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REGARDS Le journal de La Courneuve l N°504
du vendredi 2 au mercredi 14 novembre 2018

ARRÊT SUR IMAGES

À MON AVIS

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE

EN BREF

DOSSIER

L'ACTUALITÉ

SPORT • CULTURE • LOISIRS

À VOTRE SERVICE

AGENDA

UN CERTAIN REGARD

ARRÊT SUR IMAGES Haut de page

Youri-Gagarine à l’Antipode

Les maisons pour tous (MPT) ont proposé de multiples activités aux familles pendant les vacances de la Toussaint. La MPT Youri-Gagarine a emmené des jeunes enfants et leurs parents au délicat spectacle Le Petit Chasseur de bruits, à la péniche Antipode, amarrée au bassin de La Villette à Paris.

Ambiance d’automne au parc

Baisse des températures, changement d’heure, feuilles mortes et couleurs caractéristiques des végétaux : c’est bien l’automne au parc Georges-Valbon. Il reste ouvert au public (de 7h30 à 18 heures) et propose toujours de multiples activités : séances de bien-être, ateliers
de jardinage, observation de la nature…

Des lanternes pour une ballade

Des Courneuvien-ne-s ont rejoint les Albertivillarien-ne-s pour la jolie Ballade des Lanternes, confectionnées par leurs soins, au départ du quartier du Montfort, le 21 octobre.

Commémoration du 17 octobre 1961

La municipalité, des militants associatifs et politiques et des habitant-e-s ont rendu hommage aux victimes du massacre du 17 octobre 1961, quand la police française a réprimé une manifestation pacifique d’Algérien-ne-s protestant contre un couvre-feu à l’encontre des Nord-Africains en Île-de-France, pendant la guerre d’Algérie.

À MON AVIS Haut de page

Maires, élu-e-s locaux, nous résistons !

Je participais, voici quelques jours, au comité directeur de l’Association des maires de France pour préparer notre prochain congrès annuel. Les personnes présentes ont dénoncé unanimement le mépris du gouvernement Macron envers les élu-e-s et les maires. Loin des interventions policées qui siéent habituellement à cette instance, ce sont la colère, l’exaspération qui ont éclaté face aux coupes budgétaires, aux transferts de charges non compensées, à la remise en cause de la libre administration de nos villes.

Oui, l’heure est grave. Nous sommes aujourd’hui face à un pouvoir qui nie l’essence même de notre démocratie, en dénigrant le rôle des élu-e-s locaux, pourtant les plus proches représentant-e-s du peuple. Avec toujours moins de moyens, nous sommes nombreux-ses à nous battre sur le terrain, pour préserver les services publics et nos politiques de solidarité. Cette situation alarmante a conduit récemment certains maires à démissionner, en signe de contestation. à sa manière, chacun tente d’alerter sur cette situation intenable…

« Oui, l’heure est grave. Nous sommes aujourd’hui face à un pouvoir qui nie l’essence même de notre démocratie, en dénigrant le rôle des élu-e-s locaux. »

Du 20 au 22 novembre, c’est un congrès constructif qui se prépare, face à un gouvernement qui use de méthodes délétères en incitant « à balancer » les maires qui, à cause de ce véritable racket dont ils sont victimes, sont souvent contraints d’augmenter la taxe d’habitation.
à La Courneuve, nous avons pu éviter ce choix. Mais nous partageons la colère de toutes ces communes qui ont dû s’y résoudre alors que ce gouvernement continue de favoriser les plus riches. Oui, en matière de justice fiscale, le gouvernement ferait mieux de balayer devant sa porte, et d’aller chercher les 100 milliards qui échappent au fisc à cause de la fraude.

Je veux vous dire ici toute ma détermination à faire entendre nos revendications. Le 10 novembre prochain, j’irai avec des élu-e-s de droite et de gauche manifester devant l’Assemblée nationale pour dénoncer l’asphyxie financière des villes. Sans relâche, je continuerai à défendre vos intérêts, à représenter avec combativité notre territoire !

Gilles Poux, Maire

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE Haut de page

Mobilisation
Défendre l’accès au français pour tous et toutes

 

 

Grâce à la mobilisation des associations et des habitants, les pouvoirs publics sont revenus sur leur décision de couper dans les financements dédiés à l’apprentissage du français sur le territoire de Plaine Commune.

J’apprends le français pour sortir de l’isolement », « pour communiquer à l’école de mon fils », « pour trouver du travail »… Voilà les mots qui figurent sur les pancartes brandies par les manifestants. Il s’agit pour les quelques dizaines d’apprenants présents le jeudi 18 octobre à la préfecture de Bobigny de revendiquer l’accès à la langue française. Un droit compromis par l’annonce d’une baisse de près de 60% des subventions accordées aux plateformes d’apprentissage linguistique pour l’année 2018-2019. Cette décision prise à la rentrée impacte de façon considérable la possibilité qu’ont ces organismes d’accueillir le public. C’est pourquoi l’ensemble des contestataires souhaite interpeller les pouvoirs publics sur les conséquences directes de cette coupe budgétaire.

