Ecoutez le texte

REGARDS Le journal de La Courneuve l N°507
du jeudi 13 décembre 2018 au 9 janvier 2019

ARRÊT SUR IMAGES

À MON AVIS

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE

L'ACTUALITÉ

DOSSIER

TRIBUNES POLITIQUES

SPORT • CULTURE • LOISIRS

À VOTRE SERVICE

AGENDA

UN CERTAIN REGARD

ARRÊT SUR IMAGES Haut de page

C’est parti pour quatre semaines !


Vendredi 7 décembre, la municipalité a inauguré la patinoire de La Courneuve. Pour l’occasion, les écoliers participant au projet Glisse ont fait le show, sous les yeux de leurs parents. Nouveauté cette année : la patinoire ouvrira une semaine de plus que les éditions précédentes ! Les Courneuviennes et les Courneuviens de tout âge pourront ainsi fendre la glace jusqu’à la fin des vacances scolaires. Il va y avoir des heureux en patins ! Et comme décembre rime avec solidarité, la municipalité a remis aux seniors leurs paniers-cadeaux, garnis de mets de fête. Entre patiner et déguster, il va falloir choisir…

Les enfants travaillent sur leurs droits

Les directions des centres de loisirs ont choisi de faire réfléchir les petit-e-s Courneuvien-ne-s sur les droits des enfants lors d’ateliers. à Louise-Michel, les citoyen-ne-s en herbe ont travaillé sur le droit à l’éducation.

On a dansé à Houdremont !

Le 7 décembre, le centre culturel Houdremont a accueilli le Bal de l’Afrique enchanté. Dans une ambiance chaleureuse et festive, le public ne s’est pas privé de danser ! Un beau moment musical…

Sensibiliser aux violences conjugales

À la Maison pour tous Cesária-Évora, une quinzaine de personnes a participé
à un théâtre-forum sur les violences conjugales envers les femmes, avec la compagnie Naje. Une initiative menée dans le cadre du 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes.

À MON AVIS Haut de page

Des annonces loin d’être à la hauteur

 

Enfin, le président Macron a parlé. Il en aura fallu du temps pour qu’il s’intéresse à la terrible réalité de celles et ceux qui subissent au quotidien la violence de ses politiques injustes, l’angoisse des fins de mois, des frigos vides, des corps et des vies brisés par des années de travail précaire.

Mais au final, la mobilisation courageuse des Gilets jaunes et le soutien de la majorité des Français ont permis de commencer à bousculer ce gouvernement si arrogant, de prouver que cela vaut la peine de s’engager. La suppression de la CSG pour les retraité-e-s ayant un revenu inférieur à 2 000 euros par mois a été gagnée. Même si l’augmentation du Smic de 100 euros, annoncée comme un geste magique, reste bien loin
du compte, quand on apprend que pour les trois quarts il ne s’agit que de la prime d’activité déjà actée. Et pas un mot n’a été prononcé concernant l’impôt sur les grandes fortunes.

« Le mouvement des Gilets jaunes interroge le modèle de notre société, et dit avec une force inédite qu’il faut s’attaquer aux inégalités, aux taxes si injustes, à l’évasion fiscale, à la désertion des services publics. »

De toute évidence, ces “petites” annonces ne font pas le compte. De fait, le mouvement des Gilets jaunes interroge le modèle de notre société, et dit avec une force inédite qu’il faut s’attaquer aux inégalités, aux taxes si injustes, à l’évasion fiscale, à la désertion des services publics. Notre pays, sixième puissance mondiale, a les moyens de partager. Et pourtant, en plein discours présidentiel, le Sénat continuait de faire marche arrière en votant l’allègement de l’exit tax, un cadeau de plus aux exilés fiscaux…

Il est donc temps que de réels changements soient négociés. Le président a annoncé vouloir rencontrer les maires. Avec vous, je suis prêt à lui montrer de quelles richesses humaines et culturelles il se prive en délaissant les habitant-e-s de nos quartiers si durement touché-e-s
par les difficultés sociales. Et s’il ne veut pas nous entendre, nous continuerons à porter notre colère.

L'ÉVÉNEMENT DE LA QUINZAINE Haut de page

Logement
Le premier forum des copropriétaires

La ville a accueilli le Forum de la copropriété samedi 1er décembre, une initiative pédagogique qui permet d’accompagner les copropriétaires.

Entre les registres de copropriété, les charges, le syndic, les assemblées, les règlementations… : être copropriétaire peut devenir un véritable casse-tête. Pour renseigner les particuliers, les professionnel-le-s de l’habitat ont investi l’espace jeunesse Guy-Môquet, le 1er décembre. Au menu de cette matinée bien chargée : deux conférences thématiques sur le fonctionnement et les charges de copropriété, ainsi que plusieurs tables rondes et des stands pour renseigner les propriétaires sur le financement possible de leurs travaux, les économies d’énergie ou l’immatriculation de leur copropriété.
L’objectif de cette rencontre ? Proposer des réponses concrètes à des problématiques complexes. Au détour de la conférence sur le fonctionnement des copropriétés, les questions fusent : « Comment assurer le remplacement rapide du gérant du conseil syndical ? », « Comment optimiser l’organisation du conseil syndical pour une meilleure gestion de l’immeuble ? »…
Les intervenant-e-s (l’Adil 93, Plaine Commune Habitat ou encore l’Échappée des copropriétés, un dispositif original d’accompagnement des habitant-e-s) ont opté pour une approche pratique.
Lors de l’atelier dédié au fonctionnement de la copropriété, l’accent est mis sur les témoignages vidéo de propriétaires. Parmi eux, on retrouve Mian Yen, qui a représenté ses voisin-e-s au sein du conseil syndical : « Personne n’a envie de s’y coller mais c’est indispensable ! Nous avions un gros souci d’évacuation dans l’immeuble. Et le syndic n’avait réglé le problème qu’en surface. En passant par le conseil, nous avons exigé une étude en profondeur pour en déterminer la cause et tout est rentré dans l’ordre. Il ne faut jamais tout déléguer de manière aveugle à son
gestionnaire ! »
Après avoir visionné les courts reportages, une série d’ateliers de groupe a suivi, axés sur les questions des participant-e-s.
Cette méthode plaît particulièrement à Marie-Thérèse, courneuvienne depuis quarante ans : « C’est par ces ateliers que l’on va responsabiliser les habitant-e-s. Ils comprennent que les réunions n’ont pas seulement pour but de les embêter ! Dans mon immeuble, nous sommes vingt-huit copropriétaires et seulement quatre aux assemblées générales, car la majorité a autre chose à faire. Les gens pensent que, une fois leur mensualité payée, ils n’ont plus à se soucier de rien. C’est loin d’être aussi simple ! Négliger un problème de canalisation ou de façade peut rapidement coûter très cher », insiste-t-elle.
La Courneuve compte essentiellement des petites et des moyennes copropriétés. Certaines ne se composent que de quelques lots, notamment dans le quartier des Quatre-Routes. Celles-ci peuvent s’avérer d’autant plus difficiles à gérer. C’est pourquoi Julien Vazieu, chargé de mission sur l’habitat à Plaine Commune et animateur du forum, met l’accent sur l’immatriculation : « Les copropriétés ont l’obligation de procéder à leur immatriculation au sein d’un registre national des copropriétés. Le hic, c’est que certain-e-s
Courneuvien-e-s ne savent même pas qu’ils en forment une. Dans les grands immeubles, c’est plus évident car il y a un syndic, mais lorsqu’il n’y a que trois ou quatre personnes, les propriétaires sont livré-e-s à eux-mêmes. Certain-e-s tombent des nues lorsqu’ils apprennent qu’ils doivent se déclarer. Mais mieux vaut tard que jamais ! » explique-t-il.
Qu’il s’agisse de propriétaires de longue date ou de nouveaux acquérants, le forum a rencontré un franc succès. Gérer un bien va largement au-delà de la signature d’un acte de vente ! Il est donc capital de se former, pour s’assurer une gestion sereine, et éviter les mauvaises surprises.

Célia Houdremont

Où trouver des conseils ?

Adil 93
L’Adil est un service gratuit d’information et de conseil personnalisé aux habitant-e-s et professionnel-le-s de Seine-Saint-Denis, sur toutes les questions juridiques, financières, fiscales liées au logement. Les conseils
sont dispensés par des juristes.
Elle met à disposition une documentation pratique sur les questions des copropriétés. Elle vous accompagne aussi dans l’accession à la propriété,
en élaborant des diagnostics financiers personnalisés.
L’Adil tient des permanences les 2e, 3e et 4e jeudis du mois, de 8h30 à 12h, au centre administratif, bâtiment Mécano, mail de l’égalité (sur rendez-vous au 01 71 86 37 71).
Adil 93 : 6-8, rue Gaston Lauriau, 93100 Montreuil. Tél. : 08 20 16 93 93.
www.adil93.org

Confédération nationale du logement (CNL)
La CNL est la première organisation nationale de défense des droits et des intérêts des habitant-e-s. Elle diffuse des informations aux copropriétaires.
La CNL tient une permanence le lundi, de 14h30 à 18h, à la Boutique de quartier des Quatre-Routes, 51, avenue Paul-Vaillant-Couturier.
CNL : 66, rue Danielle-Casanova, 93300 Aubervilliers. Tél. : 01 48 30 04 00. www.lacnl.com/vivre-en-copropriete.

