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REGARDS Le journal de La Courneuve l N°481
du jeudi 5 au 18 octobre 2017

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Les enfants ouvrent la saison culturelle


Le 29 septembre en soirée, la projection en plein air du film Mon oncle de Jacques Tati a ouvert la saison culturelle 2017-2018, qui fait la part belle au jeune public. La météo têtue a écourté la séance, mais les quelques minutes sur cette place de la Fraternité en valaient la peine. Le lendemain, le 30 septembre, jour de l’inauguration officielle, le parvis devant Mécano s’est transformé en piste de cirque. Des acrobates, des funambules sur une étoile d’acier, des jongleurs et un manège ont occupé l’espace dédié aux enfants et à leurs parents.

Inauguration

Le 29 septembre, une partie du nouveau groupe scolaire en travaux Robespierre/Vallès a été inauguré. Les familles ont été associées à la réhabilitation de l’établissement.

49 nouveaux logements

Le 20 septembre, Gilles Poux, Plaine Commune Habitat et la CAPS (Coopérative d’accession sociale à la propriété) ont inauguré au 5, rue Yako un programme flambant neuf de logements locatifs et en accession à la propriété. De nombreux Courneuviens font partie des nouveaux propriétaires.

À mon avis Haut de page

Non à la fermeture des services publics de proximité !

Il y a un an, l’état confirmait le maintien de la Trésorerie, pourquoi revient-il sur cette décision ?
C’est incompréhensible. En 2016, le projet de fermeture de la Trésorerie municipale de La Courneuve avait pourtant été abandonné suite à la mobilisation des élu-e-s et des habitant-e-s.
Malgré les promesses de maintien de l’activité, cela n’a pas empêché le Directeur départemental des Finances publiques de Seine-Saint-Denis d’adresser, en plein cœur de l’été, un courrier à la maire d’Aubervilliers et à moi-même pour annoncer le transfert des activités de la Trésorerie municipale à Aubervilliers pour le 1er janvier 2018.

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie pour les Courneuvien-ne-s ?
C’est clairement un service public de proximité qui disparaît.
Si rien n’est fait pour empêcher ce transfert, demain, les Courneuviennes et les Courneuviens auront à se déplacer à Aubervilliers pour payer en liquide des prestations comme la cantine, les centres de loisirs, les séjours, les loyers, pour acheter des timbres fiscaux pour les amendes ou les documents officiels.
Sachant qu’actuellement, la Trésorerie d’Aubervilliers est déjà surchargée, comment ne pas craindre des files d’attente interminables
avec ce projet de regroupement ? C’est à la fois l’accueil des usagers et les conditions de travail des agents qui vont être fortement dégradés.

Que pouvez-vous faire contre ce projet ?
Je ne laisserai pas faire. Il est inacceptable que nos territoires, qui cumulent tellement de difficultés, où les gens ont tant besoin de proximité, de lien humain, soient une nouvelle fois dépouillés de leurs services publics.
Une mobilisation est en train de s’organiser avec les syndicats. J’invite d’ailleurs les Courneuviennes et Courneuviens à soutenir la journée d’action prévue le mardi 10 octobre 2017 en participant à la manifestation organisée à 10 heures devant le siège de la Direction départementale des Finances publiques à Bobigny. 

Gilles Poux, maire

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Éducation
Les parents dans l’école

Le 13 octobre prochain auront lieu les élections des représentants de parents d’élèves dans les établissements scolaires de La Courneuve. Quel rôle jouent-ils ?

De la maternelle au lycée, les parents d’élèves peuvent se faire élire pour représenter au sein du conseil d’école ou d’administration les autres familles. Une fois élus, ils participent au vote du règlement intérieur de l’établissement, prennent part aux décisions concernant la partie pédagogique du projet d’école. Ils donnent également leurs avis, font part de leurs inquiétudes, suggèrent des idées sur le scolaire, le périscolaire, l’alimentation, l’hygiène, la sécurité des enfants…
Les parents d’élèves élus peuvent ou non s’affilier à une association du type FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) ou PEEP (Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public). à La Courneuve, les parents d’élèves sont également impliqués dans certains grands projets, notamment La Courneuve ville éducative (LCVE) qui aidera à rédiger le Projet éducatif territorial (PET). D’autres, comme Sabah Ibssatene (lire page suivante), s’investissent dans les conseils de discipline ou dans le dispositif de réussite éducative (DRE) pour les élèves en difficulté ou en décrochage. Elle raconte : « Je les oriente du mieux que je peux vers les personnes concernées. J’assiste aussi aux conseils de discipline. Lorsqu’un élève est exclu, j’essaie toujours de trouver une autre solution en travaillant notamment avec le DRE. »
Wilfried Serisier a aujourd’hui un fils au lycée. Il est élu depuis les années de maternelle de son aîné. Cet investissement au long cours l’a amené à devenir aujourd’hui administrateur de la FCPE 93. « En tant que père d’un enfant scolarisé, j’ai choisi d’être accompagné par une association car je craignais de me retrouver seul dans mon coin et, d’une certaine manière, impuissant face aux directions, explique t-il. Avec la FCPE, nous pouvons plus facilement avoir une porte d’entrée avec le rectorat, le DA-SEN*. On peut se documenter, se former, discuter avec des syndicats d’enseignants. Être affilié à la FCPE permet également de mutualiser davantage les informations. On est en réseau avec les écoles de Seine-Saint-Denis, les autres conseils. On essaie de fédérer les parents. » Les directions d’écoles apprécient en général l’implication des familles. Jacques Nogaret, directeur de l’école Angela-Davis, voit certains parents élus comme des coordinateurs. C’est le cas de Tarik El Chérif, qui a choisi d’être un parent élu indépendant. Il a deux enfants à Angela-Davis. Lui ne voulait pas que l’on décide sans lui. « On ne laisse pas son enfant le matin comme on laisse sa voiture au garage, souligne t-il. Je veux savoir ce qu’il se passe entre les murs de l’école, qui les enfants ont en face d’eux et ce qu’on leur fait faire. Je ne voulais pas que le corps enseignant me considère comme un simple spectateur. Être élu peut aussi permettre de désamorcer des situations compliquées, telles que des conflits entre parent et enseignant. Les parents n’ont souvent pas trop d’opportunités pour s’exprimer sur l’école. On peut avoir l’impression parfois de subir ce que nos enfants vivent dans l’enceinte de l’école. Le parent d’élève a en quelque sorte un contre-pouvoir qui lui permet de s’immiscer d’une certaine façon dans les murs de l’éducation nationale. C’est très utile. Il faudrait davantage de familles investies. » Rendez-vous le 13 octobre pour élire vos représentants.
Isabelle Meurisse
* Directeur académique des services de l’éducation nationale

