2017.

En bref

Collèges
200 euros pour les 6ème

Le chèque réussite est destiné aux collégiens de classe de 6e qui habitent en Seine-Saint-Denis et sont scolarisés dans un collège public. Les 200 € de bons d'achat versés par le conseil départemental sont réservés aux fournitures scolaires, livres et matériel numérique, utilisables dans les commerces partenaires de Seine-Saint-Denis. Les familles concernées recevront cette somme sous forme d'un chéquier constitué de 10 bons de 20 euros, valables jusqu'au 31 décembre 2015.
Rendez-vous le 19 pour saisir votre dossier en ligne sur chequereussite.seine-saint-denis.fr.

Le naevus géant
Une maladie rare

Présent dès la naissance, le naevus géant congénital est une malformation de la peau qui se caractérise par des grains de beauté ou des plaques brunes recouvrant une grande partie du corps. Alerté par une Courneuvienne victime de cette maladie, Gilles Poux a participé au 20e anniversaire de l'association. Depuis 1995, l'ANGC soutient les familles concernées, souvent isolées, en leur apportant une aide psychologique.
Forte de 250 adhérents dispersés dans toute la France, elle a instauré un temps de rencontre des familles : un rendez-vous annuel qui permet un échange d'expériences pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité de promouvoir la recherche sur cette maladie encore trop méconnue.

Quatre-Routes
Permanences Boutique de quartier

• Lundi : écrivain public avec traducteur en langue chinoise de 11h à 13h ; confédération nationale du logement (CNL) de 14h30 à 18h. En cas d'affluence, la CNL recevra uniquement les personnes arrivées avant 16h30.
• Mardi : accueil des usagers de 9h30 à 12h30 ; écrivain public de 14h à 17h.
• Mercredi : accueil des usagers de 9h30 à 12h30 et de 16h à 17h.
• Jeudi : accueil des usagers de 9h30 à 12h30.
• Vendredi : accueil des usagers de 9h30 à 12h30 ; droit au logement opposable (DALO) de 14h30 à 17h30. En cas d'affluence, le DALO recevra uniquement les personnes arrivées avant 16h30.
Boutique de quartier des Quatre-Routes, 35, av. Paul-Vaillant-Couturier.

DOSSIERHaut de page

Les étudiants font leur rentrée

Plusieurs milliers de Courneuviens ont découvert ou retrouvé les bancs de la fac, dont beaucoup à Paris 8 et Paris 13. Avec trois lycées, deux résidences étudiantes et le Contrat courneuvien de réussite, la commune apporte également sa pierre au succès de ses étudiants.

Aminata Kane en rigole encore. Mais il y a trois ans, lorsque la bachelière, mention assez bien, a débarqué à la prestigieuse université Paris-Dauphine dans le très select 16e arrondissement, elle n'en menait pas large. Aujourd'hui, si c'était à refaire, l'étudiante en licence éco-gestion ­re-signerait immédiatement et des deux mains. « J'ai été admise là-bas dans le cadre du programme Égalité des chances et sans lui, je serais restée avec mes a priori sur les étudiants fils à papa et les enfants de riches avec leurs clichés sur la banlieue » confie cette habitante des 4 000 Sud. « Par contre, ce qui m'a vraiment mis en décalage au début, c'est le niveau scolaire de mes camarades et l'énorme travail demandé ». Aminata a su se hisser à leur niveau. Mais elle garde l'âme d'une ambassadrice : « Il faut arrêter de se mettre des freins. Je suis la preuve vivante qu'un jeune de La Courneuve issu d'un milieu modeste peut réussir partout s'il est motivé et persévérant dans ses efforts » assure-t-elle.

Aminata fait partie des quelques 2 509 400 étudiants qui ont fait leur rentrée dans l'enseignement supérieur cet automne en France, toutes filières confondues. C'est 65 000 de plus qu'en 2014. Paris caracole en tête de ces statistiques nationales. Derrière la capitale, arrive l'Île-de-France, au sein de laquelle Plaine Commune draine bon nombre d'étudiants du territoire dans deux grands pôles : Paris 8 ­Saint-Denis, soit plus de 22 000 étudiants, et Paris 13 Nord Villetaneuse avec 24 000 autres. Les Courneuviens sont les premiers à s'y rendre. Plus de 300 devraient être inscrits à Paris 13 d'ici novembre. C'est le cas de Sofiane Khalfet au Moulin-Neuf. Entre le foot et les études supérieures, il n'a pas encore tranché. Pourtant à 21 ans, en licence AES à Villetaneuse, il n'en finit pas de jouer les prolongations dans des journées à rallonge qui l'essoufflent depuis le 10 septembre. Levé tôt, couché tard, entre cours, amphis, bibliothèques, transports, sandwiches, Sofiane est devenu un as de l'organisation. « Être étudiant, c'est basculer dans un univers inconnu et comme d'autres, je n'y étais pas trop préparé après mon bac » se souvient-il. Alors il a dû dare-dare mettre sa pendule à l'heure. « L'université, c'est l'apprentissage de l'autonomie à vitesse accélérée. D'un seul coup, on doit se débrouiller seul et on bascule réellement dans le monde adulte ». Toujours installé au domicile familial qui le met à l'abri d'une précarité subie par nombre d'étudiants autour de lui, Sofiane ne se contente pas de profiter d'un confort matériel. Il « taffe » à gauche et à droite, met des sous de côté ; il anticipe. Les métiers de la banque, du commerce ou encore de la gestion de patrimoine l'attirent. Mais ce lauréat du Contrat courneuvien de réussite, un dispositif lancé par la ville pour aider les étudiants locaux, trouve aussi le temps de donner un peu du sien. Il est tuteur bénévole dans l'association ASAD. Des trois lycées de la commune, Arthur-Rimbaud, ­Denis-Papin et Jacques-Brel, ce dernier est un gros pourvoyeur d'étudiants avec, cette année, plus de 300 nouveaux bacheliers et 70 diplômés en BTS. Si la commune ne dispose pas de structures universitaires, elle propose 382 logements dans deux résidences universitaires. C'est utile, compte-tenu de la pénurie de ce type d'habitat, pourtant si utile aux étudiants plongés dans une précarité croissante. Dans un contexte de désengagement financier de l'État, des galères d'inscription dans des établissements aux capacités d'accueil saturées et face à une sélection à l'entrée qui cache de moins en moins son nom, les étudiants ont bien du mérite de s'accrocher comme ils le font. Leur exemple donne aussi de l'espoir à tant d'autres.

