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REGARDS Le journal de La Courneuve l N°485
du jeudi 30 novembre au 13 décembre 2017

ARRÊT SUR IMAGES

À MON AVIS

ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE

DOSSIER

L'ACTUALITÉ

SPORT • CULTURE • LOISIRS

À L'ÉTOILE

AGENDA

UN CERTAIN REGARD

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2 ans
C ’est la durée de mandat des quarante-huit élus du Conseil communal des enfants (CCE).


Conseil communal des enfants (CCE)
Cette année, les classes de CM1 et de CM2 ont choisi quatre représentants (deux filles, deux garçons) par école. Le nouveau Conseil s’est installé en salle des fêtes le 28 novembre. Après une introduction du maire en personne et un bilan des élus sortants, les nouveaux se sont vu remettre leur écharpe officielle dans une salle comble. à présent, leur mission est de travailler sur des thématiques qui leur tiennent à cœur, telles que les violences, la solidarité, l’environnement et bien sûr… l’école !

Un forum d’orientation
Du 21 au 24 novembre a eu lieu, à l’hôtel de ville, un forum de l’orientation post-3e organisé par l’Afdet (Association française pour le développement de l’enseignement technique) et le service Jeunesse. Environ 4 000 élèves du département ont découvert des formations professionnalisantes : métiers de l’accueil, du secrétariat, de la mécanique…

Tout beaux, tout neufs
Le 17 novembre, la résidence Le Croult située avenue Henri-Barbusse a été inaugurée. Au total, cinquante-deux nouveaux appartementslocatifs sociaux, du studio aux cinq-pièces, tout près des transports.

À mon avis Haut de page

Gilles Poux, maire  

" Le président de la République ne nous a pas rassurés lors de son discours au Congrès des maires.
En effet, nous n’avons eu aucune annonce nouvelle concernant son soutien aux collectivités, si ce n’est une possible réforme de la fiscalité locale à l’horizon de 2020, sans d’ailleurs en préciser les objectifs.
En revanche, il confirme bien que pour désendetter l’état, il va puiser 13 nouveaux milliards d’euros dans les caisses des villes. Nouveaux car cela fait suite aux 11,5 milliards d’euros déjà ponctionnés par le gouvernement de Hollande, ce qui représente déjà 8 millions d’euros pour La Courneuve.
En 2018, 93,5 % des foyers fiscaux courneuviens seront exonérés de la taxe d’habitation, ce qui, j’en suis certain, ravira tout le monde, excepté les 6,5 % des Courneuviens qui vont continuer à payer avec le sentiment de le faire pour tout le monde. Pourtant ces derniers ne sont ni des riches ni des rentiers.
C’est pourquoi, face à ce sentiment d’injustice, j’ai saisi le gouvernement pour lui demander d’exonérer tout le monde et d’apporter des garanties solides sur l’indemnisation des collectivités.
C’est donc dans ces conditions confuses et contraignantes que nous préparons le budget 2018, convaincus que La Courneuve n’a pas d’économies à réaliser.
Nous ne gaspillons pas les moyens dont on dispose. Ceux qui gaspillent sont ceux que l’état protège. Les assujettis à l’impôt sur la grande fortune qui vont sabrer le champagne grâce aux 4 milliards de cadeaux qu’ils viennent de gagner. Ceux qui détournent 80 milliards d’euros d’impôts par an grâce à la fraude fiscale.Tout ceci n’est pas acceptable d’autant qu’au final, ce sont les services publics, l’accès aux droits, les solidarités qui payent la facture.Il est temps que les paradis fiscaux parasites, les profits exorbitants qui nous amènent à ce que 10 % de la population possède 86 % des richesses créées dans le monde payent leur dû. Pas nous ! C’est nécessaire afin que les talents, les envies, les besoins de notre population soient concrètement soutenus et que l’on cesse de nous couper les vivres, de freiner nos efforts, de frustrer l’énergie de nos jeunes… Monsieur le Président : reprenez aux profiteurs, aux tricheurs, aux gaspilleurs les richesses qu’ils pillent. Et faites-nous confiance. Misez sur tous ces jeunes, ces femmes, ces nouveaux arrivants dont l’impatience à contribuer au développement de leur territoire vous surprendra. "

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE Haut de page

Animations
La solidarité, ça se fête !

À La Courneuve, la municipalité, les associations et les habitants ont pour habitude de fêter la solidarité durant le mois de décembre. La patinoire ouvre ses portes, les Courneuviens se rencontrent, les animations se multiplient. Générosité, chaleur et entraide rythment ce mois d’hiver.

La Courneuve est une ville solidaire toute l’année. La municipalité propose un grand nombre de dispositifs pour les habitants, comme le pass Sortir en famille, la participation financière de la Ville pour les séjours vacances, les classes de neige, les activités seniors, les Maisons pour tous, le quotient familial. Mais le mois de décembre est le moment de l’année pour conclure en beauté douze mois de solidarité. C’est devenu une tradition. Cette année, Solid’air de fête débute le 8 décembre avec l’ouverture de la patinoire, qui prendra place comme l’an passé Mail de l’égalité, en centre-ville. Lors de l’inauguration, les Courneuviens pourront assister à un spectacle sur glace proposé par les enfants du projet Glisse. De septembre à novembre, les classes de CE2, d’ULIS et d’IME de Stains et d’Aubervilliers profitent de séances de rollers. Une fois la patinoire montée, ils enfilent les patins à glace pour clore cet apprentissage. Pour les autres publics, comme les familles, des séances d’apprentissage seront prévues les samedis et dimanches matin. L’année dernière, cette initiative a rencontré un franc succès. De nombreuses animations autour de la patinoire, en partenariat avec les associations, les Maisons pour tous, l’Espace jeux, les services Jeunesse et Enfance, seront mises en place, notamment autour de la thématique « La Courneuve-Ville Monde ». Ce mois de décembre promet d’être animé, festif et chaleureux. Il y a trois ans, un collectif s’est créé : Solid’air familles. Composé d’une quinzaine de personnes, notamment d’adhérents des Maisons pour tous, mais également d’habitants d’Aubervilliers ou de villes alentour, il reprendra du service pour cette édition. Zora Mahieddine, référente famille de la Maison pour tous Youri-Gagarine, explique que pendant « un an ou deux, les femmes cuisinaient chez elle, avec leurs moyens, pour pouvoir distribuer soupes, bricks ou fricassées autour de la patinoire. L’année dernière, nous avons mis en place un partenariat avec O’Marché frais, pour avoir des denrées alimentaires. Les vendredis de décembre sont dédiés à la cuisine. Et le service des Sports nous aide à transporter les marmites pour la distribution en centre-ville. C’est souvent un très beau moment de partage. » Les soupes sont données ou vendues pour 50 centimes symboliques les vendredis soir près de la patinoire ou lors de maraudes. « Le collectif Solid’air familles est né d’une discussion un soir. On s’est rendu compte qu’un petit groupe de personnes était toujours présent et fidèle avec thé, café et petits gâteaux. On s’est ensuite retrouvés à préparer des soupes à plusieurs dans la cuisine de la MPT. Je m’y suis engagée car pour moi, le partage, l’entraide et la générosité sont incontournables pendant ce mois de la solidarité », raconte Gamra. Yamina, elle, estime que c’est son devoir de citoyenne de donner un peu de son temps et d’aider les autres comme elle peut. Ce mois de la solidarité est bien ancré dans la tête des Courneuviens. Et visiblement il semble indispensable pour certains. « C’est un honneur et un privilège d’appartenir à ce groupe qui véhicule un message de bonté, de partage, d’entraide dans notre ville. Ce moment aide également à la rencontre », conclut Zadia.