Association des responsables de copropriété (ARC)
L’ARC est une association indépendante qui aide les conseils syndicaux et les syndics bénévoles à mieux gérer leur immeuble. Elle propose des consultations (via adhésion ou payantes).
L’ARC propose une permanence juridique sans rendez-vous tous les lundis après-midi, de 14h à 17h à la Maison de la vie associative, 19, rue de la Boulangerie, 93200 Saint-Denis.
ARC : arc-copro.fr

késako ?

Permis de louer
La Ville est engagée contre l’habitat indigne et les marchands de sommeil et veille sur l’état des logements du territoire. Plaine Commune et La Courneuve ont décidé de mettre en œuvre un « permis de louer », l’un des nouveaux outils en matière de lutte contre le mal-logement. Il impose aux propriétaires bailleurs de présenter leur projet de mise en location à l’administration afin de contrôler l’état de leur logement. Il sera en place dès le 1er janvier 2019 et sera porté par le service d’Hygiène et de Santé. Deux types de formalités (préalable ou dans les quinze jours suivant la location) seront instaurés dans quelques zones de la ville. Des sanctions sont prévues pour les propriétaires qui ne respecteront pas ce permis. Regards reviendra prochainement sur ce dispositif.

Gilets jaunes
« Porter la voix des quartiers populaires »

Une banderole dans la manifestation parisienne, une réunion d’habitant-e-s, des lycéen-ne-s qui se mobilisent : le mouvement des Gilets jaunes émerge à La Courneuve.

Contre la vie chère, augmentez les salaires. Gilets jaunes de La Courneuve, 93 ». Elle est jaune, évidemment, la banderole que brandissent des habitants devant la gare Saint-Lazare ce samedi 8 décembre, lors de la journée de mobilisation nationale du mouvement.
Ce slogan a émergé la veille, au cours d’une réunion comptant une vingtaine de personnes, la première du genre à La Courneuve. « Je me sens concernée par ce mouvement, en tant qu’individu et plus encore comme membre d’une communauté, introduit Maya, une jeune Courneuvienne à l’initiative du rendez-vous, où se retrouvent des personnes d’horizons divers : salarié-e-s, retraité-e-s, étudiant-e-s, personnes en recherche d’emploi.
La discussion est posée, dans un respect remarquable de la parole de chacun-e. Tout le monde est unanime pour se démarquer totalement des provocations extrémistes : « Nous sommes des habitant-e-s de quartiers populaires, des quartiers de la diversité. Cette diversité ne nous divise pas, on y tient. »
Le constat commun de l’injustice sociale émerge immédiatement : régime amaigrissant des retraites, conditions de travail qui se dégradent dans les entreprises et les services publics, impossibilité de s’offrir des vacances, jeunes qui sont gagnés par l’angoisse de leurs parents. Les témoignages ne s’enchaînent pas sur le mode de la plainte mais tissent le lien d’un sort commun.
Et le besoin d’actions concrètes émerge rapidement : peut-être tenir un point fixe dans la ville, se regrouper pour participer aux manifestations… Pas une seule tentation d’acte violent n’effleure. Par contre, « je suis inquiète pour les lycéens, sur qui les CRS se lâchent, témoigne une participante. Devant le lycée Jean-Pierre-Timbaud, je me suis retrouvée dans des nuages de gaz et des tirs de flash-ball. Il n’était même pas 9 heures du matin… »

« On est pourtant l’avenir du pays, non ? »
Des agitations, des dégâts sur la voie publique, il y en a eu quelque peu devant les lycées de La Courneuve. L’action conjuguée de la police et des équipes pédagogiques a jusqu’ici permis que ces situations ne dérapent pas. « Ce sont les garçons qui s’excitent, expliquent en chœur des lycéennes de Jacques-Brel qui ont bloqué l’établissement une journée durant. Nous, les filles, on refuse la violence : on veut simplement que notre parole soit entendue par les autorités. Les réformes de l’éducation se font sans jamais prendre notre avis, comme si on comptait pour rien. C’est pourtant nous l’avenir du pays, non ? »
Pour ces terminales, l’angoisse de l’avenir immédiat prend le nom de Parcoursup, qui aimante le sentiment d’injustice : « Ce système d’orientation fait du tri ; nous, parce qu’on vient de banlieue, on a moins de chances que les autres d’accéder à de bonnes formations. On n’est pourtant pas plus bêtes qu’ailleurs mais c’est comme si on était marqué-e-s
au fer rouge, comme si on n’avait pas le droit de choisir nos vies… »
Plutôt qu’un blocage, le proviseur leur a suggéré d’organiser une assemblée générale, dans laquelle formaliser leurs revendications et propositions.

L'ACTUALITÉ Haut de page

Urbanisme
Un projet urbain à défendre


Mercredi 5 décembre, à la Maison de la citoyenneté, la municipalité a présenté les projets d’aménagement qu’elle veut inscrire dans le cadre du Nouveau Programme national de renouvellement urbain (NPNRU) (lire notre supplément). à condition que les financements de l’État suivent…

4 000 Nord
Une passerelle jusqu’au parc

Le franchissement de l’autoroute A1 grâce à une passerelle permettrait de lier le parc Georges-Valbon au cœur de la ville. Ce projet est une priorité pour la municipalité qui se bat depuis les années 1980 pour cette réalisation. « Ce lieu a pour vocation de devenir un lieu d’usage, note Gilles Poux. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Et le parc serait à moins de dix minutes du centre-ville. » Une voie piétonne allant du Vieux-Barbusse à cette passerelle permettrait de désenclaver ce secteur.
La rénovation du Vieux-Barbusse est également prévue : démolition partielle (74 logements) et réhabilitation (180 logements) sont au programme. De nouveaux usages, des ouvertures, une meilleure organisation du stationnement permettrait d’ouvrir le quartier sur la ville.
Dernier point intégré au programme : Robespierre. La barre devrait être détruite en 2019 et le mail piéton sera prolongé. Par la suite, le quartier pourrait voir naître une offre de logements diversifiée (65 locatifs, 90 en accession libre et 56 logements réhabilités). Le centre de protection maternelle et infantile (PMI) s’installerait au rez-de-chaussée des constructions neuves et les terrains de sport déménageraient à proximité du groupe scolaire Robespierre/Vallès.

280 millions d’euros environ seraient nécessaires à la réalisation de ces projets.

Centre-ville
Un nouveau visage pour Convention

L’objectif majeur pour ce secteur est l’ouverture sur le quartier. Le passage de la Croix-Blanche, actuellement anxiogène pour beaucoup de personnes, serait agrandi et dessiné dans le prolongement de l’allée du Progrès. Les accès véhicules et piétons seront réorganisés pour plus de clarté et de sécurité. De même pour le parking souterrain, qui disposerait de trois espaces clairs et distincts afin de garantir la sécurité. Le 19, cours des Maraîchers (84 logements) serait détruit, l’école reconstruite, un commerce et 28 logements locatifs sont prévus, ainsi qu’un espace vert. « Nous réfléchissons à une véritable alternative, pérenne et durable », ajoute Gilles Poux.

4 000 Sud
Des services publics au mail de Fontenay

Le projet envisage des espaces verts, des logements neufs (26 en accession sociale et 130 en accession libre) dans des immeubles à échelle humaine, la création de voies, et surtout la démolition de 301 logements. Pour des raisons techniques, la partie du mail où se trouve la cheminée serait conservée.
L’ensemble des habitant-e-s sera relogé. Le maire précise que « le même nombre de logements sociaux seraient reconstruits. Il n’est pas question d’en avoir moins qu’actuellement. » Maintenant que Debussy est détruit, il faut repenser le quartier. Au programme : la création d’îlots de logements à échelle humaine. Fini les grands ensembles !
Concernant l’école Joliot-Curie, l’objectif est de la resituer au cœur du quartier et d’en faire un vrai groupe scolaire. La rue Parmentier serait prolongée et la rue de Genève serait refaite à neuf, afin de rendre le quartier plus ouvert et plus accessible. Cent vingt-huit logements du foyer Adoma seraient détruits pour libérer de l’espace.
Concernant l’emplacement de l’ancien Centre municipal de santé, l’idée est d’installer de nouveaux services publics. Pour cela, il faudrait démolir une partie du bâtiment. « Il y a la volonté de redynamiser ce pôle. La CAF est d’accord pour rester, le service Jeunesse pourrait s’y installer. On souhaiterait également l’installation d’acteurs publics ou parapublics », annonce le maire. Autre enjeu pour ce secteur : le réaménagement de la place, en concertation avec les habitants, pour imaginer de nouveaux usages.