Plus de cent nationalités

À La Courneuve, cela grève beaucoup les moyens accordés aux associations qui dispensent des cours de français langues étrangères (ELF), à l’instar des associations Orphanco, Jade, Synergie Plus, Lieu de rencontre femmes, ou encore des Maison pour tous.
Par le biais de leurs ateliers, ces structures permettent à des centaines
d’apprenant-e-s de se réinsérer socialement. Dans une ville où résident plus de cent nationalités, ces services sont primordiaux.
« Grâce aux leçons de français, je communique avec les professeurs de mes enfants et je sais où ils en sont. Je peux aussi mieux me repérer dans les démarches santé. J’ai vu les progrès qu’on fait en étant en groupe et je sais que des tas d’autres personnes pourraient en bénéficier. Je suis là pour défendre ces services. Quand on est étranger, c’est indispensable pour s’intégrer », déclare Farida, apprenante. Ce facteur d’intégration culturelle est d’ailleurs confirmé par Zohra Bounasra, la responsable de l’association Synergie Plus. « Je défends la possibilité d’acquérir l’autonomie. Nos ateliers vont bien plus loin que l’apprentissage de l’alphabet, nous incluons des notions d’éducation civique et de l’histoire de France ! Ce sont des clés indispensables à l’intégration dans un pays », insiste-t-elle.
En retirant aux associations leurs moyens d’agir, c’est tout un pan de la lutte contre l’exclusion qui est affaibli. Les questions linguistiques sont une orientation prioritaire pour La Courneuve dans le cadre de Ville-Monde. C’est pourquoi cela se concrétise par le renforcement des cours de français dispensés dans les deux Maisons pour tous. Trois groupes d’apprenants sont actuellement proposés à la Maison pour tous Cesária-Évora, et un quatrième est en cours de création pour l’année prochaine. La Ville travaille également avec les directions scolaires, afin de proposer des ateliers ELF aux parents d’élèves. Finalement, la mobilisation collective a porté ses fruits : on apprenait quelques jours après la manifestation que le financement dédié aux plateformes linguistiques sur le territoire de Plaine Commune est maintenu pour l’année 2018. Il faudra pour autant rester vigilant pour les années suivantes.  

• Célia Houdremont

107 habitant-e-s ont été orienté-e-s vers une plateforme lingustique en 2018.

UNE ACTION ASSOCIATIVE STRUCTURÉ
L’existence de la plateforme d’information et d’accompagnement des personnes ayant besoin de cours de français, mise en place sur le territoire de Plaine Commune en 2004, coordonne les différents acteurs de ce champ au niveau local. Portée par quatre structures associatives, elle permet chaque année à plus de mille personnes d’être accueillies, orientées et de voir leur niveau linguistique évalué. À la Courneuve, cette structure est représentée par l’association Philotechnique au centre-ville, qui dirige les publics vers les différentes structures associatives. La baisse de 60 % des crédits consacrés par l’état à la plateforme partenariale linguistique, décidée sans concertation, remettait en question cet outil. Les élu.e.s ont interpelé les services de l’état, et notamment la préfète déléguée pour l’égalté des chances, avec succès… pour l’instant.

Vous avez dit :

Martine T., Fédération des centres sociaux
« C’est de plus en plus difficile d’apprendre le français. »

« On met en avant la francophonie mais ça commence par la proximité et le droit d’apprendre le français. Comment voulez-vous faire pour trouver du travail ou même communiquer avec vos voisins ? On anime une permanence pour faciliter l’accès aux cours de français sur le territoire de Plaine Commune et là on vient de nous sucrer une partie des subventions. Forcément, l’accueil est plus dur. Dans ce contexte, il faut une décision rapide de l’ensemble des organismes concernés. Avec ou sans l’état, il faut qu’on assure l’accueil. C’est capital, surtout ici. »

Taous Bellili, membre de l’association Jade
« La clé pour apprendre une langue, c’est l’échange. »

« Nous dispensons des ateliers sociolinguistiques à l’égard des migrants ainsi que des cours d’ELF. Ceux-ci sont fréquentés en bonne partie par des personnes originaires d’Asie du Sud-Est qui ont besoin d’aide pour l’administratif. Nous leur traduisons les documents et les aidons à s’autonomiser dans ces démarches. Nos ateliers durent trois heures à raison de deux cours par semaine. Nous avons formé cinq groupes d’une vingtaine de personnes. C’est conséquent mais la progression est nette au bout de quelques mois. Nous retirer des moyens revient à dire aux apprenants de se débrouiller seul, alors que la clé dans l’apprentissage d’une langue c’est l’échange. »

En bref Haut de page

Transports
Travaux sur le RER B

Du 1 au 4 novembre, des travaux de grande ampleur vont impacter le RER B entre les gares des Baconnets et Massy-Palaiseau, et entre les gares de La Plaine-Stade-de-France et Aéroport-CDG/Mitry-Clay. De fortes perturbations sont à prévoir. Il est donc conseillé d’envisager un autre moyen de transport ou de prévoir un temps de trajet grandement rallongé.

Foire des savoir-faire

Pour valoriser les artisans-créateurs de son territoire, Plaine Commune organise des événements festifs et solidaires : les Foires des savoir-faire. Les foires d’Aubervilliers (le 17 novembre) et de Stains (le 22 décembre) proposent animations et ateliers pour encourager la transmission des savoir-faire.

Tremplins citoyens
Un bilan collectif le 29 novembre

Le maire et les élu-e-s ont rencontré plus de 4 000 Courneuvien-ne-s lors des Tremplins citoyens qui ont sillonné les quartiers un mois durant. Tou-te-s les habitant-e-s sont invité-e-s à une réunion publique pour mettre en commun le bilan des idées, des projets qui ont été discutés lors de ces trente-quatre rencontres.
Le 29 novembre, à 18 h 30, à la Maison de la citoyenneté, 33, avenue Gabriel-Péri.