Vous avez dit ?

Malica et Haiatte Hamed
Les sœurs déterminées

« Au début, on commence gentiment avec des ventes de gâteaux, aux kermesses par exemple. Puis on veut savoir comment nos enfants sont gérés, comment les sous sont dépensés et pourquoi. Au collège, les parents d’élèves participent au conseil d’administration. Ils ont donc le pouvoir d’être associés au vote du budget. On l’étudie, on émet des propositions en cas de désaccord.
Mais on se bat pour tous les enfants, pas que les nôtres. à Politzer par exemple, on a mis quatre ans à obtenir des casiers pour les 6es ou les demi-pensionnaires.
On a mis le temps mais on y est parvenus. Ça vaut le coût de se battre. »

Sabah Ibssatene
Maman investie à 100 %

« à 8 ans, je m’inquiétais déjà du sort des enfants en difficulté. C’est tout naturellement que je me suis présentée aux élections de parents d’élèves lorsque mes enfants ont commencé à aller à l’école.
à ce « poste », on peut suivre les projets des professeurs, apprendre à les connaître, leur soumettre des idées pour financer un projet par exemple. On n’obtient pas toujours gain de cause, mais dans l’ensemble nous sommes entendus. Nous sommes des médiateurs en quelque sorte. C’est sûr que s’investir prend du temps, mais il me semble que c’est essentiel pour nos enfants et ceux des autres. »

Qui vote ?
Tous les parents d’enfants scolarisés en maternelle, en élémentaire, au collège ou au lycée.

Comment voter ?
Les parents expriment leur suffrage au bureau de vote de l’établissement scolaire fréquenté par leur enfant ou votent par correspondance.

198
Représentants des parents d’élèves élus à La Courneuve pour l’année 2016-2017.

L'actualité Haut de page

Petit Debussy
La démolition se poursuit

La réouverture de l’école Joliot-Curie est suspendue aux travaux de démolition de Petit Debussy. Le chantier a pris un peu de retard. Sa reprise était liée à l’accord du juge d’instruction en charge de l’enquête visant à déterminer les causes de l’accident. Le maire souhaitait que les élèves de Joliot-Curie puissent réintégrer leur école au plus vite, mais cette décision dépend bien entendu de l’avancée du chantier. Aujourd’hui, celui-ci se déroule normalement : on se dirige vers un retour possible dans l’école pour la rentrée des vacances de la Toussaint. Les services de la Ville et Seine-Saint-Denis Habitat suivent au jour le jour l’évolution des travaux. Le service éducation a déjà tout prévu pour assurer le retour des écoliers. Pour limiter les nuisances visuelles et sonores, les classes qui font face à la barre ainsi que la cour seront condamnées. Une réunion en mairie est prévue lundi 9 octobre pour décider de la date de réouverture de l’école Joliot-Curie et les parents seront informés dans la foulée.

P. F.

Plan local d’urbanisme
Enquête en cours

Après presque trois années de consultations et de discussions, les traits du futur plan local d’urbanisme (PLU) de La Courneuve se précisent. Un nouveau plan de zonage définissant les activités et les règles de construction sur les différents quartiers de la commune est finalisé. Les habitants peuvent parcourir les différentes étapes de son élaboration en consultant l’exposition apposée sur les panneaux électoraux devant les établissements scolaires et certains lieux publics. Reste une dernière étape avant l’approbation en conseil municipal et en conseil de territoire : l’enquête publique qui va permettre à tous ceux qui le souhaitent d’exprimer leur point de vue sur le projet complet du PLU. Une personnalité indépendante portant le titre de commissaire enquêteur va rendre son avis sur le PLU. Tous les Courneuviens peuvent le rencontrer pendant un délai de 36 jours, entre le 2 octobre et le 6 novembre inclus.

Le projet du plan local d’urbanisme est accessible en téléchargement sur le site de la Ville.

Les permanences du commissaire enquêteur : samedi 14 octobre, jeudi 26 octobre 2017 de 8h45 à 11h45, ainsi que le lundi 6 novembre de 14h15 à 17h15. Le dossier complet est consultable au pôle administratif les lundi, mercredi, jeudi et vendredi de 8h45 à 11h45 et de 13h30 à 17h15 ; le mardi de 13h30 à 17h15 ; et le samedi 14 octobre de 8h45 à 11h45.

