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REGARDS Le journal de La Courneuve l N°493
du jeudi 5 au 18 avril 2018

ARRÊT SUR IMAGES

À MON AVIS

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE

L'ACTUALITÉ

DOSSIER

À VOTRE SERVICE

AGENDA

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Majeurs et électeurs

Le 28 mars, la municipalité a remis les premières cartes électorales aux jeunes ayant atteint leurs 18 ans. Un moment symbolique permettant de rappeler l’importance d’aller aux urnes pendant les élections.

Deux prix pour Malik et la Tortue

Le 23 mars, l’équipe du court-métrage, fraîchement revenue du SR – Socially Relevant Festival de New York, a été ovationnée
à la Maison de la citoyenneté. Malik et la Tortue a remporté les prix du meilleur court-métrage et du meilleur prix d’interprétation pour l’acteur principal, Azhar M’Dahoma. Un beau succès qui pourrait se poursuivre à l’occasion du festival de Barcelone, où le film est également nominé… Affaire à suivre !

Opération propreté : tout le monde s’y met !

Le 21 mars, les membres du comité de voisinage Quatre-Routes/Anatole-France ont invité la population à nettoyer le quartier, autour du rond-point et du parking Anatole-France notamment. Bien équipés, les volontaires n’ont pas laissé traîner un seul bout de papier ! L’objectif était de responsabiliser les Courneuvien.ne.s.

215

C’est le nombre de jeunes âgés d’au moins 18 ans qui sont venus au Forum jobs d’été le 21 mars dernier. Une occasion pour eux de trouver un emploi pour la période estivale, et notamment pour La Courneuve Plage. Plusieurs entreprises étaient présentes : Solidaire Permis, Temps jeunes, GG Sécurité privée, Entrepôt-Carrefour, Engie électricité, et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

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Stop aux expulsions locatives !
Avec la fin de la trêve hivernale, les expulsions vont reprendre. Pourquoi y êtes-vous opposé ?
Depuis le 31 mars, la police peut de nouveau expulser les locataires après décision de justice et sur réquisition du préfet. Pourtant, tout le monde sait que déloger des familles, des enfants, ne règle rien. Jeter à la rue des personnes parce qu’elles n’arrivent plus à faire face à leurs charges ne fait qu’aggraver les situations déjà difficiles, voire tragiques. Comment retrouver un emploi lorsqu’on est hébergé dans un hôtel social, ou pire, obligé de dormir dehors ?
Au fond, ce sont des pratiques inhumaines et contre-productives.

Comment luttez-vous contre ces expulsions ?
Au début du mois, j’ai pris un arrêté municipal anti-mises à la rue. à travers cet arrêté, nous exigeons que les personnes expulsées soient tout de suite relogées dans un logement digne. Cette bataille juridique vise à faire flancher l’état pour qu’il applique réellement le droit au logement, qui est reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, le Code civil et le Code pénal.

Quelles autres solutions pourraient être mises en œuvre ?
Relancer la construction des logements et mettre en place une garantie universelle des loyers via une caisse de solidarité pourraient être les premières pistes. Il est urgent de prendre le contre-pied des orientations actuelles du gouvernement Macron et de la présidente de Région Valérie Pécresse. Pour eux, le logement social est un coût à réduire, d’où la baisse de 96 millions d’euros des aides à la construction ou de 1,7 milliard d’euros sur les APL. 

Gilles Poux, maire

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Charte de relogement
Un projet urbain et populaire

Pour organiser le relogement des familles de Robespierre avant sa démolition, une charte a été signée, rendant effective la collaboration entre les partenaires concernés.