Isabelle Meurisse

Tout un programme !

Mis à l’honneur
La Ville récompense les Courneuviennes et les Courneuviens œuvrant au vivre-ensemble et à la solidarité.
Le 22 décembre à 18h30, au gymnase El-Ouafi.

La conférence sociale annuelle
Cet événement sera l’occasion de partager entre élus, habitants, services de la Ville les démarches innovantes menées sur le territoire pour lutter contre les inégalités sociales. En septembre 2016, la Ville a conclu un Projet social de territoire avec le Département. A découlé de cette association la création de cette instance de partage permettant de favoriser l’échange de données en vue de connaître les besoins sociaux.
Le 19 décembre de 16h30 à 19h, à l’Hôtel de ville.

Le forum santé
Les professionnels de la santé, les partenaires institutionnels et associatifs animeront des stands d’information sur l’accès aux droits
et aux soins, le sport/santé, la prévention, les accidents domestiques, le dépistage du cancer, du sida, du diabète…
Le 13 décembre de 9h à 18h, à l’Hôtel de ville.

Rencontre avec Isabelle Rey-Lefebvre
Échanges sur la « pauvrophobie » en présence de la journaliste Isabelle Rey-Lefebvre, du Secours populaire français et d’ATD Quart-Monde.
Le 12 décembre à 18h30, la Maison de la citoyenneté.

Portes ouvertes de l’EMEPS
Découvrez ce que l’école municipale d’éducation physique et sportive propose aux enfants adhérents.
Le 20 décembre de 14h à 18h, au gymnase Béatrice-Hess.

Action nettoyage
L’association La Courneuve Environnement organise autour de la patinoire une animation nettoyage du quartier du centre-ville. à l’issue de cette initiative, les participants obtiendront un diplôme de l’écocitoyen et un petit cadeau. L’événement, prévu pour les 10-15 ans, démarrera à la patinoire.
Le samedi 16 décembre de 14h à 16h30.

Premier secours et collecte
Démonstrations de premiers secours en partenariat avec la Fédération française de sauvetage et de secourisme, et collecte de produits d’hygiène.
Les samedis 9, 16 et 23 décembre à partir de 15h, à la patinoire.

Apprendre le patin
Le service des Sports met en place des initiations aux patins à glace. L’idée est de permettre aux Courneuviens, quel que soit leur âge, d’évoluer de manière autonome sur la patinoire. Les séances sont assurées par des éducateurs diplômés. Cette initiative fait suite à une demande de la population. Les volontaires ont ainsi un créneau dédié, un bon moyen de patiner en famille.
Tous les samedis et dimanches de 10h à 12h.

Le Père Noël à la patinoire
Le 23 décembre à partir de 14h.

Exposition « Frontières »
Cette exposition, réalisée en partenariat avec le Musée national de l’histoire et de l’immigration, propose une approche historique, géographique mais aussi symbolique de la « frontière ».
Du 11 décembre au 26 janvier, à la Maison de la citoyenneté.

Collecte de denrées alimentaires
Le collectif Solid’air familles et le Secours populaire français (SPF) collectent des denrées alimentaires au profit des plus démunis.
Les samedis (sauf le 23 décembre) à la patinoire à partir de 15h.

Don du sang
Le 8 décembre de 9h30 à 18h, à l’Hôtel de ville.

Recyclage
Collecte solidaire de quartier

Le 9 décembre, de 9h à 13h, place Miriam-Makeba, Eco-systèmes et la municipalité organisent une collecte de petits appareils, de matériel informatique, de téléviseurs ou de gros électroménager. Si vous avez des mixeurs, téléphones, aspirateurs, imprimantes, scanners, TV, réfrigérateurs, machines à laver que vous n’utilisez plus, n’hésitez pas à les déposer. Les appareils seront ensuite triés, réemployés par Emmaüs, ou à défaut recyclés par Eco-systèmes.
Pour être informé des prochaines collectes : www.eco-systemes.fr/proximite

Restos du Cœur
Appel à bénévoles

L’antenne des Restos du Cœur de La Courneuve recherche des bénévoles pour la distribution alimentaire de la campagne d’hiver. Si vous êtes disponible une ou plusieurs matinées par semaine et aimez rendre service, n’hésitez pas à nous contacter les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 9h à 11h, au 01 48 37 30 33 ou sur place au 33, rue Beaufils.

DOSSIER Haut de page

« Je » en construction

La boîte aux lettres déborde de catalogues de jouets. La télévision regorge de spots publicitaires pour vanter les derniers jeux à la mode. Cette offre pléthorique peut être un casse-tête au moment d’offrir un cadeau à son enfant. Et si, avant de choisir, on se demandait ce qu’est un jouet ? Divertissant, drôle, parfois beau, il lui permet surtout de se construire et de grandir, à chaque âge.

Il est 17 heures à l’Espace jeux de La Courneuve. Une vingtaine d’enfants, filles et garçons, jouent ensemble après l’école. Des jeux de société étonnants, créatifs ou complexes sont installés sur les tables. Dans l’autre pièce, on joue à la marchande ou on construit à plusieurs la plus haute tour en Kapla. On entend des éclats de rire, des cris, des protestations. Autour, les parents et les animateurs expliquent et participent. « Laisse-le, il doit le faire seul », « Attends ton tour », « De quelle couleur est cette carte ? ».
Il se passe quelque chose ici. Le jeu n’est pas simplement un divertissement, il est un moment d’apprentissage de la vie en société : entraide, patience, adversité, respect des règles.