Dossier réalisé par Rémi Broldam

46 000
C'est le nombre d'étudiants déjà inscrits à la rentrée universitaire à Paris 8 et à Paris 13, toutes filières confondues.

Vous avez dit ?

Abdoulaye Diakité, 24 ans
Étude et travail… de front !

« Le bac en poche, j'ai mené de front études en LEA et jobs alimentaires. Je n'avais pas le choix : mes parents n'avaient pas les moyens de financer mes études. Mais le planning de la fac ne s'accordait pas toujours avec mon travail d'animateur ou de livreur de pizza. J'ai raté de nombreux cours et j'ai échoué en licence. Après un break d'un an, j'ai repris des études tout en travaillant une quinzaine d'heures par semaine comme animateur au service enfance de la Ville. Je suis aujourd'hui en licence de sociologie à Paris 13. J'aimerais poursuivre jusqu'en master 2 pour évoluer dans le secteur des Ressources Humaines. À l'université, j'aménage mon emploi du temps en fonction de mon planning de travail. Je consacre mes mercredis aux activités de loisirs. Quand on travaille en parallèle, le temps de révision est réduit. C'est une période difficile mais j'espère que tout cela finira par payer. »

Carmina Denis
La fac, pour sortir de ce que l'on connaît.

« Je veux faire de la philo sans abandonner la littérature, voilà pourquoi j'ai choisi un double cursus : un master en trois ans avec à la clé, deux licences. La philosophie à Paris-I Panthéon-Sorbonne et à Paris-III Sorbonne-Nouvelle, la littérature. Hormis la partie administrative à laquelle je me suis immédiatement confrontée, parce qu'il faut toujours harceler les personnes pour obtenir des informations, je suis ravie d'être en fac. Ça me change pas mal du lycée. Les cours sont très intéressants, tout va plus vite aussi, mais je crois qu'il ne faut pas hésiter à demander, chercher à comprendre. Ce que j'apprécie par exemple c'est de comparer les codes sociaux. J'observe beaucoup. En fait, j'ai l'impression ici d'être plus réceptive aux choses. Je crois qu'à l'université il faut vraiment aimer ce que l'on fait sinon cela peut très vite devenir contraignant. Ce qui me guide ce n'est pas tant réussir pour réussir, non, c'est de faire les choses pour elles-mêmes. Je suis l'auteure d'un blog littéraire que j'ai parsemé de mes coups de cœur poétiques et agrémenté de quelques écrits personnels. Du reste, j'aimerais travailler dans les métiers de l'édition. Les mots que la comédienne et poète Emmanuelle Favier m'avait confiés « Autorise-toi à écrire », une femme que j'avais rencontrée de passage au lycée un jour, m'accompagnent toujours. »

Le plein de formations supérieures

Plaine Commune recense plus de 46 000 étudiants. Le deuxième pôle universitaire d'Île-de-France après Paris compte 2 universités pluridisciplinaires, Paris 8 à Saint-Denis et Paris 13 Nord à Villetaneuse. Les deux facultés accueillent 1 700 enseignants-chercheurs et 70 laboratoires de recherche en sciences exactes et en sciences humaines. Le territoire dispose aussi de grands établissements d'enseignement supérieur : le CNAM Saint-Denis, l'ENS Louis-Lumière, SupMéca et la Maison des sciences de l'Homme Paris Nord, un IUFM, le Pôle d'enseignement supérieur de musique Sup'93 à La Courneuve.

Les experts à Jacques-Brel

Chaque année, le lycée Jacques-Brel organise « En route vers le supérieur », un forum sur l'orientation post-bac. L'édition 2016 se déroulera le 3 février avec pour invités traditionnels les universités, les classes prépas et les IUT du secteur. Ce rendez-vous d'information très prisé par les élèves de première et de terminale promet de l'être encore davantage car Jacques-Brel a convié cette année plusieurs de ses anciens lycéens qui poursuivent leur cursus dans l'enseignement supérieur. À raison de deux à trois étudiants par filière, ceux-ci pourront dialoguer directement avec les élèves, leur prodiguer des conseils, les informer sur les réalités d'être étudiant aujourd'hui. « Nous pensons que les messages auront plus d'impact s'ils sont délivrés par des jeunes de même génération » assure Cybèle Rusé, la proviseure adjointe du lycée. L'expérience mérite d'être tentée.

TRIBUNES POLITIQUES Haut de page

Groupe des élus communistes, radicaux de gauche et citoyen-nes engagé-es

Besoin de Gauche !
42 milliards d'exonérations de charges patronales sans aucune contrepartie et 50 milliards de baisses de financement pour les services publics et les collectivités, une loi « Cahuzac » pour ménager les tricheurs fiscaux, l'oubli des taxes « vertes » aux transporteurs routiers pollueurs, des dizaines de milliards d'euros spoliés au fisc par des exilés fiscaux ou offerts en cadeau aux actionnaires des sociétés d'autoroutes… Dans le même temps nous assistons à l'augmentation – pas du salaire – mais du temps de travail pour accéder à la retraite, ajouté au travail du dimanche qui se généralise, pour une majorité de femmes, notamment dans le commerce.
Et qu'il a été rapide ce gouvernement pour conspuer le syndicalisme avec le Premier ministre en tête à l'occasion du conflit chez Air France. Les salariés ont viré Sarko et ils se retrouvent salis pour des exactions très humaines liées à la possible suppression de 2 900 postes. Ils ne portaient pourtant pas de bonnets rouges. Ils n'ont pas attaqué de préfecture ni cassé des portiques, ni escroqué le fisc. Pour ce gouvernement, la liste est trop longue des actes ou indécisions bien éloignés de la conception de ce que doit-être une politique de gauche.
Après la Grèce, l'Espagne ou le Portugal, l'envie de changer de politique doit se renforcer, et cela ne se fera pas sans vous.
Prenez votre avenir en main.

Éric Morisse, adjoint au maire délégué à l'accompagnement et au développement de la pratique sportive.