Calendrier 2019

• février : dépôt du dossier à l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru)
• juin : comité d’engagement
• septembre : signature de la convention. Ensuite, chaque projet pour chaque secteur fera à nouveau l’objet de concertations, de réunions publiques, afin d’associer les habitant.e.s.

Insertion des jeunes
Un emploi et un logement pour les diplômé-e-s

Plaine Commune Habitat lance un dispositif afin d’aider les jeunes diplômé-e-s à se lancer dans la vie.

Chez les diplômé-e-s de moins de 30 ans, le taux de chômage est trois fois supérieur à la moyenne nationale : c’est le constat fait par l’office public HLM Plaine Commune Habitat sur les neuf villes de la Seine-Saint-Denis où il est implanté. Pour répondre à cette situation, l’office vient de lancer le pack emploi-logement, un dispositif qui s’adresse aux moins de 30 ans qui sont diplômé-e-s et qui sont locataires ou enfants de locataires de l’OPH.
« Nous avons voulu centrer sur les diplômé-e-s car, malgré leur qualification, ils et elles sont victimes de discrimination à l’adresse », constate Laurent Russier, maire de Saint-Denis et président de Plaine Commune Habitat. « Sur le marché du travail, il s’agit aussi d’avoir le bon réseau, chose dont ne bénéficient pas forcément ces jeunes », ajoute une responsable de l’association Nos quartiers ont des talents.
Cette dernière, ainsi que l’Union sociale pour l’habitat et Mozaïk RH, l’agence de recrutement spécialiste de la promotion de la diversité, épaulent ce dispositif innovant. Les candidat-e-s retenu-e-s par le bailleur social bénéficieront d’un accompagnement personnalisé, avec tests d’évaluation des compétences et méthodes ciblées sur des postes concrets. Une fois l’emploi obtenu, Plaine Commune Habitat s’engage à proposer aux candidat-e-s, dans les mois qui suivent, un logement au sein de son parc.
Cette mise en place du pack emploi-logement prévoit pour l’instant cinquante contrats sur un an. Autant de jeunes auxquels on permettra de s’épanouir professionnellement et d’accéder à un logement digne.

Comment bénéficier d’un pack emploi-logement

Pour être candidat-e, il faut : être âgé-e de moins de 30 ans ; être diplômé-e d’un bac +2 au moins, et être locataire ou enfant de locataire de Plaine Commune Habitat. Une fois inscrit-e sur le site, le ou la candidat-e sera invité-e à une réunion de présentation puis, en fonction de son profil, pourra entrer directement dans un processus de recrutement ou bénéficier d’un accompagnement personnalisé. En poste dans un emploi pérenne, les jeunes qui le souhaitent seront accompagné-e-s pour une demande de logement.
www.pch-pack-emploi-logement.fr

Portrait citoyen
Victor Correira, partageur de culture

Animateur du pôle Culture au Secours populaire, ce jeune bénévole ne manque pas de projets pour l’association.

Né d’une mère brésilienne et d’un père portugais, Victor a grandi à La Courneuve : « Je suis allé à l’école ici, puis j’ai étudié à Paris au lycée. Très vite, j’ai voulu voir de nouveaux horizons, j’ai notamment vécu un an au Portugal, avec Erasmus. Voyager, ça ouvre l’esprit, c’est important ! On découvre des modes de pensée, on doit s’adapter. Lorsqu’on revient, les choses prennent une autre valeur. »
À son retour en 2016, le jeune homme décide de s’investir dans la vie citoyenne de la ville et intègre le Secours populaire. Il s’y consacre plusieurs fois par semaine en parallèle de son poste de gestionnaire au sein du collège Paul-Painlevé, à Sevran. Son credo ? « Ouvrir le champ des possibles de la jeunesse courneuvienne ! Je voulais intervenir auprès des populations à travers des projets concrets d’aides sociales. J’ai étudié les sciences humaines pour les mettre en pratique, pas pour la théorie. Il n’y a pas que l’aide alimentaire qui compte, le capital culturel est tout aussi important. »
Victor et ses camarades de l’association organisent donc des sorties pédagogiques aussi souvent que possible. Quasiment tous les mois, il accompagne les bénéficiaires du Secours populaire à Paris, au cinéma, au musée ou au théâtre : « Face à un nouvel environnement, physique ou social, on ouvre son esprit. Le risque en banlieue, c’est l’entre-soi. C’est important de favoriser l’échange ! Si je suis revenu, c’est parce que La Courneuve est une ville qui rassemble, et j’aimerais que mes actions aillent dans ce sens-là. Notre ville souffre encore des préjugés négatifs, regrette-t-il. Il faut que les nouvelles générations prouvent aux mauvaises langues à quel point les jeunes ont du potentiel. »

Célia Houdremont

DOSSIER Haut de page

Les maraudes de la solidarité

À l’occasion du mois Solid’air de fête, des associations invitent les habitant-e-s à se joindre à des collectes, des distributions de vivres et des maraudes. Reportage avec le Secours populaire et la Fédération française de sauvetage et de secourisme (FFSS) qui sillonnent la ville pour aider les personnes sans domicile.

«On se sent utile, et c’est essentiel. La meilleure façon de lutter, c’est de tendre la main. »

C’est pas encore le grand froid, nous n’avons pas encore de plats chauds. Mais on a des sandwichs, des viennoiseries, des boissons chaudes et des biscuits », déclare Viviane, bénévole au Secours populaire et à la FFSS. Il est 18 heures et elle fait le point avant de partir en maraude. Petit à petit, Rabia, Ahmed, Philippe et Sabrina la rejoignent pour charger le camion et remplir les Thermos. Tous les mardis et jeudis, ils se donnent rendez-vous devant l’amicale bouliste de la ville, là où se déroule l’inventaire. Rabia, Ahmed et Viviane rapatrient vêtements, victuailles, Thermos de boissons chaudes et ustensiles d’hygiène dans le véhicule, tandis que Philippe et Sabrina s’occupent du matériel de
premier secours.
« Entre associations, nous nous complétons. Le Secours populaire assure la distribution alimentaire à partir des dons, tandis que la SSFF est plus en charge de la partie logistique et des premiers secours. C’est aussi eux qui vont contacter le Samu si quelque chose ne va pas », explique Viviane.

+ 7,1 points : la hausse du taux de pauvreté* en Seine-Saint-Denis, entre 2008 et 2014.
* niveau de vie inférieur à 1 008 euros par mois pour une personne seule (chiffres Insee, décembre 2017).


Une fois le camion chargé, il est temps pour les bénévoles d’aller récupérer les dons des boulangeries courneuviennes. Plusieurs d’entre elles ont accepté de donner leurs invendus aux maraudeurs : « Les boulangeries nous donnent du pain, des pizzas, des quiches… des choses qui tiennent au corps. », explique Ahmed, élève de première au lycée Jacques-Brel. Voilà déjà quatre ans qu’il est bénévole au Secours populaire et qu’il assure la distribution alimentaire deux fois par semaine. Pour lui, les maraudes sont aussi un moyen de créer un dialogue social avec les personnes isolées : « Quand je rencontre des personnes dans la rue, je me sens privilégié. C’est mon devoir de leur donner un coup de main. Et puis, ça me fait plaisir de parler avec elles, elles sont souvent seules au quotidien. Je pense que c’est ça qui leur fait le plus de mal. »
Vers 21 heures, les maraudeurs sont prêt-e-s pour sillonner la ville. L’équipe de six bénévoles parcourt plusieurs lieux clés tels que la gare, la rue Rateau, le parc, les Six-Routes ou l’entrée du métro 8-mai-1945. Sur chacun de ces secteurs se trouvent des personnes sans domicile fixe.
Rabia est bénévole au Secours populaire depuis quelques années et a noué une relation de confiance avec plusieurs d’entre elles : « Depuis que je fais les maraudes, j’ai réussi à nouer contact avec une dizaine de personnes. Au départ, ce n’est pas forcément facile ! Celles qui ne nous connaissent pas nous confondent avec la police et prennent peur. Une fois qu’elles comprennent qu’on est là pour les aider, elles se confient le temps d’une soupe, d’un chocolat chaud. On sent que ça leur fait du bien. Certaines m’appellent “maman”, ça me fend le cœur. » Il est 23 heures et l’équipe a terminé sa tournée pour ce soir. Demain, tou-te-s les bénévoles se lèvent tôt pour aller travailler, mais qu’à cela ne tienne ! Dans une atmosphère conviviale, ils et elles remballent le matériel et rentrent tranquillement.
« On se sent utile, c’est l’essentiel. Il y a de plus en plus de misère en France… La meilleure façon de lutter, c’est de tendre la main », soutient Viviane. 