Les roues et les couleurs
Dès le plus jeune âge, il devient essentiel au développement moteur. « Dans la section des bébés, de 2 mois et demi à environ 1 an, nous mettons à disposition des jouets qui contribuent à l’éveil des sens et de la motricité primaire, explique Célia Serra, directrice de la crèche Les Petits Chaperons rouges à La Courneuve. On trouve donc des hochets colorés, qui attirent le regard des enfants et leur permettent de tourner la tête de gauche à droite, des jeux sonores, des petits foulards colorés, facilement attrapables. Lorsque les enfants commencent à se tenir debout, nous mettons à leur disposition des chariots de marche, des structures de motricité, des animaux à tirer. »
à chaque âge, son jeu. « Vers 2-3 ans, on trouve davantage de jeux à règles. Nous proposons tout ce qui est autour des couleurs comme le memory. Leur développement cognitif étant déjà bien avancé, les enfants sont plus à même de faire les liens logiques entre une forme et une couleur. De manière générale, le jeu est fondamental. Les enfants expriment leur personnalité et font appel à toutes leurs compétences, ce qui leur permet d’apprendre. Surtout, ils ont besoin d’être accompagnés d’un regard bienveillant dans tout ce qu’ils entreprendront », conclut la directrice.
Les parents ont en effet plusieurs rôles à jouer, comme l’explique Olivier Laurent, psychomotricien au centre médical psycho-pédagogique de La Courneuve. « C’est un moment privilégié. Le temps qu’on accorde à son enfant lui montre l’intérêt qu’on lui porte : il se sent valorisé et cela participe à construire sa confiance en lui. »

Faire équipe
Le parent peut être tour à tour allié et opposant, comme l’explique Olivier Laurent. « Les plus grands apprennent l’adversité. Chez les plus petits, cela permet de comprendre la différence entre leur corps et celui de l’autre, par exemple, dans un jeu de
lancer de ballon. Mais le parent n’est pas qu’un adversaire. Face à la difficulté de certains jeux, l’enfant sait qu’il peut être aidé. De manière symbolique, il intègre qu’il peut compter sur son père ou sa mère dans la vie quotidienne. On peut être un allié dans les jeux de coopération ou simplement au basket. Au lieu de s’affronter, on essaie de mettre un maximum de paniers ensemble. »
C’est donc le bon moment d’investir dans ces jeux dits « de coopération » à la mode. « On note un retour des jeux de société, peu onéreux et qui réunissent les familles, explique Nathalie Bloch-Sitbon, journaliste spécialiste du jouet pour ActuKids. Parmi les nouveautés, il a le type Escape Game avec des actions, des missions, des énigmes à résoudre en équipe. C’est très intéressant, on apprend à vaincre ensemble, mais aussi à perdre, à ne pas se décourager et à rejouer ! » Pour les parents les plus consciencieux, le jeu peut devenir éducatif. La journaliste a repéré cette année les robots pour apprendre à coder, c’est-à-dire à programmer son jouet, comme on le ferait avec un ordinateur. Cette nouvelle matière a fait son entrée cette année dans les programmes scolaires. Toutefois, comme le conclut Olivier Laurent, « le jeu reste un moment de pause dans un monde où il y a une grande exigence sur la scolarité. Il faut que ce soit agréable et partagé. »
Alors amusez-vous !

Virginie Duchesne

Vous avez dit

Et vous, comment choisissez-vous les jouets de vos enfants ?

Ouzna, mère de Farès, 4 ans, et de Zakaria, 6 ans
« J’achète ce qu’ils aiment, ce qui est à leur goût évidemment. Mais je leur explique qu’on ne peut pas acheter tout ce qu’ils voient à la télévision ! Je veille toujours à ce que ce soit des jeux éducatifs qui permettent un apprentissage. Je choisis également des jouets et des jeux auxquels ils peuvent jouer tous les deux. Je leur apprends à jouer ensemble. C’est important pour moi. »

Hanae, mère de Mohamed, 8 ans, et de Lina, 6 ans
« Ils choisissent eux-mêmes les jouets qu’ils veulent. La plupart du temps, ils repèrent ce qu’ils souhaitent à la télévision ou sur Internet. Ce sont souvent des personnages et des univers de dessins animés, comme Pokémon dont mon fils collectionne les cartes. Le choix des jouets est aussi le moment de leur expliquer que je ne peux pas tout acheter, qu’on ne peut pas tout avoir tout de suite dans la vie. »

késako ?
Certains jeux et jouets portent les sigles NF et CE. Mais que veulent-ils dire ?

CE : ce logo qui apparaît sur le jouet ou son emballage est dit conforme à la réglementation de l’Union européenne qui concerne la sécurité des jouets (propriétés techniques et mécaniques, inflammabilité et toxicité).
NF : c’est la norme française, plus sévère, qui concerne uniquement les porteurs et les tricycles. La mention spécifique « NF-Petite Enfance » pour les jouets premier âge, de plein air et les articles de puériculture.
Il faut également être attentif aux avertissements, comme « Attention ! Ne convient pas aux enfants de moins de 36 mois (3 ans) ».
Le jouet n’est alors pas adapté à cette tranche d’âge et peut être un risque pour la sécurité de vos petits.

Entretien avec Mona Zegaï, doctorante en sociologie à l’université Paris-VIII Vincennes-Saint-Denis, spécialiste des questions de genre.