Groupe des élus socialistes, écologistes et citoyens

Malgré la droite réactionnaire, le département tient ses engagements.
Le 28 mai dernier, le conseil départemental a voté la mise en place du chèque de rentrée de 200 euros, une aide pour tous les élèves de Seine-Saint-Denis entrant en 6e dans un collège public. C'était un important engagement de la campagne départementale que nous avions défendu en mars 2015 à La Courneuve, et auquel nous sommes particulièrement attachés car c'est une vraie mesure de justice sociale et pour la réussite scolaire.
Malheureusement, la droite et ses représentants ont décidé de s'opposer à cette mesure non seulement par leur vote mais aussi par une action en justice. C'est donc sciemment qu'ils ont tenté de priver de cette aide 18 000 enfants qui sont rentrés en 6e dans les collèges publics du département. La justice a tranché en donnant raison au département de Seine-Saint-Denis, le chèque réussite pourra donc être distribué à toutes les familles concernées sans condition de ressources.
Pour La Courneuve, particulièrement touchée par les difficultés sociales, cette décision est une très bonne nouvelle. Dès le jugement connu, un site Internet dédié (chequereussite.seine-saint-denis.fr) a été créé pour que les familles puissent s'inscrire et recevoir leur chéquier, avec un budget ambitieux de plus de 3 millions d'euros. Les familles Courneuviennes qui en font la demande pourront en bénéficier avant la fin de l'année.=

Stéphane Troussel, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, adjoint au maire de La Courneuve.
Blog : www.stephanetroussel.fr et contact : stephane.troussel@ville-la-courneuve.fr

Groupe des élus « AGIR POUR LA COURNEUVE »

La solidarité est menacée !
Depuis plusieurs semaines, l'Association des Départements de France tire la sonnette d'alarme sur le désastre financier qui guette les départements ne pouvant plus supporter une baisse des ressources de l'État en même temps qu'une augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA. Face à cela Manuel Valls a décidé de ne rien faire. Cessation de paiements, faillite, des dizaines de départements ont prévenu : « À la fin de l'année nous ne pourrons plus payer le RSA », prestation qui assure le quotidien de nombreux Courneuviens. On aurait pourtant cru que la solidarité envers les plus démunis était une préoccupation centrale du socialisme… voilà qu'il préfère comme le fait le président du département de la Seine-Saint-Denis fermer les yeux sur le drame qui se profile. On aurait pu s'attendre, en raison de l'urgence de la situation, à une mesure à la hauteur des enjeux. En réalité, Manuel Valls, qui affirme, tout comme François Hollande, continuer les réformes, refuse tout simplement d'agir sur un dispositif dont il sait pertinemment qu'il n'est plus adapté à la réalité économique de la France et est insoutenable pour les collectivités. Face à cette douloureuse, Manuel Valls propose une mission parlementaire… Ce n'est même plus d'une souris qu'on accouche. Où sont les socialistes de La Courneuve ?

Kamel Hamza

Élue « Un nouveau souffle pour La Courneuve »

Les datacenters à La Courneuve, non merci !
Jeudi 1er octobre, un procès inédit s'est ouvert devant le tribunal administratif de Montreuil grâce à l'action d'un collectif courneuvien qui a porté plainte contre l'autorisation d'exploitation d'un datacenter situé rue Rateau. Ces centres de données numériques sont de plus en plus nombreux sur notre territoire, et les autorisations ne cessent d'être attribuées sans réelle concertation avec les habitants, ni réelle évaluation du danger. Leur impact environnemental est énorme car il faut refroidir constamment les serveurs informatiques, entraînant des consommations d'énergie énormes. C'est pourquoi, j'avais refusé de voter pour cette installation.
Désormais, la société qui gère ce datacenter prévoit de doubler sa surface et une nouvelle installation en plein centre-ville. Ces installations ne peuvent plus perdurer sans prise en compte des riverains, ni de l'impact environnemental. À quelques semaines de la conférence mondiale sur le climat au Bourget, les autorisations d'installation de centres de données numériques illustrent le peu d'attention porté à l'urgence climatique.
Je profite de cette tribune pour saluer le travail de ce collectif qui agit pour limiter les impacts et les risques pour l'environnement et les habitants de telles installations au cœur de notre ville.

Nabiha Rezkalla, conseillère municipale, Un nouveau souffle pour La Courneuve, liste citoyenne, solidaire et écologiste soutenue par Europe Ecologie-les Verts. Tél. 07 82 22 28 00. nrezkalla@hotmail.fr
Facebook : Un nouveau Souffle pour La Courneuve

Élu « La Courneuve vraiment »

Le texte du groupe n'est pas parvenu à temps à la rédaction du journal.

Élu « Parole de Citoyen »

Tout d'abord je souhaite revenir sur ma précédente tribune concernant des fautes d'orthographe commises à mon insu, je ne sais pas d'où cela peut provenir mais j'espère que cela ne se reproduira plus. Je souhaite également remercier Séverine Levé, adjointe au maire à la délégation du logement à Dugny et candidate aux dernières départementales sur une liste Républicaine, pour son intervention concernant un cas urgent que je lui ai transmis d'une Courneuvienne dont la demande de logement à dépassé les sept années et se voyait sans réponse de la part du service logement de La Courneuve. Cette Courneuvienne vivait donc au jour le jour avec ses deux enfants en bas âge et dont j'avais signalé personnellement sa situation à Monsieur Troussel qui n'a rien trouvé de mieux que de la renvoyer à plusieurs reprises vers le préfet sachant que ça fait aussi partie de ses prérogatives de président que de lui résoudre sa situation d'extrême urgence. Malheureusement j'ai dû avoir recours une fois de plus à des services extérieurs pour résoudre des problématiques rencontrées par des courneuviens. Je pense donc que Monsieur Troussel n'a pas envie de s'attarder sur une personne qui ne lui apporte aucun intérêt électoral. Séverine Levé, adjointe au service logement à Dugny, a, quant à elle, résolu la situation de cette Courneuvienne avec beaucoup moins de moyens que Monsieur Troussel, et je tiens à la féliciter.

Samir Kherouni

 

Les textes de ces tribunes, où s'expriment tous les groupes représentés au conseil municipal, n'engagent que leurs auteurs.

SPORT-CULTURE-LOISIRS Haut de page

Démarrage en fanfare

Le service jeunesse et l'association Villes des Musiques du Monde recherchent des musiciens en herbe pour participer à la future fanfare de la ville. Un projet musical exaltant !