Santé
Les patients ont droit au beau

Le 23 septembre, la Ville a inauguré le Centre municipal de santé Salvador-Allende, dans une ambiance dynamique et chaleureuse.
Photos : Fabrice Gaboriau

Défilé de santé La foule a déambulé en compagnie de la fanfare Tarace Boulba, de l’ancien bâtiment des 4000 au nouveau centre-ville.

Le droit à la santé : une priorité Devant le nouveau CMS, le maire Gilles Poux a rappelé l’importance de ce service public dans une ville comme La Courneuve. Il était essentiel de construire un équipement moderne pour ses habitants.

Visite des lieux L’ensemble des personnes présentes le jour de l’inauguration a pu parcourir les étages et les salles du centre de santé. En ascenseur ou par les escaliers, la découverte des lieux s’est faite dans la bonne humeur.

Rencontre du personnel Les visiteurs ont rencontré les professionnels de santé. Ces derniers ont pu parler de leur métier et prodiguer quelques conseils pour garder la forme.

Élections
Les sénatoriales

Les élections sénatoriales ont eu lieu le 24 septembre. Pour la Seine-Saint-Denis, six représentants ont été élus. Mais quel rôle jouent les sénateurs et comment sont-ils élus ?

On n’élit pas tous les sénateurs en même temps. La moitié du Sénat est renouvelée tous les trois ans. Comment ? Seuls les grands électeurs peuvent voter pour désigner les sénateurs de chaque département.
En d’autres termes, il faut être député, conseiller départemental, conseiller régional, conseiller municipal, ou un citoyen désigné par un parti politique, d’une commune de plus de 9 000 habitants.
éliane Assassi (PCF), Fabien Gay (PCF), Philippe Dallier (LR), Annie Delmont-Koropoulis (LR), Vincent Capo-Canellas (UDI) et Gilbert Roger (UG) sont les sénateurs de la Seine-Saint-Denis pour les six années à venir. Ces derniers, comme les 342 autres élus, ont les mêmes pouvoirs législatifs que les députés de l’Assemblée nationale. Ils examinent et modifient les lois, enquêtent sur les grandes questions nationales, contrôlent l’action du gouvernement. Mais en plus de l’Assemblée nationale, le Sénat défend davantage les intérêts des collectivités territoriales : les communes, les départements et les régions. Les sénateurs siègent au Sénat, les députés à l’Assemblée nationale. Les deux instances formant le Parlement. En cas de désaccord des deux chambres, c’est l’Assemblée nationale qui a le dernier mot.

Isabelle Meurisse

DOSSIER Haut de page

Les chemins de l’entrepreneuriat

Fonder son entreprise permet de créer son emploi, répondre à une demande de la société, prendre des responsabilités ou apporter un service. Mais avoir une idée ne suffit pas. Pour cela, la future cheffe d’entreprise peut se tourner vers diverses structures ou assister à des événements pour tester son projet, trouver des informations et se faire accompagner dans toutes les étapes.

En 2015, en Île-de-France, on a recensé 143 600 créations d’entreprises dont près de la moitié sont des micro-entreprises. La Seine-Saint-Denis est le département qui a le taux le plus élevé. Près de 90 % des sociétés sont des très petites entreprises (TPE) qui ne comptent pas de salariés et restent fragiles durant les trois premières années d’existence.
à la Maison de l’initiative économique locale (Miel) à Saint-Denis, des conseillers et des experts accompagnent les TPE de Plaine Commune à chaque étape, de la naissance du projet à l’embauche des salariés. Depuis 2010, il existe une porte d’entrée unique pour les créations d’entreprises sur Plaine Commune : le numéro 0 811 562 563. à partir de cette plateforme, des conseillers distinguent les porteurs d’idées, au tout début de leur réflexion, et les porteurs de projets, qui ont déjà fait mûrir leur initiative.
Les premiers sont accueillis par deux chargés de mission de CitésLab lors d’une permanence dans leur ville. Ensemble, ils vont développer l’idée, étudier sa viabilité, la faire évoluer vers une proposition plus solide. Les autres sont reçus en rendez-vous individuel par l’un des quatre conseillers de la Miel. Ils les aident à concrétiser une société déjà en germe en leur expliquant le parcours de création d’entreprise. Si certains viennent seulement chercher une info, près de la moitié d’entre eux entrent dans un parcours personnalisé. Celui-ci mêle des entretiens particuliers à des formations collectives, selon les besoins de chacun. Des experts proposent également des permanences bénévoles : avocats, professionnels de l’INPI, assureurs, comptables… « Notre force est d’avoir une offre qui répond à tous les profils d’entrepreneurs », explique Sylvie Saget, directrice de la structure. Nous proposons aussi des séminaires spécifiques aux chef.fe.s d’entreprise du territoire qui veulent renforcer leur expertise. » Association créée en 1998 par des élus de Stains, La Courneuve, Saint-Denis et Aubervilliers, la Miel a toujours pour vocation de « favoriser la création et le développement des très petites entreprises par et pour les habitants ».
Pour ses 20 ans, elle s’installera en 2018 dans de nouveaux locaux, dans le centre de Saint-Denis. En 2016, 75,5 % des entreprises qui y ont été accueillies ont dépassé les trois premières années d’existence.

Virginie Duchesne

En 2016 à la Miel 647 entrepreneurs accueillis et 374 accompagnés dans un parcours personnalisé. 73 entreprises créées.