La démolition de Robespierre, première opération de démolition-reconstruction dans les 4 000 nord, est un événement pour la ville et ses habitants. Pour reloger les familles dans les meilleures conditions, une charte a été signée à l’hôtel de ville le 27 mars. Parmi les onze signataires étaient présents le maire, Gilles Poux, la préfète déléguée à l’égalité des chances, Fadela Benrabia, et le directeur général de Plaine Commune Habitat, Sébastien Longin. Voilà maintenant trente ans que la cité des 4 000 est le terrain d’une opération de rénovation urbaine de grande ampleur. Celle-ci s’est appuyée sur la démolition des bâtiments les plus dégradés : Debussy en 1986, Renoir en 2000, Ravel et Presov en 2004, Balzac en 2011 et le Petit Debussy en 2017. La destruction de la barre Robespierre, propriété de Plaine Commune Habitat abritant 305 logements, marque un nouveau départ. Si ces immeubles incarnaient un idéal de vivre-ensemble, nombreux sont les locataires qui déplorent une dégradation des conditions de vie. Ascenseurs en panne, murs qui s’effritent et infiltrations témoignent de la vétusté des lieux. Cette démolition laisse place à un projet urbain ambitieux réalisé par Atelier Ruelle. Ce dernier prévoit deux îlots de constructions neuves, le déplacement des terrains de sport, la requalification des espaces publics avec la création d’une nouvelle voie ainsi que la réhabilitation de l’ensemble immobilier 49 Barbusse-Robespierre. « Cette charte donne lieu à de beaux projets tout en répondant aux attentes des habitants qui se plaignent du délabrement. C’est un aboutissement à la fois urbain et populaire », déclare Sébastien Longin. Le relogement des familles a commencé en juillet 2015 et doit s’achever au premier trimestre 2019. Pour tenir ces délais tout en garantissant les droits des familles, la charte fixe les modalités entre les différentes parties. La municipalité, PCH, la préfecture, Action logement et les bailleurs s’engagent à coopérer pour permettre le meilleur relogement possible pour les habitants. Olivier Fadat, responsable des attributions à PCH, rend compte d’un bilan assez positif : « Soixante-quinze pour cent des locataires souhaitaient être relogés à La Courneuve, nous avons fait de notre mieux pour prendre en compte leur demande. Un tiers des relogements ont été effectués dans du neuf. La grande majorité s’est vu proposer une localisation qui lui convenait. »
Pour Gilles Poux, la charte permet de rendre effective une collaboration déjà engagée avec l’ensemble des partenaires : « Malgré les difficultés auxquelles le logement social doit faire face, les choses avancent bien et je suis satisfait du travail effectué. L’effort doit être maintenu, voire amplifié, mais la priorité reste les habitants. »

• Célia Houdremont

Relogement
Accompagner les locataires

Dans le souci d’assurer la qualité des relogements et le respect du calendrier, Plaine Commune Habitat a mis en place une Maîtrise d’œuvre urbaine et sociale interne composée de trois personnes entièrement dédiées au relogement de Robespierre. Cette équipe est constituée de deux assistants sociaux et d’une chargée de logement. Les trois intervenants tentent de répondre au mieux aux attentes des locataires en fonction de leur situation familiale et de l’offre de logements.
Ils proposent également un accompagnement social aux personnes qui traversent une passe difficile dans leur vie personnelle ou professionnelle.
En deux ans, 169 relogements ont été effectués, dont 40 décohabitations sur 55 demandes.
MOUS, 48, avenue Roger-Salengro.

Expulsions locatives
Contre les mises Ó la rue

En plus du retour des beaux jours, le 1er avril marque aussi la fin de la trêve hivernale. Alors que le président de la République s’était engagé à ce que d’ici fin 2017, plus personne ne dorme « à la rue ou dans les bois », force est de constater que cet objectif est loin d’être atteint. Le 30 mars, douze maires d’Île-de-France dont Gilles Poux, maire de La Courneuve, ont signé des arrêtés municipaux « anti-mises à la rue ». Ces textes mentionnent qu’il ne sera procédé à aucune expulsion locative sur le territoire de la commune tant qu’il n’aura pas été fourni au maire ou à son représentant qualifié la justification que le relogement de la personne expulsée et de sa famille dans un logement décent aura été assuré. à noter également : l’Adil, association d’information sur le logement en Seine-Saint-Denis, qui informe aussi bien les locataires que les propriétaires, a mis en service un numéro vert à destination des locataires qui seraient sous le coup d’une expulsion.

• Numéro vert à appeler en cas d’expulsion : 0 805 16 00 75.
Infos : www.adil93.org

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Aménagement
Des ateliers pour dessiner et imaginer le centre-ville de demain

Après la question des espaces publics, les habitants ont réfléchi à l’architecture, au patrimoine et aux matériaux de leur futur centre-ville.