Regards : Quand sont apparues les couleurs rose et bleu dans les catalogues de jouets ?
Mona Zegaï : Le rose et le bleu distinguent aujourd’hui fortement les jouets adressés aux filles de ceux adressés aux garçons. Pourtant, le rose n’a pas toujours été associé au féminin et le bleu au masculin. Pour la conservatrice au musée des Arts décoratifs de Paris, Dorothée Charles, « dans le monde des poupées, jusque dans l’après-guerre, les infirmières portaient des tenues bleues. D’abord lié à la féminité, le bleu glisse tout au long du XXe siècle vers la masculinité. Incarnant les vertus morales, cette couleur est idéale pour les uniformes du policier, du gendarme, du pompier. Le rose est une nuance du rouge, couleur symboliquement plus masculine. » En 1955, les codes sont même inversés par rapport à ce que nous connaissons actuellement : le catalogue du Bon Marché (ci-contre) propose les jouets liés aux poupons sur un fond bleu et ceux liés aux armes sur un fond rose. à partir des années 1990, le rose devient la couleur de prédilection pour les jouets adressés aux filles, puis c’est le bleu pour les jouets adressés aux garçons.
R. : Quel impact cette distinction a-t-elle sur la construction d’un enfant ?
M. Z. : Les jouets permettent d’abord aux enfants de développer leurs capacités intellectuelles et physiques (par exemple, de repérage dans l’espace, de motricité, etc.), ensuite de se projeter dans leurs futurs rôles dans la société, par exemple de mère, de père (on parle de jouets d’« imitation »), enfin de développer leur imaginaire en allant au-delà des possibilités qui leur seront offertes (jouer par exemple à être une super héroïne ou un super-héros). Réserver certains jouets aux filles et d’autres aux garçons revient à empêcher les unes et les autres d’accéder au développement de certaines de leurs capacités. Les jouets construisent aussi des goûts par le biais d’injonctions organisées notamment par le marketing (il « faut » être belle, il « faut » être fort) et des aspirations qui pourront devenir des idées de carrières professionnelles. Autoriser lesenfants à jouer avec l’ensemble des jouets, leur montrer que rien n’est impossible semble ainsi important pour leur développement personnel, leur imagination et leur exploration du monde.

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Hommage
Jack Ralite, un passeur d’idées

Dimanche 12 novembre, Jack Ralite nous a quittés à l’âge de 89 ans. Durant tout son parcours militant, cet humaniste a mis la culture au cœur de son engagement. Plus qu’un outil, il en a fait une finalité, vectrice de rayonnement pour la banlieue.

De son entrée au Parti communiste en 1947 jusqu’à ses dernières interventions, Jack Ralite a œuvré pour le bien commun avec acharnement et passion. Ministre communiste sous Mitterrand de 1981 à 1984, il succède à André Karman et dirige la ville d’Aubervilliers pendant vingt ans. En 1973, il est élu député de la troisième circonscription de Seine-Saint-Denis (Aubervilliers-Le Bourget-La Courneuve). Un engagement sur le long terme qu’il vit avec le cœur. Dans un discours prononcé à la Maison Jean-Vilar en 2012, il affirme : « S’il n’y a pas d’avenir sans souvenir, il n’y a pas de vrais souvenirs sans avenir. » Ce message d’espoir, il le fait raisonner en donnant toujours une place centrale aux citoyens dans sa prise de décision. En tant que ministre de la Santé, il se bat pour l’humanisation du monde hospitalier et la mise en place d’une médecine préventive.
À l’échelle départementale, il œuvre pour la renaissance de la Plaine Saint-Denis après la période de désindustrialisation et lutte en faveur d’une politique de logement solidaire qui prenne en compte les personnes les plus défavorisées. André Scchrantz, ancien ouvrier de la Satam à La Courneuve, témoigne : « C’était un politicien très proche du peuple. Il y avait une telle chaleur humaine chez lui qu’on avait l’impression de le connaître depuis toujours. »

Un homme de culture
Engagé dans l’exception culturelle, il parvient à rallier des centaines d’artistes et d’intellectuels aux états généraux de la culture qu’il lance en 1987. Le mouvement aboutit notamment à une déclaration des droits de la culture. Pour Jack Ralite, l’émancipation par la culture doit s’appliquer à tous. Lorsque, en 1965, la Ville inaugure le Théâtre de la Commune, c’est un événement. Muguette Jacquaint, députée communiste de Seine-Saint-Denis, déclare : « C’était le premier théâtre de la banlieue parisienne, Jack s’est vraiment battu pour qu’on l’ait. Pour lui, l’art était aussi important que la santé ou l’éducation. » En tant que maire, il organise également en compagnie de Carlo Ossola une rencontre entre des élèves du lycée Le Corbusier et des professeurs du Collège de France autour de grands textes de la littérature mondiale. Loin des clivages sociaux ou ethniques, Ralite croit en la pensée unificatrice. Lors d’une conversation avec l’auteure Karelle Ménine, il affirme : « Moi, j’écris le mot “communisthme”, comme un isthme. » Au-delà de ces convictions politiques, Ralite témoigne d’une foi inébranlable en l’humanité. 

Célia Houdremont

Témoignages

André Scchrantz, ancien ouvrier de la Satam
« De Jack Ralite j’ai surtout le souvenir d’un grand militant. J’étais responsable syndical dans l’entreprise la Satam. Contre l’avis du patron, les autres employés et moi l’avions accueilli pour qu’il visite nos locaux. Il souhaitait voir comment on travaillait et ça n’avait pas plu à la direction !
Je garde aussi le souvenir d’un grand orateur, qui parsemait toujours ses discours d’une citation d’écrivain comme Louis Aragon ou Victor Hugo.
Ce n’était pas juste un politicien, c’était un homme d’esprit, j’ai toujours admiré ça chez lui. Grâce à cela, il rassemblait des personnalités de tousles horizons politiques ! »

Muguette Jacquaint, ancienne députée de Seine-Saint-Denis
« J’ai connu Jack en 1958 en pleine guerre d’Algérie. C’est d’ailleurs durant cette période qu’il m’a fait adhérer au Parti communiste. Avant de devenir députée, j’étais sa suppléante. C’est même lui qui m’a mariée ! Quand il est devenu maire d’Aubervilliers, j’habitais encore là-bas. Il a énormément œuvré dans la culture et a été un député très présent pour les habitants. Il a notamment beaucoup lutté contre l’habitat insalubre. Aujourd’hui je pense surtout à sa famille, ses amis… C’est une triste nouvelle de perdre un grand homme pareil. Il sera très regretté, mais de par son action il restera toujours parmi nous. »

Grèves historiques
Ouvriers, ouvrières : une mémoire vive

Les luttes ouvrières ont marqué la ville durant les années 1970. L’association Périphéries a proposé de regarder des films d’archives et d’écouter les témoignages des anciens salariés. Ou comment leurs souvenirs émus écrivent une histoire industrielle.

