Ecoutez le texte

REGARDS Le journal de La Courneuve l N°486
du jeudi 14 décembre au 10 janvier 2018

ARRÊT SUR IMAGES

À MON AVIS

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE

L'ACTUALITÉ

DOSSIER

SPORT / CULTURE / LOISIRS

TRIBUNES POLITIQUES

SPORT / CULTURE / LOISIRS

À VOTRE SERVICE

À L'ÉTOILE

AGENDA

UN CERTAIN REGARD

ARRÊT SUR IMAGES Haut de page

Solid’air de fête, c’est parti !


Le 8 décembre, la patinoire ouverte à tous jusqu’au 29 décembre a été inaugurée par la municipalité. Les enfants du Projet glisse, parés de costumes de Père Noël, ont bravé le froid et ont vaillamment présenté leur spectacle sur glace. Pour les plus frileux, des soupes bien chaudes ont été distribuées. Un beau moment festif, qui ouvre chaleureusement ce Mois de la solidarité.

Spectacle jeunesse


Le 9 décembre, dans la salle Mentor de l’Espace jeunesse Guy-Môquet, a eu lieu un spectacle, à l’occasion du Téléthon.

Lotothon solidaire


Samedi 9 décembre, l’association La Courneuve fleurie a organisé un loto au profit du Téléthon. Vingt-six personnes ont participé à l’initiative, qui s’est déroulée à la salle Philippe-Roux.

La santé fait forum


Mercredi 13 décembre, la salle des fêtes de l’Hôtel de ville a accueilli le premier forum sur la santé. De l’ouverture des droits à la santé jusqu’à la prévention, des centaines de visiteurs ont pu s’informer sur les dispositifs santé de la ville et du département.

1 611 paniers cadeaux ont été remis aux retraités de La Courneuve, aux résidents de l’EHPAD et aux adhérents de l’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH).

À MON AVIS Haut de page

Adieu James

Extrait du maire, Gille Poux.

"Nous avons rendu un bel hommage à James Marson. Sa disparition plonge nombre de Courneuvien-e-s dans la relecture de pages passionnantes de leur histoire commune. Les nombreux témoignages de soutien reçus illustrent
la place et le rôle qui fut le sien dans sa ville.

Sous l’impulsion de James, La Courneuve a réussi à négocier le virage que la période douloureuse de la désindustrialisation nécessitait. Les vagues brutales de licenciements mutilaient les vies et les espoirs d’une population sous le choc du chômage de masse. Mais James a su conjuguer lutte-résistance-rénovation urbaine pour un cadre de vie humain
et solidaire. Avec la restructuration des 4 000,
qui se poursuit aujourd’hui, il a dû accompagner une population découragée par le désintérêt que
lui témoignait la société.

Son esprit tenace et battant nous a rassemblés chaque fois que les enjeux le méritaient. Depuis, même s’il continue de nous malmener, l’état sait qu’ici, on résiste. Ainsi, nous avons préservé notre parc menacé par les promoteurs et la défiguration routière, développé nos actions éducatives, culturelles, sportives… reconfiguré nos quartiers, construit et modernisé nos équipements, nos lieux d’accueil, nos écoles…

Parce que James n’a rien lâché pour gagner le T1, nous en sommes à la ligne 11 et un maillage de transports en commun performant s’offre à nous. Dans ses pas nous valorisons au quotidien les droits des femmes, développons l’apprentissage de la langue française… James voulait que les Courneuviens aient droit au beau. Petit à petit tout en assumant la grande diversité humaine qui s’invite, le beau s’installe.

Notre ville joue dans la cour des grands. Nous recevrons bientôt la coupe du monde de rugby, les JO, une gare du Grand Paris Express parce que La Courneuve compte parmi les villes les plus dynamiques de la métropole naissante.

C’est à affronter tous ces défis que nous a préparés James Marson. Le meilleur hommage à lui rendre c’est de ne rien lâcher pour affronter les nôtres. "

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINEHaut de page

Citoyenneté
De belles énergies citoyennes


Le jeudi 30 novembre, le Conseil local de la jeunesse (CLJ) a été présenté. L’occasion de soutenir deux courts métrages réalisés par des Courneuviens.

On découvre une salle pleine à craquer, remplie de jeunes venus de tous les quartiers de la ville. Filles et garçons de 16 à 25 ans, encore étudiants ou jeunes actifs, sont réunis dans une atmosphère conviviale. La soirée s’ouvre en beauté avec une collaboration inédite entre l’humoriste Mohamed Nouar, le collectif M9 Empire et les seniors du foyer Marcel-Paul retraçant l’histoire du CLJ.
Deux films sont ensuite diffusés : Malik et la Tortue, réalisé par Adnane Tragha, et Hard Life, réalisé par BA Mounib. Le premier est une fable urbaine, le second un thriller. Tous deux filent à leur façon la métaphore d’une vie pas toujours rose. Face au tonnerre d’applaudissements, le maire Gilles Poux souligne l’importance de ces initiatives dans la vie citoyenne : « Il faut encourager les jeunes à s’exprimer, que ce soit par le débat mais aussi par la création. Le CLJ est un véritable outil de démocratie participative. Face à une société qui dysfonctionne, c’est un levier pour les générations futures qui peuvent creuser des questions importantes comme celles de l’égalité, du vote, des violences envers les femmes ou de la formation. »
Le CLJ est avant tout un moyen pour les jeunes de s’investir dans la vie locale à travers des projets qui leur plaisent. « On va créer une dream team avec des jeunes de tous les quartiers de la ville, en vous laissant un maximum d’autonomie. Aujourd’hui, nous avons un budget de 7 500 euros, à partir duquel vous avez carte blanche. L’essentiel c’est que ça parte d’une démarche collective et que ça serve l’intérêt général », explique Moudou Saadi, responsable du CLJ. Lorsque Malika, étudiante courneuvienne, l’interroge sur les moyens mis en place pour favoriser la cohésion du groupe, il répond : « Une fois le conseil formé, nous allons apprendre à nous connaître durant un week-end d’intégration. C’est toujours plus agréable de travailler quand on s’entend bien. » C’est ce que confirme Nora Goldzach, ancienne membre du CLJ, qui souligne la plus-value du travail collectif : « En travaillant à plusieurs, votre projet aura forcément plus d’impact. Il faut réaliser l’ampleur de tout ce que vous pouvez faire ! Que ce soit des maraudes, des collectes, mais aussi des festivals, des concerts, un voyage humanitaire… Il y a quelques années, on était partis en Palestine avec le CLJ pour rencontrer des acteurs de la paix dans le contexte du conflit israélo-palestinien », raconte-t-elle. Idriss Niang, président de l’association drancéenne Agir Ensemble et invité de la soirée, insiste sur l’opportunité que représente une structure comme le CLJ : « Ce conseil, c’est non seulement un moyen de dénoncer ce qui ne va pas mais ça permet surtout de proposer autre chose. Pas besoin de commencer grand ! On peut y aller petit à petit, suggérer une idée et faire bouger les choses progressivement. » Il semblerait que le message soit passé. À la fin de la soirée, les jeunes intéressés par le CLJ étaient invités à remplir un formulaire de contact. Résultat ? Des dizaines de volontaires ! C’est un succès pour Moudou qui confie : « Certains qui n’ont pas pu assister à la soirée m’ont même appelé le lendemain pour s’inscrire. » Voilà qui présage de beaux projets !

Célia Houdremont

Vous avez dit


Insaff Bougueroua, une Courneuvienne
« Je ne connaissais pas le CLJ avant que Moudou nous en parle. Il nous a expliqué le concept, ça m’a intriguée et donné envie de m’impliquer. L’initiative m’a plu tout de suite. Ça fait du bien de se dire que nous pouvons proposer nos propres idées et les mettre en œuvre au sein d’une structure que nous encadrons nous-mêmes. C’est une chance ! Je pense que ça aidera beaucoup de jeunes qui ont des rêves, des ambitions. On peut aider les plus démunis à travers des maraudes ou des collectes mais on peut aussi être aidés sur des projets plus personnels. C’est un vrai échange, je suis fière qu’un conseil comme celui-ci existe à La Courneuve. »

Awa Kante, lycéenne
« Je suis venue à la soirée de projection pour visionner les deux court métrages courneuviens, je ne savais pas du tout que le CLJ existait. Quand Moudou nous a expliqué ce que c’était, j’ai tout de suite adhéré. J’aime travailler en groupe et je trouve très intéressant d’être en contact avec les Courneviens de tous les quartiers, l’idée me plaît beaucoup. »

Rejoins-nous au Conseil local de la jeunesse service municipal Jeunesse,
61, rue du Général-Schramm
93 120 La Courneuve
Référent Conseil local de la jeunesse
06 29 87 63 53

L'ACTUALITÉHaut de page

Cérémonie
L’émouvant hommage à James Marson

Le grand hall de l’Hôtel de ville était presque trop petit pour accueillir la foule, amis, proches ou Courneuviens touchés par sa disparition, venue le 8 décembre dernier pour rendre un dernier hommage à leur ancien maire, James Marson. Nombre d’habitants ont dû se contenter de suivre la cérémonie depuis le parvis de l’Hôtel de ville. Les nombreux témoignages laissés sur le registre des condoléances montrent combien celui qui fut maire de La Courneuve de 1973 à 1996 est resté dans le cœur des habitants de par sa gentillesse et ses actions. La ville ne l’oubliera pas. Regards rend hommage à son parcours et à ses actions.