Tout ce qu’on se dira ce soir sera communiqué aux futurs aménageurs de la Zone d’aménagement concertée (ZAC). Nous réfléchissons ensemble aux enjeux que nous voulons porter dans ce projet », explique Mélanie Davaux, conseillère municipale déléguée au droit des sols, qui a introduit le second temps de réflexion en vue de la création de la ZAC du quartier de la mairie.
Une quarantaine d’habitants ont écouté Alexandre Jonvel, urbaniste de l’agence CoBe à l’origine du préprojet. Neuf points essentiels ont déjà été inscrits : construction de petits îlots d’habitations pour éviter les grands ensembles, un travail paysager avec la mise en place de jardinets et d’espaces verts obligatoires au pied des logements, une attention à l’existant pour respecter l’identité pavillonnaire du quartier, des rez-de-chaussée réversibles pour pérenniser l’utilité des locaux transformables en commerces, logements ou lieux associatifs. « Il s’agit ce soir d’écrire une sorte de cahier des charges pour conserver l’harmonie architecturale des bâtiments anciens avec les nouveaux et de valoriser le patrimoine, comme Mécano ou Champagnole dans ce quartier du centre-ville. » Comme lors du premier atelier, deux groupes ont ainsi réfléchi à deux thématiques : le type d’architecture souhaité et le métabolisme urbain. Ce dernier thème questionne les matériaux qui entrent et sortent du territoire, notamment lors de travaux d’aménagement, comment mieux gérer les déchets, voire les réemployer. Un exemple a été présenté ce soir-là : les briques de l’ancienne usine Babcock ont été réutilisées pour créer une arène sur le site de La Ferme des possibles à Stains. Enfin, les habitants ont évoqué quelques idées d’occupation et d’animation d’un chantier qui durera une dizaine d’années.
Des propositions fortes ont émergé : ne pas utiliser le béton qui génère des îlots de chaleur dans la ville, prêter attention au végétal, créer des plaques de mémoire pour rappeler les sites patrimoniaux de La Courneuve et, pourquoi pas, imaginer des jardins éphémères pendant la durée des travaux.
Pour conclure, Mélanie Davaux a proposé des temps de réflexion sous la forme de visites dans le quartier au retour des beaux jours.

• Virginie Duchesne

Pose de la première pierre, le 28 mars, en présence du maire Gilles Poux, de Claude Bourgain, président de Plaine de France, et de l’architecte de la résidence Marcelin-Berthelot, à l’angle des rues Marcelin-Berthelot et du Président-Wilson. Des menuiseries
en bois apporteront chaleur et élégance aux 35 logements de ce bâtiment de quatre étages.

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Sport sur ordonnance

Depuis mars 2017, un décret autorise un médecin traitant à prescrire une activité physique adaptée (APA) à des patients atteints d’une des nombreuses affections de longue durée. à La Courneuve, le dispositif expérimental devrait débuter courant avril.

Ce n’est plus un secret pour personne : l’activité physique est bénéfique pour la santé de tous. Associée à une alimentation équilibrée, elle réduit considérablement les risques cardio-vasculaires et de mort prématurée, la prise de poids, les complications liées au diabète, l’obésité… à la suite d’un diagnostic réalisé dans le cadre du contrat local de santé, la municipalité s’est aperçue que 6,1 % des enfants de 4 ans ayant passé un bilan de santé en PMI (Protection maternelle et infantile) sont en surpoids. 61 % des Courneuviens ayant bénéficié d’un examen périodique de santé en 2012 sont en surpoids ou obèses.

Un parcours d’activités sportives adapté

Les élus, les personnels du Centre municipal de santé, le service des Sports et l’Office municipal des sports (OMS) ont donc choisi de cibler comme pathologies dans le dispositif sport-santé : diabète et surpoids/obésité. « Nous allons d’abord expérimenter le programme sur un premier groupe de patients, souligne Julien Le Breton, médecin et responsable du Centre municipal de santé de La Courneuve. L’objectif est de ramener progressivement les gens vers une pratique sportive régulière. Il y a des personnes qui n’ont pas fait la moindre activité physique depuis dix ans ! L’impact sur leur santé est parfois inquiétant. D’autres ne se sentent plus à leur place dans les gymnases. Notre but est, après un examen approfondi, de leur adresser un parcours d’activités sportives adapté sur douze semaines. Ce genre de dispositif existe déjà, à Strasbourg notamment ou à Saint-Denis. Nous nous sommes basés sur le temps d’activité déjà expérimenté ailleurs. » Dans ce dispositif, la prise en charge des patients est personnalisée et progressive. Le décret de novembre 2016, entré en vigueur le 1er mars 2017, précise les intervenants habilités à dispenser de l’activité physique adaptée. Il peut s’agir de masseurs-kinésithérapeutes, de psychomotriciens, de professionnels diplômés en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), d’éducateurs sportifs, etc. à La Courneuve, ce sera Farid Djema, éducateur, qui sera en charge de remettre les patients au sport. Il a suivi une formation approfondie de six mois. « Le programme prévoit trois mois d’activités à raison de deux séances d’une heure et demie par semaine. L’objectif n’est pas de faire un marathon. On axera surtout sur du sport bien-être, de l’endurance, de la marche nordique, des étirements, du renforcement musculaire. Ce sera très ludique. En parallèle, les patients verront un nutritionniste qui les conseillera sur leur alimentation, sur le sommeil, sur les habitudes à prendre. Par exemple, marcher plutôt que de prendre systématiquement la voiture ou les transports en commun, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, prendre ses repas à heures fixes, etc. » à la fin des douze semaines, les patients devraient entrer dans une association sportive labellisée de la ville pour poursuivre une activité sportive régulière. « Ce programme sport-santé pourrait être une nouvelle arme thérapeutique efficace, qui aiderait à mieux contrôler les maladies, tout en prescrivant moins de médicaments », conclut Julien Le Breton.