C’est un petit film amateur tourné avec une caméra Super 8 par un anonyme. Nous sommes en 1973 et les salariés de l’entreprise Satam implantée à La Courneuve se rendent en bus jusqu’à Besançon pour soutenir la grève de ceux de l’usine Lip. C’est le début des grandes grèves qui touchent les usines en France, notamment dans le domaine de la métallurgie. Ancien ouvrier de la Satam, Dédé raconte pendant que défile le film muet : « Nous avons occupé notre entreprise pendant 33 jours en 1975. Ce fut un succès puisqu’on a empêché 113 licenciements et même la fermeture, au moins jusqu’en 1990. On a donc maintenu quinze ans d’activités sur la ville grâce à cette lutte. » Ils sont une trentaine ce jour-là à venir voir, écouter et partager leurs souvenirs à la Maison de la citoyenneté. Certains se reconnaissent sur les films et mettent des noms sur les visages qui restaient anonymes pour les historiens : ces anciens ouvriers, aujourd’hui à la retraite, sont la mémoire vivante de la ville. L’émotion est parfois palpable quand la nostalgie de ces années de lutte et de solidarité remonte. Pour Muguette Jacquaint, « l’OS et la féministe », ancienne salariée de Sonolor et ancienne députée : « Il y avait une solidarité féminine face au mépris des hommes qui nous dirigeaient. C’était aussi un combat pour la dignité des femmes. » Le combat de Rateau est documenté grâce à un ensemble de vidéos de deux heures, réalisées par des professionnels pour la CGT et le Parti communiste. L’usine employait des ouvriers hautement qualifiés, rapidement balayés par le rachat de l’Américain GE. « C’était une lutte contre des personnes qui ont acheté une technique et n’ont rien à faire de ce savoir-faire. » à la fin de la rencontre, Louisette Davernier, ancienne de Sonolor, a lu une carte postale envoyée par Jack Ralite aux ouvrières, comme un hommage au disparu : « Sonolor est sans doute depuis Rateau la bataille la plus difficile que j’ai pu mener. Comment ne pas penser souvent à ses animatrices, c’est-à-dire à vous. Sans doute l’issue n’est pas celle que vous et nous attendions, mais nous ne nous battons jamais pour rien. Amicalement. » 

Virginie Duchesne

Démocratie participative
Un espace pour débattre et créer

Après plusieurs années d’absence, le Conseil local de la jeunesse (CLJ) est de retour.
Créé en 2001 pour associer les jeunes à la vie locale, ce rassemblement est à la fois un lieu d’échange et de création.

Pour Moudou Saadi, le responsable du CLJ, il s’agit d’encourager la nouvelle génération à se réunir : « Au départ, le terme de Conseil local de la jeunesse n’est pas très parlant, mais rapidement notre démarche est comprise. Je suis en train de créer un groupe avec des jeunes de 18 et 30 ans, originaires de tous les quartiers de la ville. L’objectif, c’est d’aborder plusieurs thématiques comme la citoyenneté, les relations filles-garçons ou le handicap. En tant qu’animateurs, nous devons les orienter tout en les laissant construire leur projet. Ça peut aller du grand festival de courts-métrages à la mise en place de maraudes pour aider les sans domicile fixe ! C’est également un bon moyen de communiquer avec les élus et de discuter avec eux de l’actualité municipale. »

Des projets pour avancer
Si le Conseil local de la jeunesse est une structure de débat, l’échange s’ancre dans des projets concrets. Pour Mohamed, membre du futur Conseil, la réalisation collective est indispensable : « Ce qui motive les jeunes, c’est de construire. Quand j’avais 17-18 ans, je venais au SMJ* uniquement pour discuter avec mes amis et rester au chaud. Lorsqu’un des animateurs est venu nous proposer un court-métrage, je me suis donné à fond ! Aujourd’hui il faut encourager la jeunesse à monter des choses ensemble. » Pour donner le ton, le 30 novembre a lieu la soirée de lancement du CLJ au cinéma L’étoile. Deux courts-métrages seront projetés en avant-première : Malik et la Tortue, réalisé par Adnane Tragha, et Hard Life, réalisé par BA Mounib. Ce sera également l’occasion de présenter une collaboration inédite avec Mohamed Nouar sur l’histoire du CLJ. De quoi motiver les foules ! Sidy Daroueche, membre du service Jeunesse, insiste sur la nécessité d’encourager les jeunes talents : « Dans la ville, il y a beaucoup d’engouement pour le cinéma. Le problème, c’est que les Courneuviens s’imaginent que le milieu est réservé à une élite ! On a un gros potentiel ici. L’enjeu, c’est d’arriver à les faire émerger. » Voilà une initiative qui devrait donner lieu à de belles surprises !

Célia Houdremont
* SMJ : Service municipal jeunesse.

Appel à participation
Les clés du monde

À l’occasion de La Courneuve – Ville Monde, la galerie Les Sens de l’Art invite un ancien artiste des 4 000, Jean-Claude Lorenzo, à créer une sculpture à l’aide de clés pour le printemps 2018. Les Courneuviens peuvent participer à cet événement en déposant des clés inutilisées dans la boîte aux lettres de la galerie. L’objectif est d’en récolter au moins 4 085, le nombre exact d’appartements de la cité emblématique de la ville. Clés anciennes ou plus récentes, elles sont toutes acceptées. « Ces objets représentent bien la population de La Courneuve, souligne Anthony Russel, artiste et conseiller municipal. Les clés représentent les gens qui se sont installés ici, ceux qui en sont partis. Aux 4 000, il y avait des gens du monde entier. C’est ça La Courneuve. »


Galerie Les Sens de l’Art. 50, avenue Gabriel-Péri. 06 17 81 42 35 ou anthony.russel@free.fr

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Basket-ball
Un club prêt à rebondir

Cette saison du Basket club courneuvien (BCC) est marquée par la sortie de Saint-Denis de l’Union, formée entre ces clubs et celui de Lilas Romainville. Un départ qui a surtout des conséquences chez les garçons. Moins touché, le pôle féminin est même très prometteur.