Circulation perturbée aux Quatre-Routes

Les travaux de l’îlot du Marché avancent, l’inauguration aura lieu en juin prochain. Le chantier se poursuit avec les raccordements électriques. à partir du 8 janvier, la voie sud (celle qui longe le futur marché) de l’avenue Lénine sera fermée aux véhicules, de la place du 8-Mai-1945 jusqu’à l’allée de Bellevue, à côté de l’église Saint-Yves. Un parcours de déviation sera mis en place pour contourner l’espace neutralisé.
Les piétons, eux, pourront toujours circuler.
À noter que la voie sera libre en dehors des heures de chantier, c’est-à-dire du vendredi soir au lundi matin. Au mois de février, ce sera au tour d’une partie de l’avenue Paul-Vaillant-Couturier d’être fermée pour continuer les travaux. Toutes ces informations seront diffusées lors de la réunion publique qui aura lieu le 16 janvier, à 18h30, à l’Espace jeunesse Guy-Môquet. Il sera question de l’avancement du chantier de l’îlot du Marché et des impacts des travaux sur le quartier.

De nouveaux logements

Le 30 novembre, la ville a inauguré le programme de logements Toit et Joie situé avenue Paul-Vaillant-Couturier, dessiné par l’atelier d’architectes Jacquard/Pignot. Cette résidence comprend 51 logements dont 4 en accession sociale à la propriété et 47 logements sociaux.
Ce moment a été marqué par la présence des membres du comité de voisinage venus pour se présenter et souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants, tout comme les musiciens de l’espace jeunesse Guy-Môquet.

Stationnement
Il faudra payer !

Au 1er janvier 2018, la réglementation du stationnement payant change.
Les amendes feront place au forfait post stationnement (FPS).

Que va-t-on payer ?
La dépénalisation du stationnement payant sur voirie, en quoi ça consiste ? C’est simple. Jusqu’à présent l’automobiliste doit payer pour stationner, en passant par l’horodateur. Au 1er janvier 2018, ce sera toujours le cas, sauf qu’en cas de non-paiement, il n’y aura plus d’amende mais une redevance d’occupation du domaine public. Le conducteur devra alors s’acquitter du montant maximal prévu dans la grille tarifaire, défini par la commune, autrement dit de 30 euros pour La Courneuve. Il en est de même pour les communes d’Aubervilliers, Saint-Denis et Pierrefitte, qui se sont mises d’accord sur ce montant. Pour La Courneuve en 2018, le montant des abonnements (pour les résidents et les professionnels) reste identique à celui de 2017.


Les réclamations
Si le temps de stationnement est dépassé, l’automobiliste devra régler le forfait, déduction faite de ce qu’il a déjà payé. En cas de réclamation (appelée Rapo, pour recours administratif préalable obligatoire), il sera inutile de se rendre au commissariat, le recours pourra se faire par courrier auprès de la Commission du contentieux du stationnement payant, à l’adresse indiquée sur l’avis du forfait post-stationnement. « Les évolutions législatives relatives à la réglementation du stationnement payant sur voirie obligent les collectivités à repenser et à adapter la gestion du stationnement local, souligne Jean-François Hirsch, responsable du service Prévention-Sécurité de La Courneuve. C’est la raison pour laquelle nous réfléchissons avec Plaine Commune sur une extension des places de stationnement (la ville compte 600 places de stationnement payant aujourd’hui, ndlr). »

Parvenir à une plus grande rotation des véhicules en stationnement
L’autre objectif de la nouvelle réglementation est qu’il y ait une plus grande rotation des véhicules. « En d’autres termes, le but est d’éviter d’une part le stationnement anarchique et d’autre part de laisser un véhicule garé à la même place plusieurs jours », notent Jean-François Hirsch et éric Guerra, adjoint au chef de la police municipale. De plus, la vidéo-verbalisation devrait être opérationnelle à la fin du premier trimestre 2018. Cette méthode permet d’identifier les véhicules mal garés sur la voirie et de les verbaliser à distance.

Isabelle Meurisse

Transports
Le T1 se déploie

Le prolongement du T1 à l’est et à l’ouest prend forme. Les travaux ont commencé entre Bobigny et Fontenay-sous-Bois.

Quinze nouvelles stations et cinq entièrement réaménagées : c’est le projet de prolongement de la ligne 1 du tram vers l’est de la région parisienne. Le tracé court depuis l’actuel terminus, la gare de Noisy-le-Sec, jusqu’à la gare des RER A et E Val-de-Fontenay, à Fontenay-sous-Bois. La station Gare-de-Noisy-le-Sec sera aménagée pour accueillir ce prolongement. Les quatre précédentes (Jean-Rostand, Auguste-Delaune, Pont-de-Bondy et Petit-Noisy) verront leurs quais allongés pour accueillir des rames plus longues et leur mobilier urbain renouvelé. On comptera vingt-sept nouvelles rames mises en service sur ce tronçon de l’est, qui pourront accueillir deux cents voyageurs chacune. Elles passeront toutes les quatre minutes aux heures de pointe et six minutes aux heures creuses. En tout, six communes seront ainsi desservies. Début 2018, les travaux préalables à la mise en place de ce nouvel arc du T1 s’achèveront et les premières stations commenceront à sortir de terre.
Vers l’ouest, l’arc s’étirera de la station Asnières-Gennevilliers à la station Gabriel-Péri, dans la commune de Colombes. Il sera ainsi connecté au T2 pour mieux desservir la petite couronne de l’Île-de-France. Les travaux commenceront en 2020 pour une mise en service prévue à l’horizon 2023.

Virginie Duchesne
Infos : www.t1bobigny-valdefontenay.fr

Transports
Des bus contre le harcèlement

L’arrêt à la demande des bus sera testé début 2018 en Seine-Saint-Denis.

La lutte contre les violences faites aux femmes est une préoccupation majeure nationale et particulièrement dans le département du 93. Parmi les actions concrètes, une campagne contre le harcèlement dans les transports va être lancée au début 2018, ainsi que les arrêts de bus à la demande, qui ont été annoncés plusieurs fois. Les personnes qui ne se sentent pas rassurées de rentrer tard le soir et même la nuit pourront demander au chauffeur de s’arrêter entre deux arrêts. Ainsi la personne peut être déposée au plus près de chez elle, sans avoir à parcourir un long trajet seule. Cela existe déjà à Bordeaux et à Nantes et rencontre un vif succès sans ralentir ou perturber le trafic.
Un test va donc être effectué en Île-de-France. L’arrêt à la demande sera expérimenté à Melun et sur le réseau des TRA, dans le nord de la Seine-Saint-Denis. Ces bus desservent vingt-cinq communes dont La Courneuve, Dugny, Pantin, le Bourget, ainsi que le 19e arrondissement de Paris.

V. D.

Ville-monde
Devenez ambassadeurs

Le 7 décembre, une centaine de personnes a assisté à la présentation du projet La Courneuve
Ville-monde. Discours, lectures, propositions ont rythmé la soirée, qui s’est achevée par un repas.

L’hospitalité avant d’être une pensée est un acte. Un pur événement. Entre et sois le bienvenu, toi que je ne connais pas. (…) Ce n’est que dans la rencontre et la reconnaissance de l’autre en tant qu’il préexiste à moi-même que se révèle la possibilité de la vraie hospitalité. » Cet extrait du livre d’Anne Dufourmantelle, L’Hospitalité, une valeur universelle ?, a été lu par le comédien Jean-Marie Thiedey, invité pour l’événement. à La Courneuve, plus de cent nationalités cohabitent, apprennent à se connaître, se rencontrent. « Sur notre territoire, se côtoient des Espagnols, des Italiens, des Portugais, des Polonais, des Maghrébins, des Africains, des Américains du sud, des Asiatiques, souligne Gilles Poux. Tout ce monde vit ensemble. Souvent avec des difficultés sociales, financières. 90 % vivent avec un revenu moyen inférieur à la moyenne régionale.
Notre richesse se trouve dans la diversité des cultures. Mais ce n’est pas toujours simple de vivre avec l’autre, de le comprendre. On a donc décidé d’entamer un travail de réflexion et d’action collective autour de La Courneuve Ville-monde avec les habitants. à vous de porter ce dispositif en devenant des ambassadeurs, en proposant des ateliers, des événements festifs propices à la rencontre. » Les habitants peuvent devenir acteurs du projet aux côtés de la Ville en étant ambassadeurs de La Courneuve. L’objectif est le partage des cultures, car en comprenant l’autre, on accepte davantage ses différences. Des ateliers socio-linguistiques supplémentaires devraient s’ouvrir. La Courneuve Ville-monde sera une aventure collective qui contrecarre les replis sur soi, la haine de l’autre, les préjugés. 