Prévention
Violences envers les femmes

Plusieurs initiatives sont organisées à l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes. Une conférence publique sur le thème des violences intrafamiliales et sur la prise en charge des femmes et des enfants victimes de ces violences se tiendra le vendredi 23 novembre entre 12 heures et 14 heures à la Maison de la citoyenneté. Une seconde conférence fera un état des lieux et présentera les démarches de prévention concernant la prostitution juvénile, le mardi 27 novembre, à 18 heures, à la Maison de la citoyenneté.

DOSSIER Haut de page

Aux oublié-e-s du conflit

Pour la commémoration du centième anniversaire de l’Armistice, une exposition dans toute la ville montre les visages oubliés de la Grande Guerre.

Pour célébrer le centenaire de l’armistice, l’artiste plasticienne Sylvie Meunier a réuni une série de photographies anonymes à travers l’exposition « Nous les autres, portrait pour un centenaire 1918-2018 ». Dix-huit portraits géants d’hommes et de femmes seront exposés dans la ville, notamment sur les murs du cimetière où se déroulera la cérémonie.
Le regroupement de ces images d’archives permet de montrer une autre facette du conflit. On y voit des tirailleurs sénégalais, des soldats malgaches ou comoriens, ainsi que des veuves et des infirmières. Au combat, les soldats étrangers sont des centaines de milliers à se battre aux côtés de la France. Ils relèvent des « troupes coloniales » ou de l’armée d’Afrique recrutées par la métropole. En tout, les colonies ont fourni entre 550 000 et 600 000 soldats, dont 190 000 Maghrébins et 134 000 Sénégalais. En parallèle, plus de 225 000 coloniaux et Chinois sont recrutés dans les usines entre 1914 et 1918 pour pallier la pénurie de main-d’œuvre (16 % des effectifs dans les usines d’armement).
Sylvie Meunier met ainsi en lumière la mixité sociale et ethnique des visages de la Grande Guerre : « Je voulais montrer autre chose que les traditionnelles images de poilus. Exposer ces portraits prend tout son sens dans une ville cosmopolite comme La Courneuve. »
• Célia Houdremont

Industrie de guerre
Les femmes dans les usines
Elles ont remplacé les hommes envoyés au front.

Les hommes étant au front, ce sont les femmes qui font tourner les usines et produisent le matériel nécessaire aux combats. À La Courneuve, l’entreprise Sohier en est l’exemple le plus marquant : durant le conflit, l’usine métallurgique emploie principalement des femmes. Celles que l’on appelle les « munitionnettes » travaillent de jour et de nuit à l’assemblage de grenades. Pour qu’elles soient disponibles, des systèmes de crèches industrielles voient le jour, tel le Petit Foyer maternel des usines de La Courneuve. Fondée par André Garnier, président de la Société nationale de construction mécanique, et Gaston Johnson, président de l’usine du même nom, elle ouvre le 5 avril 1916 alors que les usines tournent à plein régime. Leur institution a pour but de « sauver l’enfance pendant que les mères sauvent la patrie ». Au quotidien, ce sont les épouses de ces industriels qui dirigent l’établissement. Des centaines d’enfants de 3 mois à 4 ans y sont accueillis entre 1916 et 1921, l’année de sa fermeture. Dès la fin de guerre, toutes ces femmes, qui ont souvent travaillé dans des conditions infernales et avec très peu de protections sociales mais qui ont acquis une expérience professionnelle, seront brutalement renvoyées à leur foyer et à leur seul rôle de mère de famille, au prétexte qu’il fallait repeupler la France après l’hémorragie démographique de la guerre.

Blessés de guerre
Les éclopés de Babcock

Le destin de l’usine Babcock au cours de la Première Guerre mondiale est révélateur du développement de la ville de La Courneuve au cours de cette période. L’usine s’est installée en 1898 sur de vastes terrains, sur un territoire essentiellement rural encore, pour fabriquer des chaudières industrielles Babcock et Wilcox, d’origine américaine.
Quand la guerre éclate, l’usine s’étend sur 7 hectares et emploie 540 personnes. Comme les autres sites métallurgiques de la région parisienne, la société se trouve mobilisée durant le conflit pour contribuer à « l’effort de guerre » industriel.
L’usine produit alors des munitions et des équipements pour les arsenaux et les poudreries. Elle accueille également sur son site un « dépôt d’éclopés », un lieu géré par le Service de santé militaire pour des soldats exténués ou blessés légers qui repartiront au front après un court séjour (en général quinze jours).
Ce dépôt, qui reçoit chaque jour pas moins de 1 800 à 2 000 éclopés, comprend plusieurs infirmeries, des dortoirs, cantines, bains-douches, des bâtiments de services médicaux et des espaces de loisirs thérapeutiques, dont une bibliothèque, des terrains de culture et d’élevage.
Les bâtiments des éclopés sont démontés à la fin de la guerre pour laisser place à l’extension et modernisation de l’usine Babcock. 