Célia Houdremont

Participer à la solidarité

Solid’air de fête se décline cette année sur le thème des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

COLLECTES
Vous pouvez donner des produits d’hygiène, des vêtements chauds ou des aliments non périssables au Secours populaire
de La Courneuve, qui les redistribuera.
Secours populaire de La Courneuve, 93, avenue de la République.
Tél. : 09 72 60 89 37.
La Fédération française de sauvetage et de secoursisme (FFSS)organise une collecte de denrées alimentaires et de produits d’hygiène. Elle propose aussi une sensibilisation aux gestes de secours.
Les samedis, à partir de 15 heures à la patinoire, sur le mail de l’Égalité.
Les centres de loisirs organisent une collecte de denrées alimentaires et de produits d’hygiène pour les Restos du cœur jusqu’au 3 janvier.

Maraudes
Le collectif Solid’air familles, les associations Femmes handicapées Faziakima et les Jardins pédagogiques vous invitent à rejoindre leurs distributions de soupe et leurs maraudes.
Les 14 et 21 décembre en soirée, au départ de la patinoire, mail de l’Égalité.

Rabia Saadoumi, employée communale et bénévole au Secours populaire
Faire avancer les choses

« Voilà trois ans que je fais les maraudes à La Courneuve. Beaucoup d’habitant-e-s ignorent qu’il y a des sans-abri ici, mais
ce n’est pas pour ça qu’ils et elles n’existent pas ! La plupart se retrouvent dans la rue d’un coup, à la suite d’un divorce en mauvais terme ou après s’être fait viré-e-s ! Il y en a même qui ont des enfants mais qui ne les ont pas vus depuis des années. Ça ne tiendrait qu’à moi, les maraudes dureraient toute l’année… Si actuellement les sans-abri souffrent du froid, ils et elles sont aussi victimes de la chaleur en été. Quand on est confronté à la misère on peut vite perdre espoir. C’est en étant solidaire que les choses avanceront. »

Philippe Schmidt, responsable régional de la Fédération française de sauvetage et de secourisme (FFSS)
Étendre les maraudes

« On rencontre une population dans le grand besoin, à qui on essaye d’apporter du réconfort. Nous avons engagé un partenariat depuis deux ans avec La Courneuve et le Secours populaire et cela nous permet de poursuivre les maraudes. J’espère que nous pourrons étendre notre action à d’autres communes de Seine-Saint-Denis. »

Restos du cœur
L’incendie n’éteint pas l’engagement

Si c’est un acte de malveillance, c’est incompréhensible ! Pourquoi s’attaquer à un Resto du cœur ? » L’équipe de bénévoles est stupéfaite en découvrant le local ravagé par un incendie, vraisemblablement d’origine criminelle, ce 5 décembre au petit matin. Boîtes de conserve, œufs, bouteilles de lait, congélateurs hors service : de précieuses denrées ont été perdues.
Mais l’équipe ne baisse pas les bras : « Nous avons 190 familles bénéficiaires, c’est-à-dire plus de 500 personnes, que nous recevons quatre jours par semaine. Nous n’allons pas les laisser tomber », assure Giustina, la responsable de l’antenne.
Un élan de solidarité s’est manifesté : les voisins ont donné un coup de main, plusieurs élus du territoire ont témoigné de leur soutien. La municipalité de La Courneuve a prêté des tentes pour que la distribution des vivres puisse se poursuivre dans la cour jusqu’au 14 décembre, et cherche comment mettre rapidement à disposition des locaux pour terminer la campagne d’hiver.

Accéder à l’aide alimentaire

Pour recevoir des paniers-repas, il faut s’inscrire et justifier de l’insuffisance de ses ressources.
Tél. : 01 48 37 30 33.
Mail : ad93.lacourneuve@restosducoeur.org

Devenir bénévole
Toute personne majeure peut s’inscrire pour la distribution alimentaire, l’aide à la personne ou dans le domaine administratif.
Formulaire : ad93.restosducoeur.org/benevoles

TRIBUNES POLITIQUES Haut de page

Groupe des élus communistes,
radicaux de gauche et citoyen-ne-s engagé-e-s

Les gilets jaunes sont un formidable ballon d’oxygène !
Un nouveau rapport de force à l’efficacité maintenant démontrée est né en 2018. Des femmes et des hommes déterminé-e-s ont dit stop aux injustices et se sont auto-organisé-e-s partout : aux ronds-points, devant les centres commerciaux, dans les rues, les citoyen-ne-s ont repris, avec raison, leur destin en main. Indigné-e-s, mobilisé-e-s et déterminé-e-s, elles et ils ont manifesté, réalisé des actions de solidarité, ciblé celles et ceux qui se gavent d’argent public et rançonnent des consommateur-trice-s captif-ve-s, et fait des propositions. Aux exigences de plus de pouvoir d’achat, de démocratie, de justice sociale et fiscale, d’écologie solidaire, de soutien aux TPE et PME, le « Président des riches » tarde à répondre et continue la conduite de sa politique de droite ! à l’heure où nous écrivons ces lignes, tout porte à croire que s’il retire la taxe lundi soir, il répondra une fois de plus à côté du reste. Loin des décisions de l’Assemblée qui double le montant du CICE, cadeau de Hollande, aux grosses entreprises (40 milliards d’euros) sans aucune contrepartie d’emploi, nous élu-e-s locaux-les nous battons depuis des mois pour faire supprimer les maltraitances financières de l’État dans nos territoires. Dans toute la France, il est nécessaire de faire entendre ces exigences, sortir de ces violences économiques et gagner en fraternité et égalité.

Éric Morisse, président du groupe, adjoint au maire, délégué à l’accompagnement et au développement de la pratique sportive.

Groupe des élus SOCIALISTEs, écologistes et citoyens
Gilets jaunes : la réponse doit être politique et sociale

Ces dernières semaines ont été le théâtre d’une crise politique majeure. Nous ne pouvons que condamner les actes de destruction et les violences, il n’empêche que le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour enfin apporter des réponses politiques et sociales à cette crise : car si les « gilets jaunes », et à travers eux les catégories moyennes et populaires, sont dans la rue, c’est avant tout pour exprimer une colère et une exaspération légitimes face aux politiques menées qui ne font que creuser les inégalités. Le mouvement des « gilets jaunes » est une réaction à l’entêtement du gouvernement qui, en à peine 18 mois, a favorisé les plus riches, fragilisé de nombreux acquis sociaux et a mis à mal le pouvoir d’achat des plus modestes, sans jamais vouloir négocier avec les corps intermédiaires (syndicats, associations, élus locaux). Les manifestants méritent mieux que le mépris qui leur est opposé depuis des semaines : le gouvernement et le président de la République doivent engager immédiatement un dialogue et être capables de changer de cap. Annuler la suppression de l’impôt sur la fortune, engager une négociation sur le pouvoir d’achat et le financement de la transition écologique, ce ne serait pas un aveu de faiblesse mais au contraire la réponse attendue, et pour l’exécutif l’occasion de montrer qu’il connaît la valeur de la démocratie et mesure la soif d’égalité de notre pays.
Stéphane Troussel, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

Blog : www.stephanetroussel.fr

Groupe des élus « AGIR POUR LA COURNEUVE »

Le texte du groupe n’est pas parvenu à temps à la rédaction du journal.

Élue « Un nouveau souffle pour La Courneuve »
La colère des gilets jaunes résonne et les vraies réponses aux questions sociales qui sont posées se font attendre.

Ce mouvement rassemble autour de lui toutes les colères du pays. Mais les réponses ne doivent pas être l’occasion de hiérarchiser les colères, et même pire de les confronter. La réponse aux gilets jaunes ne peut être anti-écologique, elle doit être sociale, et viser l’outrance qui nuit à la planète et à la répartition des richesses. Ce mouvement place la question de la justice sociale, de l’usage de l’impôt ainsi que la question territoriale au centre du débat. Les bas revenus comme les petites retraites méritent qu’une mesure sociale d’ampleur puisse être discutée. En cette fin d’année, espérons que tous ceux qui expriment leur ras-le-bol pour plus de justice sociale, ceux qui défendent la planète et ceux qui continuent de lutter pour vivre dignement puissent être entendus et soutenus. à tous, le collectif Un nouveau souffle pour la Courneuve présente ses meilleurs vœux pour cette fin d’année !