• Isabelle Meurisse

Vous avez-dit ?

Farid, 49 ans, patient diabétique inclus dans le dispositif
« Ma santé en dépend »

« J’ai découvert le sport sur ordonnance au Forum des associations. Je venais juste d’apprendre que j’étais diabétique. Le médecin du sport du Centre municipal de santé m’a reçu.
Il m’a demandé de faire des examens à l’hôpital cardiologique du nord, afin de vérifier si je peux pratiquer une activité sportive. Je trouve ce dispositif très intéressant. Personnellement, je n’ai jamais fait de sport. Alors m’y mettre tout seul serait compliqué. J’essaie de marcher un maximum déjà, mais ça ne suffit pas.
Là, je vais pouvoir être guidé, je recevrai des conseils sur l’activité physique, mais aussi sur mon alimentation. Il est grand temps que je me prenne en main. Ma santé en dépend. J’avais besoin d’être accompagné. Je suis sûr qu’une fois le processus engagé, ça me fera le plus grand bien. Je stabiliserai mon poids, ma glycémie. Et tout le monde aujourd’hui sait que faire du sport est bénéfique sur tous les plans. C’est bon pour le moral, donc mon corps appréciera. »

Renseignements et informations complémentaires

 

au Centre municipal de santé :
2, mail de l’égalité.
Tél.: 01 49 92 60 60.

Les étapes pour entrer dans le programme :

• Identification de la personne à orienter
• Entretien avec le médecin traitant (ou du sport) qui délivre une ordonnance de non-contre-indication à la pratique sportive
• Entretien avec l’éducateur sportif
• Démarrage de l’activité physique

Interview d’éric Morisse, élu à l’accompagnement et au développement des pratiques sportives

Réapprendre à bouger

Regards : La Seine-Saint-Denis fait partie des trois départements de la région qui ont le plus fort taux
de mortalité due au diabète et 61 % des Courneuviens sont en surpoids. Comment l’expliquez-vous ?

Éric Morisse : Le sport est la meilleure des médecines. Pourtant ce n’est pas une évidence pour tout le monde, surtout dans les quartiers populaires. La plupart des gens pensent avant tout
à leurs enfants, au loyer, au travail, aux courses.
Le sport, c’est secondaire ! En outre, la structuration des villes ne prête pas forcément à la pratique sportive régulière. Il s’agit, petit à petit, d’intégrer
le sport dans notre quotidien.

R : La mise en place du sport sur ordonnance nécessite une collaboration entre le service des Sports et le service Santé. Comment s’articule t-elle ?
É. M. : C’est un programme que nous avons mis en place avec l’Office municipal des sports (OMS), qui conjugue des professionnels de santé, des élus, des associations sportives, des enseignants ainsi que le service des sports. Cela a pris deux ans. Deux ans de préparation pour lancer cette expérimentation après nous être inspirés de villes comme
Strasbourg, la référence en termes de sport sur ordonnance, mais aussi d’initiatives locales comme l’association défi forme santé.

R : Concrètement, en quoi consiste le programme ?
É. M. : Nous avons passé un accord avec l’ensemble des professionnels de la ville. à partir du moment où ceux-ci détectent une pathologie, ils sont en capacité de prescrire un programme sportif. L’objectif est de réapprendre à bouger, à se retrouver avec les autres tout en bénéficiant d’un accompagnement professionnel.

R : Sur quels critères évaluerez-vous l’efficacité
de cette expérimentation ?
É. M  : Nous ferons un point tous les quatre mois
avec l’OMS et nous interrogerons les médecins et les
associations le plus souvent possible. L’efficacité dépendra également beaucoup du soutien financier de l’état.
Car actuellement, le sport sur ordonnance repose
sur une volonté locale.

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Classement des lycées
Jacques-Brel entre dans le top 5

Le 21 mars dernier, Le Parisien dévoilait son classement des lycées 2017 en Seine-Saint-Denis. En tête de ce palmarès, on compte cinq lycées publics dont Jacques-Brel. Un bilan qui fait honneur à la ville.

Pas loin derrière Alfred-Nobel à Clichy et Lucie-Aubrac à Pantin, le lycée Jacques-Brel se distingue par un taux de réussite au bac de 81 %, ainsi qu’un taux de mention de 35 % contre 21 % attendus. Ces chiffres témoignent d’un accompagnement accru de la part des enseignants. Un suivi régulier qui se traduit notamment par la mise en place de l’étude du soir, tenue par des professeurs volontaires.