(Source : « Histoire de l’ancienne usine Babcock & Wilcox à La Courneuve », in Les Cahiers du patrimoine, Département de la Seine-Saint-Denis)

TÉMOIGNAGE

Alexandre Henri Loyer, sergent au 102e régiment d’infanterie
Les tranchées sont faites de cadavres

Extrait d’une lettre d’un soldat écrite en Champagne, en mars 1915.
« Ce qui se passe ici ne s’est jamais produit dans l’histoire, c’est un véritable enfer et on se demande s’il est possible d’en sortir. Tout est employé, canons, fusils, mitrailleuses, mines, etc. Les tranchées sont faites de cadavres et certainement que dans la plaine il n’y a pas un mètre carré où il n’y a pas un corps humain.
C’est terrible de payer si cher du terrain qui vaut si peu, c’est un désert […] Ici on ne se lave pas faute d’eau on ne change pas de linge. C’est infect, on couche sur la terre par 10 ou 12° sous zéro. On se demande si on pourra un jour en sortir d’ailleurs du train dont ça va il y en a bien pour un an encore. Les journaux en mettent plein les yeux au public. Le moral des troupes est excellent disent-ils, en réalité il est exécrable. »

Plus de 70 000
soldats coloniaux sont morts durant le conflit.

18,6
millions de morts : les pertes humaines
de la Première Guerre mondiale.

L'ACTUALITÉ Haut de page

Centre municipal de santé
Des rendez-vous en un clic

Depuis le 4 octobre, les usagers du Centre municipal de santé (CMS) Salvador-Allende ont la possibilité de prendre des rendez-vous sur la plateforme en ligne Doctolib.fr.

Fini l’attente au bout du fil ! Plus rapide, plus pratique, Doctolib permet de prendre un rendez-vous en ligne très facilement. « Il s’agit de moderniser notre outil de gestion des rendez-vous (pris sur place, par téléphone ou Internet) sur une plateforme unique avec les praticiens du centre de santé. Désormais, les agendas des praticiens sont informatisés via la plateforme. C’est aussi la possibilité pour le public de prendre certains rendez-vous directement en ligne, souligne Julien Lebreton, responsable du Centre municipal de santé. En effet, pour le moment, une partie des rendez-vous est accessible en ligne, comme la médecine générale et la gynécologie. C’est une phase de test avant de déployer ce service pour les autres spécialités, dès que nous serons sûrs que cela fonctionne bien. » Grâce à Doctolib, la démarche devrait être plus rapide et mettre fin à l’attente téléphonique subie parfois par les patients.
Afin de répondre le mieux possible aux besoins des usagers, l’équipe du Centre de santé et la Ville réfléchissent à des améliorations concrètes. En juin 2018, une communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) a été créée. Elle rassemble l’ensemble des professionnels de santé du territoire. L’objectif ? Fédérer des professionnels autour de projets à développer, tels des actions de prévention*, l’accès à un médecin traitant pour tous les habitants, l’obtention d’un rendez-vous dans la journée en cas de nécessité, la simplification de l’hospitalisation, du maintien à domicile… afin d’améliorer le droit à la santé pour toutes et tous.

• Isabelle Meurisse

Centre municipal de santé Salvador-Allende, 2, mail de l’égalité. Tél. : 01 49 92 60 60. Ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à 12h et de 13h30 à 19h30, et le samedi, de 8h30 à 12h.
Sur Doctolib.fr : taper « centre Salvador Allende » dans le champ de recherche.
*notamment en matière de nutrition (lire encadré).

APPRENDRE À BIEN SE NOURRIR
Diabète et obésité touchent de nombreux habitants. Depuis plusieurs années, la Ville mène des actions de santé publique pour les Courneuvien-ne-s, en partenariat avec le Centre municipal de santé et l’atelier santé-ville. L’atelier santé-ville intervient en milieu associatif pour sensibiliser les personnes concernées grâce à des ateliers de formation en nutrition. Six thématiques sont abordées : « Que boire ? », « Quelle activité physique ? », « Bien faire ses courses », « Savoir classer les aliments », « La balance énergétique (comment grossit-on ?) », « Les complications liées au surpoids et à l’obésité ». « L’objectif de ces ateliers est que les personnes puissent faire quelque chose de pratique avec ces informations théoriques, note le docteur Hugo Petit, nutritionniste au CMS. Les mises en situation permettent de comprendre les principes de base. »

Pour toute information complémentaire, contacter l’atelier santé-ville : karim.kheladi@ville-la-courneuve.fr

Mon quartier s’anime
Des structures gonflables, un mur d’escalade, des ateliers scientifiques et de pâtisserie… : les services municipaux de l’enfance, de la jeunesse, des sports et les maisons pour tous ont proposé deux après-midi d’activités ouvertes à tou-te-s devant l’école Robespierre-Vallès et la Maison pour tous Youri-Gagarine durant les vacances de la Toussaint. Des animations qui, certainement, vont se renouveler.

SPORT • CULTURE • LOISIRS Haut de page

Gymnastique
Un club pour retrouver la forme

Le Gym forme & force (GFF) propose de garder ou de retrouver la forme. Avec des créneaux horaires en matinée, il touche en particulier des « mamans de tous les jours » qui se retrouvent entre elles, sans les enfants ni la famille, pour prendre soin d’elles et de leur santé.