Le numéro unique de la création d’entreprise sur Plaine Commune : 0 811 562 563

Entretien avec Saliha Chekroun, cheffe d’entreprise courneuvienne
« Entreprendre, c’est de l’inconnu à forte dose »


À 24 ans, elle est à la tête de Copelican avec son associée Maâde Guettouche. Leur société est une plate-forme internet qui permet d’envoyer des objets via des particuliers appelés « voyageurs ». Elle est actuellement installée dans un incubateur de start-up, Station F, situé dans le 13e arrondissement de Paris.
Après une scolarité à La Courneuve, Saliha Chekroun a intégré le lycée parisien Louis-le-Grand, la prépa Saint-Louis puis l’ENSIIE, une école d’ingénieur informatique.

Regards : Avez-vous toujours souhaité créer une entreprise ?
Saliha Chekroun :
Au départ, je voulais être ingénieure informatique. J’ai découvert l’entreprenariat lors d’un challenge Entreprendre organisé par mon école. Pendant une semaine, on devait construire une start-up en équipe, depuis l’idée jusqu’à sa rentabilité. J’ai beaucoup apprécié prendre des initiatives et être actrice du projet.

R. : Quelles ont été les étapes de création de votre société ?
S. C. :
Nous l’avons d’abord testée lors d’un Start-up week-end pendant lequel il fallait créer une entreprise. On y a rencontré des personnes susceptibles de rejoindre le projet, des mentors qui pourraient nous accompagner, de vrais investisseurs et des personnes du secteur. Puis nous avons lancé la version actuelle du site fin 2016. En 2017, nous avons gagné le concours de la Start-Up Academy qui récompense la meilleure start-up dont l’un des fondateurs est issu du 93. Le premier prix incluait un an d’incubation à Station F où nous sommes installées en ce moment.

R. : Quel serait votre conseil pour quelqu’un qui veut se lancer ?
S. C. :
Je lui dirais de tester son idée d’entreprise. Monter une équipe et aller au bout de son idée, voir si elle répond à une problématique, si cela fonctionne. Une grande école permet de développer son réseau et donc d’aller parfois plus vite. Mais ce qui reste fondamental, ce sont les personnes qui travaillent sur le projet, avec de bonnes idées et surtout une bonne exécution. Avec Maâde, on étonne parce que nous sommes deux femmes et non un duo mixte, et surtout parce que je suis dans la partie technique et Maâde, dans la partie business. Quand tu es une femme, les investisseurs te prennent parfois moins au sérieux, comme dans de nombreux domaines… Mais dès que tu leur prouves que ton entreprise fonctionne, ils arrêtent de regarder qui tu es.

R. : Quels ont été les obstacles dans votre parcours ?
S. C. :
Je savais depuis longtemps que je voulais être ingénieure en informatique et seul le lycée Louis-le-Grand à Paris, qui affiche 100 % de réussite au bac, avait l’option Sciences de l’ingénieur. C’est le premier vrai obstacle. Changer d’académie, être entourée de bilingues m’a demandé beaucoup de travail et une force psychologique à toute épreuve. Jusqu’à aujourd’hui, le plus grand obstacle auquel je dois faire face, c’est la peur de l’inconnu. Et l’entreprenariat, c’est de l’inconnu à forte dose.

Les rendez-vous de la Miel

La Miel organise régulièrement les mardi et jeudi des rendez-vous et des ateliers pour les dirigeant.e.s de TPE, ouverts à tous,
sur inscription.
http://lamiel.eventbrite.com

Jeudi 12 octobre
Une soirée de préparation à la rencontre Plaine Commune promotion et la Miel pour apprendre à parler de son entreprise : « Comment allez-vous présenter votre offre aux grands acheteurs des grands groupes et quelle est votre différenciation concurrentielle ? » à 17h30, aux assurances Vespieren, 8 avenue du Stade de France à Saint-Denis.

Mardi 17 octobre
Les Rencontres de Plaine Commune promotion et de la Miel pour les chantiers et les marchés des JOP 2024. à 8h30, aux Docks Haussmann, 87 avenue des Magasins généraux, Saint-Denis.

Jeudi 9 novembre
« Création ou refonte de site internet : comment choisir son prestataire ? » à 17h30, à la pépinière d’entreprises, centre commercial La Tour, La Courneuve.

késako ?

TPE (très petites entreprises)/ Micro-entreprises Entreprises qui occupent moins de 10 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 2 millions d’euros. En France, les micro-entreprises sont plutôt des entreprises individuelles, au régime fiscal spécifique réservé à des sociétés faisant peu de chiffre d’affaires.

PME (petites et moyennes entreprises) Entreprises qui occupent moins de 250 personnes.

Start-up
Jeunes entreprises innovantes dans le secteur des nouvelles technologies.

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Randonnée
Promenons-nous dans le parc


La Fête départementale de la randonnée aura lieu pour la première fois au parc Georges-Valbon le 8 octobre. L’occasion aussi de fêter les 70 ans des sentiers de grande randonnée (GR®). Au menu du jour, de nombreuses activités ludiques et accessibles à tous.