Vous connaissez sans doute le festival Villes des Musiques du Monde qui se déroule depuis une quinzaine d'années en Seine-Saint-Denis. Mais saviez-vous que l'association éponyme organise tout au long de l'année des ateliers pour démocratiser l'accès aux pratiques artistiques ? Le projet « Fabriques orchestrales juniors » s'inscrit dans cette démarche pédagogique. De 11 à 18 ans, les jeunes sont invités à expérimenter l'appren­tissage de la musique en partici­pant, de la fin octobre jusqu'au mois de juin, à la création d'une fanfare. Et nul besoin de maîtriser l'art du solfège… À l'image de la célèbre Nouvelle-Orléans, il s'agira d'un enseignement oral de la musique sous la houlette de deux musiciens hors-pair : le saxophoniste et compositeur Bruno Wilhelm et Wilbert Rawlins, le directeur musical de la Landry-Walker High School à La Nouvelle-Orléans. Une occasion rêvée pour les enfants d'apprendre à jouer des instruments comme la trompette, le trombone, les grosse caisse, caisse claire, derbouka et djembé… « Cette expérience va les sensibiliser à de nouvelles disciplines artistiques et à de nouveaux instruments, se réjouit l'animateur du ­service jeunesse, Jean-Marie Serele. La plupart écoutent du hip-hop, de la pop, du R'N'B ou de la techno… Des instruments comme la trompette ou le trombone leur parlent peu. » À la demande du service jeunesse, l'orchestre sera intergénérationnel pour tisser du lien entre les âges et lutter contre le repli sur soi. Sans compter que les musiciens répéteront tout de même quatre heures par semaine, ce qui n'est pas rien. Avec en ligne de mire, le respect de trois dates phares : la clôture de la saison culturelle le 28 mai, l'ouverture de la Courneuve Plage le 9 juillet et… un concert avec plusieurs ensembles amateurs à la Philharmonie de Paris le 11 juin ! La fanfare devrait aussi mettre en musique les matchs de football américain des Flashs et participer à d'autres événements de la ville durant ces trois prochaines années. Avant un voyage hypothétique au pays de la musique : La Nouvelle-Orléans évidemment !

Julien Moschetti

Pour devenir membre de la fanfare, contactez l'espace jeunesse Guy-Môquet au 01 48 36 24 07.

Toute toile dehors

Le 31 octobre, rendez-vous à La Courneuve pour la ciné-balade nocturne du réalisateur Benoît Labourdette. Un atelier préparatoire offre l'occasion de réfléchir au sens des images et de se réapproprier le territoire.

Le concept a déjà été expérimenté au Festival d'Avignon et à la Maison des métallos. Imaginées par le réalisateur Benoît Labourdette, les ciné-balades de nuit offrent des parcours itinérants ponctués par la projection de courts métrages. Au crépuscule, les murs, les portes, les fenêtres, les trottoirs du centre-ville se transforment tour à tour en écrans de cinéma grâce à l'utilisation d'un vidéo ­projecteur ­portatif dernier-cri : le pico-­projecteur. Mais cette performance atypique nécessite un travail de préparation, réalisé en amont avec le cinéaste. Pour ce faire, les Courneuviens sont ­invités à choisir et sélectioner les courts métrages et les lieux de projection dans le cadre des ateliers de program­mation gratuits qui auront lieu au cinéma L'Étoile du 27 au 31 octobre. Les séances sont ouvertes à tous les passionnés du grand écran, à partir de 11 ans. « Il s'agit de construire un dialogue entre les films et les lieux de diffusion pour insuffler de la poésie et de la magie dans les espaces de notre quotidien », résume Benoît Labourdette. Le travail de réflexion devrait aussi permettre aux apprentis cinéastes de modifier leur regard sur la ville. « Lorsqu'on choisit un morceau de mur pour y projeter un film, on modifie la réalité d'un territoire pour se le réapproprier, affirme le réalisateur. Ces interventions modifient l'imaginaire des ­programmateurs et des spectateurs. Cela redonne de la valeur à des endroits qui nous semblaient banals. » Enfin, les ­ateliers vont permettre de prendre conscience de la responsabilité artistique et politique d'un réalisateur. Puisque comme le rappelle Benoît Labourdette : « La finalité d'un film, c'est d'être diffusé. Le choisir, c'est un peu comme si on l'avait réalisé ». Le réalisateur se souvient fort bien d'un sexagénaire qui avait choisi un court-métrage des années 1960 lors d'un atelier à la Maison des métallos : « Il l'a projeté lui-même, a partagé sa mémoire et sa sensibilité. Il a rendu public quelque chose de très intime. C'est aussi cela "faire société" : ­donner de la valeur aux images durant un moment de rencontre avec le public. »

Julien Moschetti


Pour participez à l'atelier, contactez avant le 19 octobre Mathilde Engelibert au 01 49 92 61 95 ou par mail à mathilde.engelibert@ville-la-courneuve.fr

Loisirs
Idées à foison !

Une pluie d'activités pour les enfants, concoctées par les services de la ville ! Maison pour tous, sport, jeunesse, médiathèques, gymnases… promettent aux enfants deux semaines denses.

Parmi la kyrielle d'idées proposées pendant les vacances, la médiathèque John-Lennon décline, par exemple, des activités à tonalité japonaise : cuisine traditionnelle, fabrication de boîte bentô, dessin Manga à réaliser soi-même… L'embarquement pour le pays du Soleil-Levant a lieu dès le 21 octobre mais d'autres surprises attendent les enfants. Du côté de la médiathèque Aimé-Césaire, on affiche une légère préférence pour la customisation de portable ou bien la K-Pop, une danse dont s'est emparée avec folie la jeunesse coréenne, et à découvrir le 17 octobre. La MPT Youri-Gagarine, quant à elle, invite les enfants à offrir une deuxième vie aux objets, le 21 octobre. Outre l'atelier recyclage malin, rien n'empêche la veille les curieux de découvrir le light painting, un procédé photographique. Sinon un goûter famille attend les habitants du quartier, le 30 octobre.
Les amateurs de sport ne seront pas en reste puis de nombreuses activités sont proposées sur l'ensemble des équipements sportifs de 10h à 12h et de 14h à 17h. Les piscines seront ouvertes, les éducateurs sportifs y proposeront des activités en direction des centres de loisirs. Les CM2 seront ravis de savoir qu'un dispositif est mis en place, rien que pour eux : « Je nage donc je suis ». Il ne reste plus qu'à butiner ses vacances, et sans modération…

Mariam Diop

Pour tout connaître des activités et des horaires :
• Médiathèque John-Lennon
9, avenue du Général-Leclerc,Tél. : 01 49 92 61 64
• Médiathèque Aimé-Césaire
1, mail de l'Égalité, Tél. : 01 71 86 37 37
• Maison pour tous Youri-Gagarine
56, rue Anatole-France, Tél. : 01 49 92 60 90 ou 01 48 37 04 89
• Service municipal des sports
61, rue du Général-Schramm, Tél. : 01 49 92 60 80 / 60 75 (EMEPS)

Projet phare
Lumières sur la ville

Huit ateliers créatifs en compagnie du collectif Double M, c'est l'expérience vécue par les CE2 de l'école Joséphine-Baker. Ils ont travaillé sur les édifices emblématiques de la ville. Aujourd'hui, une ville-lumière suspendue, illumine le centre culturel Jean-Houdremont.