Trois séances par semaine
Les séances du Gym forme & force se déroulent essentiellement au complexe sportif Béatrice-Hess (avenue du Général-Leclerc). Il y a aussi quelques créneaux au gymnase El-Ouafi (rue de la Convention).
Les entraînements en matinée ont lieu les lundis et mardis (9h à 11h) et le mercredi après-midi (de 14h à 16h). Les jeudis : séances pour les ados, de 18h à 19h30. Plusieurs autres séances de 2 heures ont lieu les soirs de semaine, entre 17h et 22h (se renseigner directement auprès
du club).

Adhésion : 150 € pour trois séances de 2 heures par semaine (130 € pour les jeunes filles). L’adhésion est possible en cours d’année.

Gym forme & force, tél. : 06 59 75 66 71 ;
mail : gff93120@gmail.com

« Je touche un public que personne ne touche », déclare fièrement Fathia Bekane, la coach de Gym forme & force (GFF). Et en effet, c’est assez rare pour être signalé : cette association s’est adaptée pour que de nombreuses mères de familles puissent faire du sport, en proposant des créneaux d’activités en matinée et le mercredi après-midi.
Dans ce club, c’est le mot « forme » qui compte le plus. Peu importe votre apparence physique, ici personne ne vous juge. Peu importe aussi la performance : l’objectif est avant tout de garder ou de retrouver la forme. De fait, le GFF, mixte, ouvert à tou-te-s et présidé par un homme (Dominique Jourde), compte presque exclusivement des femmes parmi ses membres. « Les hommes préfèrent la musculation. Alors que nous, on se préoccupe surtout de bonne santé », explique Fathia. La trésorière Annonciade Jourde confirme : « On n’a même plus de matériel de musculation ! On fait de la gymnastique d’entretien, du renforcement musculaire, du cardio, des abdos fessiers, de la danse, du fitness, de la relaxation… On a aussi une nutritionniste qui vient donner des conseils pour aider à contrôler son poids ou le diabète. » « Je fais des cours pour tous les âges », complète Fathia, forte de vingt-cinq ans d’expérience sportive (karaté, boxe, Pilates…) et qui a passé un certificat de qualification professionnelle d’éducatrice sportive pour pouvoir enseigner. « La plus âgée a 65 ans et la plus jeune 17 ans. C’est adapté au cas par cas, je suis à l’écoute de chaque personne. Dans les salles de sports traditionnelles, il y a toujours un enjeu autour de l’image de soi, qui peut être un frein : ici, elles peuvent se laisser aller. Elles n’ont pas à se regarder dans le miroir pour voir s’il y a des bourrelets… C’est la maman de tous les jours qui vient chez moi ! » Et ça marche ! Le GFF comptait 45 adhérents en 2013. Il a terminé la saison dernière à 151. Et il en est déjà à 131 cette année…

À l’écoute de chacune
« Bien sûr, précise la coach, tout le monde peut venir. On a des femmes qui pratiquent d’autres sports comme le rugby, la boxe, le karaté… et qui viennent pour faire du cardio, du renforcement musculaire. On a pas mal de créneaux horaires, qui arrangent aussi bien les étudiantes qui sont en cours la journée et viennent le soir que les mamans qui peuvent venir pendant que les enfants sont à l’école. Tout le monde cohabite très bien ! » L’autre particularité du GFF, c’est qu’on peut s’inscrire à tout moment de l’année. Sous réserve des places disponibles toutefois, car le club est victime de son succès ! « On se sent un peu à l’étroit dans la salle de Béatrice-Hess… », regrette Annonciade. « Même si on apprécie ce qui est mis à disposition pour nous par la Ville, on aurait besoin de plus grandes salles ! » 

• Philippe Caro

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État civil


Naissances

SEPTEMBRE
• 25 Jade Lai• 27 Yacine Mebarki • 29 Enes Polat • 29 Issac Doukanty Perez De La Paz • 30 Aymen Mohamed • 30 Laya Bezzaouya •

OCTOBRE
• 1 Samy Ghebouba • 2 Océane Magar • 4 Anush Sivakumar • 8 Sarah Aldea • 10 Prarthanan Panneerchelvam • 10 hélorina Sainte-Luce
• 13 Safiatou Toure •

MARIAGES
• Moussa Sy et Salamata Kone • Mehdi Bouteghmes et Najah Imedjedouebene •

DÉCÈS
• Paule Selle • Ginette ViellardOcéane ép. Ballu • Océane Magar • Ghislaine Pascot • Nicole Tilier ép. Monney • Colette Cardé ép. Legros •

Numéros utiles

PHARMACIES DE GARDE
•  consulter monpharmacien-idf.fr

URGENCES
Pompiers : 18 • Police-secours : 17 • SAMU : 15

COMMISSARIAT DE POLICE
• Place Pommier-de-Bois
Tél. : 01 43 11 77 30

MÉDECINS DE GARDE
Urgences 93 • Tél. : 01 48 32 15 15

CENTRE ANTI-POISON
• Hôpital Fernand-Widal
200, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris
Tél. : 01 40 05 48 48

COLLECTE DES DÉCHETS
Tél. : 0 800 074 904 (gratuit depuis un fixe).

ACCOMPAGNEMENT ET TRANSPORT DES PERSONNES AGÉES
Tél. : 01 71 89 66 15. Les mardis et vendredis.

MAIRIE Tél. : 01 49 92 60 00

PLAINE COMMUNE
• 21, avenue Jules-Rimet, 93218 Saint-Denis. Tél. : 01 55 93 55 55

Permanences des élus

• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous. Pour obtenir une entrevue, vous pouvez lui adresser un courrier à l’hôtel de ville ou lui écrire à l’adresse suivante : maire@ville-la-courneuve.fr
Pour obtenir un rendez-vous avec les élus, un formulaire à remplir est disponible à l’accueil de la mairie.