Au mois de juin, Saint-Denis est sorti de l’Union, qui avait été formée entre les clubs de cette ville, le Basket club courneuvien (BCC) et le Cercle sportif Lilas Romainville (CSLR) pour mutualiser les moyens. « C’est arrivé rapidement, raconte Christophe Corbise, directeur technique du BCC. Saint-Denis a des problèmes internes d’organisation. Ils ne pouvaient plus suivre… » Ce chambardement n’a pas mis en péril le BCC. Mais suite à cette séparation, « c’est Saint-Denis qui a repris l’équipe première en garçons, qui évolue en Pré-Nationale, explique Christophe. La Courneuve a repris l’équipe 2 des seniors, qui évoluait en Régionale 2 et est redescendue en Pré-Régionale. Après s’être formés pendant quatre ou cinq ans, cette perspective n’était pas intéressante pour les joueurs. Beaucoup sont partis dans d’autres clubs mieux classés. »

Le potentiel du pôle féminin

Christophe Corbise, qui est aussi responsable du pôle masculin du BCC, reste serein. Il souligne tout particulièrement le travail du pôle féminin depuis trois ans, et de son responsable Julien Tuloup. Avec environ 45 % des 230 licenciés de La Courneuve, il est aujourd’hui celui de la stabilité. Car le BCC affiche complet dans toutes les catégories féminines. « Plusieurs équipes féminines jouent en élite régionale, le plus haut niveau auquel on puisse accéder en club amateur. » Il ajoute :
« Le BCC a réussi à reconstruire une équipe seniors filles, qui est montée l’année dernière et joue en Régionale.
Ces filles formées au club ont 17 ou 18 ans. Ce sont de jeunes joueuses et on a donc un potentiel énorme ! »
L’autre motif de sérénité du club se situe du côté des petits. « Au niveau régional, avec les Lilas, nous sommes les deux seuls clubs labellisés “école nationale de mini-basket”. L’école compte 80 licenciés. Le dernier motif de satisfaction du BCC, c’est le dynamisme de celles et ceux qui s’investissent dans son encadrement. Les parents d’abord, qui sont une dizaine – surtout des mamans – à s’occuper du club depuis trois ans. » Et constituent un solide bureau, avec son président Stéphane Taverny, Cindy Senigout, la vice-présidente, Sonia Ouaddah, la secrétaire, et Patricia Granche, la trésorière. Ils sont aidés par trois emplois en contrats aidés, et surtout par une équipe d’une trentaine d’entraîneurs qualifiés qui encadrent les nombreuses séances dans les gymnases Antonin-Magne, Béatrice-Hess et Anatole-France. Des bases solides qui ont permis au BCC d’assumer la séparation d’avec Saint-Denis. Et de fixer des objectifs de saison clairs : « Le maintien pour les seniors filles. La montée pour les seniors garçons. » Quant à l’avenir commun avec Saint-Denis, Christophe Corbise est optimiste : « Je pense qu’ils reviendront. Une fois qu’ils auront réussi à se restructurer. »

Philippe Caro

Journée basket au féminin

Take Your Shot est une journée dédiée aux filles licenciées à la fédération de basket-ball de Seine-Saint-Denis, en catégorie moins de 13 et 15 ans. Au programme : ateliers basket, pause déjeuner, interventions de la championne Gwladys épangue, de la journaliste et écrivaine Rokhaya Diallo et pour finir un tournoi 3 contre 3. Surprises pour toutes les participantes. Attention, il faut s’inscrire avant le 5 décembre. 120 places disponibles.
Gymnase Antonin-Magne, 10 décembre de 9h à 18h.

CINÉMA …À L'ÉTOILE Haut de page

Tous les films du 30 novembre au 13 décembre
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel-de-ville. Tél. : 01 49 92 61 95

D Soirée découverte, tarif unique : 3 e
J Film Jeune public
Prix : Tarif plein : 6 e / tarif réduit : 5 e  / abonné adulte : 4 e / abonné jeune, groupes, associations : 2,50 e
Séance 3D : +1 e. Tarif moins de 18 ans : 4 e

J Un conte peut en cacher un autre
France, 2017, 1h01. De Jakob Schuh et Jan Lachauer.
Sam. 2 à 14h, dim. 3 à 14h.

Knock
France, 2017, 1h53. De Lorraine Levy.
Ven. 1er à 16h30, sam. 2 à 20h, dim. 3 à 15h30.

The Square
Suède, 2017, VO, 2h31. De Ruben Ostlund.
Ven. 1er à 20h30, sam. 2 à 15h30, dim. 3 à 17h30, lun. 4 à 20h D, mar. 5 à 18h.

Laissez bronzer les cadavres
France, 2047, 1h30. De Hélène Cattet et Bruno Forzani.
Ven. 1er à 12h D, sam. 2 à 18h30, lun. 4 à 18h30. Interdit aux moins de 12 ans

Le Privé
États-Unis, 1973, VO, 1h52. De Robert Altman.
Ven. 1er à 18h30, mar. 5 à 20h30.

J Ernest et Célestine en hiver
France, 2017, 45 min. De Julien Chheng et Jean-Christophe Roger (II).
Mer. 6 à 10h30, sam. 9 à 16h, dim. 10 à 16h.

J Lego Ninjago : le film
États-Unis, 2017, VF, 1h41. De Charlie Bean et Paul Fisher.
Mer. 6 à 14h, sam. 9 à 14h, dim. 10 à 14h.

Maryline
France, 2017, 1h47. De Guillaume Gallienne.
Mer. 6 à 16h, ven. 8 à 18h, sam. 9 à 20h30, lun. 11 à 18h, mar. 12 à 20h.

En attendant les hirondelles
Algérie, 2017, VO, 1h53. De Karim Moussaoui.
Ven. 8 à 12h D et à 16h, dim. 10 à 17h, lun. 11 à 20h D, mar. 12 à 18h.

Ex libris, the New York Public Library
États-Unis, 2017, VO, 3h17. De Frederik Wiseman.
Mer. 6 à 18h, ven. 8 à 20h, sam. 9 à 17h.

J Myrtille et la lettre au Père Noël
Lettonie, 2017, VF, 42 min. De Dace Riduze et Edmunds Jansons.
Mer. 13 à 16h30.