Au premier étage du centre culturel, une ville suspendue éclaire poétiquement l'accueil. Cette création est le fruit du travail des élèves de CE2 de l'école Joséphine-Baker qui ont, avant les congés d'été et avec deux designers du collectif Double M, Célia Le Barbet et Alice Berland, découvert et pris goût à l'architecture. Au début du mois de juin, ils étaient accueillis dans le foyer des artistes du centre. En petits groupes, ils ont réalisé un document complet sur un bâtiment de la ville qu'ils ont choisi : pour les uns la médiathèque Aimé-Césaire, pour d'autres la Maison de la citoyenneté, ou encore l'église Saint-Yves, le centre Jean-Houdremont lui-même ou enfin leur propre école. En plusieurs étapes, ils ont dû repérer leur bâtiment sélectionné sur le plan aérien, l'entourer, retenir de belles photographies et enfin décrire l'édifice à l'aide des mots dédiés habituellement à l'architecture et affichés aux murs : « toiture », « poteau », « couverture », « équilibré », « spacieux », « beau »... L'atelier fait suite aux balades urbaines durant lesquelles les enfants ont pu après repérage de ces lieux dans la ville en « brosser un portrait » en mots, en photographie ou en dessin. Après ces exercices d'observation, de repérage dans l'espace et de description, les enfants et les deux professionnelles ont construit leur propre maquette de ville transformée en lumière qui aujourd'hui éclaire d'une jolie tonalité, cette nouvelle saison artistique au centre culturel.

Virginie Duchesne

Centre culturel Jean-Houdremont, 11, avenue du Général-Leclerc.

Basket-ball
Une formation au top !

Le Basket Club Courneuvien (BCC) recevra le 17 octobre le label école française de mini basket. La reconnaissance du travail de formation du club.

Créé en 2000 par la FFBB, le label école française de mini basket récompense la qualité de l'encadrement et de la formation chez les moins de 11 ans. Après le Cercle Sportif Lilas Romainville Basket, le BCC est le deuxième centre sportif de Seine-Saint-Denis à obtenir cette distinction. « C'est un club très formateur, confirme Diandra Tchatchouang, l'ailière de l'équipe de France féminine de basket. Je n'avais pas touché de ballon quand je suis arrivée au BCC en 2003. Cinq ans plus tard, j'intégrais le pôle espoirs qui regroupe les 12 meilleures joueuses de France. Les coachs m'ont permis de passer un à un les différents paliers. » La championne se souvient encore du jour où Sonia Ouaddah, la responsable de l'école de basket du BCC, lui a parlé du pôle espoirs : « C'est à ce moment que le basket a commencé à devenir sérieux. Un an plus tard, je rentrais dans le top 12 des joueuses françaises. Les entraîneurs m'ont toujours poussée, ils me disaient que je pouvais réussir, cela a joué un grand rôle dans ma carrière. » À l'époque, l'équipe de Diandra Tchatchouang (moins de 13 ans) avait atteint les championnats de France avec le BCC : « C'est comme ça que j'ai découvert le haut-niveau », se souvient l'internationale française. Une dizaine d'années plus tard, le club affiche encore d'excellents résultats dans toutes les catégories d'âge. Les moins de 17 et 20 ans jouent en élite nationale, les moins de 13 et 15 ans en élite régionale. Quant aux seniors masculins (Union SDUS-BCC), ils évoluent en nationale 3.

Le meilleur niveau
« Si l'équipe seniors a de bons résultats, c'est grâce au travail de formation initié par les membres de la section mini basket qui entraînent les enfants de 4 à 10 ans, précise Karim Diop, l'entraîneur de l'équipe seniors. Sans eux, nous n'aurions pas de bons joueurs dans les catégories supérieures ». Confrontés au meilleur niveau dès leur plus jeune âge, les plus talentueux gravissent vite les échelons au sein du club. L'équipe des seniors masculine est par exemple composée de cinq jeunes formés au club et âgés de 17 à 20 ans. « On leur donne la possibilité de jouer dans des catégories supérieures, souligne le coach. L'investissement des encadrants et la multiplicité des entraînements accélèrent aussi leur courbe de progression. » À la différence d'autres clubs qui se contentent d'un entraînement par semaine, le BCC en propose trois par semaine pour les moins de 13 ans. Pas étonnant alors que le centre sportif ait participé à l'éclosion de futurs grands joueurs. À l'image de Samba Balayera qui évolue désormais en professionnel à Paris-Levallois.

Julien Moschetti

Rugby
Passion ovale

Quelques mordus de rugby travaillent à relancer la discipline à La Courneuve. D'ailleurs un nouveau club pourrait voir le jour en septembre prochain.

Absent du paysage sportif de la ville depuis près de 20 ans, le rugby est en passe de faire son retour. C'est en tout cas la volonté d'une dizaine de Courneuviens, qui s'organise, depuis quelques mois, à créer un club pour la rentrée prochaine. Amis depuis le collège, ils avaient dû, faute de structures adéquates, exporter leurs talents ailleurs pour vivre leur passion. Aujourd'hui, ils reviennent dans leur ville de cœur pour que cela change. « Comme nous, beaucoup de jeunes jouent dans les clubs des villes voisines, souligne l'un des instigateurs du projet, Dama Doucouré, ancien ailier de Bobigny, Drancy et Saint-Denis. Plein d'autres ne sautent pas le pas à cause des déplacements. La demande est forte, on n'aurait aucun souci pour attirer du monde ».