• Mme la députée, Marie-George Buffet reçoit le deuxième lundi du mois sur rendez-vous.
Tél. : 01 42 35 71 97

• M. le président du Conseil départemental, Stéphane Troussel reçoit chaque vendredi de 14h à 17h. Pour prendre rendez-vous, écrivez à l’adresse suivante : stephane.troussel@ville-la-courneuve.fr

Permanences des élus sans rendez-vous

Les permanences des élus de la municipalité ont repris à l’hôtel de ville et sont le mercredi et jeudi de 16h à 18h (inscription sur place entre 15h30 et 16h le jour même). Pas de permanence pendant les vacances scolaires.

Permanences de l'adil

Permanences d’information/conseil auprès des propriétaires et des locataires des logements privés (copropriété, contrat de location, charges impayées…). Consultation gratuite.
Centre administratif Mécano, 3, mail de l’Égalité.
RDV avec l’ADIL les deuxième et quatrième jeudis matins du mois, de 8h30 à 12h.
Contacter l’UT Habitat de La Courneuve.
Tél. : 01 71 86 37 71

Horaires de la médiathèque Aimé-Césaire

Mardis et jeudis, de 14h à 20h
Mercredis, vendredis et samedis, de 10h à 18h. Mail de l’égalité.

Le calendrier des pompiers

C’est une coutume qui se poursuit : les sapeurs-pompiers passent dans les foyers pour faire appel à la générosité. Les revenus de la vente de leur calendrier annuel sont destinés aux œuvres sociales de leurs corps de métier. Les pompiers de La Courneuve effectuent cette année leur tournée en porte-à-porte entre le 9 et le 11 novembre. Il n’y a pas de prix ni de tarif minimum imposés, le moindre don sera bienvenu. Pour éviter toute arnaque, les pompiers peuvent vous présenter leur carte professionnelle.

Aménagement

Atelier participatif
Le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) se construit avec vous ! Jusqu’au 27 novembre, Plaine commune organise des ateliers PLUI dans les neuf villes de la communauté d’agglomération. Élaborer un PLUI, c’est définir les principes de l’évolution du territoire pour les 15 ans à venir. Habitat, aménagement, transport, ou encore développement économique, le PLUI abordera toutes les thématiques qui concernent la vie quotidienne. à travers la création de ce document, l’objectif est donc de bâtir un projet de territoire partagé et cohérent, tout en respectant les spécificités de chacune des villes. à La Courneuve, l’atelier aura lieu le 8 novembre de 18 h à 20 h à la médiathèque Aimé-Césaire, en centre-ville. Ce moment de réflexion et d’échange est ouvert à tous les habitants et usagers du territoire. =
Informations sur : www.plainecommune.fr/plui

Travaux en cours

Place de l’Armistice
Construction de la gare de La Courneuve

Six Routes (lignes 16 et 17 du Grand Paris Express). Circulation des véhicules et cheminement piéton aménagés jusqu’en 2024.

Rue Dulcie-September
Ouvrage de service du Grand Paris Express

Cheminement piéton aménagé jusqu’en 2024.

Rue de Verdun
Ouvrage de service du Grand Paris Express

Cheminement piéton aménagé jusqu’en 2024

Avenue Victor-Hugo
Elagage des arbres d’alignement

Circulation et stationnement interdits
de 9 heures à 16h30, du lundi 5 novembre au vendredi 16 novembre

Avenue Gabriel-Péri (entre la rue Lacazette et l’avenue de la République), rues du Général-Schramm et Lacazette.
Renouvellement de conduites de gaz

Jusqu’au vendredi 23 novembre, le stationnement des véhicules est interdit.

Rue Rateau
Aménagement de la voirie

Jusqu’au vendredi 30 novembre, des déviations sont ponctuellement mises en place et le stationnement est interdit

Rue Chabrol (entre la rue Edgar-Quinet et l’avenue Marcel-Cachin.
Aménagement de la voirie

Jusqu’au vendredi 14 décembre, la vitesse est limitée à 30 km/h et le stationnement est interdit

Rues Albert-Duludet, Colbert et Rateau (face aux numéros 170 et 174)
Branchement électrique

Jusqu’au vendredi 25 janvier 2019, la circulation et le stationnement des véhicules sont interdits

AGENDA Haut de page

À l'étoile



Tous les films du 2 au 14 novembre
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel-de-ville. Tél. : 01 48 35 23 04

D Soirée découverte, tarif unique : 3 e.
J Film Jeune public
Prix : Tarif plein : 6 e, tarif réduit : 5 e,
tarif découverte D : 3  e, abonné adulte : 4 e , abonné jeune, groupes, associations : 2,50 e,
séance 3D : +1 e, tarif moins de 18 ans : 4 e.

Le Quatuor à cornes
France/Belgique, 2017, VF, 43 minutes.
De Benjamin Botella, Arnaud Demuynck, Emmanuelle Gorgiard et Pascale Hecquet.
Ven. 2, sam. 3 et dim. 4 à 16h.

(Jeune public) Les Indestructibles 2
États-Unis, 2018, VF, 1h58. De Brad Bird.
Ven. 2 à 16h45, sam. 3 à 14h, dim. 4 à 16h45.