C’est la 22e édition de la Fête départementale de la randonnée, mais la première seulement dans le parc Georges-Valbon. Organisée par le Comité départemental de la randonnée pédestre de Seine-Saint-Denis (CDRP 93) dimanche 8 octobre, la Fête de la rando sera aussi l’occasion de célébrer les 70 ans de la Fédération française de la randonnée pédestre (FFRandonnée). En effet, n’oublions pas que ce sont ses bénévoles qui ont créé et entretiennent les sentiers de grande randonnée de France.
« Douze millions de gens marchent en France, explique Jean-Paul Auger, le président du CDRP 93. Souvent pendant les vacances et fréquemment au moment de la retraite. » Les médecins sont unanimes : trente minutes quotidiennes de marche préservent la santé. « La Fête de la rando est une manifestation tout public, affirme Jean-Paul Auger. Le programme est riche. » Ludique en tous cas, et qui satisfera les marcheurs débutants comme confirmés. Avec en particulier les randos Découverte et Patrimoine du parc, de 4 km à 5 km, à 10h30 et 14h30, qui séduiront les promeneurs et les amoureux du patrimoine du parc. Quant aux randonneurs les plus aguerris, ils trouveront leur bonheur avec des activités plus « musclées » : marche nordique, Rando Challenge® des clubs et Marche endurance Audax®. Dans le cadre des « 70 ans des GR® » seront proposées de grandes balades, de 12 km à 21 km, sur des chemins de grande randonnée du département. Les marches seront encadrées par des animateurs brevetés par la Fédération. Toutes auront pour arrivée le parc. Lors de ce dimanche sportif autant que convivial, vous pourrez en profiter pour vous informer sur les activités des associations affiliées à la FFRandonnée. « Les associations sont souvent à l’initiative de gens qui ont l’habitude de marcher ensemble, explique Jean-Paul Auger. On ne fait pas de la randonnée n’importe comment ! Il y a des règles à respecter, de sécurité en particulier. La Fédération permet d’être accompagné et encadré par des animateurs brevetés. En cas de pépin, on est juridiquement protégé. » Le président du Comité départemental lance donc un appel : « Il y a 2 800 licenciés et 35 associations dans le département. Mais pas à La Courneuve ! Alors on est preneurs si quelqu’un veut en créer une… »

Philippe Caro

La Fête de la rando

Village associatif
Dès 8h30, la Fédération française de la randonnée pédestre de Seine-Saint-Denis ouvrira ses tentes près de la Maison Édouard-Glissant, côté entrée « Tapis Vert ». Toute la journée, les associations y accueilleront randonneurs et visiteurs, et proposeront animations et rafraîchissements. La journée se conclura à 16h30 par la remise des prix aux participants des parcours Rando Challenge®.

Équipement
La FFRandonnée recommande de s’équiper de chaussures de randonnée ou de sport, de prévoir sa boisson et de porter des vêtements adaptés à la météo, dont au moins un de pluie. Pour la marche nordique, prévoir vos bâtons. Il n’y aura pas de restauration au parc en dehors d’un accueil avec un petit ravitaillement et des rafraîchissements. Vous devrez apporter un pique-nique.
Le programme détaillé de la journée et les tracés des randos « 70 ans des GR® » sont téléchargeables sur www.randopedestre93.fr

Football
Qualification historique en Coupe de France !

L’équipe senior de l’Association sportive courneuvienne (ASC) a sorti une équipe mieux classée qu’elle de la Coupe
de France. Rencontre avec Kadafi Soilihi, entraîneur d’une équipe qui rêve d’aller encore plus loin.

On est qualifiés pour le cinquième tour de la Coupe de France. C’est une première historique pour le club ! » s’enthousiasme Kadafi Soilihi, l’entraîneur de l’équipe seniors de l’ASC, qui affrontait Vaires-sur-Marne le 24 septembre, classée une division au-dessus de l’ASC. C’est le fruit du travail engagé la saison dernière (voir Regards n°475). « On a ouvert le score à la vingtième minute, raconte Kadafi. Mais Vaires a égalisé, puis a mené en seconde mi-temps. Nos joueurs ont alors eu les ressources pour revenir dans le match. On est partis aux prolongations. On a mis 6 buts et fini à 8-2 ! Nous avons été costauds mentalement et physiquement. Et nos remplaçants ont fait la différence. La victoire, les joueurs sont allés la chercher ! » Au prochain tour, l’ASC jouera à l’extérieur contre Mitry-Mory (77), qui évolue au même niveau qu’elle. Le coup d’envoi du match sera donné le 8 octobre à 14h30. « La Coupe de France, c’est quelque chose de beau ! s’émerveille Kadafi. Mitry-Mory est à notre portée. Nous tenterons d’aller au sixième tour, ce qui donnera une belle affiche, contre un club de Ligue 2, par exemple. Chaque tour passé est une récompense pour la ville, le club et les joueurs. » Il ajoute lucidement :« Mais on ne gagnera pas la Coupe. Plus on avance et plus les équipes adverses sont fortes. » Kadafi a aussi un regret : « Le terrain de Nelson-Mandela n’est toujours pas homologué. Alors d’autres villes nous prêtent gentiment leurs installations. Cela fait quatre ans déjà que ça dure ! Or jouer à domicile est une force : on y est intraitables et beaucoup plus de monde vient nous voir. » Pour la suite de la saison, l’objectif est de bien figurer dans le Championnat de France Excellence, le plus haut niveau départemental que l’équipe n’a plus atteint depuis longtemps. « On est aux portes de la Ligue, un cap que le club n’a jamais franchi. Notre préparation de l’intersaison a payé, analyse l’entraîneur. On a réussi à garder tout le groupe et à ajouter deux ou trois éléments qui se sont bien adaptés à l’équipe, aux buts qu’on s’est fixés et à ceux du club. »

P. C.

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État civil


MARIAGES
• Mohand Frahi et Samia Menouer • Samuel Ntima-Mpoyo et Kenza Nebor• Abdelhakim Slablab et Louisa Khelif• Mohamed Khazzani et Karam Assakene• Yacine Ouarab et Vanessa Yala •

DÉCÈS
• Simonne Roclin ép. Lesaine • Patrick Busarello •

PHARMACIES DE GARDE


• Pour connaître les pharmacies de garde, consulter le site suivant : monpharmacien-idf.fr

Travaux en cours

1 - Rue Danton
Travaux d’assainissement jusqu’au
22 décembre. Circulation interdite pendant les travaux sauf pour les riverains. Des déviations sont mises en place av. Jean-Jaurès, rues Le Calvez et Anatole-France et par les rues Anatole-France, Corneille,
et l’avenue Jean-Jaurès.
Travaux réalisés par Plaine Commune.
Coût du chantier : 400 000 €

2 - Nouvelle rue, angle rue Raspail
Création d’une nouvelle voie et aménagement de trottoirs, rue Raspail, jusqu’au 28 février 2018.