Le collège Poincaré
Pour débuter cette nouvelle aventure, les responsables souhaitent se concentrer sur les enfants de moins de 15 ans et se servir de ce qui existe déjà au collège Poincaré, où le rugby s'est installé depuis plus d'une décennie. « C'est là qu'on a tous touché notre premier ballon de rugby et aimé ce sport », rappelle le jeune homme. Avec cinq équipes, dont une féminine, classée 4e des championnats de France UNSS ces deux dernières années, la section rugby du collège possède en effet un riche et prometteur réservoir. « On a beaucoup d'élèves, une quarantaine de 4e et 3e, et une vingtaine de 6e et 5e, qui ont de bons résultats, confie Bastien Darrieumerlou, professeur d'EPS chargé de l'activité. Mais, très peu osent s'inscrire en club. S'il n'y a pas un effet de groupe, les jeunes ne se déplacent pas. Et pourtant, ce n'est pas l'envie qui leur manque. On a souvent par exemple d'anciennes collégiennes devenues lycéennes, qui viennent s'entraîner avec nous. Créer un club, c'est une superbe idée ». Avec la récupération récente des statuts de ­l'association rugbystique, qui a failli voir le jour en 2008, le projet avance avec le « regard attentif de la ville ». Ce que souligne Éric Morisse, adjoint au maire délégué à l'accompagnement et au développement de la pratique sportive : « C'est un sport collectif, fédérateur et fraternel, qui a toute sa place à La Courneuve. Un club de rugby, ça a vraiment du sens ! C'est bien que des passionnés se lancent dans ce projet, qui doit être structuré et bien dimensionné pour que cela marche. Nous serons à l'écoute et accompagnerons au mieux cette démarche nouvelle ». Et que le ballon ovale rebondisse du bon côté…

Sébastien Chamois

À VOTRE SERVICE Haut de page

État civil

Naissances

SEPTEMBRE

9 Yacine Chalbi • 15 Oumou Maiga • 15 Akram Benali • 16 Layann Sababady Lefort • 17 Sathuthika Daneeswaran • 17 Dario Joseph.

Mariages

Shabir Dawood Hassan Et Shahista Fidahoussen • Babacar Sene et Kewé Sene • Hadi Sanatgaran et Fatima-Al-Zahra Fawaz.

Numéros utiles


Ces 2 officines ouvertes tous les dimanches :

PHARMACIES DE GARDE :

DIMANCHE 18 octobre
• Pharmacie Moderne - M. Berrebi
112, avenue de la République, 93300 Aubervilliers - Tél. : 01 48 33 79 53
DIMANCHE 25 octobre
• Pharmacie du Soleil
35, av. Paul-Vaillant-Couturier, 93120 La Courneuve - Tél. : 01 48 36 27 51

Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15.

Commissariat de police
Tél. : 01 43 11 77 30. • Place du Pommier-de-Bois.

Sos médecins
Urgences 93 • Tél. : 01 48 32 15 15

Centre anti-poison
Tél. : 01 40 05 48 48 • Hôpital Fernand-Widal.

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00.
• Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h. Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : 0 800 54 76 98 (appel gratuit).

Plaine Commune
Tél. : 01 55 93 55 55
• 21, avenue Jules-Rimet, 93218.

Collecte des déchets
Tél. : 0 800 074 904.
(numéro vert, appel gratuit depuis un fixe).

Accompagnement et transport des personnes âgées
Tél. : 01 71 89 66 15. Chaque mardi et vendredi.

Permanences des élus

Les permanences des élus de la majorité municipale ont repris,
à l'hôtel de ville chaque mercredi et chaque jeudi de 16h à 18h. Sans rendez-vous.

Permanences ADIL

Reprise des permanences d’information /conseil auprès des propriétaires et locataires des logements privés, à la Bourse du Travail : 26, rue Gabriel Péri. Consultation gratuite (copropriété, contrat de location, charges impayées…). RDV avec l’ADIL les 2e et 4e mardis matin du mois entre 9h et 12h. Contacter l’UT Habitat de La Courneuve au : 01 71 86 37 71.

S'inscrire maintenant !


• Un déjeuner croisière en bateau-mouche est ­organisé le 1er décembre. Il est ouvert aux allocataires du RSA et de l'ASS âgés de moins de 62 ans, célibataires ou en couple et sans enfants à charge.
• Un spectacle de « contes chinois » aura lieu le mercredi 9 décembre au centre culturel ­Jean-Houdremont, ouvert aux familles allocataires du RSA ou de l'ASS.
Inscriptions du 14 octobre au 10 novembre les mercredi et jeudi ­après-midi de 13h30 à 17h.
Se munir d'une pièce d'identité, d'une attestation CAF de moins de 3 mois et d'une attestation Pôle emploi. Se présenter à l'accueil du Pôle administratif, CCAS. Nombre de places limité.

À L'ÉTOILE Haut de page

Tous les films du 3 au 16 septembre
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel-de-ville.
Tous les films sur répondeur
au 01 48 35 23 04.

Voir le programme du cinéma.

(Découverte) Soirée découverte, tarif unique 3 €
(Jeune) Film Jeune public
Prix : Tarif plein : 6 € / tarif réduit : 5 €  / 
abonné adulte : 4 € / abonné jeune, groupes, associations : 2,50 €/ pour tous le mercredi : 5 €.
Séance 3D : +1 €.

9ème édition des Pépites du cinéma
Dope

États-Unis, 2015, 1h43, comédie. De Rick Famuyiwa
Vendredi 16 à 20h. Tarif unique 3 euros.

Merci les jeunes !
France, 2015, 1h21. De Jérôme Polidor.
Samedi 17 à 16h. Entrée libre.

JEUNES TALENTS / 5 COURTS MÉTRAGES
Oscar et Adelaide, France, 2015, 13min58, d'Aurélien Kouby/ Beateboxe, France 2015, 5min, d'Alexandre Desane/ Le Costume, France, 2015, 3min 18, de Souleymane Sylla/ La maladie d'Homer, France, 2014, 12min, de Diane Valsonne / La fille de Baltimore, France, 2014, 11min, de Jennifer Lumbroso.
Samedi 17 à 18h. Entrée libre.

Quand il a fallu partir
France, 2015, doc, 48min. De Mehdi Meklat et Badroudine Abdallah.
Samedi 17 à 19h30. Entrée libre.

Much Loved
Maroc, 2015, 1h48, Version Originale. De Nabil Ayouch.
Interdit aux moins de 12 ans.
Vendredi 16 à 16h, lundi 19 à 20h30 (découverte), mardi 20 à 16h30.

Youth
Italie/France/Suisse/Grande-Bretagne, 2015, 1h58, Version Originale/Version Française. De Paolo Sorrentino.
Vendredi 16 à 18h (Version Française), lundi 19 à 16h30 (Version Française),
mardi 20 à 18h30 (Version Originale).

Parlons Ciné ! Cycle mélodrame
Volver

Espagne, 2005, Version Originale, 2h01. De Pedro Almodóvar.
Dimanche 25 à 16h. Tarif unique 3 euros.Avec la participation de Claudine Le Pallec Marand.