I. M.
Rejoignez l’équipe : www.ville-la-courneuve.fr

Ville-monde
Vous avez dit

Gajanan, 30 ans, habitant des Quatre-Routes
« Je suis né à Jaffna au Sri Lanka. Je suis arrivé en France à l’âge de 10 ans. Mes parents étaient réfugiés politiques. J’ai été en classe CLIN (pour les non-francophones) pendant six mois. Pour compléter mon apprentissage du français, j’ai regardé les informations à la télévision. Mes parents ne parlaient pas un mot de français. J’ai décroché mon baccalauréat, fait un BTS dans le domaine automobile et obtenu l’équivalent d’un master en gestion des entreprises. Aujourd’hui, je suis chef de projet chez PSA. Je fais partie de l’association ASCES. On y donne des cours de français aux enfants et aux adultes, pour que chacun puisse s’intégrer, connaître les codes, la culture. Je veux être un ambassadeur Ville-monde pour construire ce vivre-ensemble dont on rêve tant. »

Augustin, 27 ans, habitant du centre-ville
« Je viens tout juste d’emménager en colocation à La Courneuve. Et j’en suis très content. Le projet La Courneuve Ville-monde doit créer des opportunités pour réfléchir ensemble à comment se rencontrer, mieux se connaître les uns les autres. Je pense que trois vecteurs, le lieu, la musique, la cuisine, peuvent nous aider. Pourquoi ne pas organiser un grand barbecue ? Ou des olympiades ? Ou une journée de concerts du monde ? J’ai envie de m’inscrire dans un mouvement qui dépasse les frontières, qui va dans le bon sens. »

Roukia et Nabila, 31 et 46 ans, habitantes des 4 000 Nord
« Nous sommes d’origine algérienne et marocaine. On vit ici sans oublier notre culture. La Courneuve Ville-monde concerne toute la population. Ici, nous venons des quatre coins de la planète. Il faut développer cette entraide, cette solidarité, cette tolérance propre à cette ville. On a tous des choses à partager. Apprenons à mieux nous connaître et continuons de vivre ensemble dans le respect. »

Ville monde
Un citoyen et un combat à l’honneur

Le 6 décembre dernier, Michel Warschawski était l’invité de la Maison de la citoyenneté.

Universitaire, auteur de nombreux ouvrages, il se bat depuis plusieurs années pour une paix juste avec les Palestiniens et pour une démocratisation de l’état israélien. Interrogé par Joumana Richard de l’association La Courneuve Palestine, il évoque son parcours, ses combats et le durcissement de l’état israélien qui tente de museler tous ceux qui luttent pour la paix.
Le débat prend un tournant lorsque, dans l’assemblée, on apprend que Donald Trump a reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël et qu’il entend y installer l’ambassade des états-Unis. Michel Warschawski, citoyen d’honneur de La Courneuve, rappelle que l’installation de l’ambassade est un sujet qui date de plus de vingt ans et qu’au risque de créer le chaos, cela ne se fera pas. Il appelle les pacifistes du monde à agir pour obtenir une paix durable. Pour lui tant qu’il y a aura de la résistance, la paix sera possible.

P. F.

DOSSIERHaut de page

Des associations très mobilisées

Tout au long de l’année, les bénévoles sont nombreux à se réunir plusieurs fois par semaine pour proposer un repas chaud, des produits d’hygiène ou une couverture. En décembre, les associations caritatives se mobilisent pour le Mois de la solidarité, en organisant notamment des maraudes.

À l’heure où le travail est progressivement dérégulé et où les indemnités logements sont revues à la baisse, le nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France ne cesse d’augmenter. Selon l’Insee, le pays compte 8,9 millions de pauvres, soit 1 million de personnes de plus par rapport à 2005. Cette précarisation grandissante touche aussi les classes moyennes : qu’il s’agisse des jeunes diplômés en recherche d’emploi, de familles nombreuses qui peinent en fin de mois ou de retraités, le problème concerne toutes les générations.

Face à ce constat, la population a fait le choix de l’entraide en s’investissant dans le secteur associatif. À La Courneuve, on dénombre plus de 23 associations de solidarité. Patricia Tran, responsable du pôle culture au Secours populaire de la ville, soutient : « L’État nous a laissé tomber, la solution est dans la solidarité ! Quand on a la chance d’avoir un toit et de manger à sa faim, on ne peut pas vivre que pour soi. C’est facile d’être tenté par l’individualisme mais ce n’est pas le chemin à prendre ! »

Priorité à l’aide alimentaire et sanitaire

En période de grand froid, l’aide alimentaire et sanitaire est une priorité. Pour Giustina Di Ielsi, responsable des Restos du cœur de La Courneuve, l’hiver a débuté sur les chapeaux de roues. « En hiver, chaque bénéficiaire a droit à deux distributions hebdomadaires. La première semaine de novembre, nous avons distribué 3 903 repas. Depuis le mois dernier, j’en suis à 176 familles inscrites et entre 12 et 15 inscriptions par jour », affirme-t-elle. Du côté du Secours populaire, le nombre de bénéficiaires a tellement augmenté que les bénévoles ont mis en place un fonctionnement par services. Viviane Kozelko, bénévole de longue date, explique : « Nous avons créé plusieurs pôles : communication, trésorerie, alimentaire, culture, entretien et santé. On a mis ça en place en vue d’aller au-delà de l’aide alimentaire et de rester au plus proche des besoins des bénéficiaires. Chaque pôle renvoie à des responsabilités spécifiques. À l’entretien, on prépare les locaux avant et à la fin du service, puis on gère les stocks. Au pôle santé, ils sont plus dans le suivi individuel des personnes qui souvent connaissent mal leurs droits et leurs besoins. Ils proposent un bilan global et un dépistage gratuit. C’est la même chose en ce qui concerne le pôle culture, qui organise les sorties et les vacances par exemple. »
Au-delà de l’aide matérielle, les associations offrent une oreille attentive aux plus démunis. C’est ce qu’évoque Dama Doucouré, le fondateur de l’association Bon-Lieu, avec laquelle il organise des maraudes : « Quand on sert un café ou une soupe à une personne sans-abri, on discute avec elle, elle nous raconte son histoire et nous explique directement ce dont elle a besoin. On ne pense pas forcément à tout ! Tenez, les chaussettes chaudes par exemple, c’est en parlant qu’on a réalisé qu’il fallait en intégrer quelques paires au pack hygiène que l’on donne. » Pour Zine-Eddine Hadj-Rabah, bénévole au Secours populaire et à la Fédération française de sauvetage et de secourisme, les bénévoles ont un rôle de suivi sur le long terme : « Durant le Mois de la solidarité, les deux associations pour lesquelles je suis bénévole font des maraudes ensemble. On prépare des boissons chaudes, des biscuits et des couvertures pour les sans-abri et on sillonne la ville pour les distribuer. On cherche aussi à créer un climat de confiance. Après les avoir servis, on remplit avec eux une fiche avec leur nom, leur âge et le nombre d’années qu’ils ont passées dans la rue. C’est un bon moyen de garder contact et de les retrouver en cas de grand froid. »
Ce travail permet aux bénévoles d’orienter les personnes vers les différents dispositifs et institutions afin de débloquer les situations les plus précaires. Giustina déclare : « Aux Restos du cœur, on essaye de faire un maximum de cas par cas avec les bénéficiaires. Certains sont face à des problèmes qu’ils ne peuvent pas gérer seuls, notamment des situations d’irrégularité. C’est alors à nous de contacter les assistantes sociales. » En favorisant l’échange avec une population en marge de la société, les associations apparaissent comme un relais de confiance pour les plus défavorisés.