3 - Rues Colbert, Lepilleur, Paul-Doumer, Turgot et Voltaire
Travaux de réhabilitation de 4 conduites d’adduction d’eau jusqu’au 1er décembre 2017.
Déviations mises en place : av. Paul-Vaillant-Couturier, Jean-Jaurès, Maurice-Bureau, Lepilleur, Voltaire, Duludet pour rejoindre la rue Colbert.. Autre déviation
par la rue Guy-Môquet, l’av. Jean-Jaurés, les rues Maurice-Bureau, Colbert, Duludet
pour rejoindre la rue Voltaire.

4 - Rue du Général-Schramm
Travaux de réfection de l’éclairage public du 11 septembre au 1er décembre 2017.

5 - Rue Edmond Rostand
Réfection de l’éclairage public du 11 septembre au 24 novembre 2017.

6 - Rue des Prévoyants
Réfection de l’éclairage public du 18 septembre au 1er décembre 2017.

Numéros utiles


Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15.

Commissariat de police
Tél. : 01 43 11 77 30. • Place du Pommier-de-Bois.

Sos médecins
Urgences 93 • Tél. : 01 48 32 15 15

Centre anti-poison
Tél. : 01 40 05 48 48 • Hôpital Fernand-Widal.

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00.
• Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h. Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : 0 800 54 76 98 (appel gratuit).

Plaine Commune
Tél. : 01 55 93 55 55
• 21, avenue Jules-Rimet, 93218.

Collecte des déchets
Tél. : 0 800 074 904.
(numéro vert, appel gratuit depuis un fixe).

Accompagnement et transport des personnes âgées
Tél. : 01 71 89 66 15. Chaque mardi et vendredi.

Permanences des élus

Les permanences des élus de la majorité municipale ont repris,
à l'hôtel de ville chaque mercredi et chaque jeudi de 16h à 18h. Sans rendez-vous.

Permanences ADIL

Reprise des permanences d’information/conseil auprès des propriétaires et des locataires des logements privés, au centre administratif Mécano, 3, mail de l’Égalité. Consultation gratuite (copropriété, contrat de location, charges impayées…).
RDV avec l’ADIL les deuxième et quatrième jeudis matins du mois de 8h30 à 12h.
Pour prendre rendez-vous, contacter l’UT Habitat de La Courneuve. Tél. : 01 71 86 37 71

Horaire médiathéque

- Aimé-Césaire : mardi et jeudi de 15h à 19h30, mercredi, vendredi et samedi de 10h à 18h.

- John-Lennon : mardi de 13h à 19h, mercredi de 10h à 12h et de 14h à 18h, jeudi et vendredi de 15h à 18h, samedi de 10h à 18h.

À L'ÉTOILE Haut de page

Voir le programme du cinéma.

Tous les films du 2 au 15 février
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel-de-ville. Tél. : 01 49 92 61 95

D - Soirée découverte, tarif unique : 3 €
J - Film Jeune public
Prix : Tarif plein : 6 € / tarif réduit : 5 €  / 
abonné adulte : 4 € / abonné jeune, groupes, associations : 2,50 €
Séance 3D : +1 €. Tarif moins de 18 ans : 4 €

J - Polichinelle et les contes merveilleux

Italie, 2017 (films réalisés entre 1979
et 1981), 36 min.
De Luzzati et Gianini.
Sam. 7 à 15h, dim. 8 à 15h.

J - Hirune Hime : rêves éveillés
Japon, 2017, VO/VF, 1h50. De Kenji Kamiyama.
Ven. 6 à 18h30 VO, sam. 7 à 18h30 VF, lun. 9
à 20h30 VO D.

Nos années folles
France, 2017, 1h43. D’André Téchiné.
Ven. 6 à 12h D et à 16h30, sam. 7 à 20h30, dim. 8 à 16h, lun. 9 à 18h, mar. 10 à 18h.

La Planète des singes : Suprématie
états-Unis, 2017, VO/VF, 2h20.
De Matt Reeves.
Ven. 6 à 20h30 VF, sam. 7 à 16h VF, dim. 8 à 18h VO, mar. 10 à 20h VO.

J - Dans la forêt enchantée
de Oukybouky
Norvège, 2017, VF, 1h12.
De Rasmus A. Siverstens.
Mer. 11 à 14h30, sam. 14 à 14h30, dim. 15 à 14h ciné-goûter D.

Le Redoutable
France, 2017, 1h47. De Michel Hazanavicius.
Mer. 11 à 16h, ven. 13 à 12h D et à 18h, sam. 14 à 16h, dim. 15 à 18h, mar. 17 à 20h

Avant la fin de l’été
France/Suisse, 2017, 1h20.
De Maryam Goormaghtigh.
Ven. 13 à 14h ciné-thé,
sam. 14 à 18h, lun. 16 à 20h D.

Wind River
états-Unis, 2017, VO/VF, 1h47. De Taylor, Sheridan.
Mer. 11 à 18h VO, ven. 13 à 16h VF, sam. 14 à 20h VO, dim. 15 à 16h VF, lun. 16 à 18h VF, mar. 17 à 18h VO.