Hôtel Transylvania 2 (Jeune)
États-Unis, 2015, Version Française, 2D/3D. De Genndy Tartakovsky.
Mercredi 21 à 14h30, jeudi 22 à 14h30, samedi 24 à 14h30 (3D), dimanche 25 à 14h30, mardi 27 à 14h30.

Sametka la chenille qui danse (Jeune)
Programme de 2 courts-métrages, Version Française, 0h39.
Vendredi 23 à 15h, lundi 26 à 15h.

Maryland
Belgique, 2015, 1h40. D'Anne Winocour.
Mercredi 21 à 16h15, vendredi 23 à 20h35, samedi 24 à 16h30, lundi 26 à 18h30, mardi 27 à 20h30.

Mémoires de jeunesse
Grande Bretagne, 2015, 2h09, Version Originale. De James Kent.
Mercredi 21 à 20h30, vendredi 23 à 16h, samedi 24 à 18h15, lundi 26 à 16h, mardi 27 à 18h15.

Everest
Etats-Unis, 2015, 2h02. De Baltasar Kormakur
Mercredi 21 à 18h15 (Version Originale), jeudi 22 à 16h30 (Version Française), vendredi 23 à 18h15 (Version Française), samedi 24 à 20h30 (Version Française), lundi 26 à 20h30 (Version Originale) (découverte), mardi 27 à 16h (Version Française/3D).

Anina (Jeune)
Uruguay-Colombie, 2013, 1h22, Version Française. De Alfredo Soderguit.
Mercredi 28 à 14h30.

Blade Runner
Etats-Unis, 1982, 1h57, Version Originale/Version Française. De Ridley Scott.
Mercredi 28 à 18h30 (Version Originale).

Queen
Inde, 2015, 2h25, Version Originale. De Vikas Bahl.
Mercredi 28 à 16h.

Fatima
France, 2015, 1h19. De Philippe Faucon.
Mercredi 28 à 20h30.

AGENDAHaut de page

17 octobre

MÉDIATHÈQUE - Café BD
Venez découvrir l'actualité de la BD, des mangas et des comics autour d'un café.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 10h.
Pour les adultes.

ASSO - Loto
L'association APAJH organise un loto.
Salle Philippe-Roux, de 11h à 18h30.

MÉMOIRE - Massacre de 1961
Ce jour-là, un massacre des militants pacifistes algériens était perpétré par les autorités françaises. Retour sur cet épisode sombre de l'histoire, autour d'une exposition. Une table ronde sera animée par des Courneuviens témoins de l'événement : Mme Teffaf et M. Baziz, ainsi qu'un spécialiste de la période. Les participants se dirigeront ensuite vers la place de la Fraternité pour assister à la commémoration officielle à 18h.
Maison pour tous Cesária-Évora.
De 14h à 17h30.

CINÉ - Les Pépites du cinéma
Pour sa 9e édition, le festival propose :
- à 16h, avant-première de Merci les jeunes !, de Jérôme Polidor. À Quartier TV, Mathieu fait du cinéma avec les jeunes de la cité des Mines. Il y a ceux qui kiffent leur quartier, ceux qui veulent changer de vie, et ceux qui veulent changer le monde…
- à 18h, projection de cinq courts métrages de jeunes talents : Aurélien Kouby, Souleymane Sylla, Jennifer Lumbroso, Alexandre Desane et Diane Valsonne.
- à 19h30, avant-première de Quand il a fallu partir, des deux journalistes du fameux Bondy Blog Mehdi Meklat et Badroudine Abdallah, avec la collaboration de Monte Laster. La barre Balzac racontée par ses anciens habitants. Les voix de ceux qui l'ont habitée s'élèvent maintenant, pour
faire renaître Balzac de ses cendres et rêver encore un peu de nouvelles utopies pour la cité.
Cinéma L'Étoile. Gratuit.

Jusqu'au 17 octobre

EXPO - Patrimoine industriel
Exposition sur l'histoire et la reconversion du patrimoine industriel de La Courneuve pendant la Première Guerre mondiale.
Médiathèque Aimé-Césaire.

18 octobre

SPORT - Basket-ball
Remise du label fédéral École française de mini-basket, en présence de la fédération et d'élus.
Gymnase Antonin-Magne, de 10h à 19h.
Lire page 13.

Du 19 au 30 octobre

EXPO - Les femmes d'Alger
Exposition proposée par l'association Africa, dans le cadre de La Courneuve Mille mondes.
Maison de la citoyenneté.

20 et 21 octobre

MÉDIATHÈQUES - Tournoi de jeux vidéo
Médiathèque John-Lennon, le 20 à 15h ; médiathèque Aimé-Césaire le 21 à 15h.
Sur inscription - Tout public.

22 octobre

MANGAS - Conférence dynamique
Histoire des mangas animée par Pierre Pulliat, expert en ce domaine. Vidéos, anecdotes et devinettes rythmeront l'animation.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 18h.

23 octobre

PAROLES - Atelier de conversation
Apprentissage de la langue en direction des adultes.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 10h.

FESTIVITÉS - Mille mondes : Algérie
Concert, défilé, spectacle sur le thème
de l'Algérie. Soirée organisée par les associations Pipa, Synergie Plus, Union des Franco-Algériens et Africa.
Maison de la citoyenneté, à 18h30.

MUSIQUE - Concert Pole Sup'93
Concert symphonique avec l'orchestre des étudiants du Pôle Sup'93 accompagnés par des élèves du conservatoire à rayonnement régional d'Aubervilliers-La Courneuve.
Conservatoire de La Courneuve, auditorium Erik-Satie, à 19h.
Entrée gratuite.

25 octobre

CINÉ - Cycle Mélo
Projection du film de Pedro Almodovar, Volver, suivie d'une discussion avec Claudine Le Pallec-Marand, docteure en cinéma.
Cinéma L'Étoile, à 16h. Tarif séance : 3 €.

26 octobre

RENCONTRE - Climat
Rencontre et échange avec Abdoul Madjid Moutari, responsable de l'ONG nigérienne Demi-E, impliqué au nom de la société civile dans le suivi des négociations climatiques. L'échange se fera sur les changements climatiques : conséquences pour les populations du Sahel et mobilisation de la société civile.
Maison de la citoyenneté, à 14h et à 18h30.

27 et 29 octobre

SENIORS - Atelier photo
Maison Marcel-Paul, à 14h. Inscription sur place ou au 01 43 11 80 62.