C’est dans cette démarche que Patricia envisage son action au sein du Secours populaire. Pour elle, lutter contre la misère passe aussi par la culture. « Nous voulons offrir une bouffée d’air aux bénéficiaires, une ouverture vers l’extérieur. En 2017, la culture est loin d’être accessible à tous ! Du coup, on prend le relais en essayant de leur montrer un maximum de choses à travers des sorties aussi diversifiées que possible. On les emmène au musée du quai Branly, à la Géode, à la Cité des enfants, mais aussi voir la tour Eiffel ou sur les Bateaux-Mouches. Une fois par an, on organise aussi des vacances, cet été nous avons été à Davignac avec les familles. Ce sont des choses qu’ils ne pourraient pas se payer. Quand on a un petit budget, on privilégie l’alimentaire, aller voir une pièce ou une expo, c’est un luxe. Et les vacances n’en parlons pas ! Ici, on pense que la culture et les loisirs sont des droits comme les autres, nous faisons le choix d’y consacrer une grosse part du budget de l’association », assure-t-elle.
Alors qu’on déplore souvent la dislocation du lien social, il semblerait pourtant que la fraternité soit bien présente. « Les jeunes de La Courneuve sont énormément investis dans les actions bénévoles. Ils le sont tellement qu’on a parfois du mal à emmener tout le monde aux maraudes », souligne Dama Doucouré, de l’association Bon-Lieu. Tous ces jeunes volontaires sont prêts à prendre la relève de ceux qui ont déjà beaucoup donné, en vue de construire pas à pas une société plus égalitaire. 

Célia Houdremont

Secours Populaire
93, avenue de la République
Tél.: 01 48 36 73 64
• jeudi de 09h à 12h et
de 15h30 à 17h
• samedi de 8h30 à 11h30

Restos du Cœur
33, rue Beaufils
Tél.: 01 48 37 30 33
• de 9h à 11h le lundi, mardi,
jeudi et vendredi

Bon-Lieu
Sur Facebook : asso.bonlieu

Conférence sociale annuelle
À l’occasion du Mois de la solidarité, les élus et les habitants se rencontrent le 19 décembre, de 16h30 à 19h, à l’Hôtel de ville. Ils évoqueront les démarches innovantes menées sur le territoire pour lutter contre les inégalités sociales.

Vous avez dit

Zine-Eddine Hadj-Rabah, bénévole au Secours populaire et à la Fédération française de sauvetage et de secourisme
« Une citation de Rosa Parks m’a beaucoup marqué : “Il faut vivre sa vie en essayant d’en faire un modèle pour les autres.” Dans ma vie, j’ai eu la chance d’avoir beaucoup d’exemples qui m’ont influencé dans le bon sens. J’aimerais faire pareil et encourager les nouvelles générations à aider leur prochain. C’est pour ça que je m’investis autant dans le bénévolat. Lorsque je ne suis pas à la fac, je passe une grande partie de mon temps libre à aider. En tant que jeunes, nous sommes en pleine forme, nous devons donc nous mobiliser deux fois plus. Puis, ça permet de tisser des liens forts, de belles amitiés. »

Abdoulaye Diakité, bénévole à l’association Bon-Lieu
« Je suis bénévole pour Bon-Lieu depuis un an et demi. Avant j’organisais des maraudes avec mes amis, puis on a découvert l’association. On s’est dit qu’en la rejoignant, on serait plus efficaces. En plus des maraudes en hiver et en été, on a aussi mis en place des actions de sensibilisation dans les supermarchés. La dernière en date c’était le jeu de la chaîne solidaire : les clients du magasin tiraient une carte correspondant à un produit d’hygiène. Une fois la carte retournée, ils devaient acheter l’article correspondant pour l’offrir à un sans-abri. Ça a très bien fonctionné ! À La Courneuve c’est très bien qu’autant de jeunes souhaitent s’investir. Ça montre que nous sommes prêts à changer les choses ! »

Maraudes
Apporter une aide aux plus démunis

Depuis quelques années, autour de la patinoire, des soupes chaudes sont distribuées, grâce à une mobilisation collective des associations comme le Secours populaire, Bon-Lieu, La Courneuve fleurie, les jardins pédagogiques et le collectif Solid’air familles, avec le soutien de la municipalité, des services des Sports, Jeunesse, Démocratie participative, et événements et protocole… L’initiative se structure d’année en année. Elle rassemble de plus en plus de partenaires tels que la société Haudecœur qui fournit les denrées alimentaires. C’est devenu un rituel de distribuer les soupes le vendredi soir à la patinoire. Préparées chez les habitants ou dans les Maison pour tous, les soupes sont également prévues pour les plus démunis. Cette année, accompagnés par la Fédération française de sauvetage et de secourisme, qui apporte son savoir-faire, les bénévoles sillonnent La Courneuve en soirée pour offrir soutien, sympathie, soupes et cafés chauds, et kits d’hygiène aux personnes en difficulté. Ces maraudes sont aussi l’occasion de créer du lien social, de repérer les personnes les plus en difficulté afin de les rediriger vers le Samu social notamment, et de leur trouver des solutions temporaires d’hébergement.

I. M.

« Les gens ont si peur de devenir précaires qu’ils stigmatisent ceux qui ont moins qu’eux. »
Journaliste au Monde, Isabelle Rey a travaillé en collaboration avec ATD Quart Monde sur la pauvrophobie.

Regards : Le terme « pauvrophobie » renvoie-t-il à une peur du pauvre ou à celle de le devenir ?
Isabelle Rey : L’expression a été créée par ATD Quart Monde et renvoie à ces deux facettes. À la fois, il y a un rejet de la pauvreté et une crainte du déclassement social. Le Crédoc a lancé un sondage très intéressant qui met en exergue le regard des Français sur le chômage. On constate un vrai tournant à partir de la crise de 2008 : alors qu’avant, l’inactivité était assimilée à de tristes circonstances de la vie, le marasme économique de 2008 a engendré une vision moins compatissante des Français à l’égard des chômeurs. C’est comme si soudainement c’était devenu leur faute, qu’ils ne faisaient pas assez d’efforts. Avec la précarité, les classes moyennes ont tendance à se renfermer sur elles-mêmes. Les gens ont si peur de devenir précaires qu’ils stigmatisent ceux qui ont moins qu’eux. C’est sûrement un moyen de se rassurer.
R. : Qui sont les pauvres en France ?
I. R. : Il y a des jeunes sans emploi, des personnes âgées, des familles en situation d’irrégularité, on trouve même d’anciens cadres qui ont perdu leur travail. Il y a quasiment 9 millions de pauvres en France. Parmi eux, on trouve différentes situations qui peuvent rendre la discrimination d’autant plus forte. L’exemple des populations réfugiées est très significatif. Quand on sait que certaines municipalités refusent de scolariser les enfants réfugiés, on comprend l’ampleur du rejet.
R. : Comment cette peur de la pauvreté se manifeste-t-elle ?
I. R. : De nombreuses façons, comme celles qui sont mises en place pour empêcher les sans-abri de s’installer dans l’espace public : barrières, picots, sièges individuels… Le simple fait de détourner le regard d’une personne en train de mendier revient aussi à la rejeter d’une certaine manière. Même s’il n’est pas possible d’aider tout le monde financièrement, ces personnes ne méritent pas d’être ignorées comme des pestiférés ! La pauvrophobie renvoie aussi à ces gestes du quotidien, qui nous semblent anodins, mais qui en disent long sur le climat social.
R. : Que peut-on envisager comme solution ?
I. R. : Les clés sont la croissance et l’emploi. En réduisant les inégalités et en redistribuant mieux les richesses, tout ira en s’améliorant. C’est la paupérisation de la société qui crée la fragmentation sociale.

Propos recueillis par Célia Houdremont

SPORT / CULTURE / LOISIRS Haut de page

Sur un air de résistance

Au sein du collectif &, Anne Quentin et Cathy Blisson ont fait danser les Courneuviens le soir du 9 décembre, à Houdremont.