Alice Comedies
États-Unis, 1924-1926, 42 min.
De Walt Disney.
Sam. 13 à 20h.
Séance unique, 3 euros.

L’Assemblée
France, 2016, 1h38. De Mariana Otero.
Avant-première. Ven. 13 à 20h D, rencontre.

J - Mr Chat et les Shammies
Lettonie, 2015, VF, 34 min. D’Edmund Jansons.
Mer. 18 à 15h.

Demain et tous les autres jours
France, 2017, 1h35.
De Noémie Lvovsky. Mer. 18 à 16h.

Good Time
états-Unis, 2017, VO, 1h40. De Josh
et Ben Safdie. Mer. 18 à 18h.

AGENDAHaut de page

5 octobre
CULTURE Monument en partage
Apéro de rentrée ! Une occasion de rencontrer les membres du collectif Protocole, de l’école du cirque du Lido, et découvrir les projets participatifs à venir.
Chantier de l’Îlot-du-Marché, à 17h30.

6 octobre
CONCERT Nosfell
Auteur, compositeur, danseur, Nosfell est un artiste créatif maniant aussi bien l’anglais que le français. Il sera précédé par La Chica Belleville, une artiste qui aime les sonorités électro-latines.
Espace jeunesse Guy-Môquet, à 20h30.

7 octobre
JEUNESSE Service civique dating
Cet événement inédit sera l’occasion de mettre en relation des jeunes et des organismes qui recrutent. Les intéressés pourront consulter de nombreuses missions du Service civique et avoir des entretiens avec les organismes présents.
Salle des fêtes de l’Hôtel de ville, de 13h30 à 18h.

9 octobre
MPT écrivain public
Les Courneuviens peuvent bénéficier de l’aide d’un écrivain public pour tout papier administratif, rédaction de lettres, etc. L’association Orphanco tient une permanence tous les lundis.
Maison pour tous Cesária-évora, de 14h à 16h.

10 octobre
Mobilisation contre la fermeture de la Trésorerie
Gilles Poux, le maire, appelle les Courneuviennes et les Courneuviens à soutenir la journée d’action prévue contre la fermeture de la Trésorerie municipale à La Courneuve, annoncée par le Directeur départemental des Finances publiques au cœur de l’été. Ce dernier a également indiqué le transfert de ses activités vers celle d’Aubervilliers au 1er janvier 2018.
à terme, cette même Trésorerie sera à son tour transférée vers le Centre des Finances publiques boulevard Félix Faure, à Aubervilliers. Usagers, salariés, élus se mobilisent contre cette nouvelle dégradation de l’accès au service public.
Manifestation organisée à 10h devant le siège de la Direction départementale des Finances publiques à Bobigny.

11 octobre
SANTé Vaccinations gratuites
Centre municipal de santé, 2, mail de l’égalité, salle de PMI au 1er étage de 13h30 à 15h30.
Ouvert aux enfants à partir de 6 ans et aux adultes.

Du 12 au 22 octobre
THéATRE Democracy in America
Romeo Castellucci nous emmène sur les traces de Tocqueville à la découverte de la démocratie américaine née sous l’égide de Dieu et de la foi puritaine, construite dans la violence des conquêtes territoriales et de la guerre civile, et cimentée par un socle juridique que nul ne peut remettre en cause.
Salle Oleg Efremov, MC93 à Bobigny.
www.mc93.com/saison/democracy-america.

12 octobre
REPAS L’Amérique dans l’assiette
Dans le cadre de La Courneuve Ville Monde, repas américain avec hamburger, frites et donut au sucre ou au chocolat.
Café citoyen (Maison de la citoyenneté) à 12h. Réservation obligatoire avant le 9 octobre à cafe.citoyen@ville-la-courneuve.fr

COLLÈGE La Courneuve, ville éducative
Réunion d’information sur le dispositif visant à repenser l’éducation
des Courneuviens.
Collège Politzer, à 18h.

13 octobre
CINé Un film au dej ?
Projection du film Le Redoutable de Michel Hazanavicius. Sandwichs et boissons sont exceptionnellement autorisés pendant la séance.
Cinéma L’étoile, à12h. Tarif : 3€.

SENIORS Ciné-thé
Projection de Avant la fin de l’été
de Maryam Goormaghtigh.
Cinéma L’étoile, à 14h.

13 et 14 octobre
ÉLECTION Parents d’élèves
Dans les écoles ou par correspondance.
Lire page 4.

A partir du 15 octobre
VENTE Calendrier des pompiers
Les pompiers de Paris iront à votre rencontre dans les rues de La Courneuve ou se présenteront chez vous pour vendre des calendriers à leur effigie. Ils auront une carte professionnelle et seront en uniforme. Jusque fin novembre.

17 octobre
COLLÈGE La Courneuve, ville éducative
Réunion d’information sur le dispositif visant à repenser l’éducation des Courneuviens.
Collège Raymond-Poincaré, à 18h.

MÉMOIRE Commémoration du 17 octobre 1961
Place du 17 octobre 1961 à 18h.

18 octobre
SANTé Vaccinations gratuites
Centre municipal de santé, 2, mail de l’égalité, salle de PMI au 1er étage de 13h30 à 15h30.
Ouvert aux enfants à partir de 6 ans
et aux adultes.

RENCONTRE Assa Traoré
Dans le cadre de la commémoration du 17 octobre 1961, la Maison de la citoyenneté propose une rencontre avec Assa Traore, la sœur d’Adama Traore, mort à la suite de son interpellation.
Une discussion autour de son livre Lettre à Adama est prévue.
Maison de la citoyenneté, à 18h30.