Du 27 au 31 octobre

ATELIER CINÉ - Participez !
Accompagné de Benoît Labourdette, réalisateur, l'atelier a pour objectif de construire le parcours nocturne du 31 octobre. Les participants sélectionneront une dizaine d'œuvres, choisiront les murs de la ville où ils souhaitent projeter les courts métrages et co-animeront la balade.
Inscriptions au 01 49 92 61 95 ou à mathilde.engelibert@ville-la-courneuve.fr.
Atelier gratuit. 10 participants environ.

29 octobre

DÉBAT - Le code du travail
Dans le cadre de l'Université citoyenne courneuvienne (U2C), rencontre/débat avec Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail sur le thème : Le code du travail, un obstacle à l'emploi ?
Maison de la citoyenneté, à 18h30.

30 octobre

REPAS - L'Algérie dans l'assiette
Dans le cadre de La Courneuve Mille mondes, venez déguster la diversité culinaire algérienne.
Maison de la citoyenneté, à 12h.
Inscriptions à maisondelacitoyennete@ville-la-courneuve.fr.
Réservation obligatoire avant le 23.

SENIORS Ciné-thé
Projection du très joli film Fatima de Philippe Faucon.
Cinéma L'Étoile, à 14h.

31 octobre

MÉDIATHÈQUE - Portrait manga
Un mangaka de l'école AAA réalise des portraits d'usagers dans le style manga.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 15h. Tout public. Sur inscription.

CINÉ - Les films font le mur
À la tombée de la nuit, Benoît Labourdette, cinéaste, vous convie à une balade ludique et poétique dans
le quartier du centre-ville, à la découverte de films courts, projetés sur les murs, portes, trottoirs, fenêtres…
Rendez-vous au cinéma L'Étoile, à 18h.
Lire page 11.

Jusqu'au 5 novembre

EXPO - Kilari
Kilari Tsukishima est une collégienne gourmande et insouciante jusqu'au jour où elle rencontre Seiji, un célèbre chanteur. Elle tombe follement amoureuse de lui et décide de devenir une grande artiste pour le séduire.
Médiathèque John-Lennon.

UN CERTAIN REGARD Haut de page

Daniel Gardiole, pianiste
« Je suis un pur produit de La Courneuve »

Né d'un père aide-soignant et d'une mère au foyer, Daniel Gardiole, 8e d'une fratrie de onze, est un pianiste épanoui. À 29 ans, l'enfant des 4 000 joue sur les scènes ­nationales et internationales avec son album L'Aube des siècles, un hommage au musicien Paul Loyonnet. Après un baccalauréat de technicien de la musique et de la danse (TMD), puis un diplôme d'études musicales (DEM), il accède au Pôle Sup'93, qui lui délivre son diplôme d'État. Aujourd'hui pianiste et professeur, il se souvient de ses débuts et de l'importance du conservatoire à rayonnement régional d'Aubervilliers­La Courneuve.

« Vivre à treize dans un appartement de la cité des 4 000 de La Courneuve, on s'en rappelle toute sa vie. De mon enfance, je garde beaucoup de souvenirs de musique. Il y en a d'ailleurs toujours eu chez moi alors que mes parents ne sont absolument pas musiciens. Mon père a voulu que chacun de ses enfants s'initie à un instrument. Pas pour devenir musicien, mais plutôt pour nous ouvrir l'esprit et nous faire découvrir une discipline. C'est en voyant mes sœurs jouer du piano à la maison, que j'ai souhaité moi-même apprendre à jouer de cet instrument. J'ai commencé à 9 ans. Bizarrement, le solfège ne m'a jamais rebuté, bien au contraire ! Et j'avais, paraît-­il, des facilités. Moi, ce dont je me souviens, c'est d'avoir énormément travaillé ! (rires). Le dimanche aux 4 000, les habitants entendaient les mélodies de Bach ou les valses de Chopin, alors que dans la cage d'escalier, les trafics allaient bon train. Je voyais les dealeurs au quotidien, comme tout le monde dans la cité. Ce n'était un secret pour personne. D'ailleurs, on pourrait imaginer allègrement que je me faisais "emmerder", sous prétexte de ne faire absolument pas partie des gamins qui "tenaient les murs" comme on les appelle. Et apprenti pianiste de surcroît ! Mais non, je percevais plutôt dans leurs yeux une sorte de respect,
de fierté à chaque fois que je les croisais. À aucun moment, je ne me suis senti exclu ou victimisé. Notre père a fait en sorte de ne jamais nous laisser livrés à nous-mêmes. Il a été notre ascenseur social. Il s'est sacrifié pour que ses enfants aient de quoi bâtir leur avenir. Il a fait en sorte de nous ouvrir aux autres en nous inscrivant à la natation, aux colonies de vacances et au conservatoire. Je suis un pur produit de La Courneuve. Je dois tout à cette ville et à son conservatoire. Il y avait, et il y a sans doute aujourd'hui encore, des professeurs absolument passionnés et passionnants. J'ai été assidu dès les premiers cours et c'est très bien comme ça d'ailleurs, car pour mon père, qu'il s'agisse de l'école, de la piscine ou du conservatoire, il fallait travailler et bien ! Il croyait en l'enseignement. Il ne remettait jamais en question les recommandations ou les réflexions des professeurs. Avec le recul, je pense qu'il a eu pleinement raison.
Je me souviens particulièrement de ma professeure, Sophie Antonelli. Elle m'a donné l'envie d'aller le plus loin possible dans ma carrière de pianiste. C'est grâce à elle si je suis parvenu à ce niveau d'exigence. J'en suis convaincu. Elle a su être à l'écoute, croire en moi, et surtout, elle a réussi à me faire aimer le savoir. Elle a rendu séduisant l'apprentissage rigoureux d'un instrument. Sophie Antonelli a réussi là où les autres professeurs, au collège par exemple, ont échoué. En dehors de la musique, j'étais très mauvais élève. J'ai vécu l'école comme un enfer à cause de toutes ces heures passées en classe, et pas devant mon piano. Quand je vois que le conservatoire de La Courneuve a fait de moi un musicien épanoui, alors que je suis parti de rien ou presque, je crois dramatique le désengagement de l'État vis-à-vis de ces structures culturelles. Et la hausse des tarifs d'inscription va malheureusement empêcher certains enfants de mettre les pieds dans cette institution. Les décideurs ne s'en rendent peut-être pas compte, mais ils gâchent des vies en agissant ainsi. Moi-même je n'imagine pas quel chemin j'aurais pris si je n'avais pas franchi un jour les portes du conservatoire… »

Isabelle Meurisse

Pour en savoir plus : danielgardiole.fr