Durant des mois, elles ont sillonné La Courneuve pour partir à la rencontre des habitants. Entre confessions, revendications et conversations anodines… elles leur donnent la parole et forment une poésie du soulèvement à l’état brut. Pour clore en beauté leur travail, les deux artistes ont transformé la scène du centre culturel en un véritable parquet de bal.
Avant d’entrer sur la piste, le public est amené à découvrir des textes imprimés, mis à disposition dans le hall : ce sont les mots de proches, de connaissances ou d’inconnus qui se font écho les uns les autres. On peut lire : « J’ai envie de danser (…) je veux casser le vide. » (Laila), ou encore : « Pour ne pas me faire avaler par le pessimisme ambiant je fais ma danse. C’est ça l’esprit hip-hop. » (Diane) Ce sont autant de paroles capturées sur l’instant, qui donnent le ton de la soirée. Une fois dans la salle de bal, les festivités peuvent commencer.
Anne et Cathy amorcent un premier échange avec le public : « Qui sommes-nous ? », « Contre quoi nous insurgeons-nous ? », « Qu’est-ce qu’on veut ce soir ? », interrogent-elles. À l’issue de cette prise de contact, tout le monde en arrive à la conclusion suivante : « Le temps est venu de danser, de parler à tort et à travers. » Après des chorégraphies de breakdance, l’équipe féminine du Flash de La Courneuve débarque sur la piste et continue d’enflammer la salle. Autour d’elles, tout le monde les acclame et danse sur des morceaux hip-hop et des musiques brésiliennes. La soirée se poursuit sur un set de DJ inédit, accompagné
d’images de résistance projetées au mur. « J’ai beaucoup aimé travailler avec Anne et Cathy. J’ai discuté avec elles et d’autres Courneuvien(ne)s. Elles nous posaient des questions sur notre quotidien, nos projets… et nous enregistraient pour réécrire nos phrases. Ce n’est pas évident de se livrer mais avec elles on se sent en confiance », déclare Ahmed, élève au lycée Jacques-Brel qui a participé au projet. Son ami Victor, jeune actif résidant à La Courneuve, explique : « Au départ je ne savais pas à quoi m’attendre. C’était comme si on me demandait de raconter ma vie. En discutant avec les autres, je me suis senti à l’aise. Le thème de la résistance a découlé de lui-même au fur et à mesure qu’on racontait nos expériences. Après avoir assisté au bal de ce soir, je trouve que c’est une réussite. » Du côté des joueuses du Flash, l’engouement est le même : «  Je suis contente d’avoir participé, c’était une belle soirée pour tout le monde », assure Sow Gabriella. « J’espère qu’il y en aura d’autres ! », ajoute sa
coéquipière Souffleur Prisqua, de son nom de scène. Durant ce Bal/Lab, les silhouettes bougent en rythme et les formes s’adaptent à la parole. Personne dans la salle ne semble avoir envie de s’arrêter de danser… À quand la prochaine session ? 

Célia Houdremont

TRIBUNES POLITIQUES Haut de page

Groupe des élus communistes, front de gauche, radicaux de gauche et citoyen-ne-s engagé-e-s

Selon la dernière étude du Secours populaire, près d’un tiers des Français a déjà fait l’expérience de la pauvreté. Tous les chiffres montrent que la précarité et la pauvreté s’enracinent dans notre pays, touchant en premier lieu les classes populaires, de plus en plus condamnées à vivre dans des conditions indignes.
Comment dans notre pays, 6e puissance mondiale, peut-on encore tolérer ces situations ? Aujourd’hui l’état ne suit pas, les moyens alloués aux politiques de solidarité sont bien en deçà des besoins. Les baisses des dotations aux collectivités vont contribuer à affaiblir encore plus les actions et politiques publiques en la matière. Il en est de même pour les associations dont les subventions et les moyens sont réduits. Les discours stigmatisants envers les plus pauvres et les chômeurs doivent cesser, tout comme les cadeaux fiscaux aux plus riches ! Nous devons complétement repenser ce qu’est la solidarité nationale afin de permettre véritablement à tous et à chacun d’avoir accès aux soins et aux droits les plus élémentaires que sont se nourrir, se loger, se soigner, vivre dans la dignité.
Amina Mouigni, conseillère municipale

Groupe des élus SOCIALISTEs, écologistes et citoyens

C’est avec une grande tristesse, et beaucoup d’émotion, que j’ai appris le décès de James Marson, sénateur-maire de La Courneuve de 1973 à 1996. Homme de conviction, qui avait débuté sa carrière professionnelle comme ouvrier à l’usine Rateau puis Babcock & Wilcox, il s’est tenu aux côtés des salariés dans les moments difficiles, notamment pendant les fermetures des grandes usines industrielles. James Marson, c’est toute une vie d’engagements au service de La Courneuve, et plus largement des quartiers populaires. Il a mené la bataille sur la cité des 4 000 au moment du transfert de ce patrimoine de Paris à La Courneuve. Il a accompagné les débuts de la politique de la Ville et le développement social des quartiers, en initiant notamment la démolition du « Grand Debussy » dès 1986. C’est sur la liste d’union de la gauche qu’il a conduite en 1995 que j’ai fait mon entrée comme benjamin du conseil municipal de La Courneuve. Nous avions bien sûr une sensibilité politique différente, mais les valeurs de la gauche nous réunissaient, et je garde le souvenir d’un homme qui savait conserver en toutes circonstances sa simplicité, son calme et sa sérénité. à sa famille, à ses proches, je tiens à témoigner toute ma sympathie et à leur apporter tout mon soutien.=
Stéphane Troussel, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis. Blog : www.stephanetroussel.fr

Groupe des élus « AGIR POUR LA COURNEUVE »

Le texte du groupe n’est pas parvenu à temps à la rédaction du journal.

Élue « Un nouveau souffle pour La Courneuve »

À quand le debat sur l’eau monsieur le maire !
Depuis cent ans, le Syndicat des eaux Île-de-France délègue la gestion de notre eau à Veolia. Le prix à payer pour les habitants : 25 % plus cher qu’à Paris sans compter le prix des scandales écologiques et politico-financiers qui éclaboussent régulièrement Veolia. C’est pour cela que des dizaines de maires, de gauche comme de droite, ont décidé de ne pas réadhérer au SEDIF, comme la loi le leur permet. Afin d’étudier pendant deux ans une alternative qui redonne du pouvoir d’achat aux familles. Partout en Île-de-France des débats publics sur la gestion de l’eau ont eu lieu, et tous les maires ont pris avis auprès des élus et des habitants. C’est le cas notamment de Stains, l’Île-Saint-Denis, Saint-Denis et Aubervilliers. Il doit en être de même à La Courneuve. Le maire de La Courneuve ne doit pas prendre sa décision tout seul, mais consulter les habitants, qui sont les premiers concernés par l’eau. L’eau n’est pas une marchandise, rien ne justifie que les Courneuviens la paient plus cher qu’ailleurs ! Aussi nous demandons au maire de ne pas réadhérer au SEDIF, et de se saisir de cette occasion pour mener les études, consulter la population et mener le débat entre élus et habitants, avant de décider du meilleur avenir à donner à notre eau.=
Nabiha Rezkalla, conseillère municipale Liste citoyenne, solidaire et écologiste, soutenue par Europe écologie Les Verts
Tél. : 07 82 22 28 00. nrezkalla@hotmail.fr Facebook Un nouveau Souffle pour La Courneuve

Élan Populaire Courneuvien

L’eau n’est pas une marchandise
Depuis cent ans, le Syndicat des eaux Île-de-France délègue la gestion de notre eau à Veolia. Le prix à payer pour les habitants : 25 % plus cher qu’à Paris sans compter le prix des scandales écologiques et politico-financiers qui éclaboussent régulièrement Veolia.
C’est pour cela que des dizaines de maires, de gauche comme de droite, ont décidé de ne pas réadhérer au SEDIF, comme la loi le leur permet. Afin d’étudier pendant deux ans une alternative qui redonne du pouvoir d’achat aux familles. Partout en Île-de-France des débats publics sur la gestion de l’eau ont eu lieu, et tous les maires ont pris avis auprès des élus et des habitants. C’est le cas notamment de Stains, l’Île-Saint-Denis, Saint-Denis et Aubervilliers. Il doit en être de même à La Courneuve. Le maire communiste Gilles Poux ne doit pas prendre sa décision tout seul, mais consulter les habitants, qui sont les premiers concernés par l’eau. L’eau n’est pas une marchandise, rien ne justifie que les Courneuviens la paient plus cher qu’ailleurs ! Aussi nous demandons au maire de ne pas réadhérer au SEDIF, et de se saisir de cette occasion pour mener les études, consulter la population et mener le débat entre élus et habitants, avant de décider du meilleur avenir à donner à notre eau.
Albin Philipps, 06 52 49 48 85

Élu « Parole de Citoyen »

Depuis 100 ans, le Syndicat des Eaux Ile-de-France délègue la gestion de notre eau à Veolia. Le prix à payer pour les habitants 25 % plus cher qu’à Paris sans compter le prix des scandales écologiques et politico-financiers qui éclaboussent régulièrement Veolia. C’est pour cela que des dizaines de maires, de gauche comme de droite, ont décidé de ne pas réadhérer au SEDIF, comme la loi le leur permet. Afin d’étudier pendant deux ans une alternative qui redonne du pouvoir d’achat aux familles et une eau de meilleure qualité. Partout en Île-de-France des débats publics sur la gestion de l’eau ont eu lieu, et tous les maires ont pris avis auprès des élus et des habitants. C’est le cas notamment de Stains, l’Île-Saint-Denis, Saint-Denis et Aubervilliers. Il doit en être de même à La Courneuve. Le maire communiste Gilles Poux ne doit pas prendre sa décision tout seul, mais consulter les habitants, qui sont les premiers concernés par l’eau. L’eau n’est pas une marchandise, rien ne justifie que les Courneuviens la paient plus cher qu’ailleurs ! Aussi nous demandons au maire de ne pas réadhérer au SEDIF, et de se saisir de cette occasion pour mener les études, consulter la population et mener le débat entre élus et habitants, avant de décider du meilleur avenir à donner à notre eau. Vous pouvez compter sur nous élus de l’opposition pour défendre vos droits=
Samir Kherouni. Tél. : 06 20 39 66 05. parole.citoyen@gmail.com

Les textes de ces tribunes, où s’expriment tous les groupes représentés au conseil municipal, n’engagent que leurs auteurs.