Nabiha Rezkalla, conseillère municipale Liste citoyenne, solidaire et écologiste, soutenue par Europe écologie Les Verts
Tél. : 07 82 22 28 00. nrezkalla@hotmail.fr Facebook Un nouveau Souffle pour La Courneuve

Élan Populaire Courneuvien
Indignez-vous

En 2010, le regretté Stéphane Hessel publiait Indignez-vous. Aujourd’hui encore, son appel à s’indigner face à ceux qui entretiennent la conflictualité des rapports sociaux plutôt que de régler les problèmes de fond, fait écho dans notre société. Tous les partis traditionnels au pouvoir depuis les années 90 partagent cette posture : ils feignent de comprendre cette indignation et tente désespérément de la récupérer. Nous avons besoin de renouveau, de fraîcheur dans la vie politique française, et ce constat s’applique aussi à La Courneuve. Plusieurs initiatives dynamisent l’élan progressiste depuis les élections présidentielles, comme souvent dans ses mouvements on trouve des personnalités de la société civile qui se réunissent pour trouver des solutions politiques à des problèmes qui, en apparence, ne le sont pas. Il s’agit de contrer collectivement l’effort de tout ces politiciens qui nous désinforment et nous distraient pour mieux nous désintéresser de la chose publique. Une fiscalité verte n’opposerait pas les nécessités sociales aux nécessités écologiques. Pensons aux 360 milliards du plan de sauvegarde des banques aux 40 milliards du CICE et aux 4 milliards de baisses d’impôts pour les plus riches. Aujourd’hui, on ne taxe pas les pollueurs producteurs mais les consommateurs alors que les alternatives technologiques sont encore loin de notre portée. Cela doit cesser.

Albin Philipps. Tél. : 06 52 49 48 85

Élu « Parole de Citoyen »
Quand l’évolution peine, la Révolution s’impose !

Beaucoup d’entre vous, pour leurs revendications se trompent de cible. Le mouvement des gilets jaunes socialement unificateur en dehors des partis, est l’expression d’une crise de maturité éminemment salutaire. Elle rappelle à nos serviteurs politiques que c’est nous qui sommes par la Constitution les détenteurs exclusifs du pouvoir. Nous avons élu des maires pour nous représenter et non pour agir et penser à notre place. Ce sont eux qui accordent aux candidats à la présidentielle ces fameuses 500 signatures avec lesquelles aujourd’hui ils se doivent de faire pression sur le président de la République, au nom du peuple ! Ils sont censés être nos porte-parole, or ils restent sourds à nos revendications. Par contre, ils imposent en plus leur idéologie politique sectaire et au mépris de la diversité des autres opinions politiques. C’est un fait, il s’agit là d’une usurpation du pouvoir démocratique qui s’exerce comme une dictature. Le maire ainsi que sa majorité municipale ose vanter sa « Ville-Monde » alors qu’elle n’est qu’un vaste camp de concentration de communautés. Il est vrai qu’il est facile de régner sur la division d’une société mais le maire ignore ce qu’est la démocratie !

Samir Kherouni
Pour consulter l’intégralité de ma tribune je vous invite à consulter mon Facebook : Samir kherouni ppc.

Les textes de ces tribunes, où s’expriment tous les groupes représentés au conseil municipal, n’engagent que leurs auteurs.

SPORT • CULTURE • LOISIRS Haut de page

Rimbaud sur les planches

Le 28 novembre, le lycée Arthur-Rimbaud s’est transformé en salle de théâtre. Les comédien-ne-s du Théâtre national de la Colline ont investi le centre de documentation, sous les yeux intrigués des élèves.

Une pièce spécialement écrite pour les lycéen-ne-s, rien que ça ! C’est dans le cadre du projet « éducation & proximité » initié par le théâtre de la Colline – en partenariat avec la fondation KPMG, engagée en faveur du progrès social – que la pièce Fake, mise en scène par Rémi Barché, a été montée. La venue de la troupe de comédien-ne-s professionnel-le-s au lycée Arthur-Rimbaud constituait la seconde étape (après une visite du théâtre de la Colline) d’une initiative qui va se déployer durant un an. Au cours de ce projet, une classe de première Accompagnement, soins et services à la personne (ASSP) d’Arthur-Rimbaud va côtoyer une classe de première du lycée Maurice-Ravel (Paris 20e) pour découvrir les métiers du théâtre.
La représentation de Fake n’a pas laissé de marbre les lycéen-ne-s ! Le pitch : deux adolescentes inséparables, Lam et M.A., « amies pour la vie », tombent amoureuses. Mais l’apparente candeur de cette amourette dévoile assez vite une intrigue plus profonde : d’un côté une passion destructrice, de l’autre la détresse d’un amour inavoué.
L’orientation sexuelle et la découverte de son corps sont des thématiques latentes, abordées subtilement. Si beaucoup d’élèves ont confié s’être senti-e-s « gêné-e-s » ou encore « interpellé-e-s » par le jeu des actrices, Fake a eu le mérite de faire réagir : « Je pensais que le théâtre, c’était chiant. Je ne peux pas dire si la pièce m’a plu ou pas. Car par moments c’était embarrassant. Par contre, je ne me suis pas ennuyée ! », déclare l’une d’entre elles.

Le théâtre, processus d’échanges

Pour Muriel Bonneval, cheffe de travaux au lycée Arthur-Rimbaud, le projet est une réussite en soi : « Non seulement cela permet à nos élèves de découvrir un univers qui leur est complètement étranger (pour la plupart), mais ils et elles sont aussi amené-e-s à travailler avec des jeunes d’autres filières. La pièce est une mise en bouche de tout le travail qui suivra car nous avons prévu un planning d’ateliers hebdomadaires avec La Colline. Certain-e-s se découvriront peut-être une vocation, d’autres absolument pas, mais sortir de sa zone de confort est toujours positif ! »
Ce programme place le théâtre au cœur d’un processus d’échanges entre des jeunes de milieux scolaires et socioculturels différents. Tout au long des modules, les élèves de la filière technique travailleront en équipe avec celles et ceux de la filière générale, autour de la découverte artistique. Expression, écriture, mise en scène, habillage… tout y passe !
En guise de restitution, une représentation viendra clôturer ces mois de découverte. Celle-ci se déroulera le 1er avril 2020. Une surprise qu’il nous tarde de découvrir.

Célia Houdremont

Vous avez dit

Marie Julie Pagès, coordinatrice du projet au Théâtre de la Colline
Une école de la confianceen soi

« L’idée de départ était de faire se rencontrer des adolescents que l’orientation a séparés dès la seconde. Le choix entre les filières professionnelles et générales est clivant : le théâtre est un moyen de prendre confiance en soi, notamment pour des élèves qui se dévalorisent beaucoup. Voilà six ans que nous menons ce projet et les résultats sont clairs : travailler sur l’expression orale, sur l’écriture, c’est aussi prendre confiance en soi. Bien sûr, quelques élèves sont réticent-e-s lors des premiers ateliers mais ils finissent toujours par y trouver leur compte.  »

Lycée Denis-Papin
À la conquête de la lecture

Pour inciter les élèves à lire, la documentaliste du lycée Denis-Papin lance un partenariat avec les médiathèques de La Courneuve. Elle a invité les bibliothécaires d’Aimé-Césaire et de John-Lennon à découvrir l’établissement scolaire.

Documentaliste depuis quatorze ans au lycée Denis-Papin, Frédérique Rémy constate d’année en année le désintérêt des jeunes pour la lecture. Elle propose donc un partenariat avec les bibliothécaires de La Courneuve pour amener les élèves du lycée professionnel à fréquenter les médiathèques, à utiliser les ressources disponibles et ainsi à (ré)intégrer peu à peu la lecture dans leur quotidien.
Une vingtaine d’employé-e-s des médiathèques Aimé-Césaire et John-Lennon ont répondu présent.e.s à son invitation le 4 décembre. La documentaliste commence par un état des lieux du lycée : 420 élèves, quasiment que des garçons, répartis dans les secteurs ferronnerie, métallerie, électricité, parcs et jardins, mécanique… « Ils viennent principalement de La Courneuve et des villes proches, comme Aubervilliers. En lycée professionnel, tous les ans, des élèves ne semblent pas être à leur place. Ils n’ont pas toujours choisi leur filière. Leurs résultats moyens, voire mauvais, au collège les ont menés là. Ce sont des jeunes fragiles, qui ont souvent des difficultés dans les matières générales, qui peuvent décrocher », souligne Frédérique Rémy.
Après une visite des locaux, les bibliothécaires ont découvert le cadre dans lequel évoluent les lycéens : matériel, ateliers, matières abordées, œuvres/objets réalisé.e.s, comme la trottinette 3’Trott, pour laquelle des élèves ont remporté un prix au concours Mosaïques de talents et ont participé au concours Lépine.
Noémie Szejnman, directrice des médiathèques de La Courneuve, estime que « cette visite permet de mieux connaître nos partenaires du territoire et de se rendre compte du quotidien des Courneuvien-ne-s qui fréquentent ce lycée. Trop souvent, nous n’imaginons pas ce que les autres acteurs du territoire font. En nous connaissant mieux, nous pouvons plus facilement faire des passerelles et mener des projets en commun : à commencer par présenter nos ressources physiques et numériques aux enseignants comme aux lycéens. La
médi@TIC peut être un bon outil d’apprentissage et de divertissement, par exemple ».
à la suite de cette visite, les élèves iront dans un premier temps effectuer une inscription à la médiathèque. « C’est un premier pas pour qu’ils entrent dans le lieu, connaissent le fonds, les ressources, le personnel, note Catherine Mourier, bibliothécaire. Si on peut apporter notre aide, on sera là ! » De son côté, Frédérique Rémy poursuit ses initiatives à Denis-Papin, comme celle d’un Trivial Pursuit inter-établissements qui propose sept ouvrages de genres différents, à découvrir entre octobre et avril ; ou son projet expérimental qui vise à consacrer dix minutes par jour à la lecture. Petit à petit, les livres vont trouver leur place !