Été 93
Espagne, 2017, 1h38. De Carla Simon Pipo.
Mer. 13 à 14h D suivi d’un débat

Les Gardiennes
France, 2017, 2h14. De Xavier Beauvois.
Mer. 13 à 17h30

État civil


Naissances
OCTOBRE
16 Moussa Sissoko • 18 Pharell Diomande • 19 Tiguida Bayo • 19 Yanis Bel-Kaoua • 20 Saifan Khan • 20 Youssef Lacina • 20 Harleen Singh • 21 Adja Souare • 21 Alima Ahamada • 24 Lyne Chaïrat • 25 Joé Pezzuto • 25 Ayesha Beeharry • 25 Amir Cherifi • 26 Kévin Selvarajah • 26 Miral Meddour • 26 Madoussou Fofana • 26 Sara Ben Salem • 26 Abygaïl Dede • 27 Nour Amroune • 28 Séfia Niazi Sadat • 28 Nahla Dakhli • 29 alessyo lambin Zhang • 30 Yaseen Siddiqui • 31 Kayla Gomis •

NOVEMBRE
1 Rayan Bouchhiqua • 3 Malek Khammassi • 3 Noham Fodil • 4 Westerhoff Thiery • 5 Mahira Mohammad Ali • 5 Emilian Goje • 5 Laymen Lin • 6 Eden Bafouidi • 7 Aya-Nour Haddad • 8 Assya Amara • 8 Reana Navaneethan • 8 Bilal Soumare • 10 Mariam Mahieddine • 10 Adama Korona • 10 Hawa Korona • 11 Abdoulaye Ba • 11 Hayden Mbassa • 11 Noahchim Dan • 11 Kélianna Meralo • 13 Seydou Kane • 14 Jonas Kane-Fane •
17 Raïs Karani • 14 Aymen Moindjie • 15 sami Mahmood •
15 Nayla Benkhelifa • 15 Ibrahim Diaby •

Mariages
• Yogaraja Anthonippillai et Soniya Ganeswaran • Abdul Wahab et Sahrish Niaz • Saliou Amoussa et VivianeTou •

Décès
• Iona Rosu • Gilbert Quignard • Paul Hondroyanidi • Melkhir Lammari ép. Senjakeddine • Ourdia Frick ép.Chemani • Ousmane Traore • Ximu Lin • Jean-Jacques Belcerski • Vincenza Simonetta ép. Carbone •

PHARMACIES DE GARDE


• Pour connaître les pharmacies de garde, consulter le site suivant : monpharmacien-idf.fr

Numéros utiles


Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15.

Commissariat de police
Tél. : 01 43 11 77 30. • Place du Pommier-de-Bois.

Sos médecins
Urgences 93 • Tél. : 01 48 32 15 15

Centre anti-poison
Tél. : 01 40 05 48 48 • Hôpital Fernand-Widal.

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00.
• Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h. Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : 0 800 54 76 98 (appel gratuit).

Plaine Commune
Tél. : 01 55 93 55 55
• 21, avenue Jules-Rimet, 93218.

Collecte des déchets
Tél. : 0 800 074 904.
(numéro vert, appel gratuit depuis un fixe).

Accompagnement et transport des personnes âgées
Tél. : 01 71 89 66 15. Chaque mardi et vendredi.

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00

Plaine Commune
• 21, avenue Jules-Rimet, 93218 Saint-Denis. Tél. : 01 55 93 55 55

Permanences des élus

• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous. Pour obtenir une entrevue, vous pouvez lui adresser un courrier à l’hôtel de ville ou lui écrire à l’adresse suivante : maire@ville-la-courneuve.fr
Pour obtenir un rendez-vous avec les élus, un formulaire à remplir est disponible à l’accueil de la mairie.

• Mme la députée, Marie-George Buffet reçoit le deuxième lundi du mois sur rendez-vous.
Tél. : 01 42 35 71 97

• M. le président du Conseil départemental, Stéphane Troussel reçoit chaque vendredi de 14h à 17h. Pour prendre rendez-vous, écrivez à l’adresse suivante : stephane.troussel@ville-la-courneuve.fr

Permanences des élus sans Rendez-vous

Les permanences des élus de la municipalité ont repris à l’hôtel de ville, chaque mercredi et chaque jeudi de 16h à 18h, sans rendez-vous (inscription sur place avant et le jour même). Pas de permanence pendant les vacances scolaires.

Permanences de l’ADIL

Permanences d’information/conseil auprès des propriétaires et des locataires des logements privés (copropriété, contrat de location, charges impayées…). Consultation gratuite.
Centre administratif Mécano, 3, mail de l’Égalité.
RDV avec l’ADIL les deuxième et quatrième jeudis matin du mois, de 8h30 à 12h.
Contacter l’UT Habitat de La Courneuve.
Tél. : 01 71 86 37 71

Horaires des médiathèques

• Médiathèque Aimé-Césaire : mardi et jeudi de 15h à 19h30, mercredi, vendredi et samedi de 10h à 18h.
• Médiathèque John-Lennon : mardi de 13h à 19h, mercredi de 10h à 12h et de 14h à 18h, jeudi et vendredi de 15h à 18h et samedi de 10h à 18h.
• Bibliobus : le mercredi après-midi devant l’école Paul-Doumer.

AGENDAHaut de page

1er décembre
CONCERT La voix du Maloya
Dans le cadre du festival Africolor, Danyèl Waro, légende vivante de la musique réunionnaise, vient à La Courneuve.
Houdremont, à 20h30.

2 décembre
BALADE Un bassin sous le Stade de France
Le bassin de rétention des eaux pluviales situé dans les sous-sols à proximité du Stade de France est, avec sa capacité de 165 000 m3, le bassin enterré le plus grand d’Europe. Construit à 17 m de profondeur, il a pour fonction de retenir les eaux de ruissellement en cas de forte pluie.
Bassin de la Plaine, 2 av. du Général-de-Gaulle à Saint-Denis, à 10h15. Inscriptions au 01 55 93 49 51.

BALADE La ligne 12
Le prolongement de la ligne 12 se poursuit jusqu’au centre d’Aubervilliers. Après l’ouverture de la station Front-Populaire à Saint-Denis, deux nouvelles stations de métro vont être créées : la station Aimé-Césaire au niveau du Pont de Stains et une autre à la mairie d’Aubervilliers.
La visite vous emmènera au cœur de la future station Aimé-Césaire.
117, av. Victor-Hugo à Aubervilliers, à 14h. Inscriptions au 01 55 93 49 51.

Jusqu’au 4 décembre
SALON Livre et presse jeunesse
La 33e édition met à l’honneur cette année les représentations de l’enfance et de l’adolescence dans la littérature jeunesse.
Il traite donc du miroir de soi, de l’intime, de l’universel, de l’image de l’autre.
Une exposition présentera les œuvres de treize artistes sur le thème de l’enfance.
À Montreuil. Infos : slpjplus.fr

6 décembre
MDC Invité du mois
Michel Warschawski, citoyen d’honneur de La Courneuve, journaliste et pacifiste israélien, sera interviewé par Joumana Richard de l’association La Courneuve Palestine. Maison de la citoyenneté, à 19h.

7 décembre
RENCONTRE Ambassadeurs Ville Monde
Cette rencontre sera l’occasion de marquer le lancement de ce projet commun où les Courneuviennes et les Courneuviens de cultures diverses pourront s’exprimer.
Salle des fêtes de l’Hôtel de ville, à 18h30.