La Prophétie de l’horloge
États-Unis, 2018, VF, 1h46. D’Eli Roth.
Ven. 2 à 14h et à 20h15, sam. 3 à 16h45, dim. 4 à 14h.

Amina
France, 2018, 1h31. De Philippe Faucon.
Ven. 2 à 12h (Soirée découverte), sam. 3 à 20h15, dim. 4 à 18h45, lun. 5 à 20h (Soirée découverte), mar. 6 à 16h30.

Fog
États-Unis, 1980, VO, 1h26. De John Carpenter.
Ven. 2 à 18h45, lun. 5 à 18h30.

Prince des ténèbres
États-Unis, 1987, VO, 1h37. De John Carpenter.
Sam. 3 à 18h30, mar. 6 à 18h.

(Jeune public) Adama
France, 2015,1h30. De Simon Rouby.
Mer. 7 à 14h, sam. 10 à 14h, dim. 11 à 14h.

Girl
Belgique, 2018, 1h45. De Lukas Dhont.
Mer. 7 à 16h, ven. 9 à 12h (Soirée découverte), sam. 10 à 18h, lun. 12 à 20h (Soirée découverte), mar. 13 à 16h30.

Capharnaüm
Liban/France, 2018, 2h03. De Nadine Labaki.
Mer. 7 à 18h, ven. 9 à 16h30, sam. 10 à 16h, lun. 12 à 18h, mar. 13 à 18h30.

Nos batailles
Belgique/France, 2018, 1h38. De Guillaume Senez.
Mer. 14 à 16h30.

Libre
France, 2018, 1h40. De Michel Toesca.
Jeu. 15 à 19h (Soirée découverte) + débat.

First man – Le Premier Homme sur la lune
États-Unis, 2018, VO/VF, 2h20. De Damien Chazelle.
Mer. 14 à 18h30.

Agenda

5 novembre
Senior Prévention des chutes

Atelier de prévention et travail de l’équilibre.
Maison Marcel-Paul, de 9h à 10h15 et de 10h30 à 11h45.

6 novembre
Numérique Dans la tablette

Atelier tablette numérique, découverte d’applications adultes et enfants.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 17h30.

6 novembre
Propreté Grande lessive

La Ville et les services de Plaine Commune vont intervenir pour améliorer le cadre de vie des riverain-e-s. Au programme : évacuation des déchets, nettoyage, désinfection, décapage par le prestataire missionné par la Ville, réfection de la clôture de la Tour Entrepose par le service technique.
Sur le parking de Leader Price, de 7h à 15h.

7 novembre
Loisirs Jeux et histoires

Une séance de jeux vidéo tout public, à partir de 8 ans, sera suivie de lecture d’histoires dans le noir, et de jeux de société.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 14h, 15h et 16h.

10 novembre
Loisirs Jeu vidéo
Robinson – The Journey est un jeu de réalité virtuelle destiné aux adultes.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 15h.

Dispositif Un accompagnement pour les musiciens
Le Grand Zebrock est un dispositif de repérage, de soutien, d’encouragement
et de promotion des groupes musicaux amateurs émergents, ouvert à toutes les esthétiques. Un comité de sélection va choisir six formations pour le parcours 2019, qui s’achèvera par un concert à la prochaine Fête de l’Humanité. Les conditions pour candidater : être un groupe d’Île-de-France (y vivre, étudier, travailler ou répéter) et posséder au minimum un set de 40 minutes (avec une majorité de titres originaux au répertoire).
Candidature en ligne jusqu’au 10 novembre : www.zebrock.org

13 novembre
Senior Précarité des retraité-e-s

Le conseil des Sages et Gilles Poux, le maire, invitent les retraités à participer
à un échange sur les évolutions des droitsà la retraite et leurs conséquences sur les personnes les plus précaires, avec Christiane Marty, militante altermondialiste et féministe au sein d’Attac et membre du bureau de la fondation Copernic.
Maison Marcel Paul, à 14h.

Inauguration banque de France
Le site fiduciaire de la Banque de France de Paris La Courneuve, situé sur la partie nord de l’ancienne usine Babcock au bord de l’A86, va ouvrir ses portes, marquant le renouveau du site, mais aussi celui de tout un quartier.

14 novembre
Loisirs Jeu vidéo

Football et courses automobiles fusionnent dans le jeu de simulation Rocket League.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 14h.

15 novembre
Citoyenneté Conseil municipal

La séance du conseil municipal est ouverte à tou-te-s.
Hôtel de ville, à 19 h.

17 novembre
Loisirs Jeu vidéo

Les tournois carrément fracassants de
la légendaire série Street Fighter.
Médiathèque Aimé-Césaire, à 15h.

20 novembre
Citoyenneté Voisinage
Comité de voisinage du centre-ville
Maison de la citoyenneté, à 18h30.

Maison pour tous Cesaria-Évora
Les mardis, à partir de 14 h : les bénévoles vous accueillent pour le Môm’ enfants, un espace de jeux, de lien social, de pause pour les parents et leurs enfants de moins de 6 ans.
Les mercredis de 10 h à 12 h, la pause famille vous permet de partager une activité avec vos enfants de moins de 10 ans.
Le samedi 17 novembre, de 10 h à 12 h, échanges et discussion entre parents de tout-petits (moins de 6 ans)
55, avenue Henri-Barbusse.