Isabelle Meurisse

La médi@TIC

C’est une médiathèque en ligne, accessible gratuitement (après inscription dans une médiathèque), 7 jours sur 7 et 24h/24. On y trouve notamment :
• un espace Savoirs, avec des exercices sur le code de la route, l’apprentissage de logiciels, de langues, du soutien scolaire un espace Presse
• un espace Livres et un espace Cinéma, avec une offre de courts et longs métrages, de documentaires…

Comment s’inscrire ?
Pour profiter de Medi@tic, il suffit d’avoir la carte d’abonnement des médiathèques de Plaine Commune.
Vous pouvez vous rendre dans l’une des médiathèques avec les documents suivants : pour un-e adulte, une pièce d’identité et un courrier récent avec nom et adresse. Pour un-e mineur-e, une autorisation parentale remplie par l’adulte responsable de l’enfant (formulaire également disponible sur place) et un courrier récent avec nom et adresse.

Ville-Monde
La balade tamoule

Un groupe d’enfants des centres de loisirs Charlie-Chaplin et Juliot-Curie est allé à la rencontre de la culture tamoule dans le cadre de Ville-Monde.

Sur la place du 8-mai-1945, à 10 heures, une dizaine de personnes sont rassemblées. Certaines connaissent déjà Raphaëlle Gras, de l’association Chardi Kala, qui sensibilise les populations à la culture sud-asiatique depuis des années.
Au programme : une promenade pour aller à la rencontre de la diaspora tamoule. Majoritairement originaire du Sri Lanka ou d’Inde, la population tamoule fait partie des nombreuses minorités que composent
La Courneuve.

Une invitation au voyage

Premier arrêt : une boutique tenue par une famille tamoule. « Vanakkam ! », lancent les enfants aux commerçants (bonjour, en tamoul). « Moi, je savais déjà le dire parce que, dans ma classe, j’ai deux copines qui parlent tamoul », lance fièrement Jelyssa du haut de sa dizaine d’années. Les petits entrent doucement dans la boutique et s’émerveillent des décorations représentant pour la plupart des dieux hindous. Parmi la foultitude de vêtements traditionnels, comme le sari pour les femmes et le sherwani pour les hommes, les jeunes essayent des turbans et d’autres accessoires.
La balade continue vers un supermarché. On y découvre toutes sortes d’épices ainsi que des fruits et des légumes qui attisent la curiosité des enfants. « Et ça, c’est quoi ? », demande une jeune fille intriguée. « C’est un serpent-gourde, une sorte de courge qui ressemble à un serpent » répond l’intervenante.
Dernière destination : le temple hindou. La devanture extrêmement décorée fascine. Le petit groupe pénètre dans le lieu. Chaque recoin est illustré à la gloire d’un dieu ou d’une déesse. On y reconnaît Shiva, le dieu de la destruction, de l’illusion et de l’ignorance, Ayyappan, l’un de ses fils accompagné de ses deux épouses, Vishnu, le dieu représenté par un homme bleu paré de lourds bijoux dorés et à quatre bras, et bien d’autres.
« Mon dieu préféré, c’est Ganesh, parce qu’il protège les enfants ! », glisse Nora. La matinée se termine déjà. « J’espère que cette heure et
demi de balade en aura fait voyager quelqu’un-e-s. », confie Raphaëlle. « Oui !, répondent en chœur deux amis, ça donne trop envie d’y aller en vrai. »   

Natacha Lin

Ville-Monde, révélateur des cultures

Le projet Ville-Monde traduit la volonté de rassembler tous les habitants de La Courneuve, qui représentent plus de cent nationalités différentes, autour de cette richesse multiculturelle. C’est ainsi que sont organisées régulièrement des balades de découverte de cultures singulières qui sont implantées dans la ville. Une quinzaine de sorties ont plongé les enfants des centres de loisirs dans l’atmosphère du sous-continent indien depuis septembre. Des ateliers de cuisine indienne – et de repas partagés – ont été proposés dans des maisons de quartier. Un inventaire du patrimoine culturel immatériel de La Courneuve est en préparation pour 2019, avec la participation des habitant-e-s.
En savoir plus : www.ville-la-courneuve.fr/villemonde

À VOTRE SERVICE Haut de page

Salon
Un Noël artisanal

Pour valoriser le travail des artisans-créateurs du territoire, Plaine Commune organise des foires des savoir-faire. Vous êtes à court d’idées pour vos cadeaux de Noël ? C’est l’occasion ! La Foire des savoir-faire se tiendra à Saint-Denis du 14 au 23 décembre : elle propose un espace de vente d’objets et de produits du territoire à l’occasion de Noël. Au programme également : expositions, restauration, animations sociales et solidaires, ferme pédagogique…
Ce rendez-vous est aussi une belle opportunité de découvrir le travail d’artisans talentueux, tels David Sanchez, qui a remporté le 1er Prix des savoir-faire en 2017.
Ce Courneuvien de longue date, qui a grandi dans le quartier des 4 000, expose ses objets et luminaires en papier, et propose également des ateliers de sculpture en papier aux adultes et aux enfants. « J’ai participé au Salon des savoir-faire deux fois pour représenter la commune de la Courneuve » explique-t-il.Pour le retrouver, rendez-vous le 19 décembre, de 16 h à 17 h, pour un atelier enfant (15 euros), et le 21 décembre, de 19h à 20h, pour les adultes.

C. H.

Horaires du salon des savoir-faire
Vendredi 14 décembre : 11h30 à 20h
Samedi 15 décembre : 10h à 20h
Dimanche 16 décembre : 10h à 20h
Lundi 17 au Jeudi 20 décembre : 11h30 à 19h30
Vendredi 21 décembre : 11h30 à 21h
Samedi 22 décembre : 10h à 20h
Dimanche 23 décembre : 10h à 18H

Adresse : Parvis de la Basilique de Saint-Denis

Médiathèque éphémère
Distributeur de livres

Le kiosque Livre Service est installé dans le hall du centre culturel Jean-Houdremont pour tou-te-s les habitant-e-s. Il met à disposition environ deux cents livres : romans, documentaires, mangas… en libre-service. Chacun-e peut emprunter deux titres pour une durée de quatre semaines. Il suffit pour cela de posséder une carte du réseau des médiathèques. Pour celles et ceux qui n’en ont pas, le kiosque délivre une carte spécifique, gratuite ; la seule condition est d’avoir un téléphone portable pour recevoir par texto le code grâce auquel valider son inscription. Des casiers de réservation ont aussi été installés afin de permettre à celles et ceux qui ont déjà une carte de médiathèques d’emprunter les documents réservés sur le site internet des médiathèques, y compris CD et DVD.

Forum
Les droits au numérique

Dans un monde où l’interface dématérialisée devient de plus en plus fréquente pour les opérations les plus simples de la vie courante, l’absence de maîtrise de ce moyen de communication peut entraîner un risque d’exclusion. Une meilleure autonomie numérique est un atout dans les domaines de l’emploi et de la formation, des relations avec les services publics ou encore pour l’accès aux soins.
Pour vous aider, la municipalité organise un forum d’accès aux droits numériques. Une carte des points d’accès de la Ville y sera disponible et un grand nombre de partenaires institutionnels (CAF, CNAV, CPAM, Pôle emploi, finances publiques, Maison de l’emploi, médiathèque...) y présenteront leurs services Internet.
L’association Emmaüs Connect (qui accompagne les personnes en difficulté) réalisera, pour celles et ceux qui le désirent, un test d’autonomie numérique.

Forum d’accès aux droits numériques
Le 19 décembre, de 10h à 17h, dans la Salle des mariages et le Hall des pas perdus, à l’Hôtel de ville, avenue de la République. Entrée libre.