SPORT / CULTURE / LOISIRS Haut de page

Chevaliers de l’athlétisme
Le pari de la jeunesse

Au club d’athlétisme de La Courneuve, la plupart des licenciés et des encadrants sont des jeunes. Ce choix de la formation donne aussi de bons résultats sur le plan sportif.

« Ça caille ! » Ce soir de décembre, tout le monde est unanime. Alors, les jeunes de l’Association sportive des chevaliers de l’athlétisme courneuvien (ASCAC) qui s’entraînent au stade Mandela se sont prudemment repliés dans une salle du gymnase Jean-Guimier tout proche. Comme ils le font très souvent les jeudis d’hiver pour se protéger du froid…
Dans la salle, vingt-quatre enfants de 6 à 18 ans sont répartis en deux groupes. Motivés, joyeux et attentifs, ils sont encadrés ce soir-là par Maria Léonor Ribeiro-Tavares (lire page 16), perchiste de haut niveau, qui apporte son aide au club, mais aussi par Maeve, 19 ans, Jordan, 21 ans, Yohan, 19 ans, Merine, 17 ans, des jeunes formés au club. Le résultat du volontarisme de l’ASCAC, explique la présidente Valérie Marchand : « Il y a deux ans le club a mis en place des formations pour ses jeunes, avec un “contrat d’engagements” passé entre eux et nous : ils participent à l’encadrement en contrepartie de l’aide du club. » Une aide précieuse, car « par exemple un BAFA coûte entre 370 euros et 500 euros la première partie et autant pour la seconde partie.
À quoi il faut ajouter les éventuels frais de restauration et d’hébergement. » Jordan et Maeve ont passé ainsi leur BAFA. Maeve a même fait un perfectionnement « sport et handicap ». « Tous les jeunes qui ont commencé chez nous ont pu suivre des formations ! », annonce fièrement Valérie.

Une atmosphère familiale
Dans ce club aux effectifs modestes, il n’y a que sept adultes licenciés. Mais c’est parce qu’« il n’y a plus de demi-fond depuis cinq ans, pour des raisons financières. Nous nous sommes recentrés sur les enfants. » Alors, autour des trente-trois enfants qui sont l’essentiel des effectifs (avec autant de filles que de garçons), l’atmosphère est familiale. Et les conditions idéales pour s’initier à plusieurs disciplines : le saut, le saut à la perche, le demi-fond, le lancer… « Au début, tout le monde commence par le cross, précise Valérie. Les spécialisations viendront plus tard, en fonction des envies et des qualités de chacun. »
Pour ses jeunes, l’ASCAC prévoit des moments ludiques autant que sportifs pendant les vacances, autour de Noël et du Premier de l’an, ou des samedis comme la course d’orientation avec chasse au trésor organisée en octobre au parc Georges-Valbon. S’amuser ne nuit pas à la performance. Au contraire ! Dimanche 3 décembre au cross de Blanc-Mesnil, « tous les enfants du club se sont qualifiés aux championnats régionaux de cross ». Merine, à l’ASCAC depuis l’âge de 5 ans, explique sans détour : « Mon objectif est d’emmener mon équipe de relais aux championnats de France. » Jordan, lui, s’est qualifié aux championnats de France de cross. Ce dernier pratique l’athlétisme depuis 17 ans… Mais aussi la natation et le rugby ! « L’athlé me donne des bases, notamment pour courir de longues distances », dit-il. Yohan a « commencé à 5 ans et a pratiqué plusieurs sports avant ». Il fait aujourd’hui essentiellement de l’athlétisme, tout en menant des études en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). Maeve a commencé l’athlé à 6 ans et fait du foot en Union national du sport scolaire (UNSS). Absent ce soir-là, Neils joue également au football américain à un haut niveau, au Flash de La Courneuve… Alors le constat s’impose : le foncier qu’ils acquièrent avec l’ASCAC permet aux jeunes d’exceller en athlétisme, et souvent de briller dans d’autres disciplines.
Philippe Caro

Basket au féminin

10 décembre, au gymnase Antonin-Magne, s’est déroulée une journée sportive inédite. L’initiative Take Your Shot, lancée par le comité départemental de basket-ball et Diandra Tchatchouang, ancienne licenciée du club de La Courneuve, aujourd’hui championne, a rassemblé 120 jeunes basketteuses du territoire. Des petits matchs, un déjeuner convivial, des rencontres, notamment avec Diandra (au centre), mais également avec la journaliste Rokhaya Diallo (à gauche) et Gwladys épangue (à droite), championne de taekwondo. Les trois jeunes femmes, qui se sont construites à La Courneuve, ont évoqué leur carrière avec les sportives du territoire. Elles sont venues montrer à ces jeunes qu’on pouvait être courneuvienne et réussir en faisant ce qu’on a choisi.

À VOTRE SERVICE Haut de page

Environnement
Une ville sans pesticides

À La Courneuve, la nature reprend ses droits aux pieds des arbres. La Ville n’utilise plus de produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques depuis plusieurs mois.

Depuis le 1er janvier 2017, interdiction d’utiliser des pesticides pour traiter la végétation. Toutes les villes de France doivent respecter les lois Labbé et de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV). Vincent Chrétien, directeur de l’unité territoriale Cadre de vie de Plaine Commune, explique qu’à La Courneuve, « la volonté d’arrêter l’utilisation de produits potentiellement dangereux pour l’environnement et les habitants s’appliquait déjà. Dans les écoles, les squares, les hôpitaux, dans toutes les zones sensibles en termes de publics fragiles, le glyphosate et tous les biocides destinés à détruire ou repousser la végétation étaient déjà abandonnés. » Depuis cinq ans, la municipalité se prépare à l’arrêt de ces produits, en commençant d’abord par des tests « Zéro phyto » dans le quartier des Quatre-Routes (rue Paul-Doumer, rue Rateau, avenue Jean-Jaurès et avenue Paul-Vaillant-Couturier). « Cela a permis aux services de Plaine Commune de tester des pratiques alternatives, comme de revenir à la binette ou à la brosse mécanique, souligne Vincent Chrétien. De plus, les élus de La Courneuve souhaitent que les habitants prennent conscience de l’importance du fait que la nature reprennent ses droits en ville au pied des arbres. » Il pourrait même y avoir à l’avenir un projet collectif, entre le municipalité et les habitants ou les enfants des écoles, autour de cette question de quotidienneté. Isabelle Meurisse

La ville teste un produit écolo
Dès mars 2018, les agents de l’unité territoriale Cadre de vie devraient essayer un produit de biocontrôle naturel à base de colza. Il devrait déshydrater puis éliminer les herbes folles, là où elles ne sont pas souhaitées : entre les pavés notamment, au pied de certains murs.

Abattage arbres
66 arbres abattus

Fin novembre, les soixante-six cerisiers du mail piéton avenue Jean-Jaurès ont été abattus pour des raisons sanitaires. La municipalité a constaté la présence d’un champignon dévastateur, le chancre, qui se traduit par des nécroses de l’écorce. C’est à traiter impérativement. Cette maladie s’attaque souvent aux arbres fruitiers.
À cause de ce champignon, les branches et les troncs des arbres sont affaiblis. Par sécurité, et pour éviter une trop large contamination aux arbres sous-jacents, les agents du service Cadre de vie de Plaine Commune ont coupé les troncs à la base. Ils seront essouchés dans le courant du mois de janvier. Et au cours du premier trimestre 2018, quarante-sept pins devraient être replantés.

Voirie
Un problème ? Allo Agglo

Allo Agglo est le service gratuit de Plaine Commune pour tous vos signalements (déchets, encombrants, éclairage défaillant, saleté, obstacles dangereux…), vos demandes d’information, vos démarches en matière de propreté et d’espace public de votre ville. Il suffit d’appeler le 0 800 074 904, numéro gratuit, ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 17h30, et les samedis de 8h30 à 12h30.