L’investissement du corps enseignant
Ces deux heures de révisions permettent aux lycéens de bénéficier d’une assistance qu’ils ne trouvent pas forcément chez eux.
« À la maison, je n’arrive pas vraiment à me concentrer, surtout pour les révisions avant un contrôle. Ici c’est plus facile, nous sommes en classe et il y a le professeur pour nous aider. C’est un peu comme les cours, en plus convivial », explique Fazila, élève en seconde. Des initiatives pédagogiques inédites sont aussi révélatrices de l’investissement du corps enseignant. Cette année, l’établissement met en place un stage de préparation aux examens à l’extérieur du lycée (vers Fontainebleau). Cette semaine de « mise au vert » a pour but d’offrir aux élèves les meilleures conditions de travail, tout en leur permettant de s’aérer l’esprit avec des activités sportives et éducatives. À trois mois des premières épreuves du baccalauréat 2018, voilà un podium qui rend hommage aux institutions publiques, et qui souligne le potentiel des jeunes du département !

• Célia Houdremont

Portrait citoyen
Femida Allaraka, graphiste en devenir


Femida est venue en France pour accomplir son rêve : devenir graphiste.
En troisième année de communication visuelle à MJM Graphic Design, elle réalise son projet avec l’aide du Contrat courneuvien de réussite (CCR), en contrepartie de son investissement associatif.

Femida est courneuvienne depuis 2015. Toute son enfance, elle l’a passée à Madagascar avec ses parents, et ses frères et sœurs : « Partir n’a jamais été un but en soi. Ma famille me manque beaucoup ! Malheureusement il n’y a aucune école d’art sur l’île, j’étais obligée de déménager. Il était hors de question que je fasse autre chose par dépit ! », raconte la jeune fille.

« Mon but, c’est de pouvoir, à mon tour, aider les jeunes. »

Femida a toujours su qu’elle souhaitait un métier créatif : « Mon amour pour l’art est venu très tôt. Déjà, enfant, je gribouillais tout le temps ! J’ai découvert les métiers du graphisme qui allient art et nouvelles technologies, et j’ai trouvé ça génial. En parlant à des gens du métier, j’ai choisi de me diriger vers cette voie. » À son arrivée, elle emménage en colocation avec de jeunes Malgaches, une expérience qui lui a permis de très rapidement s’adapter : « Ce n’est pas facile d’arriver dans un pays sans aucune attache. Heureusement, les filles m’ont soutenue en me présentant du monde, en me montrant Paris… Ce sont elles qui m’ont encouragée à faire une demande de CCR pour financer mon école. Je l’ai tout de suite vu comme une immense opportunité. Aujourd’hui, c’est la deuxième année que je reçois l’aide et ça me motive encore plus pour réussir ! » Femida considère l’engagement associatif qui lui est demandé comme une partie intégrante de son projet : « Je ne vois pas du tout ça comme une contrainte, on se forme au contact des associations ! La première année, j’étais au Secours populaire de la ville. Je devais remplir les Caddies pour les bénéficiaires, c’était une bonne expérience car l’équipe était très sympa. Cette année, j’aide à l’Amicale des Français de Madagascar et je m’y épanouis vraiment. Je suis pile dans ma branche puisque je réalise des affiches pour promouvoir leurs associations, tout en aidant les enfants le jeudi et le samedi. » Après sa licence, l’étudiante envisage un master chef de projet multimédia : « J’aimerais travailler pour de petites start-up, afin de me développer ensuite en free-lance et de créer ma propre agence à La Courneuve. Mon but, c’est de pouvoir, à mon tour, aider les jeunes. »

• C. H.

Classe de neige
Que la montagne est belle

Depuis plus de cinquante ans, la municipalité permet à tous les enfants de CM2 de partir en classe de neige. Ils changent ainsi de décor, apprennent à vivre en collectivité et dévalent les pistes. Retour sur le séjour de deux classes de l’école Paul-Doumer aux Carroz d’Arâches.

Quarante-sept élèves de CM2 ont participé à ce séjour en Haute-Savoie, entre le 20 et le 30 mars. « Dans le groupe, 46 d’entre eux ont découvert la montagne et chausser des skis pour la première fois », soulignent Nadia et Stéphane, enseignants de l’école Paul-Doumer. Malgré un contexte financier contraint, la municipalité de La Courneuve continue et continuera de financer ces séjours nécessaires à l’épanouissement des enfants.Le coût des classes de neige s’élève à 500 000 euros par an.

Les enfants skient matin ou après-midi tous les jours.
Pendant toute une semaine, le soleil était au rendez-vous. Un vrai plaisir pour les écoliers qui ont profité du décor enneigé.

Les jeunes Courneuviens ont partagé une agréable balade avec les chiens. Après quelques consignes, ils ont parfaitement mené les traîneaux.
Un beau moment d’entraide et de partage.