Quatre-Routes
La Boutique de quartier déménage

La Boutique de quartier située au 35, avenue Paul-Vaillant-Couturier (où vous pouvez notamment trouver des informations sur les services publics de la Ville) sera fermée à partir du 24 décembre. Les permanences reprendront à partir du 9 janvier 2019 dans de nouveaux locaux.
Boutique de quartier, 14 bis, avenue Lénine (à partir du 9 janvier).

Collecte des déchets

Tél. : 0 800 074 904 (numéro vert  : appel gratuit depuis un poste fixe).
En ligne sur : plainecommune.fr/au-quotidien/signaler-un-incident

Numéros utiles

PHARMACIES DE GARDE
•  consulter monpharmacien-idf.fr

URGENCES
Pompiers : 18 • Police-secours : 17 • SAMU : 15

COMMISSARIAT DE POLICE
• Place Pommier-de-Bois
Tél. : 01 43 11 77 30

MÉDECINS DE GARDE
Urgences 93 • Tél. : 01 48 32 15 15

CENTRE ANTI-POISON
• Hôpital Fernand-Widal
200, rue du Faubourg Saint-Denis, Paris
Tél. : 01 40 05 48 48

COLLECTE DES DÉCHETS
Tél. : 0 800 074 904 (gratuit depuis un fixe).

ACCOMPAGNEMENT ET TRANSPORT DES PERSONNES AGÉES
Tél. : 01 71 89 66 15. Les mardis et vendredis.

MAIRIE Tél. : 01 49 92 60 00

PLAINE COMMUNE
• 21, avenue Jules-Rimet, 93218 Saint-Denis. Tél. : 01 55 93 55 55

Permanences des élus

• M. le maire, Gilles Poux, reçoit sur rendez-vous. Pour obtenir une entrevue, vous pouvez lui adresser un courrier à l’hôtel de ville ou lui écrire à l’adresse suivante : maire@ville-la-courneuve.fr
Pour obtenir un rendez-vous avec les élus, un formulaire à remplir est disponible à l’accueil de la mairie.

• Mme la députée, Marie-George Buffet reçoit le deuxième lundi du mois sur rendez-vous.
Tél. : 01 42 35 71 97

• M. le président du Conseil départemental, Stéphane Troussel reçoit chaque vendredi de 14h à 17h. Pour prendre rendez-vous, écrivez à l’adresse suivante : stephane.troussel@ville-la-courneuve.fr

Permanences des élus sans rendez-vous

Les permanences des élus de la municipalité ont repris à l’hôtel de ville et sont le mercredi et jeudi de 16h à 18h (inscription sur place entre 15h30 et 16h le jour même). Pas de permanence pendant les vacances scolaires.

Permanences de l'adil

Permanences d’information/conseil auprès des propriétaires et des locataires des logements privés (copropriété, contrat de location, charges impayées…). Consultation gratuite.
Centre administratif Mécano, 3, mail de l’Égalité.
RDV avec l’ADIL les deuxième et quatrième jeudis matins du mois, de 8h30 à 12h.
Contacter l’UT Habitat de La Courneuve.
Tél. : 01 71 86 37 71

Horaires de la médiathèque Aimé-Césaire

Mardis et jeudis, de 14h à 20h
Mercredis, vendredis et samedis, de 10h à 18h. Mail de l’égalité.

AGENDA Haut de page

À l'étoile



Tous les films du 16 au 29 novembre
1, allée du Progrès - Tramway Hôtel-de-ville. Tél. : 01 48 35 23 04

D Soirée découverte, tarif unique : 3 €.
J Film Jeune public
Prix : Tarif plein : 6 €, tarif réduit : 5 €,
tarif découverte D : 3  €, abonné adulte : 4 € , abonné jeune, groupes, associations : 2,50 €,
séance 3D : +1 €, tarif moins de 18 ans : 4 €.

La Grande Aventure de Non-Non
France, 2018, 40 mn + bonus surprise (7mn).
De Matthieu Auvray. Dim. 16 à 11h.

Chacun pour tous
France, 2018, 1h34. De Vianney Lebasque.
Ven. 14 à 16h30, sam. 15 à 20h , dim. 16 à 14h, lun. 17 à 16h30, mar. 18 à 17h.

Chris the Swiss
Suisse/Croatie/All., 2018, VO, 1h28. D’Anja Kofmel.
Ven. 14 à 12h D, sam. 15 à 18h30, lun. 17
à 20h D, mar. 18 à 19h.

Cold War
Pologne, 2018, VO, 1h28. De Pawel Pawlikowski.
Ven. 14 à 18h VO, sam. 15 à 17h,
dim. 16 à 17h30, lun. 17 à 18h05.
Élise ou la Vraie Vie
France, 1970, 1h45. De Michel Drach.
Ven. 14 à 12h D et à 20h D.

The Kid
États-Unis, 1921, 0h50. De Charlie Chaplin.
Dim. 16 à 16h.

Les Animaux fantastiques 2
Les Crimes de Grindelwald
Angleterre, États-Unis, 2018, VO/VF, 2h14.
De David Yates.
Mer. 19 à 14h, ven. 21 à 17h, sam. 22 à 16h, dim. 23 à 14h, lun. 24 à 14h.

Petits Contes sous la neige
France, République Tchèque, Russie, 2018, 40 mn.
De Filip Diviak, Krishna Chandran A. Nair, Eugenia Zhirkova, Han Zhang, Ekaterina Filippova, Svetlana Andrianova & Alexey Alekseev.
Sam. 22 à 15h, dim. 23 à 11h D
avec Ciné-p’tit déj de Noël.

Amanda
France, 2018, 1h47. De Mikhaël Hers.
Mer. 19 à 16h30, ven. 21 à 12h D, sam. 22 à 20h, dim. 23 à 16h15, lun. 24 à 16h15.

Yomeddine
Égypte, 2018, VO, 1h37. De A. B. Shawky.
Mer. 19 à 18h30, ven. 21 à 14h D + Ciné-thé, sam. 22 à 18h15, dim. 23 à 18h15.

Nulle part avant
France, 2017, 3h25. D’Emmanuel Falguières.
Ven. 21 à 20h D.

Le Grinch
États-Unis, 2018, VF, 1h26. De Yarrow Cheney &
Scott Mosier.
Jeu. 27 à 14h, ven. 28 à 14h, sam. 29 à 16h, dim. 30 à 14h, lun. 31 à 16h.

Casse-Noisette et les Quatre Royaumes
États-Unis, 2018, VF, 1h40. De Lasse Hallström et Joe Johnston.
Mer. 26 à 14h, jeu. 27 à 15h30, sam. 29 à 14h, lun. 31 à 14h.

Arthur et la Magie de Noël
République Tchèque, Japon, 2018, 38 mn.
De Petr Vodicka & Takeshi Yashiro.
Mer. 26 à 11h, ven. 28 à 11h.

Mauvaises herbes
France, 2018, 1h40. De Kheiron.
Mer. 26 à 16h, ven. 28 à 12h D et à 18h, sam. 29 à 18h.

Sarkar
Inde (Tamoule), 2018, VO, 2h45. De A.R. Murugadoss.
Ven. 28 à 20h, dim. 30 à 17h30.

Robin des Bois
États-Unis, 2018, VO/VF, 1h56. D’Otto Bathurst.
Mer. 26 à 18h VO, jeu. 27 à 17h15 VF, ven. 28 à 16h VF, sam. 29 à 20h VO, dim. 30 à 15h30 VF.

Mimi et Lisa – Les lumières de Nöel
Slovaquie, 2018, 45 mn. De Katarina Kerekesova & Ivana Šebestová.
Mer. 2 à 11h, jeu. 3 à 15h30, dim. 6 à 15h30.

Astérix – Le Secret de la potion magique
France, 2018, 1h25. De Louis Clichy & Alexandre Astier.
Mer. 2 à 14h, jeu. 3 à 14h, ven. 4 à 14h, sam. 5 à 14, dim. 6 à 14h.

Pupille
France, 2018, 1h47. De Jeanne Herry.
Mer. 2 à 15h30, ven. 4 à 15h30, sam. 5
à 15h30, dim. 6 à 16h30, mar. 8 à 16h30.

Sale temps à l’hôtel El Royal
États-Unis, 2018, VO/VF, 2h22. De Drew Goddard.
Mer. 2 à 17h30 VF, ven. 4 à 20h VO, sam. 5 à 20h VF, dim. 6 à 18h30 VO, lun. 7 à 17h30 VO.

Burning
Corée du Sud, 2018, VO, 2h28. De Lee Chang-Dong.
Ven. 4 à 17h30, sam. 5 à 17h30, lun. 7 à 20h VO, mar. 8 à 18h30.

Rémi sans famille
France, 2018, 1h49. D’Antoine Blossier. Mer. 9 à 14h

Sauver ou périr
France, 2018, 1h56. De Frédéric Tellier.
Mer. 9 à 16h30.