Artisanat
Foire des savoir-faire

Jusqu’au 20 décembre, la Foire des savoir-faire solidaires s’installe sur le parvis de la basilique de Saint-Denis. Rendez-vous incontournable des artisans-créateurs du territoire, ce marché est le spot idéal pour dénicher des cadeaux pour les fêtes. Céramiques, bijoux, coutellerie, vêtements, verrerie ou encore tapisserie, vous trouverez de tout sur les étals des exposants. Des produits alimentaires sont également proposés par de nombreux producteurs venus de leurs régions pour vous faire découvrir le fruit de leur travail sur une vingtaine de stands.
Programme sur : www.foiresavoirfaire.com

État civil


Naissances

NOVEMBRE
• 11 Waël Ntima-Mpoyo • 13 Jaïda Ali Mohamed
• 17 Ayoub Attia • 18 Tayleen Dos Reis Barbosa-Cadral • 18 Inaya Ajavon • 18 Rayan Badaoui • 19 Valentine Zhan • 19 Elyan Zouad • 20 Ethan Zheng •

MARIAGES
• Isamaail Issimdar et Bibi Nabiila Korim

DÉCÈS
• Jean Fisch • Jeannine Colleuille ép. Haslé • Thérèse Jaconeli ép. Minchella•

PHARMACIES DE GARDE


• Pour connaître les pharmacies de garde, consulter le site suivant : monpharmacien-idf.fr

Numéros utiles


Urgences
Pompiers : 18
Police-secours : 17
SAMU : 15.

Commissariat de police
Tél. : 01 43 11 77 30. • Place du Pommier-de-Bois.

Sos médecins
Urgences 93 • Tél. : 01 48 32 15 15

Centre anti-poison
Tél. : 01 40 05 48 48 • Hôpital Fernand-Widal.

Mairie
Tél. : 01 49 92 60 00.
• Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h ; samedi de 8h30 à 12h. Incivilités, troubles du voisinage, atteintes aux personnes et aux biens : 0 800 54 76 98 (appel gratuit).

Plaine Commune
Tél. : 01 55 93 55 55
• 21, avenue Jules-Rimet, 93218.

Collecte des déchets
Tél. : 0 800 074 904.
(numéro vert, appel gratuit depuis un fixe).

Accompagnement et transport des personnes âgées
Tél. : 01 71 89 66 15. Chaque mardi et vendredi.

Permanences des élus

Les permanences des élus de la majorité municipale ont repris, à l'hôtel de ville chaque mercredi et chaque jeudi de 16h à 18h. Sans rendez-vous.

Permanences ADIL

Reprise des permanences d’information/conseil auprès des propriétaires et des locataires des logements privés, au centre administratif Mécano, 3, mail de l’Égalité. Consultation gratuite (copropriété, contrat de location, charges impayées…).
RDV avec l’ADIL les deuxième et quatrième jeudis matins du mois de 8h30 à 12h.
Pour prendre rendez-vous, contacter l’UT Habitat de La Courneuve. Tél. : 01 71 86 37 71

Horaires des médiathéques

• Médiathèque Aimé-Césaire :
mardi et jeudi de 15h à 19h30, mercredi, vendredi et samedi de 10h à 18h.
• Médiathèque John-Lennon :
mardi de 13h à 19h, mercredi de 10h à 12h et de 14h à 18h, jeudi et vendredi de 15h
à 18h et samedi de 10h à 18h.
• Bibliobus :
le mercredi après-midi devant l’école Paul-Doumer.

À L'ÉTOILE Haut de page

Tous les films du 14 décembre 2017 au 10 janvier 2018
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel-de-ville. Tél. : 01 49 92 61 95

Soirée découverte, tarif unique : 3 e
Film Jeune public

Prix : Tarif plein : 6 e / tarif réduit : 5 e / abonné adulte : 4 e / abonné jeune, groupes, associations : 2,50 e
Séance 3D : +1 e. Tarif moins de 18 ans : 4 e

Myrtille et la Lettre au Père Noël
Lettonie, 2017, VF, 42 min. De Dace Riduze et Edmunds Jansons. Sam. 16 à 15h, dim. 17 à 15h ciné-goûter.

Eté 93
Espagne, 2017,1h38. De Carla Simón.
Ven. 15 à 20h30, sam. 16 à 16h.

Les Gardiennes
France, 2014, 2h14. De Xavier Beauvois.Ven. 15 à 16h30, sam. 16 à 20h, dim. 17 à 19h, lun. 18 à 20h, mar. 19 à 17h30.

Les Conquérantes
Allemagne, 2017, VO, 1h36. De Petra Volpe.
Ven. 15 à 12h D et à 18h45, sam. 16 à 18h, lun. 18 à 18h, mar. 19 à 20h.

Victor Victoria
Grande-Bretagne, 1982, VO, 2h12. De Blake Edwards.
Dim. 17 à 16h.

Opération casse-noisette 2
Etats-Unis, 2017, VF, 1h31. De Cal Brunker.
Mer. 20 à 14h, sam. 23 à 17h, dim. 24 à 14h, mar. 26 à 14h.

La Villa
France, 2017, 1h47. De Robert Guédiguian.
Mer. 20 à 20h, ven. 22 à 12h et à 16h, sam. 23 à 20h30, mar. 26 à 16h.

Le Musée des merveilles
Etats-Unis, 2017, VO/VF, 1h57. De Todd Haynes.
Mer. 20 à 16h VF, ven. 22 à 14h VO D ciné-thé et à 20h en VO, dim. 24 à 16h VF, mar. 26 à 18h VO.

Thelma
Norvège/France/Suède/Danemark, 2017, VO, 1h56. De Joachim Trier. Mer. 20 à 18h, ven. 22 à 18h, sam. 23 à 18h30, mar. 26 à 20h.

Coco
Etats-Unis, 2017, VF, 1h40. De Lee Unkrich &
Adrian Molina. Mer. 27 à 14h, jeu. 28 à 14h, ven. 29 à 16h, sam. 30 à 14h, dim. 31 à 14h, mar. 2 à 14h.

Santa & Cie
France, 2017, 1h42. D’Alain Chabat. Mer. 27 à 16h, ven. 29 à 14h, sam. 30 à 20h, dim. 31 à 16h, mar. 2 à 18h

Justice League
Etats-Unis, 2017, 2h. Zack Snyder. Jeu. 28 à 16h VF, ven. 29 à 18h VF, sam. 30 à 16h VF, mar. 2 à 20h VO.

Corps et âme
Hongrie, 2017, VO, 1h56. D’Ildiko Enyedi.
Mer. 27 à 18h, ven. 29 à 20h, sam. 30 à 18h, mar. 2 à 16h.

Paddington 2
Royaume-Uni, 2017, VF, 1h44. De Paul King.
Mer. 3 à 14h, jeu. 4 à 14h, ven. 5 à 14h, sam. 6 à 14h, dim. 7 à 14h.

Diane a les épaules
France, 2017, 1h27. De Fabien Gorgeart.
Mer. 3 à 16h, ven. 5 à 18h, sam. 6 à 20h, dim. 7 à 16h, lun. 8 à 18h.

Les Bienheureux
France/Algérie, 2017, 1h42. De Sofia Djama.
Ven. 5 à 16h, sam. 6 à 18h, dim. 7 à 18h, lun. 8 à 20h.

Happy Birthdead
Etats-Unis, 2017, VO/VF, 1h37. De Christopher Landon.
Mer. 3 à 17h30 VO, jeu. 4 à 16h VF, ven. 5 à 20h VF, sam. 6 à 16h VF, mar. 9 à 18h VO.

AGENDAHaut de page

15 DÉCEMBRE
Réunion L’avenir de nos communes
Le Plan local d’urbanisme intercommunal fixera les règles d’urbanisme et d’aménagement des neuf villes du territoire pour les quinze ans à venir. Ce rendez-vous inaugural, début d’un long processus de concertation avec les habitants, vous permettra de poser toutes vos questions sur le PLUI.
Siège de Plaine Commune, 21, avenue Jules-Rimet à Saint-Denis, à 18h.

Du 15 au 16 DÉCEMBRE
Spectacle lettres à zerty
Ce duo de hip-hop de la compagnie par Terre se concluera par un mini-battle à laquelle sont conviés les spectacteurs.
Houdremont, à 14h30 le vendredi
et à 19h le samedi.

À partir du 16 DÉCEMBRE
Solidarité Vente
Le collectif Solid’air familles et le Secours populaire français organisent des ventes solidaires de denrées alimentaires au profit des plus démunis.
Hôtel de ville, tous les samedis (sauf le 23 décembre), à partir de 15h.