Le maire, qui leur a rendu visite quelques jours, a participé à toutes les activités. Il a chaussé les skis, mais est également passé dans les salles de classe. Eh oui, les classes de neige, ce ne sont pas que des vacances : il faut travailler un peu ! « Même si nous avons fait beaucoup de sorties, confient les enseignants. C’est un vrai bol d’air pour les enfants. Ils ont fait des raquettes, de la luge, du chien de traîneau, et ont rencontré des artisans du coin… »

« Cette activité a été magique. Les enfants ont été émerveillés. Ils avaient un traîneau pour deux. C’était très physique, mais tellement beau. Les conditions étaient parfaites. à certains endroits, il y avait plus de quatre mètres de neige. Certains enfants s’enfonçaient jusqu’à la taille. Ils ont bien rigolé. »

La traditionnelle boum a été un succès. Enfants et enseignants étaient ravis. Tout le monde s’est bien amusé. Même Monsieur le Maire visiblement…

De l’ourson à la deuxième étoile, les enfants ont tous reçu une récompense à la fin du séjour. Nadia rappelle que « tous sauf un étaient débutants. Ils ont bien progressé en très peu de temps ». Le séjour était tellement bien que certains enfants voudraient presque redoubler pour pouvoir retourner en classe de neige…

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Vacances
Pensez aux dispositifs CAF

La Caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis propose deux dispositifs d’aide aux vacances en familles (AVF) et d’aide aux vacances enfants (AVE). Le recours à ces dispositifs facilite les démarches, notamment grâce au tiers payant et garantit l’accès à des séjours de qualité.
Plus d’informations sur www.caf.fr ou www.vacaf.org

Vendeurs à la sauvette
Attention aux mauvaises affaires

Les jours de marché, les vendeurs à la sauvette envahissent la RN2 de La Courneuve à la porte de la Villette. Les trois communes concernées, La Courneuve, Aubervilliers et Pantin, ont décidé d’agir de concert pour éradiquer ce phénomène qui détériore l’espace public et nuit à la qualité de la vie des habitantes et des habitants. Sachez que lorsque vous achetez chez ces revendeurs, vous alimentez des réseaux parallèles, vous risquez également d’acheter des produits volés ou périmés.
Alors méfiez-vous de ce qui peut ressembler à une bonne affaire…

État civil

Naissances

FÉVRIER
• 27 Noé Potvin • 27 Dinusha Arumugam • 27 Aylan Guenou • 27 Aris Guenou • 28 Ahmed Ouled Amor •

MARS
• 2 Saigiran Panchadcharam • 2 Isamël Bathily • 2 Gabin Dolbois • 3 Ismaël Sinan • 5 Elijah Babouche • 6 Imene Aloui • 7 Nassim Meksem • 7 Christopher Dominguez Ramos • 8 Nana Sow • 8 Charyline Magot • 8 Aaron Castaneda Ramsamy • 8 Isra Riache •

MARIAGES
• Khalid Yassine et Naïma Hammouti •

DÉCÈS
• Said Deffas • Brahim Djerrar • Odette Pasquet ép.Boisleve • Marcel Rhit • Georges Sellier •

Numéros utiles

PHARMACIES DE GARDE
•  consulter monpharmacien-idf.fr

URGENCES
Pompiers : 18 • Police-secours : 17 • SAMU : 15

COMMISSARIAT DE POLICE
• Place Pommier-de-Bois
Tél. : 01 43 11 77 30

MÉDECINS DE GARDE
Urgences 93 • Tél. : 01 48 32 15 15

CENTRE ANTI-POISON
• Hôpital Fernand-Widal
200, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris
Tél. : 01 40 05 48 48

COLLECTE DES DÉCHETS
Tél. : 0 800 074 904 (gratuit depuis un fixe).

ACCOMPAGNEMENT ET TRANSPORT DES PERSONNES AGÉES
Tél. : 01 71 89 66 15. Les mardis et vendredis.

MAIRIE Tél. : 01 49 92 60 00

PLAINE COMMUNE
• 21, avenue Jules-Rimet, 93218 Saint-Denis. Tél. : 01 55 93 55 55

Permanences des élus

• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous. Pour obtenir une entrevue, vous pouvez lui adresser un courrier à l’hôtel de ville ou lui écrire à l’adresse suivante : maire@ville-la-courneuve.fr
Pour obtenir un rendez-vous avec les élus, un formulaire à remplir est disponible à l’accueil de la mairie.