Une affaire de famille
Japon, 2018, VO, 2h01. De Hirokazu Kore-eda.
Mer. 9 à 18h30.

Agenda

14 et 15 décembre
SENIORS Remise des cadeaux

Le 13 décembre à la Maison Marcel-Paul et le 14 décembre au centre Jean-Houdremont.

14 et 21 décembre
SOLIDARITé Maraudes

Au départ de la patinoire, distribution de repas et de boissons chaudes aux personnes dans le besoin.
Patinoire, à 19h.

14 décembre
CONVIVIALITé Repas de fin d’année

Pour les fêtes de fin d’année, la Maison de la citoyenneté prépare un repas.
Maison de la citoyenneté, à 12h.
Sur réservation.

Cérémonie Mises à l’honneur
Comme chaque année, la municipalité récompense les associations, les sportifs, les étudiant-e-s ayant obtenu de bons résultats.
Gymnase El-Ouafi, à 18h30.

15 décembre
Récompense cérémonie des lauréats

Les personnes ayant validé un diplôme cette année seront récompensé-e-s.
Cinéma L’étoile, à 14h.

SPECTACLE Cendrillon
À partir du texte de Joël Pommerat,
cette réinvention déjantée du conte interroge les failles de la famille moderne.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 19h.

16 décembre
BRADERIE Ventes solidaires

Le Secours populaire fait sa braderie, pour tous et toutes.
Patinoire, à partir de 10h.

17 décembre
SENIORS prévention des chutes

Maison Marcel-Paul à 9h pour le groupe 1 et à 10h30 pour le groupe 2.
Renseignements au 01 43 11 80 62.

PôLE SUP Déjeuner musical
Partagez un moment musical et convivial avec les étudiants du Pôle Sup’93.
Maison de la citoyenneté, de 12h30 à 14h.

SENIORS Thé dansant
Il n’y a pas d’âge pour danser !
Maison Marcel-Paul, à 14h30.

18 décembre
Cinéma Je suis votre avocat

Projection du documentaire de Valérie Denesle, dans le cadre de la Journée internationale des migrants.
Maison de la citoyenneté, à 18h30.

19 décembre
CITOYENNETé Les goûters solidaires

Organisé par l’Office municipal des sports. Ouvert à toutes et tous !
Patinoire, de 16h30 à 19h.

SPORT Portes Ouvertes de l’EMEPS
Gymnases Béatrice-Hess et Anatole-France,
de 14h à 17h.

Forum accès aux droits numériques
Hôtel de ville, de 10h à 17h.

Rencontre Venue du Père Noël
Le fameux homme en rouge et blanc viendra vous rencontrer.
Maison de la citoyenneté à 17h.

MAIRIE Conseil municipal
La municipalité se réunit pour la dernière fois de l’année.
Salle des fêtes de l’Hôtel de ville, à 19h30.

20 décembre
ÉGALITé Promotion des filières et métiers peu féminisés

Ateliers-intervention de femmes exerçant des métiers majoritairement masculins.
Salle des conférences, de 9h à 12h.

Cinéma Nulle part avant
Troisième rencontre autour de L’Abominable, avec un long métrage intitulé Nulle part avant, en présence du réalisateur Emmanuel Falguières.
Cinéma L’étoile, à 20h.
Tarif : 3 €

Danse Soirée zumba party !
Les femmes profiteront d’un moment festif et sportif.
Maison pour tous Cesária-Évora, à 19h30. Renseignements à l’accueil.

22 décembre
Atelier Bar à couture

Le bar à couture est destiné aux amatrices
et amateurs pour prendre des conseils, apprendre et réaliser vos projets.
Maison pour tous Cesária-Évora, à 10h. Informations et inscriptions à l’accueil.
Tarif : 1,40 €

SPECTACLE Ils nous enlèveront jusqu’à notre nom
Création théâtrale originale sur l’esclavage jouée par les jeunes du service Jeunesse.
Centre culturel Jean-Houdremont, à 19h.

Club Brocante
Le Basket club courneuvien (BCC) organise une brocante (vêtements neufs et d’occasion) au profit des projets du club.
Gymnase Antonin-Magne, de 10h à 17h.

23 décembre
Rencontre le père noël vert
Venue du Père Noël du Secours populaire.
Patinoire, à partir de 15h.

4 janvier
Tombola Venez jouer

Un moment festif et ludique vous attend !
Patinoire, à 18h.

8 janvier
soirée vœux DU MAIRE

À cette occasion, le maire et la municipalité clôtureront la patinoire.
Patinoire, à 18h.

UN CERTAIN REGARD Haut de page

Jérôme Bonneau, pompier « Sauver des vies, c’est une vocation »

Lorsqu’il s’est engagé comme volontaire dans son village, Jérôme Bonneau était âgé de 16 ans à peine. Après vingt ans de métier, il est aujourd’hui le chef de centre de la caserne des pompiers de La Courneuve. Une profession qu’il exerce toujours avec le même enthousiasme. Entretien avec un homme dont le métier est avant tout une passion.

« Il y a beaucoup d’affects dans notre métier. Il faut à la fois faire preuve de détachement et d’empathie. »

Jérôme a grandi en Bourgogne, élevé par des parents ouvriers spécialisés. Son rêve d’enfant : devenir gendarme ! Il nourrit ce projet jusqu’à ce qu’il visite la caserne de son cousin pompier. Séduit par l’atmosphère et l’émulation collective, c’est pour lui une révélation : « Ça a été un vrai déclic ! J’ai adoré l’ambiance. Je me suis engagé quelques mois plus tard, et je suis devenu pompier volontaire. C’est un engagement lourd à 16 ans ! Il faut pouvoir encaisser à la fois physiquement et moralement : on doit faire face à une telle détresse que l’on acquiert une réelle maturité. »
C’est en 1998 que Jérôme quitte sa région natale pour intégrer les pompiers de Paris. Il est moins séduit par la capitale en elle-même que par l’intensité du travail. « Que l’on soit pompier à Paris ou en province, le métier est le même. C’est le rythme qui diffère ! Paris a beau être le troisième corps de pompiers au monde derrière New York et Tokyo, la difficulté parisienne justifie les moyens », détaille-t-il.
En 2017, Jérôme devient responsable de la caserne de La Courneuve, où il s’installe avec épouse et enfant. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne compte pas ses heures ! Il cumule la gestion de la caserne ainsi que toutes les interventions : « On a environ douze gardes de 24 heures par mois. C’est soutenu… mais être pompier,
c’est une vocation. L’ensemble des hommes qui travaillent avec moi en témoignent. »
Pour assurer les urgences, le quotidien de Jérôme et ses collègues est réglé à la minute près, entre les deux séances de sport quotidiennes, les manœuvres, les heures d’instruction, l’entretien du matériel, le tout interrompu régulièrement par les opérations de secours. Impossible de procrastiner ! « Pour quelqu’un de sportif, la vie à la caserne est idéale ! L’envie c’est bien, mais il faut une certaine condition physique. Quand on intègre une nouvelle recrue, il y a quatre mois d’instruction, avec des examens sportifs qu’il faut réussir. Je ne dis pas qu’il faut naître athlète mais, quand on veut faire ce genre de profession, on doit s’en donner les moyens », déclare Jérôme. Cette force d’engagement, l’adjudant la perçoit chez chacun-e de ses coéquipier-ère-s : « Je ne travaille qu’avec des gens passionnés. La plupart des pompiers de
La Courneuve sont originaires de province, et beaucoup font les allers-retours toutes les semaines chez eux pour retrouver leur famille. C’est dire à quel point ils aiment leur métier. »
En plus de soigner sa forme, le pompier souligne l’importance des qualités humaines : « On ne se rend pas forcément compte mais il y a beaucoup d’affects dans notre métier. On sauve des vies, certes, mais on voit aussi des gens mourir, des familles brisées… Il faut avoir les épaules pour tenir dans des situations tragiques. Faire preuve à la fois d’empathie et de détachement n’est pas à la portée de tout le monde », soutient-il. Il insiste également sur l’ouverture culturelle, acquise par le biais de la formation : « Je déconseille de négliger ses études. Même quand on souhaite se professionnaliser rapidement, l’école est indispensable pour apprendre à structurer sa pensée. »
Il reste encore un an et demi à Jérôme avant de quitter la caserne courneuvienne et de passer la main. Et le chef de centre ne manque pas de projets pour la suite : « J’ai adoré mon service ici, mais je pense qu’il ne faut jamais rester trop longtemps au même endroit, au risque de s’empâter. J’envisage de passer adjudant d’unité dans une compagnie plus importante en Île-de-France, on verra bien ce que l’avenir me réserve » confie le pompier, très serein.

Célia Houdremont
Les pompiers de Paris proposent 1 200 postes à
pourvoir. Tout savoir sur le parcours de recrutement : www.pompiersparis.fr/fr/s-engager