17 DÉCEMBRE
Projection Bangladesh
L’association ASCIBF projettera un documentaire sur l’histoire du Bangladesh.
Salle Philippe-Roux, à 16h.

18 DÉCEMBRE
Vie locale conseil municipal
L’assemblée communale se rassemble pour le dernier conseil de l’année.
Hôtel de ville, à 19h30.

19 DÉCEMBRE
Musique Concert’O déj
Les élèves et professeurs du conservatoire vous proposent un concert le temps d’un déjeuner.
Jean-Houdremont, à 12h30.

Atelier Conversations
Un moment convivial de discussion en français pour les adultes en apprentissage de la langue.
Médiathèque John-Lennon, à 14h.

Conférence Inégalités
La Conférence sociale annuelle est une instance de partage entre les élus, les habitants et les services pour présenter les démarches innovantes menées sur le territoire pour lutter contre les inégalités.
Hôtel de ville, de 16h30 à 19h.
Entrée gratuite

20 DÉCEMBRE
Sports Portes ouvertes
L’EMEPS propose de découvrir de nombreuses activités sportives pour les enfants.
Gymnase Béatrice-Hess, de 14h à 18h.

Démocratie Conseil Communal des Collégiens
Lancement du pré-conseil des collégiens avec les élèves volontaires. Il s’agit de définir les missions du CCC.
Maison de la citoyenneté, de 16h30 à 18h30.

21 DÉCEMBRE
Soutien écrivain public
Il vous aide dans la rédaction de vos démarches administratives.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 17h.

Musique Thomas Pitiot
Le musicien globe-trotteur ravit parents et enfants avec des chansons du monde. Jean-Houdremont, à 14h30 et à 19h. à partir de 6 ans

22 DÉCEMBRE
Quatre-routes soirée conviviale
Un dîner suivi d’une soirée dansante pour fêter la fin de l’année entre voisins.
Maison pour tous Youri-Gagarine, à 18h.

Citoyen Mise à l’honneur
Les Courneuviennes et Courneuviens
de l’année œuvrant à la solidarité et
au vivre-ensemble sont mis à l’honneur.
Gymnase El-Ouafi, à 18h30.

Concert Hansel et Gretel
Le célèbre conte est interprété par les professeurs du conservatoire et les élèves de la classe d’art dramatique.
Auditorium d’Aubervilliers, à 19h30. Réservation au 01 48 11 04 60.
Entrée gratuite

23 DÉCEMBRE
Visite Venue du Père Noël
Le père Noël vient saluer les petits Courneuviens et Courneuviennes.
Patinoire, mail de l’égalité, à partir de 14h.

Quartiers nord réveillon
Tenue de soirée pour fêter la fin d’année.
Inscription à la Maison pour tous Cesária-Évora, à partir de 18h.

24 DÉCEMBRE
Solidarité Premiers secours
Démonstration des gestes de premier secours avec la Fédération française de sauvetage et de secours.
Patinoire, mail de l’égalité.

27 DÉCEMBRE
Cinéma L’Île de Nim
Le CinéFamille vous propose l’histoire de Nim, 8 ans, qui vit sur une île au milieu de l’océan Indien avec son père. Elle va se retrouver seule à défendre son île face à des pirates impitoyables.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 15h. à partir de 6 ans

29 DÉCEMBRE
Patinoire soirée de clôture
Chaussez vos patins pour un dernier tour de piste et participez à la tombola.
Mail de l’égalité, à partir de 16h30.

9 JANVIER
Bonne année vœux du maire
Tous les Courneuviens sont invités à partager un moment convivial.
Parvis de Mécano, à 18h.

Jusqu’au 26 JANVIER
Exposition La frontière sous toutes les coutures
Cette exposition proposée par le Musée national de l’histoire de l’immigration explore la frontière dans une approche historique, géographique mais aussi symbolique.
Maison de la citoyenneté.
Entrée libre

UN CERTAIN REGARD Haut de page

Maria Léonor Ribeiro-Tavares, perchiste de haut niveau
« Le sport est un vecteur de réussite »


Rien ne prédestinait la jeune femme au sport de haut niveau, et encore moins au saut à la perche. Mais cette enfant de parents cap-verdiens a déjoué les pronostics. Elle est championne dans sa discipline. Avec deux participations aux Jeux olympiques à son actif, elle prépare les prochains. Le hasard lui a fait croiser le chemin de l’Association sportive des chevaliers de l’athlétisme courneuvien (ASCAC), où elle fait profiter les enfants de ses talents.

De parents émigrés du Cap-Vert vers l’Espagne, puis le Portugal, puis la France, Maria Léonor Ribeiro-Tavares est championne de France de saut à la perche en salle et championne du Portugal. Elle a participé aux Jeux olympiques de Londres et de Rio, et se prépare pour ceux de Tokyo. Elle est systématiquement médaillée depuis 2007 aux championnats de France Élite. Elle vit à Villepinte, s’entraîne à Aulnay, est licenciée à Marseille, et elle aide le club d’athlétisme de La Courneuve à entraîner ses poussins. « C’est le hasard qui m’a amenée à La Courneuve, précise-t-elle. J’étais venue voir ma tante qui habite en face du stade Mandela. Maintenant je reviens régulièrement, bénévolement, parce que le club de La Courneuve est attachant. J’adore transmettre, communiquer avec les enfants… »
Le parcours de Maria, c’est avant tout une histoire de famille. Ses parents ont fait des détours avant de s’établir en France. « Nous nous sommes installés à la Plaine-Saint-Denis dans les années 90, où il y a une communauté du Cap-Vert. J’avais 4 ans. Quand j’ai eu 11 ou 12 ans, on a déménagé à Aulnay, en zone pavillonnaire. En face de chez nous il y avait des perchistes, la famille Homo. » C’est comme ça que la perche est entrée dans leur vie. Sébastien Homo est aujourd’hui son entraîneur.
Au départ, pour une maman cap- verdienne, faire carrière dans le sport n’est pas une évidence : « Pour ma mère, c’était pour se faire des amis, pas du haut niveau ! Sa mère a pourtant dû se faire à l’idée. Car les sœurs de Maria ont un côté « frères Dalton ». « On est quatre filles. Je suis la dernière. On a toutes fait du saut à la perche. La plus grande a un record à 4,40 mètres ; la deuxième à 4,35 mètres; la troisième à 3,20 mètres… Mon record est de 4,50 mètres. Ma grande sœur s’est qualifiée pour les championnats du monde juniors ! Ça motive ! On a suivi… »
Disparue il y a quelques années, la maman a vu ses quatre étoiles briller. « Elle était très fière des titres de championne de France, et de nous voir dans des journaux portugais. » Ses gamines lui sont reconnaissantes. Comme au « Petit Pays » d’origine… « En 2011, avec mes sœurs, on a ouvert une école au Cap-Vert. Avec notre association Cap vers les étoiles et avec l’aide de Jean Galfione, ambassadeur de la perche, on a créé une salle de classe pour une vingtaine d’élèves. Cette école porte le nom de notre mère. »
Cette saison, Maria défend ses titres et veut améliorer son record : « J’ai la quatrième performance française, mais gagner 10 centimètres, c’est encore possible. »
Elle veut assurer aux prochains JO. « J’y vais avec une grosse expérience des précédents. J’aurai 33 ans. Je serai bien armée. Je n’aurai pas le stress de Londres. À Rio, je me suis qualifiée trop tardivement, à la dernière compétition. Et aux Jeux j’étais rincée. Là, mon objectif est de faire les minima plusieurs mois avant, puis de me préparer pour cet événement. Je ne vise pas le podium. Mais je voudrais rentrer en finale, ce qui est déjà très dur. »
Aux Jeux de 2024, sa carrière sportive aura pris fin. Alors sa reconversion est en route. Titulaire d’un BTS Action commerciale, elle vient de créer une entreprise avec sa grande sœur, Perfé’o. « C’est de la gestion de carrière de sportifs de haut niveau. On leur apprend le b.a.-ba sur la communication, la fiscalité, la gestion du temps… pendant leur carrière. Car après c’est trop tard ! » Le second volet de leur entreprise, c’est l’événementiel. Elles ont envie de « sortir le sport des milieux classiques. Très bientôt, vous le verrez dans des enceintes commerciales. »
Aux parents qui hésitent à laisser leurs enfants faire du sport, Maria adresse un message : « Soyez confiants ! C’est un vecteur de réussite. Notre famille le confirme. Vous savez, au début, je n’étais pas très bonne. Pour ma première compétition, je n’ai fait qu’1,50 mètre ! »

Philippe Caro