• Mme la députée, Marie-George Buffet reçoit le deuxième lundi du mois sur rendez-vous.
Tél. : 01 42 35 71 97

• M. le président du Conseil départemental, Stéphane Troussel reçoit chaque vendredi de 14h à 17h. Pour prendre rendez-vous, écrivez à l’adresse suivante : stephane.troussel@ville-la-courneuve.fr

Permanences des élus sans rendez-vous

Les permanences des élus de la municipalité ont repris à l’hôtel de ville, chaque mercredi et chaque jeudi de 16h à 18h, sans rendez-vous (inscription sur place avant et le jour même). Pas de permanence pendant les vacances scolaires.

Permanences de l'adil

Permanences d’information/conseil auprès des propriétaires et des locataires des logements privés (copropriété, contrat de location, charges impayées…). Consultation gratuite.
Centre administratif Mécano, 3, mail de l’Égalité.
RDV avec l’ADIL les deuxième et quatrième jeudis matin du mois, de 8h30 à 12h.
Contacter l’UT Habitat de La Courneuve.
Tél. : 01 71 86 37 71

Horaires des médiathèques

• Médiathèque Aimé-Césaire :
mardi et jeudi de 15h à 19h30, mercredi, vendredi et samedi de 10h à 18h.

• Médiathèque John-Lennon :
mardi de 13h à 19h, mercredi de 10h à 12h et de 14h à 18h, jeudi et vendredi de 15h à 18h et samedi de 10h à 18h.

• Bibliobus :
le mercredi après-midi devant l’école Paul-Doumer.

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À l'étoile

 

Tous les films du 5 au 18 avril 2018
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel-de-ville. Tél. : 01 49 92 61 95

D Soirée découverte, tarif unique : 3 e
J Film Jeune public
Prix : Tarif plein : 6 e / tarif réduit : 5 e / abonné adulte : 4 e / abonné jeune, groupes, associations : 2,50 e
Séance 3D : +1 e. Tarif moins de 18 ans : 4 e

(Film Jeune public) Willy et les gardiens du lac
Hongrie, 2018, VF, 1h11. De Zsolt Palfi.
Sam. 7 à 14h, dim. 8 à 14h.

Demain et tous les autres jours
France, 2017, 1h35. De Noémie Lvovsky.
Ven. 6 à 20h30, sam. 7 à 19h.

Tout le monde debout
France, 2018, 1h47. De Franck Dubosc.
Ven. 6 à 16h30, sam. 7 à 20h30, dim. 8 à 15h30, lun. 9 à 18h, mar. 10 à 17h.

Razzia
Maroc/France, 2018, VO, 1h59. De Nabil Ayouch.
Ven. 6 à 18h30, sam. 7 à 15h15, dim. 8 à 17h30, lun. 9 à 20h (Soirée découverte), mar. 10 à 19h.

America
France, 2018, 1h22. De Claus Drexel.
Ven. 6 à 12h (Soirée découverte), sam. 7 à 17h30, mer. 11 à 18h30, ven. 13 à 20h40, sam. 14 à 18h30.

(Film Jeune public) Pat et Mat déménagent
République tchèque, 2018, 40 min. De Marek Benes.
Mer. 11 à 16h, sam. 14 à 15h30 (Soirée découverte), ciné-goûter, lun. 16 à 16h, mar. 17 à 16h.

Un raccourci dans le temps
États-Unis, 2018, VF, 1h50. D’Ava DuVernay.
Sam. 14 à 16h30, dim. 15 à 14h, lun. 16 à 14h et à 18h35, mar. 17 à 14h.

La Belle et la Belle
France, 2018, 1h35. De Sophie Fillières.
Mer. 11 à 17h, ven. 13 à 12h (Soirée découverte), sam. 14 à 20h, lun. 16 à 17h, mar. 17 à 19h.

Avant que nous disparaissions
Japon, 2017, VO, 2h09. De Kiyoshi Kurosawa.
Ven. 13 à 18h30, dim. 15 à 18h30, lun. 16 à 20h30 (Soirée découverte), mar. 17 à 16h45.

L’Incompris
Italie, 1967, VO, 1h45. De Luigi Comencini.
Dim. 15 à 16h (Soirée découverte) + débat

(Film Jeune public) La Révolte des jouets
République tchèque, 1947-1960, VF, 33 min. De Bretislav Pojar et Hermina Tyrlova.
Mer. 18 à 15h30.

Belle et Sébastien 3 : Le Dernier Chapitre
France, 2017, 1h30. De Clovis Cornillac.
Mer. 18 à 14h.

Ready Player One
états-Unis, 2018, VF, 2h20. De Steven Spielberg.
Mer. 18 à 16h.

Madame Hyde
France, 2018, 1h35. De Serge Bozon.
Mer. 18 à 18h30.