Du 21 octobre au 5 novembre
TOUSSAINT Vacances scolaires
Tous les enfants de la ville seront en congés. Une occasion pour aller à la médiathèque ou fréquenter les espaces
de proximité. Reprise lundi 6 novembre.

22 octobre
CINé Orfeu Negro
Dans le cadre du cycle 2 de Parlons ciné ! dédié à la comédie musicale, projection de Orfeu Negro, de Marcel Camus. Eurydice arrive de la campagne à Rio pour retrouver sa cousine Sérafina. Elle rencontre alors Orphée, conducteur de tramway et artiste.
Cinéma L’étoile, à 16h.

Du 23 au 27 octobre
EMEPS Les arts du cirque
Ateliers jonglage, équilibre, voltige, confection de balles de jonglage, sortie au cirque. Réunion de présentation le 14 octobre à 11h.
Renseignements et inscriptions à partir du 4 octobre au service des Sports, 01 49 92 60 80.

UN CERTAIN REGARD Haut de page

Ce matin-là, l’architecte arrive directement de Lille. Calaisien d’origine, il a fondé dans cette ville du Nord l’atelier d’architecture Béal & Blanckaert en 1991 avec son associé Ludovic Blanckaert. Le duo signe le nouvel Îlot-du-Marché au cœur du quartier des Quatre-Routes. Rencontre sur le chantier, bottes aux pieds et casque sur la tête.

« Les couleurs envahissent peu à peu les façades. Le geste est osé. Le troisième plus grand marché d’Île-de-France aura bientôt un écrin polychrome, expressif, vif à l’image du quartier. « Le projet est lié à plein de questions : qu’est ce qu’une place publique, un marché, un grand ensemble de logements, le tout visible de plusieurs rues ? Quel élément de reconnaissance peut-on donner à tout cela ? Quand nous sommes arrivés ici, nous avons vu une ville très cosmopolite par ses habitants, très éclectique par son urbanisme. On a fait le pari de la couleur pour réunir tous ces ingrédients et créer une centralité affirmée. »
Enfant, Antoine Béal avait le goût de la décoration. Après quelques mois à étudier l’aménagement intérieur, il se tourne vers les beaux-arts. « à côté, je travaillais dans des agences d’architecture. J’ai donc naturellement poursuivi par une école d’architecte. C’est une excellente formation d’être à la fois étudiant et dans la vraie vie. J’étais diplômé à 30 ans tout en ayant eu des expériences professionnelles. » Déjà, il est sur tous les terrains, curieux, avide, attentif à tout. Lui qui se définit comme un « flemmard » codirige son agence lilloise, se déplace sur les chantiers en cours, se consacre autant « à la supervision des projets, qu’au dessin, aux choix techniques et esthétiques, mais aussi aux devis, à la comptabilité, à la stratégie. C’est un métier complexe ». Mais un métier qui lui ressemble visiblement. « Je suis un peu gourmand, j’adore ça. Mon associé regarde les choses calmement, je suis un peu plus désordonné », dit-il dans un sourire. à l’atelier lillois, pas de hiérarchie. Tous les membres sont architectes. « Les idées viennent de tous, ça n’a pas d’importance, du moment qu’elles ont du sens. Nous n’avons pas la science infuse, c’est donc très collaboratif. Les idées viennent du travail. » Et du doute aussi, celui qui fait avancer la réflexion. « Parfois, je suis pris de panique en me disant “mais qu’est-ce que je fais ? C’est quoi le sens de tout ça ?” J’enseigne à côté presque pour me rattraper. J’interroge le monde dans lequel on vit, la société, les gens, le numérique, avec mes étudiants. Ce qui m’intéresse le plus dans ce métier, c’est cet aller-retour permanent entre les concepts et le pragmatique, écrire une idée puis être sur le chantier pour répondre à une question hyper technique. » Dans les bureaux et sur le terrain, il nous présente à chacun, il écoute, regarde, répond et questionne. L’architecte est attentif aux gens. « Pas assez encore », selon lui. « C’est compliqué, l’architecture, car c’est entre l’art et les usages. Il faut être près des personnes et en même temps être en retrait pour créer des formes qui doivent avoir du sens, qui sont liées à l’économie et même à l’histoire de l’architecture. C’est difficile de s’imaginer dans chaque logement quand il y en a cent trente à dessiner. Mais on y vient peu à peu. On travaille en ce moment sur une opération à Saint-Sauveur, une des dernières friches de Lille, sur laquelle nous sommes urbanistes. En collaborant avec l’architecte danois Jan Gehl, qui est marié à une sociologue, on se pose la question de l’échelle humaine. Il s’est rendu compte à quel point l’architecture ne se souciait pas des gens.
Il a donc établi tout son travail sur des études sociologiques, notamment sur les manières d’habiter. Il fait partie des belles rencontres du métier, et je ne crois qu’aux rencontres. » Cette gourmandise non feinte se lit dans la grande diversité des projets de l’agence. « On essaie de ne pas se spécialiser. On fait du petit, du grand, du public, du privé, des bureaux, des salles de sport, des logements… C’est un plaisir ! Chaque projet est un miracle, car il faut aller les chercher, répondre aux concours. Donc aucun chantier n’est ennuyeux, c’est notre boulot d’architecte de les rendre intéressants. La plus grande difficulté finalement, c’est continuer à faire ce en quoi on croit, malgré le temps long de l’architecture, tenir le temps, le sens des choses, les équipes, les personnes. »

Virginie Duchesne