SENIORS Bowling
Rendez-vous à 13h10 à l’arrêt du bus 302 aux Six-Routes. Tarif : 6€ sur place.

13 décembre
RENCONTRE Patrick Pécherot
Le cinéaste et écrivain de roman noir et de polars sera à la MDC.
Maison de la citoyenneté, à 18h30.

15 décembre
AGGLO Quel avenir ?
Réunion publique de lancement du Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI).
Plaine Commune, salle du conseil.
21 rue Jules-Rimet, à Saint-Denis, à 18h.


REPAS Noël dans l’assiette
Sur le thème de Noël, la MDC concocte un menu spécial fêtes avec du risotto aux saint-jacques sauce safran ou rôti de bœuf en croûte avec un écrasée de pommes de terre, accompagné de son fagot de haricots verts et bûche de Noël. Maison de la citoyenneté, à 12h. Inscription avant le 8 décembre à maisondelacitoyennete@ville-la-courneuve.fr. Tarif : 9,50€.

17 décembre
FÊTE Indépendance du Bangladesh
Projection d’un documentaire à l’occasion de la victoire de l’indépendance du Bangladesh en présence du maire Gilles Poux, M. Kazi Imtiaz Hossain, ambassadeur du Bangladesh en France.
Salle Philippe-Roux, 58 rue de la Convention, à 16h.

CINÉ Comédie musicale
Projection de Victor Victoria de Blake Edwards. Dans les années 1930, Toddy, homosexuel prend sous son aile Victoria Grant, une chanteuse d’opéra.
Cinéma L’étoile, à 16h.

19 décembre
MUSIQUE Concert’O déj
Pour une pause déjeuner en musique, venez écouter les étudiants du CRR 93.
Houdremont, à partir de 12h30.

UN CERTAIN REGARD Haut de page

BA Mounib, réalisateur
« J’adore ma cité mais il faut savoir en sortir »

Derrière une apparence de rêveur introverti se cache une détermination sans pareil. Quand Mounib Ben Abbes, alias BA Mounib, parle de son métier, il est presque impossible de l’arrêter. « Le tournage, c’est ma
passion. J’aimerais en faire mon quotidien ! » assure-t-il avec des étoiles dans les yeux. Ce Courneuvien de 18 ans, fasciné par l’audiovisuel, présente son premier court-métrage, Hard Life, le 30 novembre au cinéma L’étoile. Rencontre avec un jeune réalisateur débordant d’ambition.

Voilà un an qu’il a intégré un BTS en alternance au sein de l’Institut national de l’audiovisuel à Bry-sur-Marne. « Après mon bac, je voulais entrer dans le vif du sujet le plus vite possible ! C’est une super formation qui me permet d’avoir un apprentissage à la fois théorique et pratique. » Lorsqu’il n’est pas à l’école, Mounib travaille pour la société Nightshift à Paris où il fait principalement du montage.
À peine majeur, le jeune homme décroche déjà le prix du meilleur scénario avec Hard Life lors du festival The Review 3 en octobre dernier.
Ce thriller de 13 minutes est un parcours initiatique de l’extrême, mettant en scène un jeune DJ amateur : « C’est une métaphore de la vie dans ce qu’elle a de plus dur », explique Mounib.
De quoi maintenir le suspense avant la projection !
« Quand j’avais 12 ans, je réalisais des vidéos dans ma résidence. C’était loin d’être professionnel mais je faisais avec les moyens du bord. Petit à petit, j’ai commencé le montage en réalisant des teasers par-ci par-là. Hard Life est la première réalisation dont je suis vraiment fier. Je l’ai portée à bout de bras du début à la fin ! J’ai procédé moi-même à l’étalonnage et les acteurs Isma Kébé et Ziad Sliti sont deux amis proches. Pour ce qui est du lieu de tournage, j’ai filmé dans la cave d’une association en bas de chez moi… C’est du 100 % fait maison. » Les rencontres ont une importance capitale dans le processus créatif du jeune homme : « Au travail, je rencontre des personnes inspirantes de tous les horizons. Dernièrement, on a réalisé le montage d’une publicité pour Yves Saint Laurent et celui du dernier long-métrage de Romain Gavras avec Vincent Cassel. Non seulement ce sont de belles expériences, mais ça permet d’être en contact avec de vrais professionnels. À côté de cela, je prends très souvent conseil auprès de Marie-Eve Schoettl, directrice artistique au sein de l’agence de publicité BETC : je la considère comme ma marraine. C’est une femme très occupée mais elle est toujours là pour me conseiller. » Côté création, il s’inspire aussi bien des thrillers américains que des clips musicaux. « J’aime beaucoup les clips de Colin Tilley et de Hannah Lux Davis. Pour les films, je suis un inconditionnel de James DeMonaco et de la saga Taken de Luc Besson. » Voilà autant de modèles qui attisent l’énergie créatrice du jeune réalisateur. Pour être toujours inspiré, il se donne pour impératif de sortir de sa zone de confort : « J’adore ma cité mais il faut savoir en sortir. Dans mon école, les élèves viennent de partout et c’est très enrichissant. »
Le Courneuvien raconte : « En plus de mon travail, j’ai eu la chance d’assister à plusieurs gros tournages, comme celui du film L’Ascension à La Courneuve ou d’un clip publicitaire Air France sur lequel ma marraine Marie-Eve m’avait invité. Ce sont de grosses journées agitées mais quand on vit sa passion, on ne compte pas ! Sur le plateau, on ne voit pas le temps passer. » Une chose est sûre, Mounib veut dédier sa vie à son art. Pour ça, il ne manque pas de projets : en plus de la promotion de Hard Life, il est déjà sur l’écriture d’un second scénario et a prévu un voyage à Los Angeles très prochainement. Il confesse : « Mon rêve, c’est de voyager avec mon métier. Il y a tellement à apprendre des autres cultures ! L’industrie du cinéma américain m’a toujours fasciné. J’ai visité les studios d’Universal il y a quelques années et ça m’a vraiment marqué. Je voulais y retourner avant d’envisager un premier long-métrage. »
À l’approche de la projection de Hard Life, il a hâte de montrer à tout son entourage le fruit de son travail. « Forcément, j’aimerais que le résultat soit à la hauteur de leurs attentes », confie-t-il. Rendez-vous le 30 novembre au cinéma L’étoile pour découvrir l’univers de BA Mounib !

Célia Houdremont