Agenda

5 avril
RéUNION 4 000 Nord
Rencontre avec Plaine Commune Habitat afin d’échanger sur les problématiques rencontrées dans la cité Waldeck-Rochet.
École Rosenberg, à 18h.

EMPLOI Rencontres pour l’emploi
Échanges privilégiés entre les entreprises ayant des postes à pourvoir et toute personne à la recherche d’un emploi.
Complexe sportif Roger-Fréville à Pierrefitte-sur-Seine, de 9h30 à 16h30.

SENIORS Après-midi dansante
Sortie en car à Seraincourt (95).
Rendez-vous à la Maison Marcel-Paul, à 13h.
Tarif 12 €

7 avril
Contes Mamadou Sall
Contes à rire et à réfléchir, contes traditionnels ponctués de chants et de rythmes au djembé, contes où les héros sont des animaux, mais qui ressemblent tellement aux humains. Dans le cadre du festival Histoires communes.
À partir de 6 ans.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 15h.

Forum Séjours d’été
Présentation des séjours enfance-jeunesse-seniors et pré-inscriptions.

Hôtel de ville, de 10h à 15h. Renseignements au 01 49 92 60 75.

8 avril
PARC Le printemps musical
L’espace lecture de la Maison du Parc propose des ateliers dédiés aux petits. Chansons, danse, jeux d’écoute, de découverte et d’exploration sonore seront proposés à leurs petites oreilles.
Rendez-vous à la Maison du parc Georges-Valbon, à 10h30. Inscription obligatoire au 01 43 11 13 00.

9 avril
ATELIERS Prévention des chutes
Pour les seniors. à la Maison Marcel-Paul à 9h (groupe 1) ou à 10h30 (groupe 2).
Renseignements au 01 43 11 80 62.

11 avril
CINÉMA Maghreb et Moyen-Orient
Dans le cadre du festival Panorama du cinéma du Maghreb et du Moyen-Orient, projection de Cher Hassan, d’Axel Salvatori-Sinz, et du documentaire 194, nous, enfants du camp, de Samer Salameh, qui sera présent pour un échange avec la salle.
Cinéma L’étoile, à 20h.
Tarif 3 €.

Projection comme un éléphant dans un magasin de porcelaine
Un vendeur de porcelaine se retrouve confronté à un léger problème qui menace son magasin. à partir de 2 ans.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 16h30.

12 avril
MAIRIE Conseil municipal
À l’ordre du jour de l’assemblée communale, le vote du budget 2018.
Salle des fêtes de l’hôtel de ville, à 19h.

FÊTE La Ruche fête ses 4 ans
Les membres de la Ruche Bee Good
vous invitent à célébrer, lors d’une distribution, les 4 ans de l’association.
Espace jeunesse Guy-Môquet, de 18h30 à 20h.

13 avril
SENIORS Visite de la basilique de Saint-Denis
Rendez-vous à 13h30 à la station de tramway T1 Hôtel de ville.

Programme des vacances scolaires

Du 14 au 21 avril
• Stage Emeps
Initiation et découverte sportives pour les 9-11 ans. Domaines du Saut du Loup à Miramont de Guyenne.
Renseignements, tarifs au service jeunesse, 61, rue du Général-Schramm. Places limitées.
Tarifs selon le quotient familial.

• Les aventures sportives de Pensatou et Têtanlère
Les enfants évolueront au gré d’ateliers sportifs, artistiques et manuels sur fond de conte ou de légende pour laisser place à l’imaginaire.
Gymnase Béatrice-Hess de 9h30 à 17h.
Repas et goûter pris en charge.
Renseignements, tarifs et inscriptions au 01 49 92 60 80,
ou au 57, rue du Général-Schramm.

Du 16 au 20 avril et du 23 au 27 avril
Stages sportifs de printemps
- Gymnase El-Ouafi : escalade, badminton
- Jean-Guimier : stage futbol (matins), activités en pleine nature (après-midi).
- Moulin-Neuf, Verlaine, Centre-ville, Guy-Môquet : multi-activités.

Du 16 au 28 avril - La piscine Béatrice-Hess est ouverte au public les mardis et jeudis de 12h à 13h30, les mercredis et vendredis de 13h30 à 17h et les samedis de 9h à 12h30.

Pendant toute la durée des vacances, la Maison pour tous Cesária Évora propose différentes activités :
goûters dans le parc de la Légion d’honneur et dans le parc de la Villette, lectures d’histoires à Césaire, chasse aux œufs au parc de la Liberté, sortie en car à l’Aquarium de Boulogne-sur-Mer, bal oriental, sortie à Trilbardou, spectacle de marionnettes, sortie au Parc des félins, etc.
Programme détaillé et inscriptions : Maison pour tous Cesária Évora, vendredi 6 avril de 9h à 12h et au 01 71 89 66 00.