Le centenaire de la Grande Guerre

Du 7 au 11 novembre
Festival sur grand écran

Quatre films sur le conflit.
Cinéma L’Étoile.
(Dans le supplément Sortir)

Les 7, 9 et 14 novembre
« Exposition du Centenaire »
Salle de lecture des Archives municipales, 59, rue du Général-Schramm, visites de 14h à 16h 30.

Jusqu’au 9 novembre
« La Force noire »

La participation des colonisés dans le conflit mondial (par la Fédération nationale des anciens d’Outre-Mer et anciens combattants des troupes de marine).
Point information jeunesse, 61, rue du Général-Schramm. Lundi, jeudi et vendredi, de 10h à 18h, et le mercredi, de 10h à 19h (fermé le mardi).

11 novembre
Cérémonie commémorative
Cimetière des Six-Routes, à 11 h.

Du 13 au 20 novembre
« Les As de la Première Guerre mondiale »
En partenariat avec les associations ARAC et ONAC.
Hôtel de ville, de 9h à 11h 30 et de 14h à 16h30.

Jusqu’au 20 novembre
« Nous autres. Portraits pour un centenaire, exposition urbaine »

UN CERTAIN REGARD Haut de page

Khadija El Kalila Ben Romdhane, entrepreneure
« Mettre en lumière le potentiel des jeunes des cités »

Étudiante à Sciences Po Paris en master des affaires publiques et politique sociale, entrepreneure à 21 ans… le parcours de Khadija El Kalila Ben Romdhane est remarquable. Après un an à Manchester, la jeune Courneuvienne est de retour en France pour concrétiser son envie de s’engager pour l’égalité des chances. Son projet ? Encourager les jeunes des cités à entreprendre à travers une plateforme innovante, les Jeux olympiques citoyens.

Khadija est née à Bondy et a grandi à La Courneuve avec ses parents, son frère et sa sœur. Elle a étudié à Stains puis au lycée Henri-Vallon, à Aubervilliers, avant de rentrer à Sciences Po Reims il y a quatre ans. Elle y intègre une spécialisation Europe-Afrique, puis part un an à Manchester pour travailler sur les études de genre. « Je suis partie pour mieux revenir. Durant cette année, j’ai pu travailler avec des réfugiés, ça m’a fait grandir. J’ai compris qu’on ne peut pas la jouer perso et se préoccuper uniquement de sa carrière », confie-t-elle.
Aujourd’hui, elle a réintégré la région parisienne pour terminer son master mais elle souhaite aussi s’engager pour son territoire. « J’ai toujours su que je voulais aider les autres. Mes parents nous ont énormément soutenus, mes frères et sœurs et moi, ils se sont battus pour qu’on y arrive. Mais tout le monde n’a pas cette chance. C’est bien pour ça que les jeunes issues de familles modestes se censurent dans leurs projets de vie. Ils se pensent prédestinés à la médiocrité », déplore l’étudiante.
Si elle grandit dans un environnement familial épanouissant, elle fréquente des établissements scolaires réputés « difficiles », où les clichés ont la dent dure : « Il est facile de se sentir découragé lorsqu’on nous fait comprendre que pour nous c’est raté d’avance, qu’on aura toujours un niveau inférieur aux écoles parisiennes. On se dit : “Pourquoi faire des efforts ?”. Les blocages s’installent petit à petit, c’est très insidieux. »
Pour lutter contre ces formes d’exclusion, Khadija s’est donné pour impératif d’encourager les jeunes à voir grand. En plus de proposer du soutien scolaire bénévolement, elle lance sa propre structure associative, qu’elle nomme les Jeux olympiques citoyens. Le principe est simple : offrir une plateforme à travers laquelle les jeunes peuvent présenter un projet innovant, peu importe le domaine. Ce tremplin leur donnerait plus de visibilité mais pourrait éventuellement déboucher sur une aide financière : « C’est comme les JO mais tournés vers l’économie solidaire et participative. La personne peut proposer une initiative environnementale, une action de solidarité, une idée de start-up… ce que nous valorisons, c’est la cohésion ! En mettant en valeur les innovations de la jeunesse des quartiers, on en donne une nouvelle image tout en les stimulant. »
C’est exactement cet argumentaire qu’elle a exposé en cours d’entrepreneuriat l’année dernière et ses camarades ont tout de suite été séduits. Aujourd’hui, son équipe se compose d’une dizaine de collaborateurs, prêts à s’investir à 100 % dans son association. Tous sont répartis en différents pôles en fonction de leur spécialité. « Ensemble, nous avons démarché des partenaires et nous sommes partis à la rencontre des jeunes dans les cités pour avoir leur avis sur notre instance. Actuellement, nous n’avons eu que des retours positifs », précise Khadija.
Passée la phase de recherche de financement, l’association sera lancée. « J’ai la conviction que la confiance est la clé du succès. Je ne veux pas uniquement m’adresser aux étudiants ou aux actifs, je souhaite aussi toucher ceux qui ont décroché. Ces jeunes que l’on dit “paumés” ont un immense potentiel qui mérite d’être exploité. Pour cela, il faut lever les barrières psychologiques que la société leur a mis dans la tête et leur montrer qu’ils ont les moyens de réussir. » En attendant l’ouverture officielle des Jeux olympiques citoyens, l’engagement sans faille de Khadija suscite un large enthousiasme autour de son initiative.

• Célia Houdremont